Archives pour la catégorie “Vu à Paris aujourd’hui”

Les habitués des transports en commun parisiens ont l’habitude de voir de la “poésie” occupé les panneaux publicitaires du métro. C’est une opération régulière que mène la RATP avec l’opération du printemps des poètes.

Autant j’en apprecis l’effort, autant je ne goute pas particulierement certains des vers qu’on nous offre ainsi à lire.

Je désapprouve notamment l’un des poèmes sur le développement durable où l’on encourage le lecteur à jeter son journal une fois qu’il a fini de le lire. Pour moi, le journal abandonné sur un siège de métro c’est l’un des rares gestes communautaires des parisiens; c’est céder sa lecture au prochain voyageur inoccupé, et le jeter c’est lui nier la possibilité et l’intérêt de ce cette lecture…

La campagne 2009 est actuellement disponible  mais la semaine dernière c’est un détournement de la poésie “choisie” qui m’a aguiché l’œil et je n’ai pas résisté à l’idée de la partagé devant la justesse des propos tenus:

(et oui j’avais l’air bête à essayer de prendre cette photo sans qu’elle ne soit flou malgres les chaos de la ligne 6)

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En plus d’être la saison des déménagements, le printemps semble aussi être ma saison des réfections de façade. Du coup, mon trajet quotidien et “presque” poétique à travers Paris et le charmant quartier de la butte aux cailles se transforme en hideux voyage aux pays des échafaudages…

Ca a commencé il y a 15 jours dans la rue du boulot avec un très moche camion de travaux qui a coupé la rue pendant 6 heures pour déverser son lot de poutrelles métalliques. Puis ils ont assemblé leur matériel et on se retrouve désormais à devoir se croiser de coté si on espère marcher sur le trottoir. Avec les travaux du gaz sur l’autre trottoir en face, inutile de dire que je préfère marcher sur la chaussée, même si les voitures viennent de face…

Et puis avant hier ils ont monté un nouvel échafaudage sur la butte aux cailles en face de celui d’un hôtel qui refait sa façade depuis deux mois. Et là encore on se retrouve avec la rue coupée, le trottoir inaccessible et les remarques ultra-spirituelles des gars qui travaillent dessus.

Alors ce matin quand j’ai vu un nouveau camion de travaux s’installer dans MA rue pour larguer ses hideuses barres métalliques, je n’ai pas pu me retenir… Un bon “je déteste les échafaudages” a franchi mes lèvres bien sincèrement et avec un manque de discrétion évident qui m’a valu les regards étonnés du chéri, des passants, et du chauffeur de camion.

Alors évidemment j’ai pas fait ma fière et j’ai accéléré le pas en direction du métro. Mais le mal est là, dès que j’aperçois les structures metaliques honnies, la phrase ressort toute seule. Et avec les 5 échafaudages qu’il y a désormais sur mon trajet matinal je vais vraiment passer pour une dingue…

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Au début de la vie professionnelle on reste encore sensible, ou attentif, aux périodes de vacances scolaires. La faute aux copains encore à la fac et aux habitudes de calendrier. Mais au fur et à mesure du temps qui passe, et ceci tant qu’on a pas d’enfants, on oublis ces histoires de vacances puisqu’on n’y a pas droit… On oublis et on ignore jusqu’à a être confronte à la réalité des congés scolaire.

Et cette réalité se constate rapidement à Paris par un fait simple et incontestable: la population se divise par deux dans le métro! Pareil dans les autres lieux public: aucune file d’ attente (même à la urssaf!), le calme retrouvé dans les rues piétonnes et très peu de difficulté de circulation.

Ne nous leurrons pas: à Paris quand les enfants sont en vacances les parents s’ absentent. Et pour la peine le fait de trouver des places dans le métro, de ne pas attendre à la Poste et de pouvoir faire des courses à 18h30 sans se faire piétiner c’est de vraies vacances pour nous autre laborieux travailleurs.

Ajoutez à cela ce magnifique petit soleil hivernal du jour et vraiment… j’ai l’impression d’être en vacances, mais sans perdre de jour de congé ni mon salaire ^^

Parisiens, parisiennes, ne revenez pas: restez en vacances! Ca nous fait de l’air.

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Bon bah voilà. Je suis partie à 8h30 de chez moi pour aller au boulot, résignée à l’idée d’affronter la foule dans le métro, voir de franchire tout Paris à pied (en prenant mon temps) pour éviter la cohue inhérente à cette journée de grève.

Pourtant, force est de constater que dans le métro il n’y avait aucune bousculade. J’ai mis 25 minutes au lieu des 35 habituelles et j’ai eut à chaque fois des places assises.

Oh, les rues ne sont pas déserte mais on se croirait un jour d’août niveau démographie urbaine.

Remarquez, moi ça m’embête pas plus que ça: J’aime pas les gens : p

Mais pour la peine j’ai l’impression d’avoir perdu tout le folklore de la grève parisienne (et par-là même, une bonne occasion de pas venir au boulot).

C’est quoi l’intérêt d’une journée de grève si on peut pas se plaindre “un peu” qu’il y a grève? Et avec le temps superbe dehors c’est quoi l’intérêt d’une journée de grève si on fait pas grève pour aller se promener au soleil?

Et non je ne suis pas gréviste, à vrai dire malgré du militantisme et du syndicalisme je n’ai jamais été gréviste; la portée de la grève étant pour moi assez limitée. Par contre je fous une paix royale aux grévistes, chacun fait comme il veut même s’il veut faire la grève “contre la vie chère”.

Bref, c’était Mlle Gima, en direct du boulot où il n’y a personne et où le soleil illumine les locaux d’une douce lumière dilettante

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Y a des jours comme ça, où l’on croise de drôle d’affichage. J’en ai toute une collection en photo.

Mais celui ci trouvé la semaine dernière est une drole de surprise…

On applaudiras l’humour de celui qui a coller parfaitement une affiche sur le panneau mais… je comprend toujours pas.

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La rubrique « vu à Paris » est plutôt du genre sentimentale et poétique, mais Paris c’est parfois des scènes plus crues et malsaines. D’où la triste anecdote de ce matin là…

En prenant le métro après 4 jours d’abstinence c’est  une odeur d’urine prenante dans les escaliers de Nation qui me font regretter d’être à jeun et affamée. Puis c’est dans le couloir de liaison du métro 9 à 6 que l’envie de vomir me prend quand je constate (avec la cinquantaine de personnes qui m’accompagnent) qu’un homme est en train de déféquer, debout, contre les panneaux publicitaires et ravi de voir ses crottes retomber sur le sol.

Ambiance garantie, et pour la peine j’ai pas déjeuné…

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Entendu dans la rue d’un enfant à son grand père :

« - En fait quand tu seras vieux tu seras mort. »

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