Archives pour la catégorie “auto-entrepreneur”

Aujourd’hui pas de petit billet sympathique puisque demain c’est le derniers jours pour déclarer les recettes faites en tant qu’auto-entreprise du 1er février  au 30 juin 2009. Et oui, exceptionnellement cette année on pouvait déclarer le premier et le second trimestre d’une traite.

Personnellement j’étais fin prête : compta à jour, informations prises, etc.

Mais pour les autres je m’étais mise en tête de faire une fiche récapitulative. Toutefois je n’en ai pas eut le temps alors j’ai juste mis au point une explication (sous forme de tutoriel) sur la façon de déclarer ses charges et impôts. Il est disponible dans les  « fiches pratiques de tata Gima » ou directement à cette adresse:

http://www.mllegima.net/blog/declarer-ses-revenus-dauto-entrepreneur-tutoriel/

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Évidemment le titre est un trait d’humour, je ne suis pas devenue riche grâce à mon blog, et je ne suis pas non plus devenue une star. Mais ce matin, j’ai trouvé l’envie de faire le point sur ce que m’apporte ma pratique régulière du blog.

De l’histoire de mes blogs

J’ai commencé à bloguer en 2003, à la base pour “essayer les blogs” puis pour raconter ma vie aux amis qui sont loin. D’années en années, le blog s’est transformé en méthode d’introspection, en exercice d’écriture, et en moyen d’afficher ce que je pensais.
En 2007 le blog a pris un virage lorsque j’ai rencontré la blogosphère. Jusqu’alors je bloguais plutôt dans mon coin. Rencontrer d’autres blogueurs réguliers m’a ouvert d’autres horizons et l’on est passé à un message par jour.

Depuis ça a été le retour à Paris et l’immersion complète dans le milieu blogosphérique, avec ses “presque strass”, nombreux cadeaux et propres repères sociaux.
Je considère qu’aujourd’hui je suis sortie de ces mirages (il aura quand même fallu une bonne année d’expérimentation :p)

De la monétisation des blogs

Depuis le moi de février 2009 je suis une “blogueuse professionnelle”.
Pour clarifier mon statut légal j’ai fait le choix de me déclarer en auto-entrepreneur afin de pouvoir toucher les “clopinettes” en euros que le blog peut rapporter, en toute clarté fiscale.

Toutefois, pour cette fameuse question de monétisation des blogs, j’aime à clarifier les choses… Les gens s’imaginent qu’on parle là de gros sous. Et quand on débute on pense exactement pareil. Seulement à 20€ le publi-rédac, on a vite fait de pourrir sa ligne éditoriale plutôt que de monétiser pour de vrai son blog… A elle toute seule la monétisation prend un créneau horaire sur la rédaction du blog car il faut savoir trier, négocier, refuser, re-étudier les offres. Et comme le blogueur vient parfois d’un milieu qui n’a rien à voir avec la com’ ou le marketing, il faut savoir se planter pour apprendre de tout cela.

En 2008, les publi-rédactionnels m’ont apporté une petite somme rondelette certes, mais n’équivalant guère qu’à un 13ème mois de mon salaire. Pas de quoi plaquer son job pour “vivre de son blog”.
Et je ne parle pas des articles que j’ai accepté de faire alors qu’ils ne correspondaient pas à ma ligne éditoriale, ou qui n’étaient payés qu’une misère.
Aujourd’hui j’ai appris de cette expérience passée. Et si je revendique une certaine monétisation du blog, ce n’est que pour adjoindre l’utile à l’agréable.
Visiblement ça marche puisque j’ai généré en 2 mois presque autant que l’année dernière en 8 mois, et que je n’ai plus d’e-mails incendiaires me traitant de “chacal du capitalisme” :p

Des cadeaux et exemplaires presses

A coté de la question purement pécuniaire, la pratique du blog m’a aussi apporté un trafic courrier/cadeaux record. Mes facteurs courriers et colis commencent à me connaitre assez pour passer uniquement les jours où ils me savent chez moi ^^

Et une fois encore, quand on ne vient pas “du milieu” de la com’ ou du marketing, on a vite fait de rêver à Noël tous les jours. Au mois de décembre dernier je tournais à un ou deux paquets par semaine… Aujourd’hui je ne compte plus vraiment.

Alors au début on ne se sent plus de joie, on se rêve prescripteur de tendance, blogueur influent, j’en passe et des meilleures. La gestion de l’égo fait partie intégrale de la gestion du blog :p.

Mais passé les premiers émois on réalise qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’objets qui prennent de la place. Et quand on déménage on se rend compte que ça prend beaucoup, beaucoup, beaucoup  de place. On comprend d’ailleurs mieux pourquoi tellement de journalistes revendent leurs exemplaires presse. Ah oui, parce que si dans le milieu de l’édition il est tabou d’admettre que les journalistes revendent d’occasion les livres qu’on envoie en exemplaire presse, dans le milieu de la beauté et de l’univers féminin c’est un secret de Polichinelle. Pour preuve : à réception d’un colis de nouveautés on attend 48 heure et on se connecte sur ebay. Et là, badaboum, on retrouve plusieurs exemplaires des produits reçus mis aux enchères. Limite s’il ne manquerait pas le numéro de la carte de presse sur chaque annonce.

Personnellement, revenue de mes rêves de “chroniqueuse VIP”, j’ai décidé de négocier avec ma moralité et d’offrir un traitement plus éthique à ces plus ou moins encombrants cadeaux. Puisque c’est mon audience qui me permet de recevoir tout ça, je rend à César ce qui est à César et offre les produits que je ne conserve pas aux lecteurs, par le biais des concours. On fait ce qu’on peut pour se raccrocher à son éthique :p Et si ces temps-ci vous n’avez pas vu grand chose à gagner, c’est parce que je stocke en prévision de l’anniversaire du blog en mai.

LA SUITE DEMAIN

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Bon il est temps quand même de faire un point sur le fameux statut d’auto-entrepreneur. Après tout, ça fait plus d’un mois que le statut existe et c’est du grand n’importe quoi.

Je vais donc vous raconter “les aventures de Mlle Gima et le statut d’auto-entrepreneur

Il était une fois une jeune fille dynamique qui arrondissait ses fins de mois par l’usage du net, en faisant un peu de publi-redac par ci, et en montant des blogs par là. Or, quand le Royaume où elle habite se rendit compte des sommes formidables que ça rapportait à Mlle Gima, cumulées à celles de la pléiade d’autres bénéficiaires, il décida “d’offrir” un statut pour mieux les encadrer et récupérer au passage les charges sociales correspondantes.

  • Acte 1 : Mlle Gima et la CCI

Mlle Gima étant une bonne citoyenne elle ne s’en offusqua pas et attendit le 1er janvier pour faire sa déclaration. Ce qu’elle fit en tout franchise et sans cacher le moindre petit revenu. A la suite de ça, Mlle Gima attendit patiemment devant sa boite au lettre. Mais une semaine plus tard ce ne fut pas son dossier de validation qui lui revint mais bel et bien son dossier d’inscription. Car la “guilde des commerçants” (CCI) lui appris qu’elle n’avait pas une activité commerciale mais une activité libérale. Et on lui indiqua les service de l’URSSAF où son dossier était renvoyé.

  • Acte 2 : Mlle Gima et l’URSSAF

Malgré la phrase énigmatique qui lui affirmait que son dossier était transmis, Mlle Gima préféra renvoyer un autre dossier (avec une date de début d’activité au 01 février) à l’URSSAF.
Et elle attendit, attendit, attendit… Elle attendit tellement qu’elle rendit visite à l’Urssaf qui lui dit que les dossiers étaient en attente et qu’il fallait appeller un numero surtaxé pour avoir des infos.

  • Acte 3 : Mlle Gima et le numéro d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur

En appelant le numéro surtaxé elle expliqua qu’elle ne comprenait pas pourquoi une autre blogueuse de gironde avait vu son dossier passer alors qu’elle continuait, elle, d’attendre le bon vouloir des urssaf. Le monsieur dans le combiné lui précisa que sa déclaration indiquait qu’elle faisait de la programmation informatique et donc qu’elle était libérale et qu’elle devait attendre le décret d’application de février ouvrant le statut d’auto entrepreneur aux professions libérales. Et puis que les URSSAF de Gironde c’étaient rien que des paumés qui s’étaient trompés dans la validation.

  • Acte 4 : Des abîmes administratifs aux affres de l’incertitude

Entretemps Mlle Gima se mit au tricot pour s’occuper pendant qu’elle attendait. Elle discuta avec un médecin qui revenait des URSSAF pour un autre problème, celui ci lui raconta les propos d’un employé des URSSAF qui se plaignait d’être débordé “à cause de ces déclarations d’auto entrepreneur. Vous comprenez il en arrive sans cesse, mais nous, comme on a pas été formés, on refuse de les saisir. Alors on les entasse par ordre d’arrivée dans une pièce qui se remplit petit à petit.”
Apprenant cela Mlle Gima fit encore plus la tête.

  • Acte 5 : Mlle Gima et l’étrange résolution

Pourtant, le lendemain : lundi 02 février, Mlle Gima reçu dans sa boîte aux lettres son numéro de SIREN. Mlle Gima était désormais auto-entrepreneuse avec pour activité principale “programmation informatique”. L’histoire ne dit pas encore si celle ci est bien libérale et quel fut son dossier pris en compte (visiblement c’est le second dossier) mais en tout cas celle ci est bien immatriculée et peut désormais facturer !

Morale de cette histoire :

Tout vient à point à qui sait attendre

Avec l’administration il ne faut perdre ni sa patience, ni son latin, ni sa motivation et se tenir tout le temps au courant en continuant à prier pour un miracle économique administratif.

PS : A n’en pas douter, je m’attends quand même à d’autres soucis :p

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Ça y est, c’est ebuzzing qui vient d’en faire l’annonce la plus concrète : le statut d’auto entrepreneur vient de naître et il s’adapte très bien aux cas de la monétisation des blogs. Seulement pour l’heure on est un peu dans le vague.

Tout d’abord le statut d’auto-entrepreneur c’est quoi ?

C’est un statut spécial et tout neuf, créé par l’État pour les gens qui entreprennent d’arrondir leurs fins de mois avec une petite activité annexe. En clair : l’État met la main sur les petits revenus qui jusqu’alors passaient sous silence en y prélevant les charges sociales qu’il y manquait.
Pour un blogueur, cela concerne ceux qui font moins de 32 000 euros HT de prestation dans l’année.

Quel est l’intérêt du statut d’auto-entrepreneur ?

Pour l’État, on l’a deja dit, ça permet de récupérer les charges sociales jusqu’alors fantômes. Pour le blogueur c’est différent. Déjà , de base, il semble qu’après le 1er janvier 2009 il va devenir très dur de pouvoir travailler avec des pros sans avoir ce statut. Car celui ci lui donne une immatriculation SIREN.

D’autre part ce statut lui offre la possibilité (par rapport à un autre statut pro) de ne pas s’enregistrer autrement qu’avec un SIREN (donc pas de frais), et de ne pas payer d’avance des sommes forfaitaires de charges sociales (très élevées quand on ouvre une entreprise sous un autre statut).

On fait aussi miroiter l’exonération de TVA (soit pas de TVA sur les achats de matériel directement relié aux prestations, sur les prestations d’hébergement et compagnie), mais pour ça il va falloir être tiré à quatre épingles dans la comptabilité.

Finalement, au niveau de ces fameuses charges sociales à payer, et bien on gagne en flexibilité  puisqu’il n’y a pas d’avance et qu’on choisit de régler par mois ou par trimestre le pourcentage de cotisation (21,3% si vous restez dans la catégorie service, ce qui reste la majorité des cas pour les blogs). Et par ce calcul mensuel ou trimestriel, s’il n’y a aucun chiffre d’affaire effectué (en gros on encaisse rien) et bien il n’y a rien à payer.

Comment devient on micro-entrepreneur ?

A l’heure actuelle il faut se pré-inscrire avant le 1er janvier pour recevoir les infos dès qu’elles arrivent, et ensuite s’inscrire sur le site www.lautoentrepreneur.fr

Les questions qui se posent face à ce nouveau statut ?

Comme les infos sont toutes fraiches il y a de nombreuses questions en suspens : l’imposition des revenus après payement des charges, exonération exacte de la TVA, flexibilité des démarches en cas de payement mensuel, etc.

Mais la question principale qui se pose est : y a-t-il encore un intérêt à faire occasionnellement des articles sponsorisés ou des encarts pub si on est obligé d’opter pour ce statut.

Il est à craindre que cela refroidisse beaucoup les blogueurs occasionnels. D’autre part cela va peut être recentrer le « marché des blogs » avec plus d’offres de retributions en nature (on vous offre les produit et vous en parlez) et des offres financières rééquilibrées ?

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