Archives pour la catégorie “Region parisienne”

L’avantage lorsqu’on a des amis fins gourmets, c’est qu’on finit toujours par découvrir des adresses plus ou moins cachées et plus ou moins preppy.
En l’occurrence, je n’ai découvert  le Chateaubriand que récemment ; il s’agit d’une adresse que l’on trouve principalement dans des guides que je ne lis pas, mais qui encensent régulièrement l’endroit.

Car derrière sa façade de bistrot typiquement parisien, se cache surtout un concept gourmand et « snob » qui veut qu’il n’y ai qu’un même menu pour tout le monde, excepté ceux qui (comme moi) dénoncent une allergie, une contrainte alimentaire ou un dégoût profond pour un type d’aliment. 😉
De fait, le prix est le même tous les soir (60 € le menu ou 120 € le menu avec vins) et cette carte change tous les jours, en fonction du marché et de l’envie du chef.

Cela valait bien de faire la file 70 minutes pour avoir une table. Pourquoi attendre ? Car le 1er service se fait uniquement sur réservation et il faut donc patienter le temps que les tables se libèrent après 21h30 pour avoir la chance de s’installer sans avoir réservé.

C’est après 40 minutes à faire la queue dehors et 30 minutes après avoir commencé une bouteille au bar que nous avons (enfin!) vu une table pour 4 se libérer. Car il y a une chose à dire sur le Chateaubriand…
On y est tellement bien à discuter et à voir les plats s’enchaîner les uns après les autres, que l’on a aucune envie de lâcher sa table.

La patience (ou la réservation) sera donc votre meilleure arme.

Car ensuite, c’est la surprise.

Vous découvrez la carte et c’est parti pour 1h – 1h30 de plats divers et variés.

Au menu ce soir là, il y avait :

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Aujourd’hui, je suis sortie de la tombe :


Et croyez moi ce ne fut que le seul jeu de mot « avouable » auquel on ai pensée. Parce-que lorsqu’il s’agit de se moquer de la campagne le parisien n’est pas avare d’idées 😉

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Je ne suis pas experte en toponymie, mais certains lieux me laissent croire que les topographes sont des gens pas très sérieux :

Photo faites au croisement de deux chemin du bois de Vincennes

Évidement on l’a posté sur Facebook. Et, évidemment, à la question : « Vous arrivez à une bifurcation : quelle route choisissez-vous? » tout le monde choisi de prendre à droite !

Preuve en est que mes « amis Facebook » ont lu assez de livres dont vous êtes le héros pour savoir qu’il faut toujours prendre à droite pour sortir d’un labyrinthe  (mais l’histoire ne dit pas si tout le monde sort en un seul morceau !)

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J’ignore ce qu’il en est pour vous, mais je n’ai pas prévu de vacances cette année. Plusieurs facteurs (le temps, le budget, etc) nous on amené à ne rien prévoir. C’est un peu frustrant, mais pas tant que ça. Car depuis le début de l’année nous pratiquons les vacances en CDD.

Le principe consiste à prendre du temps de vacances sur les week-ends. Parfois c’est assez simple,  on part en week-end, quelque part, n’importe où, le but étant de se dépayser et de découvrir les provinces de France.

Mais d’autre fois, c’est plus original. On se réserve une chambre à l’hôtel et on y passe le week-end comme des pachas, à ne presque pas sortir de la chambre. L’objectif étant de ne rien faire d’autre que se détendre. Et l’hôtel n’a pas besoin d’être très loin de chez nous.

Assez étrange comme idée? On paye une chambre d’hôtel pour ne rien faire ; activité de flemmard que l’on pourrait très bien faire chez soit. Pourtant, c’est une méthode très efficace pour me forcer à me détendre. Car à la maison,  sachant que je travail de chez moi,  je ne peut jamais me détacher complètement du boulot car les outils de travail sont continuellement sous mes yeux.

Or, avec un séjour à l’hôtel, il n’y a plus n’y a plus ni pc, ni dossier qu’on croiserais accidentellement en passant à table. Ici on se contente de mettre les pieds sous la table, de se délecter d’une salle de bain avec baignoire et d’admirer la décoration de la chambre que l’on n’aura pas à ranger.

Évidement, ça peut paraître dispendieux. Surtout parce qu’on ne choisi que rarement des hôtels à deux étoiles. Mais, sachant qu’on ne part pas en vacances à coté, cela permets de faire des parenthèses de calme où l’on se paye le luxe d’un cadre incitant à ne rien faire, juste à profiter. On déconnecte, et on y met les formes.

D’ailleurs, ce week-end nous étions à Saint Germain en Laye, au Pavillon Henri 4. Nous profitions d’un séjour Smart Box et je vous assure que 24 heures de glandouille dans un hôtel historique avec un très bon restaurant, ça vous revigore bien plus qu’on ne le pense.

Bien manger, ne rien faire, les clefs du bonheur !

Dommage qu’il y ait eut une bande de jeunes faisant la fête dans la rue et que le petit déjeuner ne soit pas plus généreux …

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[Depuis peu j’ai accepté d’être testeuse d’adresses pour lastminute.com . Du coup, je vais être un peu plus sérieuse que ces derniers temps et vous parler des restos que j’essaye au lieu de me contenter de bâfrer et de partager les photos des plats que je déguste. 😉 ]

Vendredi soir j’avais donc rendez vous avec une amie au Café de la Paix, place de l’Opéra, à Paris. Pour moi, le Café de la Paix c’est surtout un nom mythique qui fleure bon le Second Empire et l’âge victorien. A l’idée d’y aller, je repensais à tous ces romans d’époque évoquant des personnages romanesques ou réels qui dînaient au Café de la Paix avant d’aller au spectacle ou à l’opéra.

Pardon pour la photo floue :-/

A vrai dire il ne s’agissait pas du même standing, pour notre repas, puisqu’on profitait d’une offre préférentielle pour obtenir le menu dégustation (80€) moins cher en le prépayant (55€).
Mais en arrivant sur place, notre table était réservée et la placeuse savait d’office qui on était en annonçant le nom de la réservation. Ah le service, il n’y a vraiment pas à s’en plaindre : constant, appliqué, présent sans jamais être envahissant. Un vrai plaisir de constater que toutes les grandes brasseries n’ont pas perdu leur éducation.

On a eu le droit à une table qui donnait pile poile sur la place de l’Opéra. Et j’ai eu beau regarder, je n’ai pas trouvé la moindre trace d’usure du décor autour de nous. Ici, le faste historique est toujours présent, entretenu, bien que moins ostentatoire. Autour de nous ça parle japonais, anglais et un peu de russe. Pourtant nous ne somme pas dans une brasserie à touristes, ces gens sont juste venus (comme nous) attirés par le nom de l’établissement et le décorum de la salle bien visible de l’extérieur.

Et c’est sans doute ce qui fait le plus grand charme de cette soirée : le charme d’un lieu historique, la réputation d’une grande maison et un service attentionné qui sait se faire apprécier. D’ailleurs, à aucun moment je ne me suis sentie déjugée par le fait que je venais en profitant d’une « offre spéciale ». La maison a du savoir-vivre.

Quant au repas.
Le menu comprend 4 plats, l’assiette de fromage, le dessert et le café. Pour 55 €, le repas reste un peu cher (puisque les boissons ne sont pas comprises) mais on achète aussi le cadre, le service et la présentation de la cuisine. Car là encore l’équipe sait présenter et mettre l’eau à la bouche.

Seulement voila, il y a un « mais ».
Malgré une grande attention portée aux plats et aux recettes, les préparations ne sont pas toujours généreuses ou équilibrées en saveur.
Par exemple : malgré une très bonne cuisson le chevreau était fade et peu luxuriant en saveurs. Pour le foie gras aussi, je suis au regret d’annoncer qu’il aurait mérité plus de gros sel pour accompagner son goût assez terne.
Quant au dessert… malgré une glace maison délicieuse et un savant assemblage de textures, le goût de café était bien trop envahissant pour qu’on puisse en apprécier les arômes de chocolat qui nous étaient promis ; malgré un vrai travail de pâtisserie, ce détail ternit beaucoup le résultat.

Cependant tous les plats ne méritent pas la critique, car en ce qui concerne le plat de coquilles St Jacques c’était parfait : goûteux, riche et surprenant grâce au potage d’algues proposé en complément ; un très beau mariage d’un plat classique et d’ingrédients nouveaux.

Pour les boissons, la carte des vin ne nous a pas déçues. Et malgré ses 50 €, la bouteille de Pouilly Fuissé qui nous a été servie n’a pas démérité.

Pour Conclure :

A 55 € hors boisson, le repas n’est pas particulièrement donné. Pourtant je suis ravie de ma soirée. Le cadre m’a fait rêver, le service m’a mis dans une ambiance des plus confortables, et cette cuisine à qui je reproche son manque de saveurs reste assez fine par sa présentation et sa diversité.

Pour ceux qui cherchent une soirée différente, les charmes des dorures parisiennes et qui n’ont pas l’exigence d’une très grande cuisine : lancez vous ! Vous ne regretterez pas.

Toutefois si vous êtes avant tout gastronome, je pense qu’il y a d’autres adresses à visiter, à moins que le mythe de l’établissement ne vous intéresse aussi.

  • Café de la paix – 5 Place de l’Opéra 75009 Paris – 01 40 07 36 36
  • Lien pour l’offre préférentielle

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Ces derniers temps, avec le PACS qui approche et les vacances de l’autre coté du monde qui vont le suivre, je suis consumée par l’envie de laisser couler le temps en m’appliquant à le le regarder faire.

Il faut dire que le mois de septembre a défilé sur les chapeau de roues. Beaucoup de rencontres, des rendez vous « d’affaire », des conférence de presse, des évènements blogueurs, des voyages en province, et pas mal de boulot pour le blog aussi (même si c’est pas toujours visible). Pour la peine je n’ai pas vu passé ces quatre dernières semaines et j’ai enchainé plusieurs phases d’apnée et des phases euphorique.

Mais maintenant, alors que j’ai un montagne de choses à plier avant le départ  je n’ai qu’une envie: m’arrêter et prendre le temps de ne rien faire.

Et je ravive du même coup l’envie de prendre un after-tea calme et gourmand comme celui où l’on nous a invité mi-septembre. Un rendez vous charmant au Meurice, pour nous prouver qu’un Palace ce n’est pas réservé aux peoples et aux personnes bien-nées.

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Une parenthèse de gourmandise au milieu du journée folle, avec l’écrin du restaurant le Dali pour savourer cette pause « palace ». Car l’invitation s’est faite autour de la nouvelle collection de pâtisseries du chef  Camille Lesecq. Une attention charmante pour démontrer que les salons qui nous paraissent si select et élitiste offre une autre idée du palace avec des formule d’after-tea à 30 euros

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Formule afternoon tea de l’hôtel Meurice

  • Une boisson chaude à volonté, une assiette de finger sandwiches, 3 pâtisseries, 1 scone avec de la véritable « clotted cream »
  • 30 euros
  • Réservation conseillée le week-end au 01 44 58 10 44
  • www.meuricehotel.fr

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Le Chéri et moi sommes assez fan de cuisine asiatique. Attention, pas celle du traiteur chinois qui est au coin de la rue, plutôt celle vendue dans les cantines chinoises où les clients comme le personnel ne parlent pas français. Ayant habité pendant un an à coté de Belleville, on a pu se faire plaisir de ce côté là. Mais quand l’envie d’un japonais se fait sentir et qu’il n’est pas question de poisson cru, on émigre alors vers le Palais Royal pour déguster quelques ramens bien sympathiques dans la rue Ste Anne.

Le soir venu, quand les costumes trois pièces ont déserté le quartier, c’est un vrai plaisir d’arpenter ce coin de Paris. Les gens font la queue dehors pour aller manger bien et pas cher dans la multitude d’enseignes japo-coréenne qui ont envahi cette rue. Et ici il n’est pas question de chinois tenant un bistrot travesti en resto japonais ou coréen. Le personnel est souvent composé d’étudiants japonais ou coréens et les plats sont préparés « comme là bas ». D’ailleurs ces restos ont longtemps été le fief des accros du manga et de la culture nippone, preuve de l’exotisme réel de ces petit troquets traditionnels.

Désormais, la population est plus hétéroclite mais l’on conserve ce brin d’ailleurs qui apporte un plaisir supplémentaire à l’attrait gastronomique de la rue. Car ne rêvons pas, si on y va c’est avant tout pour la nourriture. Pour moins de 9 € vous avez un ramen tout a fait correct a déguster à table ou au comptoir. Et croyez moi: des nouilles, de la viande, du bouillon, des légumes c’est largement suffisant pour caler un estomac affamé. C’est un peu frustre quand on choisit la version de base mais laissez vous tenter par les recettes simples avant d’essayer les plus élaborées, au pire offrez-vous quelques gyozas pour commencer.

Et si vous doutez du coté traditionnel de ces restos bon marché, ouvrez les yeux : certaines adresses ont leurs vitrines qui donne directement sur la cuisine.

Simple, efficace et vous êtes sûr de ce que vous allez manger 😉

Bon appétit!

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