Les gens ne mesurent pas à quel point il est difficile d’avoir une blogueuse à la maison.
D’abord parce qu’une blogueuse ça a besoin de communiquer, d’échanger, de parler. Alors avec une blogueuse qui travaille à la maison, vous n’imaginez pas la pression… Vous rentrez le soir, et vous devez affronter une fille qui n’a pas pu parler assez dans la journée ; du coup elle se rattrape sur vous. Impossible de rentrer et de trouver une femme aussi fatiguée que vous, prête à vous laisser vous reposer. Sauf quand elle a fait la tournée de conférence de presse. Mais dans ce cas vous retrouvez la maison envahie de sacs et de cadeaux/produits/dossiers de presse…
Mais parfois, il y a de bonnes surprises : elle vous a fait inviter dans une soirée.
En général je me méfie : il s’agit souvent de soirées où on veut mettre à mal ma masculinité : soirées de girlz ou présentation de produits avec buffet tendance… A chaque fois je me demande ce que je fais dans ces soirées entouré uniquement de filles maquillées, habillées, et sans jamais aucun partenaire masculin pour me soustraire à cette horde de nanas.
Mais l’autre jour, enfin, elle avait une soirée qui semblait respirer la testostérone : la soirée Heineken !
Alors là bien : une soirée dans un bar, pour « déguster » des bières. En arrivant sur place j’ai vu une majorité d’homme et je me suis senti à ma place. Bon, ils n’avaient pas pensé au match de foot en arrière-plan, mais j’accepte le compromis.
Mais question virilité de la soirée, ça s’est arrêté là. Tout était dans l’élégance et la finesse… Dégustation de bière à l’aveugle, discussions avec un brasseur expert et échange autour des saveurs de la bière.
Heureusement, il y avait une animation pour faire peur aux filles : ils proposaient de prendre des photos en tablier et chapeau de paille sur fond vert. On rajoutait ensuite le fond qu’on voulait derrière : champs d’orge, culture de houblon… On sentait monter l’appel puissant de la campagne, l’envie de labourer la terre-mère et de se délasser le soir avec la production de l’année précédente… Bref, un peu moins viril qu’une partie de chasse, mais quand même un truc d’homme quoi, je me sentais à ma place.
Malheureusement, je ne devais pas être le seul homme à profiter de cette soirée (enfin) masculine. Les lieux étaient combles.
On a donc filé assez vite (ô bonheur éphémère) mais on nous a remis une bouteille personnalisée qui contenait le breuvage de la soirée : la bière des champs. Une cuvée de bière conçue exclusivement selon les saveurs demandées par les internautes.
Ce n’est pas avec ça que je noierais la féminisation galopante de ma blogueuse, mais j’ai au moins pu profiter de cette soirée pour réaffirmer ma place.
Une recette très simple qui vous permettra de vous débarrasser du chou dont vous ne savez pas quoi faire. Prévoyez le sacrifice de quelques patates et carottes à cette noble cause. Prévoyez aussi de manger pimenté.
Ingrédients : oignons rouges, tomates, carottes, chou, pommes de terre, piments vert. Prévoyez aussi de l’huile, de l’ail et du sel.
Préparation : Émincez les oignons rouges et coupez les tomates en quartiers, les carottes en bâtonnets, le chou en morceaux, les pommes de terre (épluchées) en deux et les piments verts en fines lanières.
Recette :
Faites chauffer l’huile dans une cocotte, et faite-y revenir les oignons émincés quelques minutes.
Ajoutez les tomates, les carottes et l’ail pilé, puis mouillez.
Ajoutez ensuite le chou, les pommes de terre et un peu de sel.
Couvrez d’eau, et laissez cuire une vingtaine de minutes.
A la fin de la cuisson, rajoutez les piments verts pour parfumer.
Comme vous pouvez le constater, c’est une recette très simple, dont le principal attrait est de mettre du piment pour aider le chou à passer. L’autre intérêt étant que ce plat donne plus l’impression de manger des légumes que les autres qu’on nous a fait, et que ça donne bonne conscience quand on prépare un wat de ne pas faire que des plats à base de viandes et de féculents.
[note de la rédaction: je vous parlait du fait que mon chéri écrit parfois sur le blog: voici un très bon exemple que je signale à votre attention. Je vous préviens je concerve un droit de réponse mais comme je me bidonne depuis 10 minute devant son texte, je me tait et vous laisse lire]
C’est un cliché qui a la vie dure : les filles sont les ennemies de la saleté et du bordel, et c’est pour ça qu’elles sont toujours les premières à craquer et à faire le ménage. C’est bien pratique pour leurs copains qui peuvent faire semblant de rien pendant qu’elles rangent, nettoient, frottent, astiquent, font briller, désinfectent… Il ne nous reste qu’à descendre les poubelles pour faire semblant d’avoir participé, et hop le tour est joué.
Du coup, moi je me demande s’il n’y a pas eu erreur à la livraison, je suis content du modèle que j’ai, mais certaines fonctionnalités semblent manquer. Oh, pas la bonne volonté, ça non ! Par exemple, il suffit que je note que depuis trois semaines nous nageons dans les pelures de tong (je vous ai déjà parlé de son chat qui se fait les griffes sur des tongs en mousse ? Ca protège les fauteuils, mais quel bordel ça fout…) et que je sorte l’aspirateur, pour qu’aussitôt elle me l’arrache des mains en poussant des grands cris, en me disant qu’elle va s’en charger, qu’il suffisait de le lui dire, que je n’ai qu’à rester tranquillement assis. Jusque là, à part le fait que j’ai besoin de signaler un bordel pourtant évident, tout va bien, et il serait malvenu de se plaindre. Le truc c’est que quand je jette un oeil ensuite, je constate qu’il reste encore des pelures de tong dans le salon, des cheveux dans la salle de bain et que la cuisine a mystérieusement échappé à l’aspirateur.
Alors bon, vous me direz que je fais la fine bouche. Certes. Mais c’est un problème qui se retrouve souvent : les éponges sont toujours poisseuses quand je veux m’en servir, la vaisselle est posée en vrac, de la façon la moins ergonomique possible et de façon à rendre la vaisselle aussi difficile qu’il se peut, des portions de repas se cachent dans les assiettes du bas de la pile, insidieusement collées à l’assiette qui les couvre pour retomber vicieusement sur le sol quand on les déplace pour les laver, des verres n’ayant contenu que de l’eau baignent dans l’eau grasse qui sert à faire tremper les poeles…
Donc parfois, je me dis que je me suis fait avoir quand même… Et puis parfois j’ai besoin d’une nouvelle étagère dans ma cuisine, et je me souviens soudainement que je n’ai jamais posé une étagère de ma vie. Et là tout s’illumine : la gima est livrée avec sa trousse à outils intégrée, perceuse avec percuteur, chevilles (qui enflent), tournevis, et hargne de roquet quand on s’approche de mon chantier. En fait je sors avec un mec, il suffisait de le savoir. Du coup je comprend mieux pourquoi c’est moi qui récure les chiottes.
Dimanche dernier donc, nous avons dû aller chez une célèbre marque suédoise de meubles en kit pour acheter des étagères ; celle de notre cuisine nous ayant laissé tomber (au sens propre comme au figuré). Le truc, c’est que bien entendu ils n’ont pas de magasins dans Paris. Alors ça n’est pas loin en périphérie, hein, pas plus de 15 mn en voiture… Mais il faut une voiture. Et justement nous on n’en a pas. Cela nous oblige donc à chaque fois à passer par une location de voiture. Heureusement cette fois ci on ne prévoyait pas d’achat de meuble en grosse boite donc on voulait faire sans véhicule. Toutefois, comme on nous a proposé d’essayer de la voiture en libre service on a décidé de tenter le service okigo.
Le service en soi est original et pratique : des voitures sont laissées en « libre-service » dans un certain nombre de points relais. On réserve par internet ou par téléphone jusqu’à 5 minutes avant l’heure de début de location, on paye pour la durée de réservation et la distance parcourue, le prix de l’essence quant à lui est compris.
En application c’est royal, on se croirait presque dans un jeu à cause de la facilité du tout. Il faut évidemment bien estimer le temps pendant lequel on a besoin de la voiture et à partir de là le système est avantageux financièrement et plutôt sympa (on évite notamment la queue interminable chez le loueur de voiture).
Toutefois, pour nous ça a été une cascade de cata et une belle emmerde.
A l’arrivée on passe notre carte sur le pare-brise et la voiture s’ouvre. Nickel on s’installe dans une fiat 500 flambante neuve avec délectation. Seulement à l’intérieur pas d’état des lieux du véhicule ni de carte carburant. Je vais donc au bureau du parking pour demander ces papiers. Il m’y est dit qu’ils n’ont pas ces papiers ci. J’appelle donc le numéro surtaxé pour être sûre de mon coup. Réponse hyper rapide : on me conseille de garder les facturettes d’essence si nécessaire et de leur envoyer. Très pro, très rapide, je suis plutôt contente et je retourne à la voiture.
Là nouvelle surprise, la clef ne tourne pas sur le contact. On essaye chacun notre tour sans succès. Résultat : je sors de la voiture, cherche un endroit où le téléphone capte et je rappelle le service au numéro surtaxé. Je tombe sur une autre personne qui vérifie que notre résa ne s’est pas annulée, et au bout de 5 minutes elle relance toute la manip et me demande d’attendre 2 minutes le temps que l’ordre arrive à la voiture.
On sort de la voiture, on attend 5 minutes pour être sûrs et on retente. Cette fois ci la clef tourne mais le moteur broute sans faire démarrer la voiture. Je commence à voir rouge. Je rappelle et on retente l’opération.
Opération de nouveau plantée, si la procédure fonctionne il semble que c’est la voiture qui elle ne fonctionne pas ! Bref, on rappelle encore une fois et cette fois ci elle me dit qu’elle me rappelle.
Quinze minutes plus tard elle rappelle et tombe sur mon répondeur ; vu qu’on est dans un parking pas étonnant qu’on n’ai pas reçu l’appel. Pendant ce temps on ressort du parking et je la rappelle 10 minutes après son message. Là il est question d’annuler notre résa et de nous envoyer sur un autre parking. Je dis stop et je lui demande la smart qui est à coté de notre voiture initiale. Marché conclu on retarde l’heure de notre résa et on prend la smart.
Résultat des courses au lieu de partir à 11h30 on est partis à midi 20 avec une smart semi automatique. Autrement dit une vrai galère qui flirte avec les nerfs. Je n’oses même pas imaginer le hors-forfait que je vais avoir à cause de leur numéro surtaxé.
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Heureusement pour nous tout s’est très bien passé à partir de là et ce fut finalement une bonne journée, mais j’attends avec énervement ma facture de téléphone pour râler ou non auprès de leur service commercial.
De leur coté okigo nous a envoyé un texto pour nous annoncer qu’il nous offraient une heure de location gratuite (4€ quoi) sur notre prochaine location. Je trouve ça plutôt avare mais comme d’un autre coté on n’avait rien demandé (en prévision de l’arrivée de ma facture de tel) je trouve ça appréciable. Et au final pour 4 heures de location d’une smart ça m’a couté 39,90€ en sachant qu’il y a 9,90€ d’abonnement mensuel (payable uniquement les mois ou l’on utilise le service).
Sinon à coté de ça je peux dire maintenant « moi je suis allé en smart chez ikea » :p
Vu le petit retard que j’ai pris pour écrire cet article, vous avez déjà du entendre pas mal parler de cette BD : Empire USA. La sortie simultanée des deux premiers tomes s’est accompagnée d’un gros buzz et d’opérations street marketing ; un millier d’exemplaires des deux premiers tomes ont été disséminés à Paris par exemple, et d’autres ont été offerts à des blogueurs pour qu’ils en fassent la critique.
Moi qui adore la BD, il était évident que ça allait m’intéresser, je me suis donc prêtée au jeu, et j’ai accepté de livrer ma critique de ces deux premiers tomes. Il faut dire aussi que l’affiche est plaisante : un scénariste et cinq dessinateurs, tous connus (Desberg au scenario, Griffo, Alain Mounier, Henri Reculé, Daniel Koller et Marini au dessin), qui travaillent ensemble sur une histoire en 6 tomes qui sort sur une période de 3 mois à peine, les deux premiers tomes sortant simultanément. Outre le côté plaisant de la sortie rapide, j’aime bien les projets participatifs dans ce genre.
Pour le scénario, comme on a beaucoup pu le lire sur le net, c’est une histoire basée sur le modèle de 24h chrono : une bombe chimique va exploser sur le territoire américain. Un seul homme pourrait sauver les Etats-Unis, mais il est seul, abandonné de ses chefs, et sur le point de se suicider. Jusqu’ici c’est classique mais il reste encore la place de faire quelque chose de bien.
Seulement voilà, on a un peu l’impression que tous ces auteurs ont répondu à une commande, et ne sont pas senti inspirés par l’histoire. Les dessins de Griffo sur le premier tome et Mounier sur le second sont assez plats et inexpressifs. A l’exception de quelques beaux plans sur lesquels on s’attarde, ils sont souvent incapables d’accrocher le regard.
Alors bien sûr ce sont d’autres qui dessineront la suite, mais pour une première accroche c’est quand même un échec. Ensuite c’est vrai que je ne suis pas une fan des dessins de type réaliste en général, cette information est donc à modérer en fonction de ça.
Mais le truc, c’est que voilà… Quand je n’aime pas un dessin, il faut que je me force à l’apprécier si j’espère aimer l’histoire, comme ça j’arrive à m’habituer au style graphique si le reste est à la hauteur. Or ici, comme le dit mon copain (bien plus connaisseur en bédé que moi) l’histoire est assez attendue, les dialogues sont pauvres, les archétypes pleuvent… Autant dans la série 24h, l’absence de réel scénario établi à l’avance et les convenances de l’histoire passaient bien grâce au suspense et à l’ignorance dans laquelle on nous tenait, autant cette BD ne réussit pas à recréer cette ambiance, et il faut attendre péniblement la moitié du tome 2 pour enfin accrocher à certains rebondissements (qui pour la peine rappellent la series « heroes »).
Donc pour moi l’expérience de cette bédé est moyenne, le chéri bédéphage à un avis plus tranché puisqu’il le dit lui même « à l’exception de Marini, je n’avais encore lu aucun ouvrage des auteurs participants à ce projet, et là je suis assez refroidi par l’expérience pour hésiter à voir ce qu’ils ont pu faire d’autre. Si l’idée du projet me plaisait, ainsi que le mode de communication, j’ai vraiment été déçu par cette BD« .
Maintenant c’est une bédé que je vois très très bien en bibliothèque (allez savoir pourquoi) sans doute parce que c’est une bédé pas déplaisante à lire mais qu’il ne viendrait pas à l’idée d’acheter.
Nous sommes donc sortis de Djibouti ville, et avons pu visiter un peu le pays. Déjà rien que de quitter la capitale c’est tout une expédition : d’abord on vérifie qu’on a bien deux roues de secours et un jerrycan d’essence plein, des fois qu’on tombe en panne dans le désert. Ensuite, pour les mêmes raisons, on prévoit une demi-douzaine de bouteilles d’eau pour notre consommation personnelle, et le triple à distribuer aux assoiffés qu’on verra réclamer au bord des routes ; quand on vous dit que c’est un pays sec… Et enfin le détail qui rassure : on passe donner notre itinéraire et nos temps de trajets prévisionnels à la légion étrangère, pour faciliter les recherches en cas de disparition…
Comme je disais donc, on s’arrête régulièrement au bord de la route donner une bouteille d’eau à un pauvre hère qui mène son troupeau de chèvres dans le désert et n’a pas de source ou de puit à des kilomètres à la ronde. Parce que Djibouti, malgré sa petitesse, présente une grande variétés de… déserts. Enfin façon de parler ; ce sont souvent des zones très arides et semi désertiques, mais les chèvres et les dromadaires y survivent, les humains aussi mais ils trichent puisqu’on les ravitaille en 4×4…
Dans ce qu’on a vu, il y a déjà le type de désert qu’on trouve autour de la capitale : de la poussière jaune, des acacias, et quelques arbustes maigrichons qui ne sont pas assez nombreux pour prétendre se disputer l’espace. Ils seraient trop faibles pour ça de toutes façons.
Ensuite on trouve la version terre rouge, sans doute une terre ferreuse, mais pas suffisamment pour qu’on trouve des mines exploitables. Là encore des acacias et des arbustes tentent de faire croire à un début de colonisation, mais le manque d’eau se fait sentir.
Après ça on croise des montagnes pelées, aux couleurs variant de l’orange au violet, sur lesquels se dressent quelques arbres qui soulignent plus la calvitie qu’ils ne la cachent.
Enfin il y a le pire de tous : le désert volcanique. Les montagnes sont des blocs de basalte brut qui sortent de la terre, ils sont encore vaguement recouvert d’une végétation timide par endroits, mais ce qui fait peur ce sont les creux : des scories, de la pierre ponce, des arêtes déchiquetées de basalte, et pas une trace de couleur : tout est désespérément noir. Avec la chaleur qui règne, ça donne un avant goût de l’enfer… Les pentes des montagnes permettent quand même de voir un phénomène amusant : les rigoles creusées par l’eau lors des rares périodes de pluie (que nous n’avons pas connues) sont remplies de buissons à fleurs jaunes qui forment des veines colorées sur les flancs de la montagne noire… à voir.
Mais à force de faire le tour du pays, on a fini par trouver des endroits verdoyants (enfin pour la région) du côté de la forêt de Dai. On était tellement surpris de voir des vrais arbres que le terme forêt ne nous a même pas choqués pour des touffes d’arbres groupés cinq par cinq… Enfin au moins leur système de culture en terrasse est efficace.
Un seul truc m’a chiffonné là bas… Pourquoi mettent-il du curry sur leurs arbres ?
On est enfin sorti de Djibouti ville ! On est parti pour trois jours de route, à la découverte du pays. Première escale : le lac Assal.
Il faut savoir que la faille qui sépare lentement l’Afrique de l’Asie passe par la mer rouge, et impacte donc fortement le paysage djiboutien. On a donc de grandes crevasses et des volcans éteints dans le pays, mais aussi un bras de mer qui a été séparé de la mer rouge : le lac Assal. Asséché petit à petit, il est devenu une ressource naturelle de sel pour tout le pays puisque l’eau s’évapore et le sel reste.
la fameuse faille
Déjà à son approche on a le temps de le voir se dévoiler petit à petit : le paysage crevassé et chaotique offre de nombreux points de vue sur le lac. Points de vue d’ailleurs occupés par des marchands de cristaux et de pierres ponces taillées à l’inventaire varié : dromadaire, cendrier, voiture, téléphone portable, tout y passe.
De loin, quand on regarde le lac, on croit voir une plage de sable blanc, et l’eau est d’un bleu turquoise digne d’un lagon polynésien.
Une fois arrivé sur place, l’impression est très différente : on se croirait sur la banquise : le sel s’étend à plat sur une très large surface, blanc, aveuglant, crissant sous le pied… Quelques détails nous ramènent cependant à la réalité : sur la banquise on n’est pas entouré de montagnes, on n’est pas à 140 mètres sous le niveau de la mer (photo à l’appui :p), il n’y a pas de marchands de souvenirs, et surtout … il ne fait pas 42°c… La réverbération ça fait mal !
Près de l’eau le sel prend des drôles de forme en choux-fleur, comme le calcaire dans les gouffres. On peut aussi trouver des petites billes de sel (qui prennent leur forme sous l’action de bactéries, beurk) que les locaux ramassent et revendent, ainsi que des objets divers qu’ils laissent tremper dans le lac pour qu’ils se recouvrent de sel ; mention spéciale aux cornes de gazelle en sel.
Le manque d’eau douce est assez cruel dans le pays, au point qu’on a réussi à obtenir le troc d’une demi douzaine de bouteille d’eau contre un sachet de billes de sel et quelques cristaux, la classe…
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D.M.B est un blog de Lifestyle, alimenté au jour le jour. Vous y trouverez principalement des billets sur la culture, les voyages, des anecdotes sur la vie d'aujourd'hui ainsi que tout et n'importe quoi...
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