Archives pour octobre 2008

Je ne résiste pas à l’envie de vous transmettre l’excellent article de Touwity et Boo sur « être blogueuse c’est... »

bureau blogosphèrique de Touwity

- Être bloggeuse, c’est un boulot à temps complet.

- Être bloggeuse, c’est travailler tous les jours, même en période de vacances scolaires. La bloggeuse prend ses vacances en fin de semaine : du samedi au dimanche. En général, c’est le désert sur la blogosphère le week-end.

- La bloggeuse possède un calepin pour noter toutes ses idées de billet en vrac, il l’accompagne de partout… au cas où une idée de génie lui surgisse en pleine séance de sport ou de repassage.

- La bloggeuse rédige ses billets le soir-même pour les programmer le lendemain aux alentours de 8heures.

- La bloggeuse passe la majeure partie de son temps à améliorer son blog. Elle est sans cesse à la recherche de nouveaux plugins, widgets & co.

- La bloggeuse a un tas d’amies qui sont elles aussi bloggeuses à temps complet.

- La bloggeuse possède une page netvibes, pageflakes, google reader & co. D’ailleurs en ce moment, c’est le choc des titans pour élire le meilleur agrégateur de contenu.

- La bloggeuse lit les nouveaux billets de ses copines, grâce aux flux rss, chaque matin et les commente à tour de rôle.

- La bloggeuse gagne parfois de l’argent en faisant de l’article sponsorisé, mais attention les billets sponsorisés c’est le mal. Brrrrr.

- La bloggeuse crée ses propres montages photographiques sous Picnik et ne jure que par ça.

- La bloggeuse oublie que dans la vraie vie, ses amis ne savent pas forcément ce qu’est un blog rank ou une campagne de buzz.

- La bloggeuse ne comprend pas que sa meilleure amie non-bloggeuse ne connaisse pas Pénélope Bagieu.

- La bloggeuse rêve de devenir rédactrice chez Cosmo.

- La bloggeuse aimerait bien adopter un lapin Nabaztag, alors qu’elle oublie de nourrir son vrai chat.

- La bloggeuse a triplé son budget fringues depuis qu’elle est bloggeuse, mais c’est pas grave car elle fait des campagnes de buzz qui lui rembourse… 5% de ce budget.

- La bloggeuse peut passer deux journées à installer un widget ultra in mais ne supporte pas de perdre 10 minutes pour téléphoner à son banquier.

- La courbe d’humeur de la bloggeuse ne suit pas celui de son cycle menstruel mais plutôt celle de ses stats.

- La bloggeuse aime beaucoup la pluie parce que ça lui donne une bonne excuse de rester tout le dimanche devant son ordinateur.

- Finalement, la bloggeuse d’aujourd’hui c’est un peu le geek d’hier, les boutons en moins et le dressing code en plus.

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Dimanche dernier donc, nous avons dû aller chez une célèbre marque suédoise de meubles en kit pour acheter des étagères ; celle de notre cuisine nous ayant laissé tomber (au sens propre comme au figuré). Le truc, c’est que bien entendu ils n’ont pas de magasins dans Paris. Alors ça n’est pas loin en périphérie, hein, pas plus de 15 mn en voiture… Mais il faut une voiture. Et justement nous on n’en a pas. Cela nous oblige donc à chaque fois à passer par une location de voiture. Heureusement cette fois ci on ne prévoyait pas d’achat de meuble en grosse boite donc on voulait faire sans véhicule. Toutefois, comme on nous a proposé d’essayer de la voiture en libre service on a décidé de tenter le service okigo.

Le service en soi est original et pratique : des voitures sont laissées en « libre-service » dans un certain nombre de points relais. On réserve par internet ou par téléphone jusqu’à 5 minutes avant l’heure de début de location, on paye pour la durée de réservation et la distance parcourue, le prix de l’essence quant à lui est compris.

En application c’est royal, on se croirait presque dans un jeu à cause de la facilité du tout. Il faut évidemment bien estimer le temps pendant lequel on a besoin de la voiture et à partir de là le système est avantageux financièrement et plutôt sympa (on évite notamment la queue interminable chez le loueur de voiture).

Toutefois, pour nous ça a été une cascade de cata et une belle emmerde.

A l’arrivée on passe notre carte sur le pare-brise et la voiture s’ouvre. Nickel on s’installe dans une fiat 500 flambante neuve avec délectation. Seulement à l’intérieur pas d’état des lieux du véhicule ni de carte carburant. Je vais donc au bureau du parking pour demander ces papiers. Il m’y est dit qu’ils n’ont pas ces papiers ci. J’appelle  donc le numéro surtaxé pour être sûre de mon coup. Réponse hyper rapide : on me conseille de garder les facturettes d’essence si nécessaire et de leur envoyer. Très pro, très rapide, je suis plutôt contente et je retourne à la voiture.

Là nouvelle surprise, la clef ne tourne pas sur le contact. On essaye chacun notre tour sans succès. Résultat : je sors de la voiture, cherche un endroit où le téléphone capte et je rappelle le service au numéro surtaxé. Je tombe sur une autre personne qui vérifie que notre résa ne s’est pas annulée, et au bout de 5 minutes elle relance toute la manip et me demande d’attendre 2 minutes le temps que l’ordre arrive à la voiture.

On sort de la voiture, on attend 5 minutes pour être sûrs et on retente. Cette fois ci la clef tourne mais le moteur broute sans faire démarrer la voiture. Je commence à voir rouge. Je rappelle et on retente l’opération.

Opération de nouveau plantée, si la procédure fonctionne il semble que c’est la voiture qui elle ne fonctionne pas ! Bref, on rappelle encore une fois et cette fois ci elle me dit qu’elle me rappelle.

Quinze minutes plus tard elle rappelle et tombe sur mon répondeur ; vu qu’on est dans un parking pas étonnant qu’on n’ai pas reçu l’appel. Pendant ce temps on ressort du parking et je la rappelle 10 minutes après son message. Là il est question d’annuler notre résa et de nous envoyer sur un autre parking. Je dis stop et je lui demande la smart qui est à coté de notre voiture initiale. Marché conclu on retarde l’heure de notre résa et on prend la smart.

Résultat des courses au lieu de partir à 11h30 on est partis à midi 20 avec une smart semi automatique. Autrement dit une vrai galère qui flirte avec les nerfs. Je n’oses même pas imaginer le hors-forfait que je vais avoir à cause de leur numéro surtaxé.

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Heureusement pour nous tout s’est très bien passé à partir de là et ce fut finalement une bonne journée, mais j’attends avec énervement ma facture de téléphone pour râler ou non auprès de leur service commercial.

De leur coté okigo nous a envoyé un texto pour nous annoncer qu’il nous offraient une heure de location gratuite (4€ quoi) sur notre prochaine location.  Je trouve ça plutôt avare mais comme d’un autre coté on n’avait rien demandé (en prévision de l’arrivée de ma facture de tel) je trouve ça appréciable. Et au final pour 4 heures de location d’une smart ça m’a couté 39,90€ en sachant qu’il y a 9,90€ d’abonnement mensuel (payable uniquement les mois ou l’on utilise le service).

Sinon à coté de ça je peux dire maintenant « moi je suis allé en smart chez ikea » :p

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Au printemps dernier tout le monde en parlait : radio, télé et même télérama me le susurraient : l’email c’est le mal !

Avec les presque 40 milliards d’emails individuels par jour, il semblerait qu’on en écrive trop. En ajoutant les presque 60 milliards de mails et spam confondus reçus par jour, il ne fait aucun doute en tout cas qu’on en reçoit trop.
Visiblement le fait d’être perpétuellement prévenu de l’arrivée d’emails (dont moins de la moitié nécessite une réponse) nuirait à la productivité du travail. Ça saturerait même les serveurs des entreprises.

Mais et moi ? En quoi est-ce sensé gêner ma pratique personnelle que mon nabaztag m’avertisse toutes les cinq minutes de ce que j’ai reçu un email ? Après tout il suffit d’ignorer ces emails non lus jusqu’au moment où l’on souhaite réellement y faire attention. Si ça dérange tant que ça les employés, je me dis que le problème ne vient pas des emails mais de leur faculté à faire abstraction ou à se concentrer.

Personnellement c’est plutôt à l’écriture des emails que j’ai un problème. Car la facilité et la rapidité de l’email c’est un peu comme les débuts des texto. On y jette une bribe d’information, on envoie et puis on s’en lave les mains. L’email c’est pareil ; on oublie de s’investir dans un courrier par mail. Limite on se décharge d’une obligation de constructivité et d’implication. Si l’email et les nouveaux modes de communication rendent la communication hyper-réactive, elle me semble à moi hyper-désincarnée et finalement on n’a pas l’impression que les gens s’y impliquent.
Rempli d’abréviations, de fautes, de smileys… on semble oublier qu’un email c’est une lettre et qu’il y a des formes à y mettre. Une phrase bien construite rend l’essentiel de ce qu’on veut dire et donc les smileys n’y ont pas d’intérêt. Autre chose : ces petites abréviations qui veulent vous simplifier la vie sont souvent perçues comme une infantilisation ou un aboiement. Le fameux ASAP (as soon as possible) notamment est un cauchemar…

Dit comme ça ça peut paraitre ridicule. Surtout quand on reçoit mes emails à moi ; l’email me permet d’écrire instantanément en profitant de l’émotion immédiate sans oublier le moindre ressenti. Sur un email je peux choisir de m’épancher sans regret ou aller à l’essentiel en une phrase. Je prend donc souvent d’énormes libertés sur la forme, ce qui au final n’est pas très grave pour discuter avec les copines. Par contre quand l’email est entré dans ma pratique professionnelle, c’est vite devenu un problème. Car les boulettes furent rapides et nombreuses. Du coup si mes email perso restent spontanés et non relus, les emails pro passent par une revue militaire :

  1. je relis
  2. je corrige
  3. je vérifie l’email d’expéditeur
  4. je vérifie l’email de destinataire
  5. je vérifie les formules de politesse
  6. je vérifie l’utilité de ce mail et je change de média si nécessaire
  7. je relis une dernière fois avant d’envoyer

Qui plus est, j’ai appris un truc de mes années sur les forums etc… : je ne réponds jamais immédiatement. D’une part pour ne pas me laisser emporter, et d’autre part pour réfléchir à l’utilité d’une réponse et la forme la plus adéquate.

Depuis je vis beaucoup mieux mes emails pro et je suis toujours aussi désorganisée pour mes emails perso :D

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La semaine dernière, à l’initiative d’Etam pour sa nouvelle gamme unisexe wo(man) et à l’invitation du Nuage des filles, mon chéri et moi avons joué les mannequins d’un jour.

Et ce soir là j’ai découvert que non seulement mon chéri portait rudement bien le jean slim mais qu’aussi que je porte bien les vestes pour homme.

On est ainsi reparti de là avec une très belle photo de nous deux :

Mais surtout, j’ai découvert que mon namour était une vrai bête de studio. Là où certaines mamans louent leur bébé pour des séances photos je devrais mettre mon chéri en location car il est génialissime !

Ce type est fait pour faire tomber les filles !

En tout cas on a passé une rudement bonne soirée même si je ne suis pas complètement convaincue par l’aspect unisexe de la gamme. Merci encore aux intervenants et à nos co-mannequins avec qui on a passé une super soirée ;-)

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Avec mon ami Darquandier il est régulièrement question de séries télé, je n’hésiterais pas à dire qu’il est d’ailleurs docteur es séries américaines. Or, dernièrement sur la liste des séries décrétées « à voir » il a mis « Samantha… Who? » car on y assiste au come-back de Christina Appelgate, l’ancienne fille de la famille dans « Mariés, deux enfants ». Le blonde un peu gourde c’était elle, tout comme la blonde du film « allumeuse ».

Si l’actrice en tant que telle fleure bon la nostalgie des séries de « quand on était ado » il faut reconnaitre que dans cette série il n’y a plus ce côté cruche beauf qu’on lui connaissait avant. Elle y joue deux rôles antinomiques absolument géniaux et dont les jeux contraires rendent les situations truculentes.

Pour le synopsis partons sur le résumé de base : Samantha se réveille d’un coma d’une semaine, elle se découvre amnésique mais sait parler, se souvient de ce qu’un être humain mature sait faire mais a tout oublié de sa situation et ses contacts. Elle réintègre tout doucement son existence et se rend compte non seulement qu’elle a une situation enviable, mais qu’en plus tout le monde l’écoute et lui porte attention. Au fur et à mesure de sa réintégration, elle réalise qu’elle était absolument invivable et despotique avant son accident. Puis petit à petit elle comprend pourquoi. De fait, c’est ainsi un personnage à la fois très naïf et pourtant éveillé qui met les pieds dans la jungle d’une existence de femme puissante et active en essayant de retrouver ses marques et de réparer ce qui peut être réparé.

Je sais, dit ainsi ça ne rend pas le peps de la série et les situations cocasses et animées des épisodes. Toutefois la série est désormais dispo en français sur VIRGIN 17. On me signale aussi dans le brief de la série que : « La série a remporté en 2008 le prix de la meilleure comédie aux People’s Choice Awards et a également été récompensée d’un Emmy Award pour l’interprétation de Jean Smart dans la catégorie meilleure actrice de second rôle. » Visiblement c’est une des meilleurs audience USA de 2007.

Je vous laisse libre de consulter le trailer ci dessous, mais je fais une confiance aveugle à Darquandier sur la qualité des séries, celle ci ayant l’avantage d’une très bonne idée de base sans tomber dans les stéréotypes des séries/film avec amnésique comme héros.

PS : cet article n’est pas sponsorisé mais je reçois un quelque chose à chaque visionage de la vidéo. Maintenant donc vous savez tout

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Il y a des jours à Paris, où sans être scénariste d’Amélie Poulain on a l’impression d’être tombé sur un petit trésor de la ville capitale. Des scènettes ou des personnages qui vous font remonter le temps, qui mériteraient une carte postale, ou qui d’eux même méritent 3 lignes sur un blog.

La catégorie « vu à Paris aujourd’hui » elle est dédiée à ces petites choses qui rendent à Paris ses gavroches et ses clichés de Doisneau.

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Le 17 Octobre 2008 :

En entrant dans une rue du XIIIe je vois un homme monté sur son scooter, se signer, embrasser son guidon et mettre le contact. Lorsque l’engin démarre le pot d’échappement fait un tel nuage de fumée que l’on comprendrait presque ses précautions.

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Vendredi 17 Octobre 2008 :

Ce vendredi à 16h j’entends un bruit de cloches et des cris réguliers, en ouvrant la fenêtre et en regardant sur la chaussée j’aperçois deux hommes poussant un léger chariot. Et je les entends bientot hurler « rémouleurs, rémouleurs ». Bien que leurs vêtements soient parfaitement actuels me voila en train d’admirer un corps de métier propre au XIXe siècle que je pensais définitivement disparu. La Butte aux Cailles est décidément un bastion intemporel d’un Paris d’autrefois.

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Ne le répétez à personne mais je suis encore en train de geeker au boulot… Même que j’écris ma note du jour alors que je pourrais travailler. Le souci c’est que le boulot ici, ça va, ça vient, le tout comme une tornade, sans possibilité de faire des prévisions météo à moyen terme. Y a bien des heures où on sait que ça va être actif, mais en dehors, si on a abattu la besogne comme il faut, on fini par stagner et économiser des petits bouts de boulots pour avoir l’air occupé lorsqu’il faut. Surtout que pour l’heure, je n’ai toujours pas vraiment trouvé ma place et mon utilité réelle, hors période de rush.

Hier j’étais en formation toute la journée, sur la création web en plus (donc un sujet qui m’intéresse), mais comme je maitrisais le sujet plus que je ne le croyais je me suis ennuyé à mort. J’ai fini par geeker et jouer (intérêt de la place au fond de la classe). Mais tout au long de la journée j’avais l’impression lancinante de « voler » ma journée.

Si la boite pour laquelle je bosse est nickel, l’équipe très agréable et le cadre « épanouissant », j’ai du coup une petite impression récurrente de ne pas être bien… En fait en tournant les choses j’ai ce sentiment dérangeant de ne pas trouver dans mon taf l’intérêt que j’ai pu avoir avant et qu’au final ça ne m’insuffle pas la « passion » que j’ai toujours développé dans mes autres boulots.

Et tout cas cela ne m’aide pas à savoir ce que je compte faire de l’avenir. Car fin décembre mon contrat se finit (je sais c’est encore loin). Mais vais-je poursuivre ? En CDD, en CDI ? Ou vais-je arrêter et retrouver le chômage ? Et si j’arrête c’est pour quoi faire ? Retrouver en librairie ? Retrouver en assistante ? Me lancer à mon compte ?

Pas étonnant qu’avec des questions aussi peu concrètes qui me sautent à la cervelle avant de m’endormir j’ai eu du mal à trouver le sommeil cette nuit. Car derrière ces questions à court terme, j’ai les questions à moyen terme qui déboulent (Envie d’une carrière ? Envie d’une entreprise ? Envie d’une famille ?) et l’horrible question du long terme (Que faire de ma vie ?).

Bref, c’est la purée de légumes question émotions. Et pourtant je suis très zen la journée, si si !

On va sans doute réussir à calfeutrer le problème jusqu’au mois de novembre et la décision viendra d’elle même à ce moment, donc quelque part mes crises de questions ne sont pas un vrai problème… Surtout que vu le contexte économique et les difficultés que j’ai eu à trouver du taf dernièrement, l’équation risque d’apparaitre plus simple que je veux me le faire croire.

Mais pourquoi faut il toujours que les questions existentielles viennent vous harceler alors que vous pensez avoir fait le tour ?

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