Archives pour septembre 2008

On a beaucoup entendu parler de bio-carburants l’année dernière avec l’inflation du prix du pétrole et celles des matières premières. Ce qui devait être la solution alternative à l’énergie fossile – qui, par effet d’annonce ministérielle, devait être disponible sur 500 pompes françaises – était déjà accusé de causer la faim dans le monde.

C’est faire beaucoup de raccourcis que de résumer la crise de l’année dernière ainsi, mais ce n’est pas non plus trahir les faits. Sans trop se pencher sur le problème complexe de l’après pétrole, j’avoue avoir déjà pris le temps de réfléchir à la question. Et même si je ne vous fait pas de longs discours sur cette crise en puissance, j’espère faire assez de clins d’œil pour ne pas la laisser se faire oublier. Or, lorsqu’on me dit de ne pas avoir peur parce qu’on a les bio-carburants pour remplacer le pétrole, j’ai peur. Compter sur une ressource qu’on exploite déjà par ailleurs pour pallier à une ressource qu’on finit d’épuiser ça revient pour moi à déshabiller Pierre pour habiller Paul (et encore ici on a fait mourir Pierre avant de contaminer Paul par lesdits vêtements).

En mon sens il n’y aura « d’après pétrole » fiable qu’en conjuguant une réduction de la demande énergétique et l’utilisation conjointe d’un bouquet d’énergies alternatives. Mais encore une fois, au risque de paraitre pessimiste, je suis persuadée que ces sources alternatives ne suffiront pas et qu’il faudra avant tout revoir les besoins énergétiques.

Dernièrement, j’ai été invitée à une réunion d’information organisée par Proléa (filière française des huiles et protéines végétale) qui souhaitait communiquer sur la question des bio-carburants. Ayant déjà mes idées sur la question de l’impact des agro-carburants sur l’économie,  j’y allais le mors aux dents pour déconstruire leurs démonstrations quant à l’innocuité du bio-éthanol. Manque de pot, Proléa fournit du Diester©, un autre bio-carburant qui ne me semble pas aussi ambivalent que le bio-éthanol.

En effet, le Diester n’est pas un carburant de substitution au pétrole, c’est un additif qui est utilisé conjointement au diesel pour économiser cette ressource, mais aussi réduire ses émissions polluantes. Ce n’est donc pas une ressource d’avenir à long terme mais un bio-carburant mature qui permet de fournir une réponse actuelle à des problématiques économiques et écologiques. Qui plus est, le diester n’est pas une ressource qu’on cherche à produire pour elle même, mais un sous-produit déjà existant, dû à la production d’alimentation animale.

J’avoue que pour la peine je ne connaissais pas si bien le sujet. Le diester est avant tout destiné aux professionels ayant leur propre cuve de pétrole, il peuvent ainsi profiter d’un mélange 30% diester / 70% diesel ce qui leur offre un rendement un poil plus avantageux au kilométrage, un prix plus stable que le diesel normal et surtout une bien meilleur image quant à leur impacte écologique. Mais pour les particuliers que nous sommes, l’implication du diester dans notre consommation est bien moins tangible, et pourtant vous en utilisez sans que vous le sachiez. En France le diesel est déjà additionné jusqu’à hauteur de 7% de diester, seuil légal actuel.  Sachant que le parc automobile est constitué majoritairement de véhicules diesel vous avez de forte chance de rouler deja avec cet additif. De plus, plusieurs municipalités ont fait le choix d’une alimentation diesel avec 30% de diester (les fameux bus « je roule au colza ») ce qui rajoute des probabilités pour que chacun d’entre vous roule déjà avec ce biocarburant sans que vous le sachiez.

Mais qu’en est il vraiment de son implication sur l’écologie ? Niveau normes de pollution etc je vous renvoie sur le site de diester pour les tableaux techniques des test labo. En gros l’idée est que jusqu’à 30% d’ajout dans le diesel, ça réduit notablement l’émission de gaz à effet de serre, d’où le choix de ce chiffre pour les collectivités. Mais niveau éco-sphère on avait aussi quelques questions. Rappelez vous l’année dernière on a beaucoup reproché aux bio-carburants de voler des terres à l’agriculture nourricière, et aussi d’encourager la spéculation sur le prix des matières végétales.

A vrai dire, l’idée de produire un bio-carburant à base de colza en France vient d’un problème économique à la base : les agriculteurs se retrouvaient avec un large surplus de production d’huile de colza dû à la production de tourteaux pour l’alimentation animale. Ils ont donc cherché un débouché pour cette huile, et ont eu l’idée de l’utiliser pour faire rouler des voitures, rejoignant l’écologique ici. L’huile pure n’étant compatible qu’avec très peu de moteurs, et son utilisation requérant des connaissances que tout le monde n’a pas, ils se sont vite tournés vers des solutions plus accessibles à monsieur tout le monde.Quand l’agriculteur vend ses tonne de colza et/ou de tournesol on va en extraire : des tourteaux pour l’alimentation animale, de l’huile alimentaire, de l ‘huile pour le diester et de la glycérine pour l’utilisation chimique. Tout ceci est mieux expliqué par leur animation de présentation. On n’était donc à l’origine pas dans une logique de production pour un nouveau produit, mais d’utilisation de surplus et de sous-produits.

De plus, le colza est considéré comme une culture de jachère, son utilisation permet donc aux terres de se reposer et de produire plus les années suivantes. Ces terres sont donc la plupart du temps des terres qui n’auraient pas pu servir à l’agriculture nourricière (je rappelle que l’Union Européenne impose un pourcentage de terres en jachère d’au moins 15% chaque année par exploitant), il n’y a donc peu de risques de « vol de terre ». La culture d’oléagineux représente souvent entre 15% et 30% des cultures. Ici on nous a assuré que la matière première utilisée par Proléa est produite en France. La gestion des terres agricoles étant bien encadrée par l’État, et la PAC étant ce qu’elle est, on s’attend à ce que ça ne soit pas viable économiquement de produire plus d’oléagineux que d’alimentaire.

Une autre raison pour laquelle ce reproche est consideré par proléa comme injustifié est le mode d’achat de ces oléagineux : le contrat d’achat est passé et le prix fixé au moment où l’on séme les graines. Ce système évite le jeu malsain de la spéculation sur les cours de la bourse qui sont également responsables des dérives du cours de la nourriture l’année dernière.

Au final je suis assez satisfaite de cette réunion : j’y ai découvert de nouveaux aspects et quelque peu rabibochée avec une partie des bio-carburants (même si j’en veux toujours à ceux produits à base de maïs ou de blé qui n’ont pas encore prouvé leur innocence dans les famines au Mexique), et j’ai croisé des gens sympathiques, ouverts, qui parlaient sans langue de bois en admettant humblement que leur produit ne permettraient pas de pallier à la fin du pétrole. Les propriétaires de la marque Diester étant d’ailleurs les paysans mutualisés ils admettre juste chercher une solution parmi d’autres à des problématiques économiques et écologiques actuelles tout en ayant conscience que leur but premier est de nourrire avant de sur-produire. C’est finalement ce qui m’a le plus plu je crois : qu’ils ne revendiquent pas avoir trouvé la solution miracle, et ne cherchent pas à se développer au delà du raisonnable ; ils ont d’ores et déjà fixé les limites qu’ils pouvaient raisonnablement atteindre. On rejoint donc l’opinion que j’avais au début : la solution à la crise d’une pétrol n’est pas unique, et il faut chercher plus loin que ces fameux bio-carburant qui sont « au mieux » un palliatif mature pour economiser la ressource pétroliere (diester) et au pire à « depanner » mais dans un cadre legale de production pour ne pas entrer en concurance avec l’agri-culture nourriciere (ethanol).

Ceci est un article sponsorisé, mais ça ne pèse absolument pas sur mon jugement. A vous de me donner votre propre avis: le débat est ouvert.

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Je me suis rendue compte recement que je ne parlais plus sur ce blog de mes émotions, de ce qui peux me passer par la tête et m’obnubile alors qu’il me suffit souvent de l’écrire pour faire le point.

Jusqu’alors le blog me servait en partie à ça : une fois un texte « intime » accouché sur le clavier je le publiais sur le blog et ça me permettais de m’en débarrasser sans le nier. Ce que j’y racontais y prenais sa propre consistance et je n’en gardais que deux choses : le témoignage de ce qu’il avait été mais surtout le résultat de cette réflexion.

Mais depuis mon installation à Paris j’écrivais de moins en moins ce genre de texte. Au point que la semaine dernière, quand j’ai ré-appliqué mes règles de thérapie textuelle je me suis retrouvée la tête dans le mur sans savoir que faire des textes en questions. Et ces textes écrits et seulement lus par mes yeux me brulent les doigts, sans un affichage aux regards des autres ils sont comme déjà vivants mais encore attachés à moi. Je ne savais plus comment me dépêtrer de ces émotions et souvenirs couchés sur le papier.

J’ai trouver un chemin détourné en en posant sur un forum où l’on discute entre filles. Il faut dire que, discutant de ce qui me soucie avec mon chéri, j’ai moins besoin de mettre par écrit ce qu’il a déjà désamorcé.

Mais cette accroche de la semaine passée m’a mise en face d’un problème autre : celui de la dimension trop publique qu’a pris mon blog et qu’on me reproche depuis.

Certes je n’en faisait pas grand cas, je courbais un peu la tête quand des personnes qui comptent pour moi m’ont fait la remarque, mais j’avançais en mon sens propre. Seulement au jour d’aujourd’hui je me demande ce qu’il en est. L’épisode des textes que j’hésitais à publier ici m’a montré que je sélectionne/censure ce que j’affiche là par peur du regard de ceux qui sont concernés ou par peur de dévoiler de l’intimité à ceux que ça ne regarde pas.

Mais alors, qu’est devenu ce blog pour moi ? C’est mon hobby, ma petite entreprise passionnée et une espèce d’alchimie permanente entre mon regard et le monde que j’aperçois. Pourquoi dans ce cas lui interdire certains aspects de moi ? Pourquoi surtout prendre garde à son coté public (que ce soit de notoriété ou  d’aspect technique).

Je sais qu’on me reproche d’écrire long pour ne dire pas grand chose, c’est ma façon à moi de mettre mes idées au clair. En l’occurrence, ici, c’est parce que j’arrive à la « morale de mon billet ». La semaine d’avant je me reprochais (en privé) de ne plus mettre de photo avec mes textes et de nuire à leur intérêt. La semaine dernière j’ai réalisé que je censurais l’aspect émotionnel et intime de mes textes. Il est donc temps de remettre (encore une fois) les choses au clair et de se rapproprier le blog (pour la énième fois :D ).

Je crois que pour la peine je vais me concevoir un nouveau design, pour marquer le coup. En plus ça permettra de recibler l’identité du lieu et ce que j’y fait passer. Après tout je n’exhibe pas ici mon carnet intime mais je parle de tout et de rien avec, aussi, des choses qui me touchent personnellement.

Ne vous inquiétez pas si vous voyez passer ces prochains temps des billets avec commentaires fermés. Je pense que je vais rapatrier des textes personnels d’ailleurs. Or, puisque ce que j’en avais à en tirer est fait, je ne souhaite plus revenir dessus et ferme les commentaires.

Merci

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Pendant que je trimais comme une malade pour finir le site du salon Blogs et Livres, mon chéri est parti au festiblog et m’en a ramené deux trois dédicaces histoire de me remonter le moral.

Il faut dire qu’à force de mails et de contretemps j’ai frôlé deux trois fois la crise de nerfs. Et c’est ce qu’il semble avoir raconté d’ailleurs parce que Miyu a plutôt bien croqué l’image :

Wandrille quant à lui a fait une super dédicace où ça parle même pas de « fesses »

(et j’ai bien flouté son numéro de téléphone en plus :p)

J’ai eut deux trois autres dédi comme ça qui m’ont bien fait plaisir, mais la mention spéciale revient au super lézard de Libon : Libon t’es l’plus fort ^^

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Désolée mais ce week end je n’ai vraiment pas le temps de vous faire la revue blog. Au mieux je vous la poste ce soir sinon ce sera dans la semaine.

Je suis la tête dans le guidon entre mon nouveau boulot, l’orga du salon, et les engagements que j’ai pris en parfaite inconscience. Pour tout vous dire j’ai pas même lu mes mails depuis 2 jours… (oui chez moi c’est un signe de débordement grave).

Bon week end tout de même, et pour ceux qui vont au festiblog profitez en pour moi parceque j’aurais pas le temps…

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L’automne est là et avec lui l’envie de trainasser les weekends et de se laisser vivre. Pour moi c’est le signal du retour des brunch dominicaux. Seulement pour bruncher il faut se lever, et le premier weekend après la rentrée ce n’était pas une mince affaire. Heureusement il y a ma formule inimitable du brunch minute qui m’a sauvée l’envie d’un bon petit brunch tout en relativisant la quantité d’effort à fournir pour cela.

Qui plus est, comme ça fait un bout de temps que je n’ai pas mis de recette sur le blog c’est l’occasion de s’y remettre. Voici donc « Le brunch Minute » :

Ingrédients : pain de mie, knaki, oeuf, jus d’orange.

Matériel : micro-onde, coquetier micro-onde, grille-pain.

Recette :

  1. Casser les deux œufs dans le coquetier et le fermer.
  2. Mettre le coquettier sur une assiette ainsi que les knakis.
  3. Ouvrir le micro-onde.
  4. Mettre l’assiette dans le micro onde.
  5. Fermer le micro onde.
  6. Régler le micro onde à 50 secondes et 900 watts.
  7. Lancer le micro-onde.
  8. Mettre deux tranches de pain dans le toaster.
  9. Remplir le verre de jus d’orange.
  10. Quand le micro onde a sonné, sortir l’assiette.
  11. Récupérer les toasts (qui ont bondi hors du grille pain) et les découper en mouillettes.
  12. Mettre les mouillettes sur l’assiette.
  13. C’est prêt !

Même un geek saurait vous préparer ça. En plus, vous êtes quasiment sûrs qu’il y ait tout ça en cuisine ! (Sauf le jus d’orange parce qu’il y a des vitamines dedans.)

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Dernièrement il s’est passé chez moi une drôle de réunion où plusieurs blogueuses et copines étaient conviées.

Sur la table de salon attendaient plusieurs bols de cochonneries sucrées et des verres à cocktail où apparurent au fil de la soirée du vin pétillant à la fraise, des Bloody Mary, quelques Cosmo et d’étranges cocas plein d’édulcorants (voyez vous les filles ça boit du light).

Bien que le chat et le décolleté de Nama aient tout fait pour attirer l’attention de l’assemblée, nous n’avons eu d’yeux cette soirée là que pour des trucs comestibles, flexibles, parfumés, turgescents ou vibrants.

Car le thème (et le but) de la soirée était de faire connaissance avec un panaché de sex-toys spécialement amenés par une hôtesse démonstratrice. Comme toutes les filles sont un peu gouinasses, on a toutes joué en même temps avec les trucs et les bidules. En plus, comme toutes les filles sont des langues de vipère, on s’est toutes plus ou moins moquées de l’hôtesse qui a eu la mauvaise idée de dire « cosmétable » au lieu de dire « comestible ». Et puis comme toutes les filles on est des copines on a amplement débordé de la démonstration pour blablater sur les chaussures, nos copains, nos vies et le monde en général.

Bref, ce fut une chouette soirée bien déconnante que même le chat il a fini par jouer avec nous :

Et puis en fait Nama elle raconte vachement mieux que moi la soirée avec les débuts tout sages, la suite moins sage, et la suite qui est à suivre.

Par contre avant de vous laisser je tiens à tout prix à vous montrer l’objet qui m’a choqué, moi, qui ne suis pourtant pas née de la dernière pluie ! Pour ce faire (et épargner les yeux des lecteurs innocents) je vous suggère de cliquer sur le lien. Personnellement ça m’évoque une innocente tototte de bébé revue par une bande de designeurs pervers adeptes de hentaï avec monstres tentaculaires. Beurk ! Et ils osent appeller ça « pistil d’amour » !

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Tous les jours en partant au boulot je descends prendre le métro avec mon chéri. Passé le guichet de la ratp on se sépare d’un bisou pour chacun prendre son quai en regardant qui aura son métro en premier. S’ensuivent 20 minutes de métro alternant voie aérienne (splendide vue parisienne) et souterrains sombres et graffés. Puis c’est l’arrivée et les dix petites minutes de marche matinale où je tourne autour d’un des plus beaux quartiers de Paris.

Et que vois-je avec la levée du jour ?

Une belle crèche à l’ancienne publicité très colorée :

Des petites rues bucoliques qui me font revivre en province :

Et enfin la vitrine poétique d’une charcuterie dont le message m’enchante chaque jour :

Avouez qu’il y en a qui ont de la chance :D

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