Je me suis rendue compte recement que je ne parlais plus sur ce blog de mes émotions, de ce qui peux me passer par la tête et m’obnubile alors qu’il me suffit souvent de l’écrire pour faire le point.

Jusqu’alors le blog me servait en partie à ça : une fois un texte « intime » accouché sur le clavier je le publiais sur le blog et ça me permettais de m’en débarrasser sans le nier. Ce que j’y racontais y prenais sa propre consistance et je n’en gardais que deux choses : le témoignage de ce qu’il avait été mais surtout le résultat de cette réflexion.

Mais depuis mon installation à Paris j’écrivais de moins en moins ce genre de texte. Au point que la semaine dernière, quand j’ai ré-appliqué mes règles de thérapie textuelle je me suis retrouvée la tête dans le mur sans savoir que faire des textes en questions. Et ces textes écrits et seulement lus par mes yeux me brulent les doigts, sans un affichage aux regards des autres ils sont comme déjà vivants mais encore attachés à moi. Je ne savais plus comment me dépêtrer de ces émotions et souvenirs couchés sur le papier.

J’ai trouver un chemin détourné en en posant sur un forum où l’on discute entre filles. Il faut dire que, discutant de ce qui me soucie avec mon chéri, j’ai moins besoin de mettre par écrit ce qu’il a déjà désamorcé.

Mais cette accroche de la semaine passée m’a mise en face d’un problème autre : celui de la dimension trop publique qu’a pris mon blog et qu’on me reproche depuis.

Certes je n’en faisait pas grand cas, je courbais un peu la tête quand des personnes qui comptent pour moi m’ont fait la remarque, mais j’avançais en mon sens propre. Seulement au jour d’aujourd’hui je me demande ce qu’il en est. L’épisode des textes que j’hésitais à publier ici m’a montré que je sélectionne/censure ce que j’affiche là par peur du regard de ceux qui sont concernés ou par peur de dévoiler de l’intimité à ceux que ça ne regarde pas.

Mais alors, qu’est devenu ce blog pour moi ? C’est mon hobby, ma petite entreprise passionnée et une espèce d’alchimie permanente entre mon regard et le monde que j’aperçois. Pourquoi dans ce cas lui interdire certains aspects de moi ? Pourquoi surtout prendre garde à son coté public (que ce soit de notoriété ou  d’aspect technique).

Je sais qu’on me reproche d’écrire long pour ne dire pas grand chose, c’est ma façon à moi de mettre mes idées au clair. En l’occurrence, ici, c’est parce que j’arrive à la « morale de mon billet ». La semaine d’avant je me reprochais (en privé) de ne plus mettre de photo avec mes textes et de nuire à leur intérêt. La semaine dernière j’ai réalisé que je censurais l’aspect émotionnel et intime de mes textes. Il est donc temps de remettre (encore une fois) les choses au clair et de se rapproprier le blog (pour la énième fois 😀 ).

Je crois que pour la peine je vais me concevoir un nouveau design, pour marquer le coup. En plus ça permettra de recibler l’identité du lieu et ce que j’y fait passer. Après tout je n’exhibe pas ici mon carnet intime mais je parle de tout et de rien avec, aussi, des choses qui me touchent personnellement.

Ne vous inquiétez pas si vous voyez passer ces prochains temps des billets avec commentaires fermés. Je pense que je vais rapatrier des textes personnels d’ailleurs. Or, puisque ce que j’en avais à en tirer est fait, je ne souhaite plus revenir dessus et ferme les commentaires.

Merci

3 réponses à “Bloguer en public ses émotions.”
  1. Gallïane dit :

    Le truc avec le blog, c’est qu’il ne faut pas se poser de questions… si tu commences à la faire, ça n’est plus toi, ça devient réfléchi et calculé et ce que les lecteurs attendent, c’est de te voir toi, de te lire toi, pas un truc formaté pour faire du blé !

    L’important c’est que toi tu te retrouves dedans, et que tu t’y fasses plaisir, sinon, quel intérêt ?!

  2. Natacha dit :

    C’est normal de se poser des questions des fois, de douter, de faire le point. C’est comme ça qu’on avance et qu’on tire des leçons du passé. Et puis c’est l’automne, une belle saison pour faire son bilan… tiens, ça me rappelle le sujet d’un billet ça. Au fond, ta réaction est très saine. Je ne me suis pas sentie perdue à te lire, disons que ta pensée se déroule au fur et à mesure que tu l’écris et si ça t’as permis d’y voir clair… où est le mal… 😉

  3. Sekhmet dit :

    Serait on tous et toutes à un moment ou à un autre en phase de ré appropriation de blog… :o)) Moi aussi je viens de rentrer d’un long périple hors blogosphère pour m’y remettre à fond… et ça fait plaisir.

    Et pour répondre à ta question… virée sur paris prévue début Novembre…. tu fais quelque chose à ce moment là ?

  4.  
Répondre