Archives pour la catégorie “Vie professionelle”

Après trois ans de travail en freelance, il n’est pas facile de reprendre le chemin du salariat…

Aujourd’hui, cela fait 4 mois que j’ai signé un contrat chez un employeur, et je dois dire que l’acclimatation est rude. Pas tant à cause de mon travail (que j’adore), mais pour tout ce qui entoure un poste salarié.
Les horaires, le chemin du bureau, l’esprit d’équipe et les contraintes. Tout cela s’oublie vite lorsqu’on a été freelance aussi longtemps !
Mais la rééducation se fait, petit à petit, sans véritable douleur.

La seule véritable contrainte, c’est finalement l’investissement temps et le phagocytage de la vie privée.
Car en étant freelance et en travail autonome, on travail de chez soi, lorsque ce nécessaire, et avec une efficacité qui tiens avant tout au travail en solo.
Alors qu’en salariat en équipe… On doit aller travailler (1heure) … être présent pour l’équipe (6h /j) … passer du temps en réunion … etc …

Résultat : j’ai vu fondre mon temps personnel au profit de ma mission pro (que j’adore, je vous l’ai déjà dit ?).

Résultat collatéral : ce blog est mort. Ou plutôt sous respirateur artificiel…

Parce qu’il m’a fallu 4 mois (je viens tout juste de finir ma période d’essai) pour trouver ENFIN un rythme de vie.
Un équilibre précaire qui me permette de marier ma passion professionnelle, ma vie personnelle, mon investissement blogueur ET … le plaisir de manier la plume pour ce blog personnel.
Avec un peu de chance, je vais enfin trouver le temps de … trouver ce temps d’écriture !
On y croit très fort…

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Les vacances… enfin !

Ça fait un an que je n’ai pas pris de congés, donc je vous laisse imaginer ma joie à J-4 de mes premières vraies vacances de l’année 2010 ! Il faut dire qu’il n’est pas facile d’avoir du repos lorsqu’on est freelance. Surtout lorsqu’on travaille chez soi!

Pour ça il faut du budget, ce qui implique d’avoir une affaire qui roule.

Il faut du temps aussi, ce qui implique de pouvoir respecter un planning pour soi comme pour les clients.

Mais ça demande aussi de pouvoir quitter son lieu de travail. Car en passant ses week-ends dans la même pièce, il n’est pas simple de décrocher pour de bon.

Et cette année c’est fête : j’ai réussi à conjuguer les trois impératifs (ô joie!)

Voilà trois semaines de break qui s’annoncent. Une coupure bienvenue qui s’imposait vraiment.

Direction Londres, pour s’aérer (et se congeler). Histoire de revenir en pleine forme et d’attaque 2011 sans aucune langueurs.

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Les gens ne mesurent pas à quel point il est difficile d’avoir une blogueuse à la maison.

D’abord parce qu’une blogueuse ça a besoin de communiquer, d’échanger, de parler. Alors avec une blogueuse qui travaille à la maison, vous n’imaginez pas la pression… Vous rentrez le soir, et vous devez affronter une fille qui n’a pas pu parler assez dans la journée ; du coup elle se rattrape sur vous. Impossible de rentrer et de trouver une femme aussi fatiguée que vous, prête à vous laisser vous reposer. Sauf quand elle a fait la tournée de conférence de presse. Mais dans ce cas vous retrouvez la maison envahie de sacs et de cadeaux/produits/dossiers de presse…

Mais parfois, il y a de bonnes surprises : elle vous a fait inviter dans une soirée.

En général je me méfie : il s’agit souvent de soirées où on veut mettre à mal ma masculinité : soirées de girlz ou présentation de produits avec buffet tendance… A chaque fois je me demande ce que je fais dans ces soirées entouré uniquement de filles maquillées, habillées, et sans jamais aucun partenaire masculin pour me soustraire à cette horde de nanas.

Mais l’autre jour, enfin, elle avait une soirée qui semblait respirer la testostérone : la soirée Heineken !

Alors là bien : une soirée dans un bar, pour « déguster » des bières.  En arrivant sur place j’ai vu une majorité d’homme et je me suis senti à ma place.  Bon, ils n’avaient pas pensé au match de foot en arrière-plan, mais  j’accepte le compromis.

Mais question virilité de la soirée, ça s’est arrêté là. Tout était dans l’élégance et la finesse… Dégustation de bière à l’aveugle, discussions avec un brasseur expert et échange autour des saveurs de la bière.

Heureusement, il y avait une animation pour faire peur aux filles : ils proposaient de prendre des photos en tablier et chapeau de paille sur fond vert. On rajoutait ensuite le fond qu’on voulait derrière : champs d’orge, culture de houblon… On sentait monter l’appel puissant de la campagne, l’envie de labourer la terre-mère et de se délasser le soir avec la production de l’année précédente… Bref, un peu moins viril qu’une partie de chasse, mais quand même un truc d’homme quoi, je me sentais à ma place.

Malheureusement, je ne devais pas être le seul homme à profiter de cette soirée (enfin) masculine. Les lieux étaient combles.

On a donc filé assez vite (ô bonheur éphémère) mais on nous a remis une bouteille personnalisée qui contenait le breuvage de la soirée : la bière des champs. Une cuvée de bière conçue exclusivement selon les saveurs demandées par les internautes.

Ce n’est pas avec ça que je noierais la féminisation galopante de ma blogueuse, mais j’ai au moins pu profiter de cette soirée pour réaffirmer ma place.

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On a pu le deviner à travers mon dernier article sur les liens et partenariats, je commence sérieusement à saturer des propositions toujours plus grossière et irréfléchie que je reçois.

Enfin non, ce n’est pas tout à fait ça. Ce qui m’horripile c’est de recevoir et refuser ces offres, et voir d’autres blogs les accepter. Ça m’agaaaaaaaaaace, vous n’avez pas idée !

Du coup on s’est amusé à créer (encore) une page Facebook. A destination des blogueurs évidement, et sur le modèle de VDM. Sur « on est pas des cruches« , vous êtes ainsi invitée à venir partager vos petits ras le bol de blogueurs.

Ce n’est pas une invitation à la haine mais plutôt un caisson de décompression. Et à l’heure où tous les « bons » chargés de com’ sont en vacances en laissant leur collègues nous harceler, ça fait du bien de ce détendre !

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Cet article ne se veut absolument pas un manifeste ou une leçon de vie. C’est l’aboutissement d’un ras le bol et de l’envie d’ouvrir les yeux à ceux qui bloguent en toute naïveté (franchise),  sans s’occuper du coté business des blogs.

Car, cher blogueurs, on vous ment, on vous spolie ! En disant ça je pense avant tout à mes condisciples blogueuses beauté, créa, et mode. Mais je suppose que ça ne se limite pas à ces domaines.  Quand je vois les sollicitations de « partenariat » que l’on reçoit, je ne peux que croire à l’image de cocottes sans cervelle qu’on nous assigne. Sommes nous si « rose bonbon » qu’on doit croire aux énormes baudruches qu’on veut nous faire passer pour des cadeaux ?

Sous couvert du mot « partenariat », on vous fait passer des échanges commerciaux pour des cadeaux que vous auriez tort de refuser.

En même temps, tout le monde n’est pas versé dans l’art du e-marketing. D’ailleurs tout le monde n’a pas forcément envie de s’en soucier. Mais tout de même, juste pour vous ouvrir les yeux, voici deux trois décryptages qui pourraient vous servir.


Les liens :

Combien de fois par semaine recevons nous des propositions d’échange de liens ? Et par échange  de liens, j’entends toutes les solutions conduisant à afficher une URL sur votre site. L’insertion d’un lien en blogroll, dans le corps d’un texte ou l’ajout de widgets censés booster le référencement en affichant votre lien sur d’autres sites partenaires.

Vous vous doutez bien qu’ils ne viennent pas vous faire des offres aussi courtoises sans une bonne raison. Pourquoi un blog à 300 visiteurs par jour intéresse-t-il une marque ou une agence (toutes critiques de qualité mises de coté) ?

Parce que votre lien, aussi modeste soit-il, est une petite brique dans un énorme système de référencement.

Parce que 10 liens de petits blogs, cela équivaut au lien d’un blog de moyenne influence (et ainsi de suite selon une échelle de qualité définie par Google.)

En vous demandant de linker leur site, ils achètent gratuitement un bout de référencement. Quand on connaît l’importance du référencement pour un site pro, et qu’on a une certaine estime pour son propre site, on peut se demander légitimement si ce lien gracieusement offert est une bonne affaire…

Et ils ont beau vous faire un lien en retour, méfiez vous. Leurs  liens contiennent parfois une balise (nofollow) qui empêche les systèmes de référencement de vous prendre en ligne de compte. Car, à trop linker de petits blogs, leur référencement peut se voir rabaisser (toujours à cause de l’algorithme Google.)

Rien ne doit vous empêcher de vouloir linker un site que vous appréciez, mais demandez vous toujours pourquoi on vous propose de faire un échange. Mesurez le poids de vos liens, pour eux, mais aussi pour votre site et sa qualité !


Les articles :

La première offre qu’on vous fait quand il est question d’articles, c’est souvent celle de l’échange : écrivez un billet pour eux et en échange  ils écriront un article sur vous.

Ça pourrait passer pour une transaction gagnant/gagnant, pourtant c’est plutôt de l’ordre d’un échange de cartes panini. Car même si on pense la transaction équitable, vous ne connaissez pas le jeu de l’autre…

Or, écrire un article parlant de leur site/produit/marque, c’est évidemment leurs offrir des liens, mais c’est aussi les inclure dans un contenu de qualité qui permettra d’attirer non seulement les robots indexeurs, mais aussi de vrais lecteurs (comme vous et moi) qui suivront d’autant plus facilement votre recommandation.

On en revient donc au problème des échanges de liens, mais en appuyant sur l’inégalité de cette transaction. Pensez vous vraiment qu’un lecteur de site commercial va suivre votre lien (non marchand) alors qu’il est là dans une démarche commerciale ? Alors qu’à l’inverse, votre lecteur de blog non commercial est beaucoup plus enclin à suivre vos recommandations et à cliquer.

Enfin, il y a une proposition à laquelle nous, blogueurs, sommes sensibles : la possibilité d’écrire sur un gros site et de nous faire connaître. Rédiger pour une marque, un journal, etc, quelle aubaine ! C’est déjà assez flatteur pour notre plume, mais on espère derrière ça récupérer du lectorat, sinon s’ouvrir des portes. Mais on oublie souvent que tout travail mérite salaire.

Je ne vous dis pas de refuser d’écrire un ou deux articles si le demandeur vous intéresse vraiment. Mais vous faites là un travail de qualité qui, autrement, devrait être acheté à des pigistes. Et croyez moi, une pige ce n’est pas 20 euros les 2000 caractères !

Ne vous faites pas berner par des statistiques qu’on vous annonce. Ne vous faite pas flouer par un beau site. Sachez réfléchir en tant que « blogueur méga influent à votre échelle ». Pensez-vous vous faire vraiment plaisir en fournissant ce billet et ainsi pouvoir l’offrir de bon cœur ? Ou ne vaudrait-il pas mieux demander une compensation pour le travail fourni et la fleur que vous leur faites ?

Il y a nombre de site semi commerciaux qui alimentent leur blog sans débourser le moindre centime. Et lorsqu’ils vous offrent des avantages en nature, ne soyez pas berné par les prix des ces objets : il y a une différence entre le prix de vente public et le prix de revient réel.

De manière générale, dans toutes les propositions qu’on fait (et je n’en ai pas cité beaucoup,) n’oubliez pas la fable du corbeau et le renard quand  tout cela est très alléchant.

Sachez réfléchir avant d’accepter !

Vous éviterez ainsi de brader votre travail (d’écriture ou de référencement) mais vous  empêcherez (à votre échelle) l’entretien d’un business des blog à l’éthique parfois défaillante.


Exceptionnellement je modère les commentaires sur ce billet 😉

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On a beau galérer avec des périodes de chômage, on a beau être transportée de joie à l’annonce d’un entretien d’embauche couronné de succès, puis être ravie d’entendre parle d’un CDIa plein temps avec prime sur les bénéfices…
Il arrive parfois qu’un Job ne soit pas ce qu’il paraissait être…

Et là, c’est le calvaire et l’hésitation. Que faire?

S’en ouvrir à l’employeur en espérant que les choses changent?
Partir avant qu’elles n’empirent?
Ou attendre et prendre son mal en patience parce qu’on ne veux pas retrouver les méandres du chômage?

Vous vous en doutez, j’ai eut les deux pieds dans ce dilemme. Et tandis que la définition de ce poste devenait de plus en plus alambiquée, j’hésitais, je reculais…
Or, arrive un moment où il faut choisir.

Et j’ai préféré le risque du pire en quittant cette mission qui devenait n’importe quoi…
Passant d’une mission freelance à un possible CDI, puis une mission at home avant de devenir un deployment chez le client …

Car je préfère laisser place à d’autres opportunités plutôt que de m’entêter face à un mur d’incompréhension et malgré tout d’incompétence.
Je n’aime pas les constats d’échec mais il semble qu’on ne puisse pas s’aider professionnellement en éduquant ceux qui ne souhaitent ni comprendre, ni écouter.

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Le chômage, c’est ça, savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Car passé les six premiers mois, ceux où on a la rage,  où on y croit, où on enchaine les lettres de motiv’ avec brio, on apprend à « perdre » une offre d’emploi quand l’entretien démontre que les recruteurs ne sont là que pour passer le temps et que, de toute façons, le poste ne sera pas ouvert.

Quand on commence à « faire carrière » dans le chômage, on apprend à ne pas se fixer sur la recherche d’emploi et à s’investir dans d’autres projets. On apprend avant tout à s’économiser nerveusement, à s’entretenir moralement et à dépenser son énergie et sa créativité dans des projets différents, souvent associatifs mais quasiment toujours bénévoles.

J’avoue, si je n’avais pas mes petites affaires en rapport aux blogs, je serais au bord de la dépression. Mais à devoir faire preuve d’inventivité, de motivation et d’inspiration, on sauve ce qu’on a encore d’estime de soi et de qualité professionnelle.

Mais pour combien de temps encore ?

Cette année 1 million de chômeurs arriveront en fin de droit. Ça fait flipper !

Et pourtant je vis avec quelqu’un qui pourrait m’entretenir au cas où, je commence aussi à faire mon trou dans le secteur.

Mais pourquoi est-ce si dur de devoir annoncer publiquement que je suis au chômage ? Pourquoi est-ce si dur de reconnaitre que je galère pour trouver un job complémentaire (ou a temps plein) depuis six mois ?

On a beau ne pas se laisser couler, il n’est pas facile d’être ressentis comme des gens qui se laissent aller.

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