Archives pour 25 mars 2008

Quand j’étais encore à la fac, j’étais inscrite par hasard en Grec Ancien. Ne me demandez pas ce qui m’avais pris de m’inscrire là ; ma mémoire a depuis formaté tous les souvenirs reliés à ce choix. Tout, sauf un : le voyage de découverte de la Turquie.

Car oui figurez vous que le grec ancien aime à se promener en Turquie et y laisser des tas de petits souvenirs (ruines, stèles, artisanat et édifices).

Bref, pour être venue au cours pendant tout le trimestre et m’être délestée d’une somme forfaitaire j’ai pu partir 10 jours en Turquie pour découvrir le pays et son histoire. Vu que j’étais en fac d’archéo, le voyage était surtout dédié aux « vieilles pierres » de la Turquie, mais je n’en garde aucun mauvais souvenir.

Quant on m’a proposé un billet sponsorisé pour parler de la Turquie je me suis dit « chouette j’vais ressortir mon carnet de voyage de l’époque ». Ça c’était une mauvaise idée car c’est le voyage où j’ai pris le moins de notes et de photos.

Donc on va faire avec les souvenirs.

Ce voyage c’était la première fois que je sortais de l’Europe et que je partais avec un tour operator. Du coup j’avoue que j’me sentais un peu embrigadée mais au final, vu que je ne parlais ni la langue ni l’anglais, ce fut plutôt confortable. En plus, avec les kilomètres qu’on s’est mangé, j’avoue que les deux chauffeurs qui se relayaient et qui connaissaient les bons restos c’était plutôt pratique.

Notre circuit commençait à Ankara et de là on a enfilé les sites à toute vitesse, du coup j’ai un souvenir assez flou de l’ensemble. Trop de temps dans le bus, et trop de sites je crois…

Pamukkale et Hieropolis (les deux sites sont très proches) fut l’un des endroits que j’ai préféré. On y trouve un site archéo et surtout un énorme cimetière qui précède un site balnéaire absolument fabuleux. L’eau qu’on y trouve est agréable à la baignade et ce décor naturel est grandiose. Dépaysement intéressant mais dommage que ce soit si « touristique ».

Ephèse est à visiter, que ce soit le site archéologique ou le musée. On s’en met plein les yeux et la bibliothèque permet de se faire une idée beaucoup plus concrète de la grandeur de l’époque. En plus on y trouvera la première « publicité » du monde avec la pub d’un tripot gravé dans une plaque de trottoir. Je recommande aussi l’achat d’un tire bouchon de la mascotte locale aussi, c’est de très bon goût :D

 

On avait dormi à Kusadasi, ville que j’avais trouvée très bruyante mais à proximité de laquelle on a pu voir la maison où Marie (la mère de Jésus) a fini sa vie. Le fait de toucher du pied un endroit où a vécu un personnage biblique, personnellement je n’arrivais pas à le réaliser.

Le problème c’est qu’à force de voir des ruines, on finit par complètement zapper celles qu’on continue à voir tout au long du séjour. Par exemple Antalaya ne me laisse aucun souvenir.

Par contre l’un des sites qui me reste vraiment en mémoire est celui de Catahöyük. Malgré mon cursus en archéo, je n’en avais jamais entendu parler, mais sur place c’est comme une grosse baffe historique quand on comprend vraiment où on se trouve.

En fait Catahöyük est le plus ancienne « ville » du monde. C’est un regroupement humain qui date du néolithique et où l’on peut admirer les restes des objets de culte, les reliefs d’urbanisme etc. Même si l’histoire très ancienne ne vous intéresse pas, je vous recommande quand même d’y passer, surtout avec des enfants, c’est quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours ! Et puis mince le terme de « ville » n’est vraiment pas choisi au hasard !

Pour les photos je vous recommande aussi le site d’Eflat. On y trouve des sculptures à proximité de grand bassin d’eau. Très chouette, surtout au soir couchant. Le truc c’est que des familles vous y attendent de pied ferme pour vous vendre leur tricot…

Tiens on a aussi visité l’ancienne capitale Hittite qui m’avais marquée parce que j’adore leur écriture et qu’ils avaient un goût prononcé pour la sculpture « qui en jette ». Il leur arrivait ainsi de sculpter des reliefs près des routes de l’époque pour marquer leur territoire, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils aiment que cela se voit de loin.

 

 

De la Turquie plus globalement j’avoue que je préfère largement les cotes au centre du pays. Les vallées vertes qui partent des cotes sont d’ailleurs à regarder pendant le trajet, car on peut vraiment apprécier le système de culture. Dès qu’il n’y a plus d’eau on change de monde.

Les hôtels étaient globalement très corrects, mais hors des sites touristiques et des villes qui les côtoient j’ai trouvé les gens assez fermés dès qu’on était en groupe.

L’une de mes camarades était turque, donc on a pu faire des promenades moins touristiques et se risquer par exemple à prendre l’un de leurs étranges taxis :D Une camionnette entièrement décorée de fleurs en plastique et d’ouvrages au crochet, très drôle.

Par contre dès qu’on était en hôtel de tourisme côtier c’était vraiment la classe. De grandes chambres, des plages superbes, le « classique » parasol en feuille de palmier et des cocktails qui tuent tout.

Depuis j’ai souvent réfléchi à l’idée de retourner en Turquie. J’avoue que n’ayant pas mis les pieds en Cappadocce j’aimerais franchement y aller. Après tout, les cartes postales donnent vraiment envie et … c’est le décor naturel de Turkish StarWars aussi ! :D

Mais pour les prix c’est autre chose. Sachant que je ne pourrais pas me débrouiller pour la langue locale j’ai toujours cherché des « circuits ». Mais après avoir étudié un peu la question, j’ai remarqué que les clubs de Turquie semblent moins chers. Par exemple, look voyage (qui sponsorise l’article) propose souvent des séjours à Bodrum. Je ne connais pas la ville mais à voir les photos on trouve un esprit beaucoup plus « bord de mer » que les sites que j’avais vus à mon premier voyage en Turquie.

La seule fois où je suis partie en club c’était à la montagne, donc la formule ne m’avait pas posé problème puisqu’on vient pour rester sur place. Dans un pays comme la Turquie j’ignore si j’aimerais. Je viens plus pour visiter que pour m’offrir des vacances de club.

En étudiant leur formule j’ai vu qu’on peut prendre une semaine au Club Bodrum et faire des excursions vers les sites touristiques (notamment Hieropolis et sa source) donc pourquoi pas.

Quelque chose me dit qu’il faudrait essayer avant de juger (avis aux riches mécènes) mais si je peux me permettre un avis : mélangez.

Les meilleures vacances en Turquie à mon avis sont celles où vous mélangez les circuits découvertes et les temps de repos/glandouille. J’ai adoré le circuit mais il manquait cet espace dédié aux vacances qui permet de digérer tout ce qu’on a vu.

En plus, la nourriture turque : miam !

(attention : les photos contenues dans l’article ne sont pas de moi mais de planet-turquie-guide.com)disclaimer

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Dans ma famille, on fait à manger. Bon, dans la semaine, il n’est pas rare de faire à manger en décongelant un truc avant de le mettre à chauffer. Mais voila, le week end on prend la peine de « faire à manger » au sens de « s’adonner à l’alchimie culinaire consistant à mélanger des ingrédients et agir sur leur nature par cuisson et manipulation ». Bref, on fait dans la bonne bouffe.

L’autre jour, c’est le chéri qui s’est senti pousser des ailes à l’idée que je puisse manger de la mousse au chocolat sans bafouer mes interdits alimentaires. Il s’est lancé avec bravoure dans la recette de ladite mousse et a rendu une épreuve finale plus que conséquente. Rien qu’à la voir dans le frigo on savait déjà que ça allait être bon.

Arrive le repas et la fin de celui-ci. L’horloge ne se met pas à sonner pour mettre en valeur le coté dramatique de l’instant mais c’est le moment d’aller chercher le dessert. Je m’en vais à la cuisine, sort la mousse du frigo, prends des cuillères et… mets la touche finale.

C’est ainsi que lorsque je sers le Choupi reste tout interloqué devant un élément très perturbant à ses yeux : ladite mousse ressemblait à ça :

Bah oui, dans ma famille, une mousse qui n’a pas sa trace de doigt ne peut pas être une « bonne mousse ». Et qu’à cela ne tienne, on mesure souvent l’indice de raffinement du dessert par le temps que mettra la trace de doigt à apparaitre à sa surface.

Ici le lecteur attentif aura remarqué que j’ai attendu la dernière minute pour mettre la trace de doigt. Il faut dire que ce n’est que récemment que Choupi et moi nous sommes mis en ménage, il me faut donc introduire en douceur certaines traditions de ma famille. Mais voila, le choupi ayant pourtant l’explication, il reste que celui refuse que je cède à cette pratique (peut être pas si) ancestrale lorsqu’on sert de la mousse au chocolat à des invités.

Mais où allons nous si nous devons adapter notre foi familiale en fonction de la présence du regard d’autrui ? Déjà je cède à l’impératif vestimentaire lorsqu’il y a du monde à la maison, dois je en plus céder au  » politiquement correct » de la mousse au chocolat ? Suis je la seule à m’indigner de la sorte ?

J’veux dire, ok il y a la faim dans le monde, la répression au Tibet, l’excision des femmes et la persécution des cyber-dissidents . Mais m**** quoi, la trace dans la mousse au chocolat ça c’est porteur de valeurs!

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