Archives pour 30 mai 2008

Vous n’allez pas le croire mais ça fait presque un an que j’ai cette note en brouillon. Les beaux jours arrivant, il est temps qu’on la termine et que vous puissiez à votre tour faire des sorbets maison sans sorbetière.

Ingrédients : Un tas de fruits trop murs (à partir d’un kilo), du sucre cristal + du jus de citron + de l’eau.

Matériel : un blender (à défaut d’un robot) + des barquettes supportant la congélation + un couteau.

Recette :

Pour cette recette il s’agit de fraise. Ne vous embêtez pas à sélectionner méticuleusement les fraises en question, achetez les grosses barquettes que les maraîchers bradent en fin de marché parce qu’elles commencent à pourrir. Plus les fruits sont fait et meilleur est le goût.

Tout d’abord enlevez les mauvaises parties et le pourri des fruits, puis coupez les fraises et introduisez les dans le blender. Ajoutez un tout petit fond d’eau et mixez.

Une fois que c’est joliment mixé, vous ajoutez du sucre. En règle générale je mets les 2/3 d’un mug pour 1kg de fruit. Je rajoute un shooter (petit verre à alcool) de jus de citron. Je re-mixe et je goute. Vous devez sentir le gout du fruit et pas trop de sucre. Personnellement j’ai ajouté des groseilles et des myrtilles congelées de l’année précédente dans mon second blender pour changer un peu le gout.

Une fois le gout parfait, versez la mixture dans la barquette et attendez 5 à 10 minutes. En versant vous remarquerez qu’une partie moussue et aérée s’est formé, attendre avant de congeler permet au liquide de se stabiliser, et vous verrez, au cas où, remonter des petit morceaux de fruits et de la mousse. A ce moment là, écumez ce qu’il y a dessus, puis fermez la barquette et mettez la au congèle.

En règle générale le sorbet est prêt dès le lendemain et se conserve presque un an (si tant est qu’on lui laisse le temps). Ce n’est pas une glace industrielle, donc il y a parfois quelques cristaux, mais si vous avez bien mixé le mélange ça n’apparait pas.

Je le serts à la cuillère et non à la boule pour conserver un aspect maison.

Voila, vous savez tout.

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Je suis une fille qui aime bien le silence. C’est à dire que si je me réveille avec la radio, je finis par la couper après quelque temps pour je ne sais quelle raison. Et c’est souvent 5 à 6 heures après que je me rends compte que je suis dans un appart parfaitement silencieux. Jusqu’alors je ne l’ai pas remarqué, pour preuve que ça ne me dérange pas du tout.

C’est dans mon nouvel appart que j’ai vraiment pris la pleine mesure de ce phénomène. Avant je m’en rendais compte à cause des bruits intempestifs du voisinage, et c’est bien pour ça que ça m’énervait autant. Ils gâchaient mon beau silence avec leur bruit ! Or, être dans le silence, c’est un peu comme s’assoir dans une ouate intemporelle et s’adonner avec concentration à ce qu’on fait.

Ainsi je n’écris jamais mieux qu’en silence. Pour la lecture je rechigne pas à un peu de musique mais bon… écrire en silence, comme c’est bon. Pareil pour le dessin d’ailleurs. Parce que la main suit vraiment la pensée. Celle ci n’est pas altérée ou guidée par la musique. Ca aide à aller au bout des choses sans main courante ou pollution.

Mais du coup, on en devient un peu acariâtre, si tant est que quelqu’un vit avec vous et viendrait à venir vous parler quand vous écrivez. Pareil pour les traces auditives de vie dans les appartements voisins. Même le pigeon qui vient roucouler sur la fenêtre devient limite insultant à votre encontre.

Du coup je me force à mettre de la musique, mais ce n’est pas un réflexe naturel chez moi. Au moins puis-je me réjouir d’avoir un appartement très calme, ce qui est un vrai luxe à Paris.

Vous, vous n’avez pas de ces petites manies qui finissent par vous énerver quand l’Autre vient à la biaiser ?

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