Archives pour 15 avril 2008

On est enfin sorti de Djibouti ville ! On est parti pour trois jours de route, à la découverte du pays. Première escale : le lac Assal.

Il faut savoir que la faille qui sépare lentement l’Afrique de l’Asie passe par la mer rouge, et impacte donc fortement le paysage djiboutien. On a donc de grandes crevasses et des volcans éteints dans le pays, mais aussi un bras de mer qui a été séparé de la mer rouge : le lac Assal. Asséché petit à petit, il est devenu une ressource naturelle de sel pour tout le pays puisque l’eau s’évapore et le sel reste.

la fameuse faille

Déjà à son approche on a le temps de le voir se dévoiler petit à petit : le paysage crevassé et chaotique offre de nombreux points de vue sur le lac. Points de vue d’ailleurs occupés par des marchands de cristaux et de pierres ponces taillées à l’inventaire varié : dromadaire, cendrier, voiture, téléphone portable, tout y passe.

De loin, quand on regarde le lac, on croit voir une plage de sable blanc, et l’eau est d’un bleu turquoise digne d’un lagon polynésien.

Une fois arrivé sur place, l’impression est très différente : on se croirait sur la banquise : le sel s’étend à plat sur une très large surface, blanc, aveuglant, crissant sous le pied… Quelques détails nous ramènent cependant à la réalité : sur la banquise on n’est pas entouré de montagnes, on n’est pas à 140 mètres sous le niveau de la mer (photo à l’appui :p), il n’y a pas de marchands de souvenirs, et surtout … il ne fait pas 42°c… La réverbération ça fait mal !

Près de l’eau le sel prend des drôles de forme en choux-fleur, comme le calcaire dans les gouffres. On peut aussi trouver des petites billes de sel (qui prennent leur forme sous l’action de bactéries, beurk) que les locaux ramassent et revendent, ainsi que des objets divers qu’ils laissent tremper dans le lac pour qu’ils se recouvrent de sel ; mention spéciale aux cornes de gazelle en sel.

Le manque d’eau douce est assez cruel dans le pays, au point qu’on a réussi à obtenir le troc d’une demi douzaine de bouteille d’eau contre un sachet de billes de sel et quelques cristaux, la classe…

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Après l’article sur le refuge Décan, cela m’a fait penser que depuis qu’on est là, on a pu apercevoir des tas de bestioles plus ou moins colorées. On en a déjà parlé, mais cette fois ci j’ai des photos, alors bam, recyclage mine-de-rien-ni-vu-ni-connu-rien-dans-les-mains-rien-dans-les-poches-hop-magie.

Les plus répandues sont les chèvres, il y en a partout.

Il y a aussi les moutons locaux qui les accompagnent, la race qu’on voit surtout en Afrique et qui sont plutôt moches vu de près.

Suivent de très près les corbeaux (une vraie plaie à Djibouti).

On a vu aussi pas mal de chiens errants mais ils commencent des campagnes d’abattage car il sont trop nombreux et deviennent dangereux.

On a aussi croisé des dromadaires et des ânes domestiques. On peut encore voir, du moins il paraît, quelques ânes sauvages vers le lac Abbé mais on ne va pas avoir le temps de s’y rendre.

Par contre, ce qui ravit Antoine c’est qu’on voit des piafs à profusion, malgré la présence très importante des corbeaux qui remplissent un peu toutes les niches écologiques. On a notamment pu voir des guêpiers et des tisserands.

Sans les prendre en photos on a aussi vus des ibis, des hérons, des moineaux africains, des tas de pigeons différents, la liste est longue donc on ne va pas vous tenir la patte avec ça. Sans compter qu’on manque pas d’oiseaux de mer mais qu’on est nul pour les reconnaître.

Ce qui nous reste à voir maintenant c’est le monde sous marin. On a sorti pas mal de choses lors de la nuit de pêche, mais quitte à être au bord de la mer rouge on a prévu deux séances de plongée (une avec bouteille et une en masque-tuba). Je ne vous cacherai pas que moi, j’attends ces moments avec impatience, même si j’ai souvent peur des –gros- poissons.

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