Archives pour la catégorie “Société et économie”
Dernièrement j’ai importé mon carnet d’adresse sur LinkedIn. L’un des principaux site de réseau professionnel.
Au début je l’ai fait juste comme ça, parce que je n’arrivais pas à retrouver certains de mes contacts. Or, sur ces 1600 mails, vous vous doutez bien qu’il y avait des gens que j’avais complètement oublié. Et c’est ainsi que j’ai vu exploser le nombre de personnes en relation avec mon profil.
Mais surtout, que j’ai découvert les métiers de mes contacts. Or, à mesure que les gens acceptaient mon invitation, je consultais leur fiche à mon tour. Et c’est devenu très intéressant.
Je n’avais jamais mesuré l’importance de mon réseau pro. A force d’accumuler des contacts, on ne fait plus attention à qui-fait-quoi. Et, en rectifiant ce tir, j’ai découvert une véritable mine d’or.
Moi qui cherchais l’autre jour un traducteur professionnel, j’en avais 4 dans mes contacts. Pareil pour les photographes et les RH en cabinets de placement. Et je ne vous parle pas comptables, avocats, journalistes et web-agency !
A ignorer ce réseau, je mériterais bien quelques baffes. Pas pour l’avoir oublié, mais pour ne pas l’avoir mis en action plus tôt. Car avoir un réseau c’est déjà une belle chose, mais si on sait l’utiliser, celui ci devient un atout certain dans le contexte professionnel !
Et depuis quinze jours, ça a accéléré mes démarches professionnelles à la vitesse grand V. Alors, qu’attendez vous ? Ça marche aussi sur Viadéo !
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On avait senti venir le coup avec l’arrivée de la présidence blingbling, mais on a voulu croire que ça s’arrêterait aux apparences. Or, depuis cet été (je sais, je minore) c’est florilège. Les plus hautes fonctions de l’Etat semblent ne plus savoir ce qu’est la politique et confondent allègrement démocratie et démagogie.
Le thème du sécuritaire leur fait désormais perdre la tête. Et vas-y que j’accuse les gens en caravane à la sauce « c’est eux les vilains ». Et si on nous dit que c’est la faute de l’état alors, on répondra « c’est la faute des maires qui veulent pas acheter de caméras de surveillance »2.
Mais franchement, on en est où là ?
Personne ne leur a dit que les ministères sont censés être au-dessus de la « sagesse populaire » ?
Un homme d’état ça doit réfléchir, peser le pour et le contre (c’est pour ça qu’on leur paye des conseillers) et trancher pour le bien commun. Mais là, avec leurs déclarations spontanées et la presse qui leur assure le suivi, on va-t-on ?

L’exécutif ce n’est pas secret story, et ce serais bien que le législatif ne confonde pas avec la star academy !
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Le matin des élections rien ne vaut un bon petit déjeuner pour trouver la force de faire des choix et de contenter ses convictions.

On votera peut être pas écologiste, ou peut être que si, mais en tout cas on aura pas attendu que quelqu’un nous dise qu’il faut recycler les déchets pour s’y mettre.
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Bien qu’étant une très grande consommatrice de produits bio et éco-conçus, je n’ai jamais fait le lien entre certaines marques et leur région d’origine. Après ce week-end à la rencontre des acteurs de l’économie bio en Ardèche, j’ai pris conscience que ceci est à la fois une affaire de terroir et de volonté individuelle de s’impliquer. Ainsi, si l’Ardèche est un département aussi impliqué dans l’économie verte, cela tient à son contexte environnemental préservé d’une part, et à l’impact qu’a celui-ci sur les entrepreneurs locaux.
Certaines marques locales ont plus de 15 ans d’existence et sont à l’origine d’innovations qui nous paraissent allant de soit, comme la holding Euro Nat (qui sert d’exemple régional) qui est à l’origine de l’introduction du quinoa en Europe (par sa filial Priméal). D’autres sociétés locales se sont orientées vers le bio car leur petite taille les oblige à se démarquer vers une qualité qu’ils n’entrevoient que dans le bio (le panier du maraîcher par exemple qui se voit récompenser aujourd’hui par une distribution dans les épiceries fines de la capitale).

Présentation de la marque ardéchoise « le panier maraîcher »
Cette implication dans la préservation et l’utilisation des ressources naturelles est d’ailleurs tangible à toutes les échelles humaines du département. Ainsi c’est en Ardèche qu’on retrouve les premiers projets aboutis d’habitations particulières en éco-construction (à la fin des années 80). Les collectivités territoriales sont aussi parmi les plus impliquées dans les équipements collectifs responsables (chauffages collectif aux bois et géothermie).
Mais ces implications de l’agriculture et du business bio ne seraient rien s’il n’y avait pas derrière des histoires humaines qui mêlent la réussite économique et humaine.
J’ai été particulièrement séduite par la success story de la créatrice d’Anakae (site). Une ancienne régisseuse télé qui décide de couper court à sa carrière trépidante pour recentrer sa vie sur une existence en accord avec ses dispositions et ses attentes. En conjuguant son goût pour les cosmétiques et le rythme tranquille de la vie à la campagne elle s’est lancée. Et aujourd’hui elle est à la tête d’une petite entreprise de cosmétiques au lait d’ânesse qui mêle le respect de la vie animal, du rythme de vie ardéchoise et la production de produit bio de très grande qualité. La reconnaissance est là puisque sa gamme se démarque du marché actuel avec une très forte teneur en lait et une proportion d’ingrédients bio bien plus élevée que chez la concurrence. D’ailleurs j’ai tellement accroché que je suis repartie avec des produits
Il y a un autre trait de caractère que je trouve très attachant chez les producteurs bio que nous avons rencontré lors de ce week-end, car si le bio est le caractère qui les rapproche, ils sont surtout nombreux à replacer l’échelle humaine au centre de leur entreprise. En rencontrant les vignerons du domaine des Miquettes, c’était d’autant plus visible qu’ils ont créé une association loi 1901 pour permettre à chaque adhérent de découvrir la vie d’un domaine, la récolte à la main et la pressure à l’ancienne. Pour ne pas céder au « business », pour partager, pour profiter et pour s’apporter les uns aux autres.
 
Paul Esteve du Domaine des Miquettes et Karine Gambier d’Anakae sont des personnalités qui savent faire s’intéresser à leurs produits par leur éthique et leur façon de voir les choses (comme si les produits ne se suffisaient pas à eux mêmes)
En somme, si l’Ardèche est un département modèle dans l’économie verte, c’est avant tout parce que le pragmatisme local a permis de ne pas s’oublier dans le développement. Et si la réussite est là aujourd’hui, c’est parce que la sincérité des engagements a permis de conserver l’authenticité dont le public est aujourd’hui demandeur.
Crédit photo (de tout l’article) : Christophe Gressin
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Le 19 janvier, le monde a publié un très chouette article sur les produits laitiers et les risques/avantages liés à leur consommation. Un bon article qui présente les points de vue de chacun des partis en synthétisant le contexte, les débats, les arguments et les partis en présence.
Étant intolérante au lactose et très à cheval sur les discours hygiéno-consumériste des lobby laitiers, j’ai pris un grand plaisir à voir publier dans la presse nationale une synthèse de ce problème pourtant d’intérêt public. J’ai bondi aux arguments pro-laitier comme on en lit et relit jusqu’à l’intox :
Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande trois produits laitiers (yaourts, fromages blancs, fromages… et lait) par jour. « En dehors de l’allergie aux protéines de lait de vache et de l’intolérance au lactose, il n’y a aucune preuve scientifique que les produits laitiers soient liés à des pathologies. Au contraire, les pédiatres, la Haute Autorité de santé (HAS), l’Académie de médecine… mettent en avant les bienfaits du lait », souligne Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel). « Consommer des produits laitiers diminuerait les risques de cancer du colon, de diabète de type 2, d’hypertension, de syndrome métabolique », ajoute-t-elle.
Face à cette baisse de consommation, plusieurs médecins, dont Jean-Michel Lecerf, nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille, « craignent des carences en calcium, indispensable pour la croissance des enfants et des adolescents, et utile contre l’ostéoporose… »
Mais d’où vient cette idée qu’il faut nécessairement des produits laitiers pour faire le plein de calcium (en dehors des discours hygiénistes post seconde guerre mondiale) ? Il y a autant de calcium dans une figue sèche que dans un yaourt. De plus, une trop grande consommation de calcium ne sert à rien puisqu’on ne peut assimiler qu’une dose donnée de calcium chaque jour, et on soupçonne la surconsommation de hâter l’ostéoporose.
Le livre cité dans l’article « Thierry Souccar : Lait, mensonges et propagande « , je l’ai lu. C’est le premier à avoir présenté le rôle économique des discours de sainteté des produits laitiers et à en avoir restitué l’histoire et le contexte.
Mais c’est loin d’être celui qui éclaire au mieux les avantages de la non-consommation laitière : un peu trop polémique, il pêche par excès de zèle. D’ailleurs, à propos de livres qui vont dans l’excès, il existe aussi « Qui à peur du grand méchant lait« , ouvrage qui traite spécifiquement de la relation supposée Lait/Allergies.

Entendons nous bien : je suis intolérante au lactose mais ça ne n’empêche pas de consommer des yaourts, j’adore ça d’ailleurs ! Mais je consomme beaucoup plus modérément que ce qu’on ne cesse de nous conseiller. Le mieux étant souvent l’ennemi du bien, je préfère m’autoriser un yaourt de temps en temps plutôt que de me gaver de lait fermenté sous crainte de manquer de calcium ou, à défaut, de me passer complètement de l’intérêt du lait fermenté sur des intestins un peu trop rétifs.
Le livre qui m’a vraiment satisfaite quant à la question du lait et des autres produits laitiers c’est plutôt « Soyons moins lait » de Nicolas Le Berre et Hervé Queinnec (ISBN : 978-2-914717-79-3).
On y retrouve une très belle introduction aux problèmes de santé inhérents (ou soupçonnés) à la consommation laitière. Mais aussi des exemples, des suggestions, des recettes, etc.
D’ailleurs cela se couple à certains témoignages de l’article du Monde :
« Il ne s’agit pas de proscrire le lait, explique Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, mais il est désormais certain qu’il n’existe aucune preuve scientifique pour affirmer qu’il faut consommer 3 à 4 laitages par jour. Les produits laitiers posent aujourd’hui de nombreux problèmes de santé publique. Il y a de plus en plus d’allergies aux protéines du lait de vache. De plus, près de la moitié de la population ne digère pas bien le lait. Je préconise plutôt le lait de chèvre ou de brebis. »
[...]
Le neurologue Bernard Aranda observe que « 80 % de (ses) patients atteints de migraines ou de céphalées voient leurs maux disparaître ou s’atténuer fortement en moins d’un mois après avoir arrêté le lait de vache et ses dérivés, à l’exception du beurre et du fromage. Et il semble que les réactions au lait sont encore plus nettes après une période d’arrêt prolongé. » Le cas du lait reste complexe. Comme pour tout aliment, la question cruciale étant de savoir si le bénéfice d’ensemble l’emporte sur les effets nocifs.
Bref, l’article de Laure Belot et Pascale Santi n’apporte pas de solutions et ne tranche pas. A mon gout il est même un peu trop ligth dans les solutions que suggèrent les médecins interrogés. Mais il a l’intérêt évident de mettre en avant un problème trop souvent ignoré en France.
Et si vous avez le temps, je vous conseille vraiment la lecture de « soyons moins lait » car il fait le tour de la question d’un point de vue physiologique et médical en traitant de la question du lait chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte. Pour ce que ça vaut : j’ai rarement eu l’impression d’employer 14,50€ de façon aussi intéréssante.
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Publié par Mlle Gima dans Société et économie, tags: 20 juillet 1969, amstrong, budget, complot, conquete, espace, histoire, NASA, question, spaciale
C’est pas arrivé tout seul non plus, avant ça il y a envoyé des bouts de métal qui font bip-bip, un chien et d’autres hommes dont la gloire fut de partir, faire le tour de la terre et de revenir vivant.

A l’époque le monde se comprenait en Est vs Ouest. L’Est se gargarisait d’un bout de métal qui passe 6 fois par jour au dessus des USA, tandis que l’Ouest prenait comme une insulte que des communistes aient envoyé un homme dans l’espace. Tiens, d’ailleurs pour ceux qui l’ignorent Amstrong et ses copains ont été envoyés sur la Lune par ordre de Kennedy (décédé au moment où ça c’est fait) parce que les Etats-Unis d’Amérique ne supportaient pas de ne pas être les premiers dans le domaine de l’aérospatial.
Depuis on a effacé un peu les petites histoires politiques pour ne retenir que l’Histoire de la conquête lunaire par l’Homme. C’est vrai que ça fait plus civilisé et mature. Par contre on ne tiendra pas compte des rumeurs scabreuses sous entendant que tout cela n’est que du cinéma propagandiste (complot quand tu nous tiens).
Si je vous raconte tout ça c’est qu’à l’heure où l’humanité se gargarise de l’anniversaire d’un tel fait d’arme, on oublie que les USA dépensent 3 milliards de dollars chaque année (depuis 2004) pour remettre le couvert en 2012 (non ça n’a pas de rapport avec la fin du monde annoncée, même si c’est Bush qui est l’origine de ce projet) (tiens, en fait on me signale que l’objectif est passé à des voyages longue durée pour 2020). Chaque année il y a aussi 2,5 milliards qui sont alloués à la station spatiale internationale. Et que ces deux budgets semblent être le cinquième des dépenses globales allouées aux recherches spatiales.
Alors oui la jolie image de la famille américaine regardant les premiers pas sur la lune c’est quelque chose. Oui j’ai une sacrée émotion en regardant l’Etoffe des héros. Et oui, je vois l’intérêt de comprendre les lois de l’univers (et les connaissances qu’elles offrent à la Physique), et j’entends bien que l’utilisation de l’espace pour la civilisation humaine est porteuse…
Mais dans un monde gouverné par la valeur de l’argent, est ce vraiment viable d’engloutir autant dans un domaine pas si porteur ?
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En rentrant du marché dimanche dernier je suis tombé sur un étrange appareil :

Certains seraient passé devant l’objet en ne s’arrêtant qu’à son air de distributeur de billets, un distributeur propre et presque neuf, certes, mais un simple et vulgaire distributeur.
Mais pas moi ! Le premier truc que j’ai vu c’est cette tache violette en plein milieu.
Il faut être un usager des transports en commun parisiens pour reconnaitre la chose : un lecteur de pass navigo.
“- Quoi ?!? Mais pourquoi y a-t-il un lecteur de pass navigo sur ce distributeur bancaire ?!?” M’écriais-je.
En regardant la bête de plus près j’ai découvert que ce DAB possédait une fonction pour créditer ledit pass navigo. Or, comme nous étions en fin de mois, j’ai directement essayé la chose et, ô joie, ça fonctionne parfaitement. Un 29 j’ai ainsi rechargé mon pass sans faire la queue et avec une rapidité qui m’a éblouie. D’ailleurs je n’étais pas la seule éblouie puisque mon chéri a lâché le cabas de légumes pour faire de même.
Et c’est transportés d’allégresse devant tant de progrès et de fonctionnalité que nous sommes rentré cuire nos légumes en nous félicitant de cette avancée technologique.
Pourtant, je garde mauvaise conscience. Car tout pratique et rapide que cela soit, ça souligne encore la sur-utilité de la carte bleue.
Rappelez vous en décembre dernier j’ai du survivre sans avoir de carte bleue. Et bien j’ai découvert que c’était loin d’être si facile.
Alors certes, j’en ai profité pour faire de nombreuses économies (ou non-dépenses pour être exacte). Mais vivre sans carte bleue relève aussi de l’épreuve de force. Notamment quand on veut aller au cinéma. Car dans les UGC de Paris, si on ne réserve pas (par carte bleue) on se retrouve avec ça à l’entrée du cinéma :

Une lignée de belles et propres machines à carte bleue. Et quand on veut payer par un autre mode de payement ? Et bien il y a 1 caisse à votre disposition et on n’accepte pas les chèques à moins de 10 €. Donc en gros : tu te tapes 20 minutes de queue pour payer ta place plein tarif alors que (pour une fois) tu avais le droit à un tarif réduit…
Bref, le progrès technique ça a du bon jusqu’au moment où on réalise à quel point on a été aliéné par ledit progrès.
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