Je suis une fille qui aime bien le silence. C’est à dire que si je me réveille avec la radio, je finis par la couper après quelque temps pour je ne sais quelle raison. Et c’est souvent 5 à 6 heures après que je me rends compte que je suis dans un appart parfaitement silencieux. Jusqu’alors je ne l’ai pas remarqué, pour preuve que ça ne me dérange pas du tout.

C’est dans mon nouvel appart que j’ai vraiment pris la pleine mesure de ce phénomène. Avant je m’en rendais compte à cause des bruits intempestifs du voisinage, et c’est bien pour ça que ça m’énervait autant. Ils gâchaient mon beau silence avec leur bruit ! Or, être dans le silence, c’est un peu comme s’assoir dans une ouate intemporelle et s’adonner avec concentration à ce qu’on fait.

Ainsi je n’écris jamais mieux qu’en silence. Pour la lecture je rechigne pas à un peu de musique mais bon… écrire en silence, comme c’est bon. Pareil pour le dessin d’ailleurs. Parce que la main suit vraiment la pensée. Celle ci n’est pas altérée ou guidée par la musique. Ca aide à aller au bout des choses sans main courante ou pollution.

Mais du coup, on en devient un peu acariâtre, si tant est que quelqu’un vit avec vous et viendrait à venir vous parler quand vous écrivez. Pareil pour les traces auditives de vie dans les appartements voisins. Même le pigeon qui vient roucouler sur la fenêtre devient limite insultant à votre encontre.

Du coup je me force à mettre de la musique, mais ce n’est pas un réflexe naturel chez moi. Au moins puis-je me réjouir d’avoir un appartement très calme, ce qui est un vrai luxe à Paris.

Vous, vous n’avez pas de ces petites manies qui finissent par vous énerver quand l’Autre vient à la biaiser ?

4 réponses à “Le bruit”
  1. wawaa dit :

    Je suis pareille, je ne sais pas écrire sans silence, d’où mon arme favorite pour ne pas entendre la voix de ma mère qui parle toute seule : mes boules quies !

  2. Delph dit :

    C’est un peu pareil pour moi, je peux rester des heures dans le silence alors que pourtant j’adore la musique. Mais il y a des activités que je ne peux pas combiner comme lire ou écrire avec de la musique en fond, c’est pas possible…
    Du coup, j’ai plein de musique qui attend son tour pour être écoutée!

  3. Pau dit :

    Le bruit …
    Etant musicienne, je sais la valeur du silence, et ce qu’il peut porter et apporter.
    Pourtant, je ne le supporte pas. Le silence prolongé m’effraie, j’ai toujours l’iPod dans les oreilles, et la musique allumée chez moi. J’écris, je lis, je révise et je bosse dans le bruit. Jusque là, ça ne m’a jamais porté du tort, c’est une habitude.

    En général, quand je suis très concentrée dans ce que j’écris ou lis, je n’entends même pas la musique qui est à côté. Peut être pour ça que ça ne me dérange pas …

    Au fond, je dois avoir peur de la profonde solitude, celle qui est irréversible. Tout en ayant besoin de la solitude « normale ». Mais le silence relatif à cette solitude m’effraie vraiment, et m’angoisse.
    Bizarre non ?

  4. Gima dit :

    Pau »
    Oui le silence peux renvoyer à soi même et on a peut être pas envie de s’y confronter. Mais en même temps, le silence est souvent agréable parce qu’on fait autre chose: on geek, on lis, on fait a manger, on s’endort, etc.
    Si je me rends compte du silence c’ets souvent parce qu’un bruit vient le perturbé et à gêner ma concentration ou ce que j’étais en train de faire.

    Ca me fait plus penser à a savoir apprendre à profiter de ce qu’on fait plutôt que se confronter à soit même (une autre fuite mais moins bruyante que la tienne :p )

  5.  
Répondre