Archives pour la catégorie “Théâtre et spectacles”

Hier soir je suis allée voir le spectacle « Batman Live » à Bercy, pas vraiment de ma propre initiative, mais plutôt pour faire plaisir à l’un de mes meilleurs amis qui est un fan absolu des supers héros. Personnellement je n’ai rien contre un bon film de supers héros (surtout lorsqu’on y voit Robert Downey Junior) mais je n’ai pas cette excitation transie d’extase qui l’envahit, lui, dès qu’il y a une nouvelle sortie au cinéma.

Donc, je me suis rendue avec une foule d’autre badauds au palais omnisports de Bercy pour voir Batman, en vrai et en costume…

… et j’ai été agréablement surprise !

D’abord par le spectacle, qui est une belle réussite (hormis le costume bodybuildé de Batman).
Les tableaux sont très animés, le décor splendide, et l’on croule sous les numéros de cirque et d’acrobates qui rythment et électrisent toute la représentation.
J’ai vu des gens de 4 à 70 ans dans la salle, et tout le monde semble y avoir trouvé son compte, moi y compris.
Je craignais une espèce de show de parc d’attraction mais ce fut un mélange de contes, de cirques et de Disney sur glace.
Un très bon divertissement servit par une troupe d’acteurs-artistes très sympathiques (hormis le Batman qui est kitch à souhait, mais qu’on ne voit heureusement pas trop longtemps au profit des seconds rôles).

Mais ce qui m’a aussi surprise ce soir là, c’est la population de la salle et son comportement.
D’ailleurs, c’est là qu’intervient le sujet de cette note 😉

Car lorsque j’ai pris sur moi d’aller voir Batman, je savais quel fan j’allais emmener avec moi. Mais du coup, j’angoissais un peu en imaginant une salle rempli de garçons fans de comics tous habillés avec leurs tee-shirts Batman et prêts à détailler n’importe quel détail du spectacle.
Mais j’ai accepté d’y aller en « connaissance de craintes ». Après tout, les filles ont une passion démente pour les chaussures, les garçons ont bien le droit d’avoir leurs propres déviances…

Mais sur une salle grande comme celle de Bercy je n’ai vu que 2 ou 3 tee-shirt de Batman (hormis ceux des vendeurs de goodies :p).

Plus étonnant encore, ce fut la discrétion de ces mordus de Batman.  (Et il  y en avait, parce que j’ai vu bon nombre d’hommes venir entre copains pour voir ce spectacle !)
Il y en avait derrière et devant moi et ils n’ont ni hué ni salué l’entrée de chacun des personnages principaux.
Mieux : ils n’ont pas passé l’interlude à disserter sur chacune des libertés artistique du spectacle (oui Cat Woman fait des trucs avec Batman O_o ).

Et finalement, ce furent des spectatrices qui saluèrent le plus bruyamment possible l’entrée de Batman. Et ce furent les garçons de moins de 15 ans qui ont hurlé pour soutenir Robin pendant son combat.

Bref, je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que les garçons fans de Batman ce n’est plus ce que c’était !

Et pour la peine je vous mets la vidéo du spectacle :

Attention, le show n’est en représentation à Paris que jusqu’au 25 décembre !

Comments Pas de commentaire »

J’ai beau ne pas avoir d’enfants, j’ai toujours une bonne excuse pour aller faire un tour dans les fêtes foraines, zoos et autres parcs d’attractions. Ce n’est pas de ma faute ; j’ai beau avoir 29 ans, j’adore les parcs de loisir !
J’ai fait quasiment tous les plus grands parcs de France et j’en redemande chaque année !

Du coup, lorsque le Grand Parc du Puy du Fou m’a proposé de venir visiter les lieux, je n’ai pas hésité une seconde. Et pourtant, ils m’ont prévenu que je ne serais qu’avec des blogueuses maman le temps de ce week-end puisqu’elles étaient invitées à découvrir le parc avec leur famille. 😉
N’ayant peur ni des enfants, ni des touristes, j’ai donc pris mon chéri sous le bras en direction de la Vendée et du Grand Parc du Puy du Fou.

Première surprise, le transport depuis Paris est loin d’être aussi compliqué que je ne le craignais. Il a suffi de prendre le train jusqu’à Angers puis une navette jusqu’au parc (attention, il faut la réserver.)
Pour plus de commodité on a dormi dans un hôtel du parc inspiré (très librement) d’une villa Gallo Romaine. Je ne peux pas dire que j’ai été emballée par l’hôtellerie mais être à 200m de l’entrée du parc est un confort très appréciable !

Une fois sur place on a pu profiter d’une journée et demi d’accès au parc et à ses multiples attractions.
Puisque nous n’avions pas d’enfants dans les pattes avec nous, on a particulièrement bien géré notre temps en visitant l’ensemble du parc et 9 spectacles sur les 12 proposés.
Si on ne s’était pas arrêté manger au restaurant lors des déjeuners, je pense même que nous aurions pu tout voir.

Il faut aussi dire qu’on a un peu perdu de temps (si je puis dire) en allant voir plusieurs fois le spectacle de fauconnerie. Mais  « le bal des oiseaux fantômes » est tellement spectaculaire qu’il vaut entièrement plusieurs visites, pour le voir sous plusieurs angles et profiter encore et encore de tout ce qu’on nous y montre. Car, en toute modestie, j’estime que c’est le plus beau spectacle de rapaces que j’ai jamais vu, avec plusieurs centaines d’oiseaux en prestation et, malgré un scenario un peu lambda, de l’émerveillement tout au long du spectacle. Rien que pour lui, la visite au Puy du Fou vaut largement le détour !


Maintenant, je dois bien dire que ne connaissant pas la culture vendéenne j’ai été assez surprise de voir des rappels incessants à la religion catholique sur la majorité des spectacles. Il a fallu un bref rappel historique quant à la révolte vendéenne (qui voulu combattre la république laïque au nom du roi et de dieu) pour mieux comprendre cet aspect.

Mais cela ne dénature par le plaisir des spectacles vivants. J’en veux par exemple le nouveau spectacle des jeux du cirque : « le signe du triomphe« . C’est vivant, rythmé et ça en met plein la vue aux jeunes et aux moins jeunes.
D’ailleurs je vous ai fait une petite vidéo pour que vous en ayez un extrait :



Spectacle du Granc Parc du Puy du Fou : Le signe… par mllegima

De manière plus générale je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à assister à tout ces spectacle les uns après les autres. Pour certains nous étions avec les enfants des copines blogueurs et pour d’autres nous étions juste entre adultes. Pourtant, il n’y a pas eu un moment où l’on s’est pour ainsi dire ennuyé. Les principaux spectacles sont eux même très rythmés et passent sans qu’on s’en aperçoive.

Reste que nous sommes venus trop tôt dans la saison et que l’on n’a ainsi pas vu le grand spectacle de nuit (la cinéscenie) qui est pourtant à l’origine de ce parc.

Et pour le plaisir des yeux voici quelques clichés rapportés du parc :

Voyage effectué dans le cadre d’un voyage de presse

Comments 2 commentaires »

Hier soir j’étais à la première de « Blanche Neige » en compagnie de 4000 autres personnes et Jean Paul Gauthier himself. Car je dois vous l’avouer tout de suite, j’ai réservé des places pour ce ballet uniquement parce que les costumes était de Jean Paul Gauthier ; dès qu’il s’agit de costumes Gauthier ou Galliano je perds légèrement mon self-control 😉

La représentation se déroulait sur le bassin de Neptune du Château de Versailles, avec paysage royal, coucher de soleil et feux d’artifice. En somme de bons ingrédients pour une très bonne soirée.

Toutefois, je sors assez déçue de la représentation. D’une part à cause des longueurs dans certaines chorégraphies, mais aussi par un manque d’originalité. Je m’attendais à quelque chose de plus osé…

Alors certes, la chorégraphie verticale (et les passages avec les nains en général) était sympathique et moderne. Et la « danse du cadavre » (quand le prince réanime la princesse) était aussi un très bel exemple de duo romantique et technique.

Mais pour le reste… des longueurs sur le début, un tableau qui ne se défend ni par sa technique ni par son intérêt dans l’histoire (danse avec les faunes), des artifices attendus (le jeu du miroir est chouette mais sans éléments de surprise), et des costumes pas aussi osés qu’on s’y serait attendu (le costume du prince c’était un recyclage du « cinquième élément » et celui de la reine un mix Disney/Gauthier* ?!).

Heureusement la dernière partie prend de la consistance ; parce que les meilleures chorégraphies y sont regroupées, que le rythme y est plus soutenu et que le final est « presque » à la hauteur de ce qu’on attendait.

Je ne conseille pas de courir le voir, mais je n’en retire pas non plus une mauvaise impression. C’est surtout une déception face à (peut être) de trop grandes attentes.

Toutes les infos, dates de la tournée et réservations son sur le site de la compagnie de danse: http://www.preljocaj.org/creation-1-3-66-fr.html

* remarquez c’est les deux costumes que j’ai préféré

Comments 4 commentaires »

Avant son lancement officiel, j’ai eu la chance de visiter cinéaqua, le nouveau complexe touristique du trocadéro. Le principe est simple : on mixe un musée du cinéma et un aquarium géant. Avec en bonus une salle de concert exceptionnelle et des salles de restaurant.

Je suis une grande fan d’aquariums0 et inutile de dire « oh les pauvres poissons enfermés dans un bocal » parce que la mer c’est comme si c’était un grand bocal. Moi je reste des heures collée à leurs bocaux géants pour les regarder évoluer avec la grâce caractéristique de tout ce qui se passe dans l’eau. Requin, anémone, invertébré, tout m’intéresse, même les vulgaires poissons de nos rivières. Et Aquaciné c’est vraiment [suite à une censure du correcteur, veuillez lire ici « génial »] pour s’en mettre plein les mirettes.

Le souci c’est qu’en mixant un aquarium et un musée du cinéma, bien qu’on aie voulu faire rêver, tout ça, on bouffe un peu de la magie de chacun. Regarder un aquarium géant avec derrière la bande son d’un film d’action, c’est pas pareil. Si au moins c’était la BO du grand bleu…

Toutefois je ne peux pas critiquer pour autant ce complexe, j’y ai passé une super demi journée et regrette presque de ne pas y avoir passé TOUTE la journée. En effet, je pense qu’en partant sur une journée on peut conjuguer l’attraction cinéma et l’attraction aquarium en mesurant mieux les cotés positifs de chacun. Qui plus est, cela offre la possibilité de déjeuner au restaurant japonais qui jouit d’une très très bonne réputation et d’un cadre très agréable :

Toutes les infos sur Aquaciné sont disponibles ici : http://www.cineaqua.com/

Comments 3 commentaires »

Et voila,  j’ai « enfin » vu le ballet d’Edward aux Mains d’argent qui se jouait à Paris au théâtre du Châtelet. Il faut dire que j’ai pris les billets depuis le mois de juillet et j’attendais fébrilement la date où j’y allais.  Avec les revues de presse dithyrambiques qui pleuvaient depuis 3 semaines, je commençais même à l’avoir très mauvaise car j’avais l’impression qu’on me spoilait mon spectacle. Du coup j’ai fermé les écoutilles et j’ai attendu mon heure en ignorant au possible les critiques et articles.

Et grand bien m’en a pris car j’ai découvert le spectacle d’un œil neuf et naïf. Du coup, toutes les surprises ont été de vraies surprises et je suis sortie transcendée par tout ça. Je ne sais pas comment je pourrais vous parler de ces deux heures de ravissement.

Il n’était pas question d’un ballet, ni d’une revue, ni d’une copie d’un film. C’était une féérie globale où les paroles absentes n’en transparaissaient pas moins dans les expressions des danseurs ; où les musiques faisaient vibrer, où les chorégraphies étaient si bien réalisées qu’on n’en aurait pas vu qu’ils « mimaient » la vie. J’étais surprise de voir des gens venir accompagnés de leur enfants, mais après coup j’admets que cela a beau être un ballet, ce n’en est pas moins un spectacle pour toutes générations confondues.

J’ai eu l’impression d’entrer dans le film et que chaque personnage était une « vraie personne ». J’ai chouiné deux trois fois et je suis sortie de là complètement conquise. A vrai dire je me tâtais même pour reprendre des billets pour la dernière. Je suis très déçue à l’idée de ne pas pouvoir conserver ce que j’ai vu autrement que par mes souvenirs mais je pense que « la danse des buissons » restera parmi mes meilleurs souvenirs de spectacle.

Je vous met la vidéo du « trailer » du spectacle et même si ça ne rend pas toute la magie du ballet ça vous laisse au moins rêver un peu de ce que c’était ! En plus, quand bien même c’etait la énième fois que le spectacle se donnait, la troupe et l’orchestre se donne vraiment comme si c’etait la première, ou la dernière.

Un vrai moment magique… j’ai pas de mots concrets pour vous transmettre ça.

Comments 5 commentaires »

GREASE A partir du 8 octobre 2008  - de 18 € à 62 €

Cette semaine j’ai été à l’avant première de Grease au théatre Comédia de Paris. J’étais invitée par le club métro avec qui j’avais déjà rencontré Sophie Kinsela. Sur le coup l’idée de cette sortie me plaisait plutôt bien, même si c’était tard et que c’était Grease. J’ai calculé que je n’avais pas vu le film depuis 14 ans (là on en prend pour son grade quand on arrive à avoir ce genre de compte). C’est donc tout à fait positive et avec de vague souvenir de l’histoire que je suis arrivée sur place.

D’abord le Comédia mine de rien c’est toujours aussi sympa avec sa déco art nouveau, les sièges sont trop petit comme dans la plupart de ces salles mais on a fait avec.

Niveau mise en scène de la revue c’était bien trouvé question scénographie, les chorégraphies valent ce qu’elles valent et l’humour assez potache qui se mêle aux chorés est plutôt bienvenue, même si pour la peine ça infantilise encore plus l’histoire.

Le truc, c’est que j’ai jugé le rôle de Danny (1er rôle masculin) « massacré » par son interprète Djamel Mehnane; ou plutôt: c’est une grossière erreur de casting que de l’avoir choisi car il ne correspond ni  à l’image ni à la voix de son prédécesseur dans le film: Travolta pas moins. Or Grease dans la tête des gens, c’est Travolta!

A coté de ça le premier rôle féminin est plutôt bien tenu par Cécilia Cara. Elle n’a pas toujours la bonne voix mais avec de l’exercice et de la pratique ça viendra au fur et à mesure des représentations. Et elle incarne plutôt bien Sandy.

Par contre là où il y a une vraie bonne surprise c’est sur le second couple: Amelie Munier ( Rizzo ) et David Ban ( Kenickie ). Les voix, la stature, la danse, tout est bon, même si je trouvais la Rizzo des premiers tableaux un poil trop « cruella ».

Le Reste de la troupe ma foi me semblait bien dans ses rôles respectifs. Parfois sur-joué mais après tout on est dans une comédie musciale !

Question histoire je ne vous fait pas un brief, ce n’est pas exactement la même que dans le film et on saute à certains moment des clés importante pour la compréhension de l’histoire (comme du passage « Rizzo enceinte » à « Sandy se rebelle »).

Si c’était à refaire j’y referais peut être un saut pour me laver la tête, mais quelque part je préfère regarder le film chez moi parce qu’il n’y avait pas cette petite jubilation lorsqu’on attaque la dernière chanson. Sur scène s’est rattrapé par le final mais j’ai préféré celui du film.

Et puis les comédies musicales, c’est sympathique pour une soirée mais je n’en ai pas encore vue (sauf « cabaret ») qui me face sortir en disant « j’ai passé une super soirée ».

La revue GREASE au théâtre Comédia de Paris – A partir du 8 octobre 2008 – de 18 € à 62 €

Comments 3 commentaires »

Dernièrement, j’ai croisé plusieurs fois une affiche dans la rue. Le visuel m’a interloqué. A la suite de ça on m’a donné le flyer en rapport. Il présentait une nouvelle pièce de théâtre. Je me suis rendue compte à cette occasion que je n’avais pas mis les pieds dans un théâtre depuis que j’ai déménagé. Et même alors, la dernière pièce que j’ai vue doit remonter à novembre dernier. Peut être était il temps de s’y remettre.

Quand j’ai vu sur le dit flyer que la pièce était basée sur des textes d’Oscar Wilde et de Lewis Carroll, j’ai tout de suite su que j’irais voir « Corps étrangers ».

On s’est donc lancé sans savoir vraiment où on mettait les pieds et c’est l’esprit très curieux qu’on est entrés au théâtre Clavel dimanche soir.

On a assisté à un festival des plus étrange. Si vous vous demandiez ce que donne le mélange « d’Alice au pays des merveilles » et « Le portrait de Dorian Gray », un jour de Gay Pride sous LSD avec de la musique à fond, « Corps étrangers » sera sans doute un début de réponse.

Attention, ne prenez pas peur par cette description. Car cette pièce est un vrai moment de délice qui fusionne le goût des grands textes sondant la psyché humaine, et la vitalité complètement délirante de la culture gay et arty.

Le début laisse un peu songeur, puis on entre petit à petit dans un festival ivre; les yeux et les oreilles servent de véhicule pour faire voyager l’esprit dans tout les sens, ça pétille. Au fur et a mesure de la pièce on est projeté dans plusieurs textes, plusieurs pièces. Les acteurs se contorsionnent, dansent, se déhanchent, se déguisent, parlent en anglais, s’embrassent, s’habillent, déclament, se dénudent. On y croise la comédie musicale, le théâtre dramatique, David Bowie…

Bref, il serait difficile de tout vous décrire.

Tout au long de l’avancement de la pièce on se demande si on va finir par aimer à force de rebondissements qui ne cessent de vous surprendre. Moi je suis sortie conquise. Je pense que c’est la pièce la plus funky que j’ai vu, et pourtant je trouve qu’elle met parfaitement en valeur les textes qu’elle utilise.

Vraiment, à découvrir avant qu’elle ne déplace le tout Paris !

Théatre Clavel : 3 rue clavel, 75019 Paris – réservations : 01 42 38 22 58

Comments 7 commentaires »