Fin février, tout le monde s’attendait à une annonce de Facebook quant à une évolution des fanpages vers le format timeline. Et pour le coup, l’annonce a fait grand bruit car, du jour au lendemain, les pages pouvaient adopter le format timeline.
Évidemment, il y avait le camp de ceux qui ne l’aimaient pas et le camp de ceux qui l’adoraient. Mais Facebook a édicté les règles : fin mars tout le monde passait à la timeline.

Chacun s’est donc fendu d’une mise à jour de sa page avec nouveau graphisme, optimisation plus ou moins poussée des anciens onglets et prise en charge des nouveaux statuts type moments clefs (milestones).

Plus d’un mois plus tard, le constat est mitigé.
De nombreuses marques ne savent toujours pas utiliser leurs cover-pictures comme il faut ; soit en n’en tirant  pas assez parti, soit en ne  respectant les TOS facebook qui interdisent beaucoup de choses sur la cover.

Mais ce qui est le plus impactant dans ce changement de format (en dehors de l’aspect esthétique et des possibilité de storytelling) c’est la façon de lire les pages de marques.
Je me fais donc l’écho d’un très bon article paru sur Marshable qui met en avant le parcours du regard sur les anciennes et les nouvelles pages facebook :

Exemple avec la page des Muppets :

On voit très nettement que le regard est désormais parfaitement centré sur les informations principales à savoir : cover picture, miniatures et vignettes.
A l’inverse, sur l’ancienne page, le parcours du regard s’étalait beaucoup plus.

Autres exemples :

L’émission Good Morning America :

La page des Dallas :

Le constat est à chaque fois le même : le regard s’arrête désormais essentiellement sur le header (cover + miniature + vignette) et oublie quelques peu les dernières publications de la page.

A mes yeux de CM, ce n’est pas un constat négatif, il faut juste repenser l’optimisation des pages :

  •  Il faut particulièrement soigner les éléments du haut de la page
  •  Il faut chercher à recentrer le regard sur les statuts, en les illustrant avec soin.

Toutefois, si l’étude est très intéressante, elle ne devrait pas trop impacter les stratégies éditoriales de marques, car on sait depuis longtemps qu’il n’y a qu’une toute petite majorité de fans qui se rendent sur la fanpage, l’essentiel des lectures de statuts et d’interactions se faisant dans le newsfeed des utilisateurs

En attendant, je vous recommande chaudement la lecture de l’article d’origine sur Marshable : Facebook timeline eyetrack study. On y trouve aussi le relevé des temps de regard.

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