Archives pour la catégorie “Djibouti”

Voilà, le voyage est terminé, on est de retour dans nos pénates avec le chat dans les bras, les valises défaites, et le bronzage qui s’en va déjà :p.

De ce séjour on se rappellera surement avant tout de la poussière, de la chaleur et de l’humidité. Mais on ramène aussi beaucoup de souvenirs comme la pêche sur le boutre, la plongée sous-marine, les déserts, les volcans, le lac Assal, la plage, la nourriture et j’en passe et des meilleurs.

On se souviendra aussi des petits problèmes des voyages en contrée étrangère comme : la tourista, les problèmes intestinaux, les moustiques, les chiens errants, les coups de soleil, l’insolation. Quoi que, personnellement, on semble s’en être très bien tiré. Chapeau à la crème écran total des laboratoires Uriage, parce que jusqu’au moment où j’en ai plus eu j’ai pas bronzé d’un poil :p

Je suis pas sûre qu’on retournera à Djibouti un jour. Personnellement je ne pourrait pas y vivre ; je m’ennuierais trop vite. Et puis la chaleur vraiment… Je sais qu’Angie m’avait dit être tombée amoureuse de l’Afrique, personnellement j’aime beaucoup, mais je ne pourrait pas y vivre comme ça. Il me faudrait des améliorations… et peut être ne pas vivre chez mes parents.

De retour à Paris j’ai effectivement regretté l’ambiance bon enfant entre les populations, la capacité à ne pas s’accrocher désespérément aux pendules, mais je n’ai pas eu le coup de cœur qui me dit « c’est là que je veux vivre ».

Et pis tout l’Afrique ne se ressemble pas me semble-t-il. Si un jour je vais à Ouagadoudou je te dirais :p

Donc voila, je ferai un livre photo prochainement avec les textes inédits. Histoire d’avoir nos souvenirs photo sur papier.

Pour ceux que ça intéresse les photos sont en ligne ici : http://picasaweb.google.com/mllegima/Djibouti

Et attendant, ça nous a permis à tous les deux de voir quel type de vacances on aimait partager, et on se penchera sur le projet Écosse, puis Corée avec un regard beaucoup plus éclairé.

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Djibouti, c’est fini

ce fut la ville de notre première Afrique.

Djibouti, c’est fini

c’est ce matin qu’on en a décollé.

En gros on est dans l’avion depuis hier soir 23h, et on a pas prévu d’arriver à la maison avant 8h.

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Nous sommes donc sortis de Djibouti ville, et avons pu visiter un peu le pays. Déjà rien que de quitter la capitale c’est tout une expédition : d’abord on vérifie qu’on a bien deux roues de secours et un jerrycan d’essence plein, des fois qu’on tombe en panne dans le désert. Ensuite, pour les mêmes raisons, on prévoit une demi-douzaine de bouteilles d’eau pour notre consommation personnelle, et le triple à distribuer aux assoiffés qu’on verra réclamer au bord des routes ; quand on vous dit que c’est un pays sec… Et enfin le détail qui rassure : on passe donner notre itinéraire et nos temps de trajets prévisionnels à la légion étrangère, pour faciliter les recherches en cas de disparition…

Comme je disais donc, on s’arrête régulièrement au bord de la route donner une bouteille d’eau à un pauvre hère qui mène son troupeau de chèvres dans le désert et n’a pas de source ou de puit à des kilomètres à la ronde. Parce que Djibouti, malgré sa petitesse, présente une grande variétés de… déserts. Enfin façon de parler ; ce sont souvent des zones très arides et semi désertiques, mais les chèvres et les dromadaires y survivent, les humains aussi mais ils trichent puisqu’on les ravitaille en 4×4…

Dans ce qu’on a vu, il y a déjà le type de désert qu’on trouve autour de la capitale : de la poussière jaune, des acacias, et quelques arbustes maigrichons qui ne sont pas assez nombreux pour prétendre se disputer l’espace. Ils seraient trop faibles pour ça de toutes façons.

Ensuite on trouve la version terre rouge, sans doute une terre ferreuse, mais pas suffisamment pour qu’on trouve des mines exploitables. Là encore des acacias et des arbustes tentent de faire croire à un début de colonisation, mais le manque d’eau se fait sentir.

Après ça on croise des montagnes pelées, aux couleurs variant de l’orange au violet, sur lesquels se dressent quelques arbres qui soulignent plus la calvitie qu’ils ne la cachent.

Enfin il y a le pire de tous : le désert volcanique. Les montagnes sont des blocs de basalte brut qui sortent de la terre, ils sont encore vaguement recouvert d’une végétation timide par endroits, mais ce qui fait peur ce sont les creux : des scories, de la pierre ponce, des arêtes déchiquetées de basalte, et pas une trace de couleur : tout est désespérément noir. Avec la chaleur qui règne, ça donne un avant goût de l’enfer… Les pentes des montagnes permettent quand même de voir un phénomène amusant : les rigoles creusées par l’eau lors des rares périodes de pluie (que nous n’avons pas connues) sont remplies de buissons à fleurs jaunes qui forment des veines colorées sur les flancs de la montagne noire… à voir.

Mais à force de faire le tour du pays, on a fini par trouver des endroits verdoyants (enfin pour la région) du côté de la forêt de Dai. On était tellement surpris de voir des vrais arbres que le terme forêt ne nous a même pas choqués pour des touffes d’arbres groupés cinq par cinq… Enfin au moins leur système de culture en terrasse est efficace.

Un seul truc m’a chiffonné là bas… Pourquoi mettent-il du curry sur leurs arbres ?

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1- d’équilibre tu ne manqueras point.

2- de te cogner tu ne craindras pas.

3- de fermeté du poignet tu sauras te munir.

4- de réactivité toujours tu feras preuve.

5- de louper un cadrage tu ne pleureras plus.

6- de discrétion tu feras preuve en contré étrangère.

7- de refaire un cliché plusieurs fois jamais tu ne négligeras.

8- de surveiller les ornières d’un œil jamais tu n’oublieras.

9- de réussir enfin une photo, te réjouir, tu sauras.

10- Et de l’absence de courbature le lendemain, l’univers tu remercieras.

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On avait dit ne pas avoir vu de poissons. Voici qui est réparé, avec succès et même plus encore !

« Les sables blancs » est une plage à 15 minutes en bateau de Tadjoura (la ville blanche). On y a été déposés en bateau à 10 heures et installés dans une paillote. C’est là qu’on restera à l’ombre et qu’on nous servira à manger. Le luxe quoi. Surtout que la plage mérite vraiment son nom de « sables blancs ».

A peine installés il est temps de se baigner. Masque, tuba et palmes, et nous voila parti à la découverte des trésors de la mer rouge. Petite mise au point avec Antoine qui n’est pas habitué et on donne quelques coups de palme pour voir.

Ah ça pour voir on a vu ! Dès les premier mètres des poissons, des coraux, des couleurs, des formes. Un vrai florilège qu’on n’imaginerait pas accessible à des amateurs. Pour un peu on se croirait dans les décors de « Little Nemo ». Impossible de décrire ce que ça fait. Les poissons qui dansent autour de vous, les coraux qui resplendissent…

Je crois que rien ne vaut quelques photos alors voici :







Je vous fais grâce des détails paradisiaques de cette journée splendide/exotique/parfaite/délicieuse (ne rien rayer : pas de mention inutile).

En rentrant dans l’eau je pensais à celles et ceux qui nous remerciaient de leur faire visiter par procuration le pays… Mais là ce n’est pas possible de vous faire profiter de la magie de l’expérience.

Nananère !

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N’empêche, c’est bien joli tout ce typique, ce traditionnel, ce local. Mais là franchement, après l’hôtel « local », les routes « typiques » et le « traditionnel » coup de soleil, j’ai une très forte envie d’un brunch « traditionnel » dans notre appartement parisien « typique » ainsi que quelques macarons « locaux ».

Cherchez pas, je finis toujours par râler :p .

C’est joli le tiers monde mais on finit quand même par vouloir renter à la maison. Sinon tout l’exotisme qu’on a trouvé dans un pays ça finit par laisser place à la routine et au désenchantement.

Moi mine de rien, je suis une simple voyageuse curieuse d’Ailleurs mais qui aime à retrouver ses repères. D’ailleurs, cette semaine on songe à s’offrir le Sheraton pour compenser ; un hôtel 4 étoiles historique à Djibouti. Parce que tout à l’heure, rien qu’à l’odeur de mon shampoing, ça m’a évoqué avec nostalgie notre monde occidental et « civilisé ».

J’aime à voyager, j’aime à découvrir, mais j’aime aussi à rentrer pour repartir. Je ne donne mon coeur à aucun pays ; la conscience d’un départ annoncé donne plus de force aux instants vécus et aux souvenirs qu’on s’en fait.

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On est enfin sorti de Djibouti ville ! On est parti pour trois jours de route, à la découverte du pays. Première escale : le lac Assal.

Il faut savoir que la faille qui sépare lentement l’Afrique de l’Asie passe par la mer rouge, et impacte donc fortement le paysage djiboutien. On a donc de grandes crevasses et des volcans éteints dans le pays, mais aussi un bras de mer qui a été séparé de la mer rouge : le lac Assal. Asséché petit à petit, il est devenu une ressource naturelle de sel pour tout le pays puisque l’eau s’évapore et le sel reste.

la fameuse faille

Déjà à son approche on a le temps de le voir se dévoiler petit à petit : le paysage crevassé et chaotique offre de nombreux points de vue sur le lac. Points de vue d’ailleurs occupés par des marchands de cristaux et de pierres ponces taillées à l’inventaire varié : dromadaire, cendrier, voiture, téléphone portable, tout y passe.

De loin, quand on regarde le lac, on croit voir une plage de sable blanc, et l’eau est d’un bleu turquoise digne d’un lagon polynésien.

Une fois arrivé sur place, l’impression est très différente : on se croirait sur la banquise : le sel s’étend à plat sur une très large surface, blanc, aveuglant, crissant sous le pied… Quelques détails nous ramènent cependant à la réalité : sur la banquise on n’est pas entouré de montagnes, on n’est pas à 140 mètres sous le niveau de la mer (photo à l’appui :p), il n’y a pas de marchands de souvenirs, et surtout … il ne fait pas 42°c… La réverbération ça fait mal !

Près de l’eau le sel prend des drôles de forme en choux-fleur, comme le calcaire dans les gouffres. On peut aussi trouver des petites billes de sel (qui prennent leur forme sous l’action de bactéries, beurk) que les locaux ramassent et revendent, ainsi que des objets divers qu’ils laissent tremper dans le lac pour qu’ils se recouvrent de sel ; mention spéciale aux cornes de gazelle en sel.

Le manque d’eau douce est assez cruel dans le pays, au point qu’on a réussi à obtenir le troc d’une demi douzaine de bouteille d’eau contre un sachet de billes de sel et quelques cristaux, la classe…

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