Il faut que je vous parle d’un projet artistique qui est aussi une chouette expérience à vivre. Une expérience à laquelle vous êtes tous invités, parce que le LOL Project est universel et ouvert à tous.
L’expérience a débuté en septembre 2009 sur le projet de capturer le rire et les sourires dans leur expression la plus juste : lorsqu’on lâche prise et que ne s’exprime que le fou rire. Pas de retenue, ni de faux semblants. Dans cette première étape, il s’agissait de réaliser une collection de fous rires d’anonymes.
Mais, depuis septembre 2010 les choses se sont accélérées. Le projet a pris pied sur Facebook et l’expérience s’amplifie. Il suffit de s’inscrire au groupe, annoncer par mail que l’on est volontaire et, un jour, une proposition tombe dans votre boite mail.
J’ai découvert le projet sur le profil d’amis blogueurs. Et ça m’a intrigué, je me suis dit que si un grand roux pouvait faire ça alors je pouvais bien y arriver, du coup je me suis inscrite et on m’a rappelé. Date fixée avec 15 jours d’avance.
Sur place on m’a demandé de signer le droit à l’image et j’entre dans le studio. Un assistant, un photographe et un appareil. En route pour le grand saut.
On discute en essayant de se détendre mais l’expérience a déjà débuté. On s’étonne de se voir rire aussi facilement.
En quinze minutes tout est dans la boite. Mais surtout, on vient de vivre 15 minutes délirantes où s’entrechoquent la surprise, l’angoisse, le rire, la découverte et finalement … un grand moment de LOL. Car il n’y a pas à mégoter là dessus : les LOL artistes savent vraiment s’y prendre pour vous faire rire !
Trois jours plus tard les photos sont sur le facebook, et libre à vous de transmettre votre LOL à vos proches. J’ai beau ne pas aimer les séances photos, j’ai adoré celle ci.
Alors si le cœur vous en dit, rendez vous sur la page facebook du LOL project. A noter qu’il existe aussi des vidéos LOL car certains fous rires rendent mieux en étant animés que fixés sur la pellicule.
Le mois dernier j’étais invitée au concert découverte du groupe 1973. Par quelques hasards malheureux je n’ai pas pu m’y rendre. Par contre, on m’a envoyé le cd. Et j’en suis vrai-ment ravie !
Car s’il y a une chose à dire à propos de l’album bye bye cellphone c’est juste : « j’adore » !
C’est modeste, bien balancé, joliment arrangé. Pas cliché et pas rejoué. Ça rappelle les Beatles par le coté pop de certains morceaux et les effets de chœur. Mais il y a ce quelque chose de plus doux et de plus enjoué.
C’est frais, c’est devenue ma BO officielle de cette fin de printemps. Ma cure détente de fin de journée.
Si vous ne connaissez pas, je vous encourage à découvrir.
Dans la catégorie film « français » la bande annonce résume souvent le meilleur du film. Et si l’histoire tourne autour de deux filles charmantes qui rigolent et qui pleurent, on doit s’attendre à de la « comédie » romantique bien propre sur elle.
Heureusement, on sait aussi sortir de ces clichés commerciaux et produire des « films de filles » qui n’en sont pas.
L’autre soir j’ai été invité à voir « Tout ce qui brille » en compagnie des réalisateurs et actrices du film.
Malgré une bande annonce prometteuse, je craignais un film légèrement moralisateur et manichéen, tourné sur fond de vicissitude économique et d’histoire d’amitié. Mais il n’en est rien.
« Tout ce qui brille » est un film qui tourne autour de l’amitié et des différences sociales, mais le regard du spectateur ne s’y attachera guère. C’est avant tout la valse de personnages et des caractères qui se relayent avec rythme et équilibre.
On a beau suivre 2 personnes, on en approche beaucoup plus, et ce sont finalement les vies de ces multiples personnages qui se plient au regard d’une salle contente d’être là.
Parce qu’on a beau dire, le public d’une avant première ce n’est pas un public « acquis ». C’est souvent des gens qui viennent là parce qu’on les a invité, qu’ils sont curieux ou qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Or, quand toute la salle applaudie et ressort satisfaite c’est qu’on a affaire à un film bien construit avec une bonne dose de charme.
Finalement, si on repense au film, il ne s’y passe pas grand chose.
Il n’y quasiment pas de péripéties et les personnages sont très vite introduits. Pourtant on se laisse porter pendant 1h40 sans même sans rendre compte.
Les réalisateurs (Géraldine Nakache, Hervé Mimran) ont mis 2 ans et demi à écrire le scénario, et c’est sans doute ce qui donne autant de maturité à l’histoire. L’amitié qui lit les réalisateurs et l’actrice Leïla Bekhti transparait aussi à travers des rôles qu’on dirait écrit sur-mesure.
L’idée du film est très simple mais le résultat est « entier ». Pas de facilité scénariste ou d’artifice à l’humour facile, le film est porté par de bons acteurs, une bonne histoire et un projet abouti qui n’avait plus qu’à être filmé.
Sur pellicule c’est donc la vie réelle à laquelle on va donner quelques coups de pouce pour que la routine déraille et que chacune des deux héroïnes vive son expérience avec « tout ce qui brille ».
Chez moi, j’ai la chance d’avoir plusieurs jours de marché. A vrai dire je peux même faire le marché 5 jours sur 7 mais le mercredi est le jour dédié aux « Vieux Papiers » ; un marché où ne s’échangent que des livres anciens, de la bédé, des cartes postales et quelques autre objets défraichis.
En général j’y croise surtout du retraité et du bouquiniste en goguette. C’est drôle car ce marché me donne l’impression d’être dans une bulle immobile (et poussiéreuse ?) au milieu de l’agitation constante de la vie parisienne. Du coup j’y passe souvent, sans réelle motivation d’achat mais plutôt pour le plaisir d’y fouiner et de m’occuper.
Parmi les vieux bouquins, mes thèmes préférés sont les manuels de cuisine et les « guides » en tout genre. Le Vademecum de la ménagère étant sans aucun doute l’un de mes titres préférés. L’autre semaine, en fouillant ainsi dans les guides et usages, je suis tombée sur un titre complètement anachronique et… rudement intéressant : « le guide du nouveau savoir vivre« .
Appâtée je fus, et après avoir feuilleté quelques page j’ai payé 2€ pour ramener ce vieux bouquin à la maison. Et depuis, c’est l’extase ! Derrière ce titre un peu pompeux se cache un manuel de politesse écrit au tout début des années 70 avec pour vocation de ré-insuffler des « manières » aux modernes qui souhaitent conserver des valeurs de tact et de savoir vivre.
J’adooore le coté complètement désuet (et pourtant non dénué de bon sens) de ces leçons de vie.
L’art de la rédaction d’une lettre, d’une correspondance professionnelle, d’une carte de visite, etc… Tout ça est passé de mode et pourtant c’est si rétro et plein de poésie ! D’ailleurs l’auteur a parfois un ton un sens de l’humour lui aussi passé de mode mais pourtant non dénué de saveur.
Petits extrait pour le plaisir des yeux :
Le tact c’est la surdité, la cécité, l’amnésie volontaire. Corolaire : c’est avoir du tact, avec quelqu’un qui n’a pas de tact, que de n’en montrer aucun.
Le mauvais gout n’est gênant (mais alors il l’est terriblement) que dans les plaisanteries, les allusions, la discussion. Il se définit alors, par antithèse en quelque sorte, comme l’art de joindre l’inutile au désagréable.
Constat de l’usage du téléphone : Lorsque deux femmes se téléphonent, la conversation comporte deux parties de longueur inégale : la première, la plus courte, qui commence par « bonjour » ; la seconde, de beaucoup plus longue, qui commence par « bon, alors au revoir ! »
Bref, ce livre est un amas de constats de mœurs, de règles de bonne conduite, de conseils en usage et de petit mots d’humour surprenants.
Il y a aussi tout un chapitre sur l’art de se faire des relations intéressantes. Une partie assez surprenante, mais dont les détails sont rudement intéressant. Notamment dans les conseils sur la rédaction d’une lettre de condoléances, l’auteur énonce une évidence qui n’a pas manqué de me faire hurler de rire :
« Mais ce n’est là que la technique, indiquée pour servir de cadre. A l’intérieur de ce cadre, laissez libre cours à votre spontanéité, à votre naturel, même avec quelques maladresses. Soignez surtout le deuxième élément, auquel, nécessairement, vous donnez un tour personnel : l’évocation de quelque trait éloquent, l’énumération exhaustive des qualités du défunt, le tout saupoudré de ce qu’il faut d’outrance en de pareilles circonstance ; et avec cela, on se fait, sur la mémoire du mort, des amis pour la vie.«
Hier matin j’étais invitée à une projection de documentaire en avant première, ça se passait chez France télévision et cela traitait des dérives de la télé réalité. Étant plutôt friande de sujets de société, je me suis portée volontaire. Je m’attendais à un truc assez gentil sur la peopolisation de la société et de l’influence du petit écran sur nos comportements.
Et bien je l’ai eu dans l’os : s’il s’agit bien d’un documentaire sur l’influence de la télé il fut surtout question de l’autorité et de la caution morale de la télévision. Je suis sortie de là soufflée et ravie de voir ce niveau de documentaire programmé en prime time sur une chaine publique. Les enquêtes poussées et sérieuses me semblaient jusqu’à présent encore réservées à des chaines câblées ou à ARTE.
Le documentaire se fait en deux parties. La première relate une expérience de psychologie appliquée sous la forme d’un jeu de télévision. Plus exactement c’est l’expérience de Milgram transformée pour être adapté au contexte télévisuel. Une très bonne expérience sociologique ancrée sur un horrible scénario de jeu télé.
Le pitch :
Et si la mort en direct devenait un divertissement ? les dérives de la télé-réalité sont graves.Violences, tortures, humiliations dominent les programme dans le monde entier. La télévision détient elle un pouvoir spécial ? Dans les années 60, une expérience psychosociale prouvait que 62% des individus administraient des choc électriques extrême en obéissant aux ordres d’un scientifique. L’équipe de Christophe Nick a transposé cette expérience à l’univers des jeux télé. 80 français, un jeu aux règles abjectes. Vont ils se soumettre aux ordres de Tania Young qui exige qu’ils infligent des chocs électriques à un inconnu. Qui va se soumettre ? Combien oseront désobéir ? Une expérience extrême et une réflexion profonde sur le rôle de la télé d’aujourd’hui.
La présentation vidéo :
Je n’ai malheureusement pas pu rester pour la seconde partie du reportage et du débat. Mais pour la peine j’ai hâte de voir le documentaire en entier. Car le programme est exemplaire. On présente le projet, on montre quelques résultats puis on procède à l’analyse des faits avant de donner des avis expliquant les résultats hallucinants qu’ont obtenu les scientifiques. C’est rigoureux et pourtant pas soporifique. Il y a certes quelques longueurs mais qui sont nécessaires à rendre ce qu’ont vécu les faux-candidats.
La synthèse est d’autant plus « violente » que l’expérience démontre que la télé dépasse désormais l’emprise qu’avaient autrefois la religion ou l’autorité fasciste lorsqu’elle choisit d’utiliser son autorité. Un objet qui n’existait pas il y a 50 ans a assis une domination morale et sociale dont n’aurait jamais rêvé un dictateur.
Puisque les français regardent en moyenne le petit écran 3h30 par jour (et ce depuis l’âge de 5 ans), leur société s’est pétrie des valeurs télévisuelles qui ont pris un virage extrême avec l’apparition de la télé réalité. Car, là où régnait avant la démonstration et l’information, ont pris place des émissions qui démontrent qu’il faut vaincre, voire humilier l’adversaire si on souhaite gagner. Des valeurs morales qui ne passeraient pas hors du contexte « émission » mais qui sont rendues légitimes par un simple plateau de jeu télévisé !
Il faut se rendre compte que dans cette fausse-émission, 50% des cobaye ont obéit sans jamais contester, bien qu’ils s’agisse d’électrocuter quelqu’un ! Et la parole de fin, exprimée par Jean Léon Beauvois (chercheur en psychologie sociale), fait elle même office d’électrochoc :
« 80% des gens normaux se sont comportés en tortionnaire, ce qui reflète un pouvoir acquis par les télé qui est terrifiant. Avant il y avait la masse des fidèles, des travailleurs ou des soldats. Maintenant il y a la masse des téléspectateurs parce qu’ils ont été pétris par les mêmes talkshows et que cette influence est un totalitarisme. »
(Ce n’est pas la citation exacte mais presque, je l’ai notée dans le noir )
L’image de gauche vient du film « L’autre fille Boleyn » où Nathalie Portman incarne Anne Boleyn, maitresse d’Henri VIII.
L’image de droite est une photo officielle du personnage de Betty dans la série « Ugly Betty »
Nan mais sans rire… y a que moi qui remarque ce genre de détail?
Entre les deux, le même collier. Pour l’une c’est un accessoire le temps de quelques scènes, pour l’autre c’est un accessoire qui dure depuis 4 saisons et incarne un objet offert par feu la mère de Betty.
A la fin de l’année dernière j’étais à la recherche d’un livre un peu original pour faire un cadeau. Babélio m’a proposé de me faire lire « 101 choses que vous devez savoir … ou pas« , un ouvrage ludique de Richard Horne et Tracey Turne. Or à le parcourir on prend vite la mesure de son héritage anglo-saxon.
Je sais que c’est caricaturer les choses de les résumer ainsi, mais les anglo-saxons sont beaucoup libéraux que nous dans la conception d’un livre. Les maquettes sont plus libres et dynamiques, allant parfois jusqu’à perdre les propos dans un fouillis d’informations. Et c’est malheureusement le cas pour ce titre : il devient trop complet, trop fouillis et l’on perdrais presque l’envie de le lire.
Pourtant, c’est une mine d’informations plus ou moins rigolote mais toujours scientifiquement exactes. A compulser en dilettante c’est rafraîchissant, mais à lire d’un bout à l’autre c’est impossible car tout est trop compact.
A chaque thème il y a une page d’informations et une autre d’applications ludiques. L’usage est simple, on lis, on réfléchis, et à chaque fois qu’on pense avoir acquis le propos on colle une étoile. Ce pourrait être un cahier de vacances pour adulte mais cela ne l’est pas, c’est plutôt un pot de culture-confiture à déguster au fil du temps selon la dose qu’on a envie de déguster … pour la ré étaler plus tard dans une soirée.
Par contre je trouve que c’est une bonne idée de « petit cadeau ludique ».
« 101 choses que vous devez savoir … ou pas »
Richard Horne et Tracey Turner – Editions Firts
Prix: 12,90 €
Isbn: 9782754014403
Quatrième de couverture :
L’heure est enfin venue. L’heure de reconsidérer ces » vérités » que nous tenons pour évidentes, mais qui au fond ne le sont pas. De lever le voile sur ces mystères qui nous entourent : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Un cafard peut-il vraiment survivre sans sa tête ? Ca sert à quoi, les ongles ? Comment les avions font-ils pour voler sans se crasher (le plus souvent) ? Toutes les réponses à ces questions existentielles sont ici, et bien plus encore… Echauffez-vous les neurones et ouvrez tout grand votre appétit de savoir. Attention : risque de surchauffe cérébrale !
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