Archives pour mars 2010

Des bruits courraient depuis l’année dernière à ce sujet. L’ingénieur qui a conçu les fameuses capsules Nespresso aurait trouvé une faille dans le brevet qu’il a vendu à la marque, et il aurait vendu ses services à la concurrence. On parlait de nouveaux distributeurs, Casino, Auchan, voir Leader-Price mais personne n’avait d’infos sûres ou de date de sortie.

Depuis hier soir on à enfin l’un des exemplaire en main! C’est celui de « l’Or, de Maison du Café » qui nous a fait la totale avec un reveal mondial pour sa petite capsule alternative :

Oui c’est légèrement diffèrent d’une vraie capsule Nespresso, mais j’ai déjà essayé et ça fonctionne très bien. La machine n’a comme qui dirait pas vu la différence.

Les capsules l’Or ont beau être en plastique et être pré-percées (d’où la nécessite d’un sur-emballage individuel), ça donne un expresso de bonne qualité, compatible avec la Nespresso.

Ces capsules seront en vente à partir du 7 avril en grande et moyenne surface, au prix de 2,99€ la boite de 10. On est moins cher que Nespresso mais c’est surtout beaucoup mieux diffusé.

Toutefois, je dois dire une chose, ces cafés ne sont pas aussi bons que les originaux. Ils sont plus légers, moins intenses. J’ai trouvé le déca assez fade, le delizioso plutôt réussi (mais pas aussi riche qu’un volluto)  et le splendente est certes équilibré, mais pas assez parfumé.

Je ne sais pas si cela vient du dosage ou de l’intensité du café (100% robusta quand même) mais il reste, à mes yeux, une différence qualité.

Delizioso : doux, onctueux et velouté, c’est la gourmandise raffinée
Splendente : intense, riche et savoureux, c’est l’équilibre parfait.
Forza : corsé et plein de tempérament, c’est la puissance des arômes.
Decaffeinato : riche et subtil, c’est l’équilibre décaféiné parfait.

Alors oui, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, il va falloir faire un choix entre l’ultra café à 33 cts et le café correct mais moins intense à 29cts.

Personnellement j’ai fait mon choix. Et pourtant le café l’or est cultivé de façon responsable par des producteurs certifiés par UTZ Certified*. De même que leurs capsules sont plus facilement recyclables.

Mais  il faut accepter certains paradoxes. Un bon café, quand on en a pris l’habitude, c’est difficile de revenir à moins intense. J’avoue qu’en cas de « fin de mois difficile » je passerais au monop’ acheter des capsules alternatives, mais il va falloir renforcer le goût avant que je retourne définitivement ma veste.

Reste que je me demande quand sortira une machine alternative à la Nespresso et compatible avec ces dosettes. Ça me parait tellement étrange de concevoir des consommables pour la machine d’un concurrent.

*Je n’ai pas encore pu consulter le cahier des charges pour comprendre ce qu’ils entendent par « responsable »

Comments 33 commentaires »

Petit chronique clin d’oeil à Pâque publiée sur Save My Brain. Non c’ets pas infantile du tout tiens…

Les calories de Pâques

S’il y a un avantage à grandir dans une famille de tradition catholique c’est bien la fête de Pâques ! Chaque année, au premier lundi d’avril, on pouvait être sûr que le jardin allait faire éclore toute une gamme d’œufs, de cloches ou de poules en chocolat. Au pire, un énorme lapin au chocolat nous attendrais à table, juste après le gigot.

Ah qu’elle est chouette la fête de pâques dans ces conditions: de la viande, du chocolat, la famille et la chasse aux œufs!

Selon les moyens de chacun on frisait  la crise de foi, mais l’année d’après on avait tout oublié et on engloutissait de nouveau une quantité anormale de cochonneries sucrées. Tant pis pour les risques sanitaires, le lapin n’avait qu’a pas commencer.

Seulement avec l’âge, les cloches semblent plus fainéantes. Au lieu des dizaine d’œufs cachés à  travers le jardin on ne trouvera plus que deux-trois chocolats planqués entre les jardinières. On apprend à revoir nos souvenirs naïfs à l’échelle de la réalité; Never-Land c’était avant.

Bon, c’est sûr, c’est pas facile à digérer. Et il faudra sans doute manger plus de chocolat que l’année précédente, histoire de s’en remettre.

Mais ça ce n’est pas le plus grave.

Ce qui est vraiment grave c’est …

[Lire la suite]

Comments Un commentaire »

Hier sur Sauve My Brain j’ai publié une chronique cinéma. Sur un film rudement sympa, un qu’on croyrait « pour fille » mais qui va plus loin que ça ;-)

Pour Lire cet article -Cliquez Ici-

Dans la catégorie film « français » la bande annonce résume souvent le meilleur du film. Et si l’histoire tourne autour de deux filles charmantes qui rigolent et qui pleurent, on doit s’attendre à de la « comédie » romantique bien propre sur elle.
Heureusement, on sait aussi sortir de ces clichés commerciaux et produire des « films de filles » qui n’en sont pas.

L’autre soir j’ai été invité à voir « Tout ce qui brille » en compagnie des réalisateurs et actrices du film.
Malgré une bande annonce prometteuse, je craignais un film légèrement moralisateur  et manichéen,  tourné sur fond de vicissitude économique et d’histoire d’amitié. Mais il n’en est rien.
« Tout ce qui brille » est un film qui tourne autour de l’amitié et des différences sociales, mais le regard du spectateur ne s’y attachera guère. C’est avant tout la valse de personnages et des caractères qui se relayent avec rythme et équilibre.
On a beau suivre 2 personnes, on en approche beaucoup plus, et ce sont finalement les vies de ces multiples personnages qui se plient au regard d’une salle contente d’être là.

Parce qu’on a beau dire, le public d’une avant première ce n’est pas un public « acquis ». C’est souvent des gens qui viennent là parce qu’on les a invité, qu’ils sont curieux ou qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Or, quand toute la salle applaudie et ressort satisfaite c’est qu’on a affaire à un film bien construit avec une bonne dose de charme.

Finalement, si on repense au film, il ne s’y passe pas grand chose.
Il n’y quasiment pas de péripéties et les personnages sont très vite introduits. Pourtant on se laisse porter pendant 1h40 sans même sans rendre compte.
Les réalisateurs (Géraldine Nakache, Hervé Mimran) ont mis 2 ans et demi à écrire le scénario, et c’est sans doute ce qui donne autant de maturité à l’histoire. L’amitié qui lit les réalisateurs et l’actrice Leïla Bekhti transparait aussi à travers des rôles qu’on dirait écrit  sur-mesure.
L’idée du film est très simple mais le résultat est « entier ». Pas de facilité scénariste ou d’artifice à l’humour facile, le film est porté par de bons acteurs, une bonne histoire et un projet abouti qui n’avait plus qu’à être filmé.

Sur pellicule c’est donc la vie réelle à laquelle on va donner quelques coups de pouce pour que la routine déraille et que chacune des deux héroïnes vive son expérience avec « tout ce qui brille ».

Lire la suite »

Comments 3 commentaires »

Cette note un peu fourre-tout sur la Corée permettra de donner des conseils en vrac, le genre qui ne font pas un article complet à eux seuls, et qu’on ne sait pas trop où caser.

Argent :

Si vous ne restez pas à Séoul pendant l’ensemble de votre séjour il faudra penser à préparer votre porte monnaie pour le voyage. Car si les distributeurs de cash se multiplient, ils n’acceptent qu’assez rarement la visa ou la mastercard. Il y a même de fortes chances que vous ne trouviez pas de distributeur en dehors des grandes villes. Et même en ville, il faut trouver une « grande banque » (banque nationale ou régionale) pour espérer y trouver un cash-back international. Ces établissements se distinguent par la mention « international change » (parfois écrit en tout petit sur leur devanture, soyez attentif).

L’autre solution consiste à entrer dans le pays avec une forte somme d’argent et d’échanger celle-ci sur place en une ou plusieurs fois. Les grands sites touristiques ont souvent un petit bureau de change à proximité. Mais en dehors de Séoul ou des quartiers commerçants de Busan, je vous recommande de prévoir à l’avance : même si le cout de la vie est bas (pour nous), se retrouver en manque de cash en pleine province peut se révéler désagréable.

Les musées :

Nous n’en avons visité que quelques-uns, mais quelques caractéristiques générales semblent déjà se dégager :

  • Les musées ne coutent généralement pas cher  (2000 ou 3000 won par personne, soit généralement moins de 2€)
  • A l’intérieur les grands panneaux explicatifs sont souvent traduits en anglais mais c’est extrêmement rare que ce soit le cas pour les cartels des objets
  • Les explications sont souvent frustres ou de peu d’intérêt. Si vous avez la possibilité prenez un guide!
  • Les coréens semblent préférer les petites vidéos aux textes pour les explications. Vidéos le plus souvent en coréen, bien sûr. (Oui, c’est normal, mais ça ne nous aide pas.)
  • A notre grande surprise nous avons découvert que les coréens sont très bruyants et indisciplinés dans un musée. C’est vraiment surprenant et peu propice à la concentration

La langue :

Les coréens, au risque de vous surprendre, parlent coréen. Ils ont un alphabet qui leur est propre, le hangûl, qui est facile à apprendre et qui vous permettra une lecture plus facile des panneaux et des menus dans les restaurants. Ceci dit, une bonne moitié de la population (surtout les jeunes et ceux au contact des touristes) parle assez anglais pour vous donner au moins des renseignements de base, et les autres sauront se faire comprendre s’il y en a vraiment besoin. Les marchands, par exemple, sont tous équipés d’une calculette pour vous indiquer rapidement et sans erreur combien coutent les articles qui vous intéressent.

Les coréens manifestent souvent une envie de communiquer avec les européens, même quand ils ne parlent pas anglais. Nous avons déjà eu des conversations de sourds (eux en coréen, nous en anglais puis en français quand nous capitulions) avec des gens qui voulaient absolument nous montrer combien ils étaient contents de nous voir en visite chez eux. Ceux qui parlent anglais sont souvent curieux de vous parler et veulent savoir si vous appréciez votre séjour. Outre le fait que ce sujet de conversation est évident, je crois qu’ils aiment leur pays et sont très heureux qu’on s’intéresse à leur culture. Apprendre quelques mots de base en coréen peut vous aider malgré tout à faire comprendre le plus urgent.

Les guides :

Pour se préparer à la Corée, nous n’avons utilisé que 2 guides.

Le petit futé d’une part (car nous avions besoin d’adresses), et le guide de l’office du tourisme coréen à Paris, parce qu’il était beaucoup plus détaillé en ce qui concerne Séoul.

Pour faire face à un éventuel problème de langue, nous avons aussi pris un guide de dialogue, mais nous ne nous en sommes jamais servi. Ce qui sert par contre c’est l’alphabet coréen. Car en province les hôtels ont beau porter un nom « occidental », les panneaux sont tous en coréen, y compris celui portant le nom de l’hôtel. Savoir déchiffrer l’alphabet nous a ainsi aidé à trouver le « Good Morning Hotel » à Jeonju… On doit pouvoir faire sans, mais c’est quand même appréciable à 23h dans une ville inconnue.

Sachez aussi qu’on peut facilement trouver des cartes dans les gare et les offices du tourisme. Mais, attention aux échelles qui ne sont quasiment jamais justes,  attention aux orientations qui ne sont pas toujours vers le nord, et attention aux noms des rues car les rues n’ont quasiment jamais de plaques. Une fois qu’on sait cela, on s’en sort. Mais dans un premier temps n’hésitez pas à avoir des papiers imprimés avec le nom de vos hôtels et leur adresse, car il est plus simple de montrer aux autochtones les adresses imprimées que de leur montrer sur un plan ou pire… de leur épeler !

Comments Pas de commentaire »

[Depuis peu j’ai accepté d’être testeuse d’adresses pour lastminute.com . Du coup, je vais être un peu plus sérieuse que ces derniers temps et vous parler des restos que j’essaye au lieu de me contenter de bâfrer et de partager les photos des plats que je déguste. ;-) ]

Vendredi soir j’avais donc rendez vous avec une amie au Café de la Paix, place de l’Opéra, à Paris. Pour moi, le Café de la Paix c’est surtout un nom mythique qui fleure bon le Second Empire et l’âge victorien. A l’idée d’y aller, je repensais à tous ces romans d’époque évoquant des personnages romanesques ou réels qui dînaient au Café de la Paix avant d’aller au spectacle ou à l’opéra.

Pardon pour la photo floue :-/

A vrai dire il ne s’agissait pas du même standing, pour notre repas, puisqu’on profitait d’une offre préférentielle pour obtenir le menu dégustation (80€) moins cher en le prépayant (55€).
Mais en arrivant sur place, notre table était réservée et la placeuse savait d’office qui on était en annonçant le nom de la réservation. Ah le service, il n’y a vraiment pas à s’en plaindre : constant, appliqué, présent sans jamais être envahissant. Un vrai plaisir de constater que toutes les grandes brasseries n’ont pas perdu leur éducation.

On a eu le droit à une table qui donnait pile poile sur la place de l’Opéra. Et j’ai eu beau regarder, je n’ai pas trouvé la moindre trace d’usure du décor autour de nous. Ici, le faste historique est toujours présent, entretenu, bien que moins ostentatoire. Autour de nous ça parle japonais, anglais et un peu de russe. Pourtant nous ne somme pas dans une brasserie à touristes, ces gens sont juste venus (comme nous) attirés par le nom de l’établissement et le décorum de la salle bien visible de l’extérieur.

Et c’est sans doute ce qui fait le plus grand charme de cette soirée : le charme d’un lieu historique, la réputation d’une grande maison et un service attentionné qui sait se faire apprécier. D’ailleurs, à aucun moment je ne me suis sentie déjugée par le fait que je venais en profitant d’une « offre spéciale ». La maison a du savoir-vivre.

Quant au repas.
Le menu comprend 4 plats, l’assiette de fromage, le dessert et le café. Pour 55 €, le repas reste un peu cher (puisque les boissons ne sont pas comprises) mais on achète aussi le cadre, le service et la présentation de la cuisine. Car là encore l’équipe sait présenter et mettre l’eau à la bouche.

Seulement voila, il y a un « mais ».
Malgré une grande attention portée aux plats et aux recettes, les préparations ne sont pas toujours généreuses ou équilibrées en saveur.
Par exemple : malgré une très bonne cuisson le chevreau était fade et peu luxuriant en saveurs. Pour le foie gras aussi, je suis au regret d’annoncer qu’il aurait mérité plus de gros sel pour accompagner son goût assez terne.
Quant au dessert… malgré une glace maison délicieuse et un savant assemblage de textures, le goût de café était bien trop envahissant pour qu’on puisse en apprécier les arômes de chocolat qui nous étaient promis ; malgré un vrai travail de pâtisserie, ce détail ternit beaucoup le résultat.

Cependant tous les plats ne méritent pas la critique, car en ce qui concerne le plat de coquilles St Jacques c’était parfait : goûteux, riche et surprenant grâce au potage d’algues proposé en complément ; un très beau mariage d’un plat classique et d’ingrédients nouveaux.

Pour les boissons, la carte des vin ne nous a pas déçues. Et malgré ses 50 €, la bouteille de Pouilly Fuissé qui nous a été servie n’a pas démérité.

Pour Conclure :

A 55 € hors boisson, le repas n’est pas particulièrement donné. Pourtant je suis ravie de ma soirée. Le cadre m’a fait rêver, le service m’a mis dans une ambiance des plus confortables, et cette cuisine à qui je reproche son manque de saveurs reste assez fine par sa présentation et sa diversité.

Pour ceux qui cherchent une soirée différente, les charmes des dorures parisiennes et qui n’ont pas l’exigence d’une très grande cuisine : lancez vous ! Vous ne regretterez pas.

Toutefois si vous êtes avant tout gastronome, je pense qu’il y a d’autres adresses à visiter, à moins que le mythe de l’établissement ne vous intéresse aussi.

  • Café de la paix – 5 Place de l’Opéra 75009 Paris – 01 40 07 36 36
  • Lien pour l’offre préférentielle

Comments 6 commentaires »

La poubelle du coin de la rue laisse percevoir les convictions politique de mon quartier :

Et oui, ceci est une photo d’opinion politique locale.

Mais j’ai vérifié par acquis de conscience : il y avait quand même deux bulletins de la liste adverse dans la poubelle  ;-)

Comments 3 commentaires »

Ce mois ci j’ai fait facile pour le sujet de ma chronique sur Save my Brain, j’ai fait la cynique et l’anti-fashion week ;-)

Je n’ai pas essayé pour vous … la fashion week

Chaque année c’est pareil, les médias nous accablent avec un évènement qui ne dure qu’une semaine mais qui se répercute par ci par là pour, au final, se prolonger indéfiniment. La fashion-week c’est la seule semaine qui dure en fait deux mois et dont on entend parler avant et après.

A vrai dire, ils feraient mieux de trouver un autre nom que « week », parce qu’entre les collections d’été et d’hiver, l’année se divise entre  pré-fashion-weeks, fashion-weeks et post-fashion-weeks.
Alors évidemment, à force d’être assommées à son propos, on finit par s’y intéresser. Même avec notre accoutrement jean/converse/vieux pull, on se met à rêver de tenues haute couture, de peoples, de catwalk et de paparazzis.

Et si vous habitez dans une ville qui héberge l’une de ces semaines de la mode, alors malheur à vous ! Plus question de flâner dans un quartier huppé sous peine d’être assimilée à ces fans de mode qui viennent faire le pied de grue devant les défilés. Et je ne parle pas des accros au «  street  look » qui ne manquent pas de photographier toutes les filles un peu lookées qu’ils croisent. D’autre part, avec notre dégaine de fille normale, on risque surtout de croiser la « fashion police ».

Tiens d’ailleurs, si vous aviez l’habitude de traîner dans des bars un poil branchouilles, il faudra voir à changer de cantine pendant 15 jours. Car une population ô combien frustratrice va envahir vos terres : les mannequins sont de sortie !

Attention, on parle pas de la bonasse qui fait baver votre jules sur le palier d’à coté, mais un vrai troupeau de professionnelles juchées sur 12 cm de talon et assez fines pour faire à elles toutes la largeur de votre cuisse. [...]

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE EN ENTIER

Comments Pas de commentaire »