Archives pour octobre 2004

Samhain 2004

 (14ko)

Bon, c’est bâclé, c’est vite dit et sûrement très facile mais voila une toute petite piqûre de rappel pour la Samhain.

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Lune

Pas un nuage pour ternir son feu glacé

Seule, elle a lui

En soleil de cette nuit

Un feu froid

Une aura calme

Une peau qui se glace

Et un corps qui s’épanoui.

Bain de lune pour chaire de poule

Ça faisait bien longtemps…

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Pas de notes de travail pour l’instant pour la samhain.

Trop de boulot a organiser le notre, sans compter les divers autres projets dont la fameuse visite zozotérique de paris (c’est de nouveau à l’ordre du jour), la rédaction des livrets de saisons, la synthèses des différents textes, mon introspection et ma maîtrise quand même :-/

Patiente, je ne voudrais pas que ce soit trop bâcler tout de même!

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Leçon de chose

[Par Mémé Cite du Temps, à propos du dark side]

Depuis que l’homme marche sur ses deux pattes arrières (l’orgueil des religions adore oublier ce fait) il a édictées des règles pour une vie en société organisée, règles qui ont au fur et à mesure ont totalement occulté cet aspect “sombre” qui était nécessaire à cette époque lointaine pour la survie de l’individu mi-homme/mi-bête. Ce qui fait que maintenant nous ne savons quasiment rien, sauf comme dirait Jung, nous trainons toujours la queue d’un saurien derrière nous… Cet aspect sombre est sauvage, violent, entièrement fait d’instincts ne connait pas les règles dans lesquelles nous vivons.

Rencontrer ce côté “sombre” n’a rien de romantique.

Pour rencontrer ce côté “sombre” il faut déjà se débarasser de son “sur-moi” qui est comme une protubérance sur son moi, travail qui ne se fait pas sans répercussions sur sa vie familiale si on en a une (changement de vue des choses….etc.) sur son travail, sur sa vie sociale…

Après c’est selon le trip de chacun (wiccan, pagan ou autre) on passe la barrière de la peur car la peur vous met sous la domination de “l’ombre” et elle ne doit pas vous dominer, on peut traverser son “Bardo-Todol”, on se retrouvera nu, démuni face aux bêtes, méchants, haineux (on n’a pas besoin de chercher les démons très loin…) mais vous allez les attirer comme le miel les mouches, curieusement votre vie de tous les jours sera remplie d’embuches et de boulversements intenses, vous pouvez même risquer de perdre la vie et vous commencerez à “la voir” sans savoir que c’est Elle. Elle fréquente beaucoup les rêves par lesquels Elles enseigne beaucoup de choses, à vous de noter le matin quand vous vous réveillez. Et puis après vous ne pourrez plus vous en débarasser, Elle sera toujours là, Elle aura tendance à régler les choses pour vous et vous imposera la solitude mais une solitude très riche mais une solitude quand même. Elle vous imposera un isolement vis-à-vis de votre entourage car vous ne verrez plus les choses de la même manière que les autres et parfois vous vous direz “ah ! si j’étais comme ma voisine ou mon voisin d’en face qui vont travailler, qui mange, qui dorme…” et vous vous rendrez compte de l’intense décalage qu’il y a entre eux et vous.

Merci mémé pour ce petit choc matinal. Je veut toujours dompté la Bête mais de là à aller jusqu’au bout…

Je vais plutot continuer clopain clopant à lui rendre visite regulierement histoire de calmer son appetit!

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Quitte à faire … on plonge

Vous avez vu? Là juste devant vous…. si si juste en bas!

L’automne est là et à travers lui l’hiver. On calme l’exubérance et on se rentre en dedans soit.

A passé l’été dehors on se rend compte qu’on a pas fait le ménage à l’intérieur depuis un bon bout de temps. Et c’est glauque: des toile d’araignée au plafond, de la poussière dans les coins, de la boue sur l’entrée et des substances visqueuses ici et là. Tiens, c’est pas du sang cette tache?

Mouais… Autant arrêté de se dire déboussolée. On va remonter ses manches et se jeter en plein là dedans.

C’est parti pour l’introspection et tant pis pour les pots cassés. La Sombre s’en délecte déjà, qu’importe.

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Un éléphant qui se balançais sur …

Je suis déstabilisée, j’ai l’impression de ne plus être à ma place, de ne plus être a la hauteur….

La maîtrise commence et elle ne s’oriente plus telle que je l’avais supposée et préparée. Je me retrouve les pieds dans le vide, à tenir fermement les cordes de la balançoire instable sur laquelle je suis assise. Celle ci semble poussée par des mains invisibles qui ne sont rien d’autre qu’un courant d’air inconstant. Ce n’est ni le destin, ni l’avenir, ni même la routine, qui me pousse, juste le mouvement inhérent à des masses d’airs abandonnées à elle-même.

Alors je bouge. Non, en fait c’est la balançoire qui s’agite selon les différentes poussées des courants d’air. J’ai devant moi les différentes tache à abattre et si le ban de la balançoire me parait solide le reste de ce qui m’entoure est mouvant, flou et quelque part étourdissant.

Je ne sais même pas si j’ai envie de tendre les jambes vers l’inconnu de ce qui se trouve en bas, histoire d’y trouver le sol et d’arrêter les fluctuation de la balançoire en plantant fermement mes pieds aux sols; voir, à donner une bonne impulsion qui me permettrais de maîtriser cette foutue balançoire.

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Harpies

Je n’aime pas la nuit. Enfin si … j’aime la nuit mais je déteste me coucher!

C’est toujours a ce moment là, entendue dans le noir, que Doute, Suspicions, Angoisse et Crainte viennent s’installer dans le salon central de ma cervelle pour débattre de ceux qui ne va pas, ce qui pourrait aller encore plus mal, ce que je suis vraiment en train de faire etc…

Je me retourne une fois, je me retourne deux fois. Je cherche une place dans le creux du matelas, je vais me coller au doudou… Et pourtant pas moyen de trouver le sommeil, Angoisse et Crainte ont déposer leurs piques sous mes paupières en les empêchant de se fermer.

Et mes harpies continues d’écrire les scénarios des pires moments qui pourraient être à l’avenir. Elles me passent les maquettes devant le regard et malgré mes protestations, il n’y a pas moyen d’arrêter la projection.

Alors je râle, je cherche à y voir le positif, à prouver que ça ne peut pas arriver, que tout ça n’est que le fruit de leur délire … Et pourtant ça ne marche pas. Suspicion est en voie d’accéder au siège de gouverneur de mes nuits.

Ainsi, quand vient le soir, ma dernière envie est de m’allonger là, à attendre le sommeil. Je fais en sorte de m’épuiser, de m’occuper. Pour que les harpies trouvent salle close à l’entrée de leur salon. Que seul Espoir et Entrain y trouvent la clef au lendemain matin.

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