Pieds nus dans la chapelle

3 avril 2011

Il fut un jour aux nerfs d’acier. Un des jours que l’on endosse, où l’on mène les autres, on l’on gère sans s’écouter.

Et puis il fut la pause.

Lâchée en pleine ville, mes pieds m’ont mené à la cathédrale. Et la cathédrale à mener à la réalité, et aux sanglots.

S’enfoncer sous terre… vite… loin des badauds…

Trouver refuge dans une capelle, et craqué.

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Un coin pour se caché, et des larmes pour exprimé ce qui était contenu.

L’obscurité comme confidente, les pierres comme soutiens.

Pleurer, lâcher, laisser se vider.

Et puis se déchausser, et prendre contact avec la pierre.

La solidité, l’assise.

Le froid qui reveille aussi, qui endurci.

Et palper l’athmosphere du lieu.

Sentir l’espace.

Ressentir l’espace.

Souffler.

Respirer.

Expirer.

On y est. On est reparti.

Le prière peut prendre bien des formes… La méditation aussi.

Mais où s’est il envolé ?

20 août 2010

J’y ai pensé deux fois la semaine dernière, il faudrait que je retrouve certaines formules employées il y a 5 ans.

J’y ai pensé hier à la demande d’une amie, il faudrait que je cherche une sorte d’exorcisme pour personne absente.

Deux choses qui ont créé l’envie de mettre le nez dans mon “grimoire”.

Après avoir ouvert le coffre aux secrets : surprise. Les deux recueils ont disparu.

J’ai beau me souvenir de les avoir déplacé, mais impossible de savoir où.

J’ai fait toutes les pièces, tous les tiroirs, toutes les cachettes, impossible de les trouver. Il n’y a que la cave que je n’ai pas honoré de ma visite.

ça m’apprendra à vouloir bien ranger les choses.

ça m’apprendra à vouloir trouver dans le passé.

ça m’apprendra à ne pas vouloir re-créer.

Le temps du Sureau

19 août 2010

Il est venu le temps du sureau ; où l’été laisse filer sa traine et qu’apparaissent les rousseurs d’un automne à venir.

C’est dans les humeurs très pluvieuse de cette saison que je focalise déjà vers l’automne.

Vitre, enfermons les grains de l’été dans la bouteille, pour savoir les déguster quand l’envie d’automne sera éculée.

vin de sureau

Tirage du début de l’été

28 juin 2010

Un soir de discutions, où la bride est restée  sur l’encolure.

On a fait ce qu’il faut pour n’être plus que canal, et on laisse s’exprimer.

tirgeete2010

Divisée toujours.

Je veux choisir pour aller vers ce qui m’appelle.

Mais la division s’impose toujours toujours.

Il faut savoir être sûre de ses forces et mêler ces principes que j’élève en opposition.

Le val sans retour, pour un nouveau retour

14 mai 2010

En trempant dans le cliché d’un Beltane à Brocéliande j’ai eut la surprise de faire une rencontre, une découverte, ou plutot la re-rencontre d’un sentiment que j’avais jusqu’alors beaucoup de mal à re-capter.

Le plaisir des pieds dans la terre, le sentiment d’une captation, le retour d’un flot qui ne demande qu’à monter et qu’on capte par la danse en spirale.

La joie simple, le plaisir brut, et les mots qui ne servent que de barque pour une proménade au pays du pouvoir.

Merci

Les fluides corporels en usage magique

16 avril 2010

En voilà une chose intéressante n’est ce pas : les fluides corporels et tout le rapport attirance/répulsion qu’ils suggèrent. Surtout qu’il s’agit principalement de fluides liés à l’usage reproductif du corps humain.

Quels sont-ils ?

- le sang menstruel
- le sperme / la cyprine
- la salive
- Les larmes

Jusqu’à présent je n’ai jamais constaté d’autres usages de fluides, peut-être que vous si ? Sauf erreur de ma part, les excréments et l’urine ne sont pas vraiment exploités dans les traditions que j’ai pu voir, bien qu’on doive leur accorder des “intérêts” selon la magie que l’on pratique. (Personnellement j’ai peu d’attirance envers ce type de manipulation).

Vous remarquerez que j’ai soigneusement évité de parler du sang (autre que menstruel). Pourquoi ? D’abord parce que je n’en maitrise que peu d’usages. Mais surtout parce que ce n’est pas un fluide qui s’obtient “sans intrusion” et que ça ne m’intéresse pas d’en traiter ici. L’éventail des possibilités d’exploitation des fluides est assez large pour ne pas aller s’abimer et en traiter ici.

À quoi servent-ils ?

Pour les “lunes” il s’agit souvent d’accomplir une appropriation, soit pas ingestion, soit par onction. On se donne du pouvoir sur celui qui en consomme, on oint un objet pour le personnifier voir le consacrer à la féminité. Il s’agit souvent de magie sympathique et de symbolique.

Pour les fluides sexuels on agira plutôt sous l’axe de l’offrande. On offre une part de soit, un fluide qui donne la vie, on transgresse un cycle aussi. ça peut être un don ou un sacrifice selon le symbole qui est exploité. Et ce n’est absolument pas réservé à la magie sexuelle (du moins, dans sa forme “directe”).

Enfin la salive et les larmes ; surtout utilisées en sorcellerie et magie mineure, on les voit quand même s’inviter en magie cérémonielle de temps en temps. Leurs rôles sont multiples puisqu’elles seront utilisées aussi bien pour créer un lien, marquer une hiérarchie, faire une offrande, etc. Tout dépend de l’intention annoncée.

Personnellement je suis d’avis qu’un occultiste, comme un ésotériste doit avoir dépassé les barrières psychiques qui trouvent dégueulasse un fluide qui sort du corps. Comme la jeune maman qui finit par être complètement à l’aise avec les “rejets” du corps, celui-qui-cherche ne doit avoir ni attirance, ni répulsion envers ces matières. Elles ne sont qu’une manifestation de la vie et, à ce titre, exploitables.

Mais maintenant, à il ne faut pas prendre “les fluides” à la légère. Comme le dit une amie: “déposer un fluide sur un objet crée un lien puissant qui met la personne momentanément à la merci des énergies/entités convoqués. Prudence, donc…”

Désaveu chrétien

5 avril 2010

Ils sont nombreux les païens actuels qui furent élevés dans une tradition plus ou moins pratiquante de la chrétienté. Et ils sont tout aussi nombreux les neo-païens qui écument de rancoeur envers les églises chrétiennes, pour les crimes quelles ont commis auprès des Anciens, leurs consciences et leurs âmes.

J’ai moi même été élevée dans la tradition catholique. Je suis baptisée, communiée et j’ai même  fait ma profession de foi. Pourtant je suis néo-païenne. Je n’en ai aucune honte, juste une grande flemme lorsqu’il faut expliquer cela à ceux d’un bord ou d’un autre. Pour moi c’est le dogme de l’église qui me contredis, je crois en Dieu sous son visage de Divinité et si je ne suis pas assez croyante (et même plutôt désobéissante) envers l’Eglise de Rome et bien tant pis: “Dieux reconnaîtra les siens”.

C’est déjà quelque chose que d’avoir foi en quelque chose.

Mais ce qui me chagrine (ou me fatigue) c’est ce ressentiment des néo-païens envers les chrétiens. A quoi sert il d’hurler à l’injustice parce que la foi que l’on choisi aujourd’hui fut autrefois persécutée? Est ce qu’on doit rager contre des persécutions qui eurent lieu il y a des siècles. Y a t il un intérêt à pleurer la perte d’anciens témoignages et continuer à en jeter l’opprobre sur une église qui est l’héritière de ceux qui ont commis ces abandons?

Sert il à quelque chose de se faire aussi bête que l’âne?

Ostara

22 mars 2010

Non je n’ai pas oublié, je n’ai pas dénigré.

Non je n’ai pas bradé et je n’ai pas soldé.

Ce n’était pas du “hop c’est fait”. C’était surtout du “c’est là, c’est fait”.

Pourquoi ne pas laisser les habits de théâtre cérémoniel au vestiaire et vivre pour de vrai le sabbat ainsi offert?

Parfois une simple séance de jardinage et un partage intime font tout aussi bien office de célébration. Les choses ont besoin d’être vécue, pas mise en scène.

Pratique magique - saison 2

8 mars 2010

Il fut un temps où ressentir, visualiser et manipuler l’énergie était très simple. Je “voyais” une brume bleu foncée qui répondait à mes recherches et mes  manipulations. C’était “simple comme bonjour ” ai je envie de dire. Il a fallu débloquer cette capacité mais une fois fait ce fut toujours là.

Et puis il y a eut ce grand vide. 2 ans, 3 ans peut être où j’ai fermé les yeux à tout ça, ou j’ai perdu la foi, où je ne voulais plus rien  puisque je ne savais pas ce que je voulais. Malgré des sursauts le cœur et l’intention ne voulaient plus tendre vers cela.

Il y a eut un premier retour avec la remise en contact aux divinités. Puis un ancrage plus ou moins facile avec le cycle des saisons. Mais c’est quand il fut question de retrouver l’énergie que c’est devenu très dur. Plus rien ne répondait. J’avais beau sentir “quelque chose” ça ne voulais pas se laissé attraper. Plus de brume, plus de ressenti concret et encore moins de manipulation.

Et puis il y a eut ce soir. Où j’ai arrêté d’essayer de voir. Où j’ai laissé l’esprit cherché tout seul, à la dérive, vers ce qui lui répondrait. Ça faisait du bien de ne plus se tendre, se forcer, “pousser” pour obtenir quelque chose.

Et ce fut une révolution. Un choc même après coup. Plus du brume et de chose irradiante, plus de vision de ce qui entoure, mais des milliers de paillettes dorées à l’intérieur qui circulent en moi et répondent facilement à mes manipulation. C’est comme si l’énergie autrefois abondante et exubérante c’était canalisée et intériorisée.

J’ai pensé que c’était autre chose, mais avec le recul il s’agit bien de la même chose. C’est juste qu’on est entrée dans une autre façon de voir, une autre façon d’agir.

On en prend un coup. Mais après tout… il est bien question d’évoluer et de changer.

Pourquoi ma magick n’aurait elle pas évolué elle aussi ?

Savoir sans connaitre

10 février 2010

Tout le monde s’accordera a dire qu’un savoir incompris ne sert pas a à grand chose si ce n’est briller en société (jusqu’à ce qu’on vous pose des questions).
Mais j’aimerais tourner la question, on plutôt sa digression, vers la pratique occulte et la “culture” ésotérique.

Quand on explore une voie de l’occultisme peut on vraiment prendre conscience des enjeux sans avoir précédemment acquis une culture plus vaste de l’occulte et de ses ramifications?

Par exemple: Un mag-icien pourra-t-il évoluer dans son travail magique s’il ignore certains pans de culture annexe comme la symbolique du tarot?

Dans ma pratique je trouve une profondeur renouvelée grâce à l’éclairage et l’exploitation de plusieurs paradigmes. La signification des actes et signes me parait beaucoup plus riche si on l’a met en parallèle avec d’autres cosmogonies ou symboliques.
Reste qu’on me reproche de ne pas différencier action et efficacité.

Quel est alors le but de nos pratiques? Être efficace (rentabilité théorie/pratique?!?)  ou faire avancer son champ de vision?

Ne serais ce pas la différence entre l’occultiste et l’ésotériste? Celui qui se contente d’œuvrer et celui qui cherche à évoluer. Peut on vraiment différencier les deux buts?

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