Monthly Archives: mai 2004

Cuisine sacrée et cuisine magique

8 mai 2004

Cuisine sacrée

Ce qui est important à mes yeux quand vous préparez les plats du sabbat ce n’est pas la difficulté de la recette ou le nombres de plats différents, c’est le fait de faire soit même les plats : pétrir son pain, émincer ses légumes, surveiller son four…

C’est le fait de le faire avec Amour et surtout d’utiliser le temps de la préparation à réfléchir ou à méditer sur le sabbat et ses implications. Le temps de cette cuisine sabbatique est en quelque sorte sacré. C’est ce qui fait que le plat est si riche lorsqu’on le partage. Pour moi c’est aussi ce qui offre en quelque sorte la possibilité de remplacer un rituel par un banquet « sacralisé ».

C’est parce que les mets et le banquet sont donnés en l’honneur d’un sabbat, qu’ils ont été préparés dans ce but et avec le Travail que demande un temps magique que je considère ces préparatifs comme une cuisine sacrée au sens propre. A l’image des banquets grecs, et des libations, le repas placé dans le contexte magique est un instant sacré même s’il ressemble souvent à une ripaille entre gens de bon moeurs !

Car il faut dire ce qu’il en ait, bien que l’agape débute toujours avec des petits discours et des rappels sur le symbolisme du banquet et du sabbats en lui-même, il se transforme toujours en repas entre amis où le discours profane tiens une place majoritaire. Certains m’en ont fait les remarques, mais après tout cette « joie de vivre », « cette énergie » et tout simplement toute cette « vie » n’est elle pas consacrée au sabbat ou à la divinité à qui on a dédié le banquet ?

Pensez vous vraiment qu’un banquet sacré chez les grecs était consacré à la prière ou la discussion spirituelle ? Personnellement je ne le pense pas, et mon culte étant avant tout un culte vivant, je célèbre la vie sous toutes ces formes. Mort et vie n’y ayant pas le statut d’un drame le repas sert donc de libation physique et spirituelle.

La cuisine magique.

A l’inverse, la cuisine magique n’est pas sacrée pour autant. Tout comme la cuisine peut devenir sacrée par son inscription dans un temps sacré, elle peut devenir magique par une simple préparation “magique”. J’ai eu de longues discutions avec une amie à ce sujet car, si lorsque vous préparez à manger vous cuisinez, lorsque vous “cuisinez avec Amour” vous ajoutez à votre farine, vos oeufs (et cætera) un ingrédient qui est n’est autre que l’Intention. Vous investissez une partie de vous, à la manière d’un sort. Non ?

Ce ne changera pas le goût mais cela enrichira le plat. Essayez deux restaurants avec un même plat. Là où le chef cuisine par plaisir le plat sera toujours meilleur ou plus riche que celui où le cuisinier se contente de faire son travail, même de bonne grâce.

De même, chaque utilisation d’un ingrédient donne un « pouvoir » à votre plat. Comme votre légume possède des vertus diététiques ou médicinales il possède aussi des vertus « spirituelles ».

Chacun admets qu’il existe des plantes « magiques » ; mais pourquoi refuser de dire que toute les plantes ont droit à ce statut ? Ouvrez cinq livres sur les plantes « magiques » et essayez de les synthétiser. D’abord vous aurez rarement trois fois les mêmes propriétés sur une plante mais vous trouverez toujours une gamme différente des plantes « magiques ». Chaque région, chaque culture ou chaque civilisation à son « panthéon » d’aliments magiques….Et à ce titre la sauce au basilic de ce midi aurait pu être un puissant aphrodisiaque si telle avait été votre Intention au court de la préparation …

Si techniquement ces deux concepts peuvent sembler n’être qu’une redondance de leur aspect respectif, il est nécessaire de les distinguer pour une meilleure compréhension. Car, si la cuisine magique consiste à faire d’un plat un charme (soit un support de sortilège), la cuisine sacrée, elle, permet de transformer un temps de préparation technique (soit un temps profane) en extension du temps sacré et d’inclure par là même cette préparation dans la célébration du sabbat.

Par exemple je considère que je débute ma célébration sabbatique dès le moment ou je pétri le premier de la longue série de pain qui seront consommés lors du banquet, soit environ quatre jours avant la date précise…

Etre une Kitchen Witch

8 mai 2004

Le sujet est ardu car c’est en quelques sorte devoir expliquer ma Foi ou plutôt disserter sur le principe de la Foi. Je ne me lancerais pas dans un débat théologique ou le listing de tout ce qui fait que je suis ça ou ça, je vous donne juste deux paragraphe qui explique tout (ou presque). Ça peut sembler réducteur mais ceux qui connaissent comprendrons…

Être une Kitchen Witch

Pour être bref, la Kitcehn Witch ne se base pas toujours sur les dogmes ou traditions, seul compte principalement l’Art  et l’Intention.

La kitchen witch n’a jamais vraiment découvert l’occulte, elle est souvent tombé dedans quand elle était petite. C’est souvent une autodidacte qui vogue d’un centre d’intérêt à un autres sans développer de spécificité autre que la simplicité de l’ensemble et une attitude égale à elle-même.

En fait, être une kitchen witch c’est bien plus une attitude qu’une tradition. C’est un peu réduire la sorcière à sa plus simple expression, sans grimoire ou cérémonie outrancière, de la magie comme de la cuisine : des connaissances, du goût, un peu d’instinct et de la débrouillardise.

C’est savoir rester à sa place, troquer avec les Forces, et rester ouvert sans gober n’importe quoi.

Faut il se méfier de l’ésotérisme ?

8 mai 2004

Faut il se méfier de l’ésotérisme ? De ses multiples pratiques qui se réclament sciences, art ou spiritualités ? Pour la plupart d’entre elle il n’y a pas moyen de vérifier leurs dire, et lorsque cela l’est, c’est très peu parlant.

Je pense que le principal dans cette histoire est de s’écouter. Si ça vous parle, tant mieux. Si vous ne voyez pas de danger autant regarder de plus prêt. Mais tachez toujours de vérifier que vous ne donnez pas plus que ce que vous obtenez. A court et à long terme sachez toujours vérifier l’équité de votre échange. Si parfois certaines pratiques en demande beaucoup il y a toujours une limite entre beaucoup et trop.

Cette limite on peut pouvoir la reconnaître mais il est fréquent que plus on avance et moins on la voit. Et c’est là que vous attendent toutes les gentilles petites familles sectaires et profiteurs de tout poils. D’où l utilité « d’oreilles » confiantes, à qui vous pouvez racontez un peu se qui se passe sans trahir un vœux de silence. Ça aide à renforcer votre vision des choses. Mais prenez garde à ce que cette oreille ne prenne pas le même chemin que vous car elle pourrait aussi perdre sa vision des limites.

On ne le dira jamais assez, ce milieu est plein de chacals qui ne cherchent que votre estime dans le meilleur des cas et tout ce qu’il est possible de vous soutirer dans les pires…

Les pains pour le sabbats

8 mai 2004

Le pain est l’aliment roi de l’Homme depuis les débuts de chaques civilisations, et il conserve ainsi une certaine importance dans le paganisme. C’est ainsi la base de l’alimentation humaine depuis des millénaires.

Pétrir sa pâte, surveiller la cuisson et le rompre pour le partage sont des moments fort pour un sabbat. C’est pour ça que je ne me lasserais jamais de défendre l’usage du pains lors d’un sabbats.

Celui qui ne s’est pas relever dans la nuit pour pétrir la pâte d’un pain à  Sabbat ne pourra jamais comprendre ce qu’est une préparation mentale  au sabbat… Je donne ici quelques recettes triées par sabbats, mais vous pouvez les utiliser a votre guise pour des esbats ou bien modifier les recettes pour les utiliser à une autre époque de l’année.

(Lire la suite…)

Pratiquer nue: le Skyclad

8 mai 2004

Les pratiquant de la wicca gardenienne et d’autres vous dirons que rien ne vaut de pratiquer simplement vêtu des nuages, qu’a ce moment on se sent simple, en équilibre avec ce qui se passe autour et que le cercle est unifié puisqu’il n’existe plus de différence entre les pratiquants.

Mais faut il pour autant pratiquer nu pour être au sommet de ses possibilités ?

Pratiquer nu a de bon ou de mauvais aspect. Personnellement j’aime pratiquer nue car cela permet de passer outre la gène  et de manifester (d’une certaine façon) le contrôle qu’on a sur soit et sur son corps. C’est ainsi marquer sa confiance en soit et en ce que l’on fait. Enfin c’est assez étrange comme sensation et nul ne peut en parler sans l’avoir vécu.

Toutefois, je ne pratique pas nue lorsque je travail en cercle. Car, comme dit précédemment, la pratique en skyclad présume une confiance et une aisance que seul peuvent avoir des groupes qui travaille ensemble en parfaite harmonie, ce qui n’est pas mon cas pour l’instant.

En parlant avec d’autres pratiquants il m’est souvent venu aux oreilles que pratiquer nue chez soit n’est pas quelque chose qui puisse compter, que l’essentiel quand on est nue est de l’être dans un cercle. Je suis d’accord avec eux, mais accepter de ne pas voir pratiquer quelqu’un car elle ne peut se résigner à dévoiler son corps et les problèmes qui l’entourent reste pour moi un problème qui va de court avec l’initiation.

On a tous nos problèmes et l’initiation à pour but de nous les faire surpasser pour autre chose, la nudité en coven travaille comme ça. Reste  à savoir si on veut être oui ou non initié et si l’on à assez confiance envers ceux qui nous propose d’être initié…

La roue de l’année et les sabbats

8 mai 2004

Le Sabbat

Dans un dictionnaire  le sabbat (terme juif détourné aux débuts de l’inquisition) est une réunion où les participants se livrent à des orgies de magie, de sang et de sexe. On s’y rend en volant sur un balais ou en chevauchant des animaux aussi grotesques que mal vu (bouc, âne, crapaud). On y sacrifie des enfants, s’accouple avec des animaux ou des démons  et évidement, on y célèbre une messe noire tout à la gloire de Satan.
Mais même sans la version des inquisiteurs, on trouve souvent des histoires de réunion dans des lieux sacrés. Hommes et femmes y oeuvrant à des pratiques magiques, et les spectateurs impromptus payent très cher leur visite.Toutefois, la réalité est bien différente. Nous employons le terme de sabbat pour désigner les fêtes et célébration saisonnière. Ce sont les temps forts de la pratique païenne. En fait ces dates sont celles des fêtes païennes dont nous retrouvons encore des témoignages  célébration dans la société moderne et. laïque. Pensez à la Saint jean qui est l’un des meilleurs exemple

Sabbats et esbats.

La sorcellerie est très liée à la Nature pour ce qui est de ses courants “païens”. Ainsi, il est facile de comprendre que l’on célèbre des fêtes à des dates charnière de l’année: celles des saisons et des lunes. A l’origine, seules les saisons étaient caractérisées par un Sabbat. Aujourd’hui, chacune d’elle en compte deux, l’un représentant son début, et l’autre son apogée. Il y a huit sabbats qui ont pour rôle de célébrer la nature et de lier les hommes au cycle naturel.
A coté de ces huit  fêtes solaires on célèbre aussi les 13 pleines lunes de l’année. Leurs dates sont sans cesse changeantes mais c’est parce que nous obéissons au calendrier solaire. Les ésbats permettent une communion avec le rythme lunaire qui fait autant partie du cycle naturel que celui du soleil.

La roue de l’année

La roue de l’année est l’image qu’on utilise pour rendre le fait que les saisons tournent sur elles même, se suivant sans discontinuité selon un rythme quasi constant. Et cette roue s’appuis sur quatre rayons reliant les huit sabbats dont les dualités se rejoignent.
Cela marque le fait que ces huit célébrations permettent de mieux prendre pieds dans le cycle annuel, d’y avoir des bornes auxquelles on peut se fier pour mieux parcourir l’année.

  • 31 octobre - Samhain:

C’est le premier jour de l’année sorcière et ce jour est une nuit! En effet dans les sociétés antiques occidentales  un “jour” commençait à la tombée de la nuit. D’où les nombreuses célébrations nocturne des sabbats.
Samhain est le premier jour car c’est la fin de l’été, le début des temps durs et donc le temps de tous les sacrifices. Nous connaissons encore Samhain par le jour d’Halloween ou de la Toussaint. Le premier permet les dernières réjouissances et le second demande une pensée pour tous les morts.

Car Samhain est aussi le jour des morts. Sa nuit est la nuit où le monde des vivants et celui des morts se frôlent pour faire un passage. Il ne fait pas bon se promener seul et sans lumière une nuit de Samhain. Les morts de l’année s’en vont retrouver le royaume des défunts et mieux vaut pour nous leur indiquer le chemin en plaçant des lumières sur les bords des routes et quelques offrandes pour le voyage.

Lors de cette fête, les païens entrent en contact avec les disparus qui leur transmettent leur savoir et leur force. Ils marquent aussi ce temps par la réflexion sur l’année passée, sur le temps qui s’écoule. Samhain sera l’occasion des résolutions qui découlent de l’année passée et des leçons qu’elle à offerte.

  • 21 décembre - Yule.

C’est la fête du Solstice d’Hiver, elle célèbre la renaissance du Soleil, le début d’une nouvelle vie. Dans la Rome antique (et païenne) on offrait des jeux pour “L’invincible Soleil”. Pour les chrétiens, ce fut la première date de Noël avant que le Pape Télesophe ne la fixe au 25 décembre au IVe siècle et par un étrange rapprochement c’est le jour de la naissance du Dieu chez les wiccans.Pour nous, cela ne représente que le Solstice d’Hiver et ainsi la nuit la plus longue de l’année, celle où le soleil mettra le plus de temps à revenir parmi nous et où débute le règne de l’hiver. Pour autant, l’hiver n’est pas une mort. C’est la période où tout est détruit, aplani, endormi. Pour que tout puisse recommencer à zéro, que toute chose puisse se régénérer dans un calme salutaire.
Yule est une fête heureuse. Au contraire de Samhain, elle est heure de réjouissance car revient parmi nous le soleil. C’est l’occasion de l’accueillir à travers une profusion de feux et de chandelles. On s’offre le luxe d’une bûche en chêne dans la cheminée et les convives se voient offrir des plats épicés et gourmands.

  • 2 février - Imbolc.

Tout bon vivant qui se respecte à, un jour, utilisé cette date pour se livrer à une orgie de gaufres, crêpes et pâtisseries festives. Car l’antique Imbolc à désormais fait place à la Chandeleur mais sans perdre sa vocation! Nous sortons de l’hiver et c’est prétexte à toutes les réjouissances! La chaleur et la lumière vont de nouveau régner. Ainsi c’est aussi la fête de la purification, de l’initiation et des renouveaux. Autant en profiter pour toutes les purifications et les engagements.

  • 21 mars - Ostara.

Et voilà le retour du printemps. C’en est fini des rigueurs de l’hiver et voici le printemps qui reviens à travers son équinoxe. Jour et nuit sont à égalité. C’est le retour des déesses de la fertilité dans un cortège de fleurs et de pousses vertes.Ostara est une fête de l’abondance. Mais une abondance “verte” contrairement à celle plus mature de la fin de l’été. La spontanéité et la générosité seront de rigueur..

  • 30 mai - Beltane

C’est le sabbat le plus important de l’année avec Samhain. Voici le moment où l’année change réellement de face, la nature s’est faite moins timorée et tout regorge de vie et d’énergie. Pour les wiccans c’est l’union du jeune Dieu et de la Déesse, pour les païen antiques c’est le moment où hommes et femmes s’unissent librement à l’image des êtres de la nature.
De nos jours, le matin du premier mai offre de nombreuses occasion de voir s’incarner de nombreuses croyances populaires . Le mât de mai offrent aux jeunes gens la possibilité de prouver leur force et adresse, les jeunes filles vont à la recherche des fées et de la rosée de mai pour se rendre belle et attirante. Mais toutes ces célébrations sont reliées de prêt ou de loin à l’occasion d’unions charnelles et des fruits quelles  porteront. Elle marque le début du grand retour de la vie où tout repousse et vit.

  • 21 juin - Litha (Mid-summer)

Nous connaissons toujours cette fêtes à travers la Saint Jean, qu’elle soit chrétienne ou non. En effet, malgré son évangélisation ou, au contraire, sa célébration en fête populaire “laïque” elle n’a pas perdu sa signification.On saute au dessus du feu et on célèbre les produits des premières récoltes à travers des banquets d’abondance. C’est la fête de la croissance et de la joie apportée par la promesse des générosité de la terre. Qui plus est, c’est ce jour ou l’on célébrait les fiançailles. C’est la nuit la plus courte de l’année, et on consacre la victoire du soleil en dansant autour de grands feux du coucher au lever du Soleil…

  • 1 août - Lamas

Les récoltes sont fauchées et déjà s’annonce le déclin de la lumière. Pour les fruits du travail agricole et des bontés de la terres les païens remercient les déesses de la fertilité qui se préparent à leur dire au revoir. La date du 1er août est un consensus car la fête correspond exactement a la première récolte de blé. Et ce jour est dédié au pain, fruit des hommes et de la terre. On le mange pour retrouver la félicité de l’été.

  • 21 septembre - Mabon

Les déesses de la fertilité se sont retirées, c’est la fin des récoltes, le déclin des forces apparentes, l’approche de l’hiver à travers son héraut: l’automne.L’équilibre du jour et de la nuit est rétabli, mais les nuages omniprésents laissent deviner les ombres qui reviennent. On rend hommage au passé. Honneur est fait aux personnes âgées mais on attend la venue des enfants de Beltane, déjà présents par le ventre rond des futures mères

L’influence de la Lune

8 mai 2004

La lune est l’astre le plus proche de notre planète. Elle y  joue un rôle important sur la nature et les organisme vivants. Les sciences exactes nous l’ont confirmés à travers l’exemple des marées ou de la croissance du corail… Mais ce qu’on dit moins c’est qu’elle joue aussi un rôle essentiel en magie.
Dans ce domaine il est question de croissance et de correspondances et il faut garder à l’esprit que  la phase de la lune va influencer rituels et actions magiques.  Il faut donc en tenir compte mais aussi chercher à en profiter en planifiant les rituels selon les cycles de la Lune.

Les bases du mécanisme lunaire:

La croissance et la montée de la lune :
Il ne faut pas confondre la lune croissante et la lune montante. La croissance de la lune fait référence à sa forme tandis que l’ascendance de la lune tient compte de sa hauteur dans le ciel. Et ces deux mouvement ne se correspondent pas. En magie on ne tient compte que de sa croissance.

Les couleurs de la Lune :
Il arrive qu’on face mention de lune colorées. Pas de panique c’est normal. Une lune noire est la nouvelle lune car la lune est alors absente.
La lune rouge correspond à la période des 2 jours avant et de deux jours après la pleine lune. C’est en fait juste une expression québécoise…
La lune rousse c’est la premier lune après Paques. c’est une expression héritée du fait des gelés et vents froids qui l’accompagnent et qui font ainsi roussir les bourgeons des arbres.

Les éclipses :
Les éclipse lunaires sont dues au cône d’ombres que promène la terre sur le coté opposé à la face exposée au soleil. Lorsque la lune traverse ce cône le soleil ne s’y reflète plus et donc la lune disparaît. Attention il est déconseillé de pratiquer à cette occasion car le cône d’ombre est perçut comme le siège des démons.

Les nœuds lunaires :
Au cours de sa rotation autour de la terre, la lune coupe à deux reprise le plan écliptique (plan représentant l’orbite de la Terre autour du soleil). Ces deux périodes qui durent chacune deux jours marquent le passage d’un nœud lunaire à un autre. Ces nœuds sont si importants qu’ on a développé une pratique magique qui leur est dévouée. ( j’y connaît pas grand chose alors autant vous reporter à la biblio)

La croissance de la lune :
Toutes les magies tiennent compte de ce phénomène. Donc autant dire qu’il faut les maîtriser assez vite. En plus c’est vraiment pas compliqué. Dites vous que pour identifier les phases de la lune il faut la regarder et tracer une ligne imaginaire au niveau de son diamètre. ça formera soit un “p” (pour premier lune soit croissante) soit un “d” (pour dernière lune soit décroissante).

Voici les propriété de chaque phase:

Lune montante:

-guérison
-accroître (tout les facteurs positifs)
-éveiller les pouvoirs psy
-Acquérir de bonnes habitudes

La Pleine Lune:

-accroître (les facteurs psy et spiritualité)
-invocation de divinités (lunaire, fertilité, -Tout -rituel de magie blanche
prophétique)

La Lune décroissante:

-Exorcisme et bannissement (influence, entité ou manie)
-Guérison
-Perte de poids

Nouvelle Lune

-Pas de magie “blanche”
-Désenvoûtement et contre attaque
-Magie “noire”

Les maisons de la lune:

En magie lunaire il y a 28 demeures contrairement aux 14 demeures du zodiaque. En fait c’est qu’il existe des demeures lunaires qui siégent entre chaque demeures attribuées aux signes du Zodiaque. (Mais comme je ne maîtrise pas toutes je ne présenterait que celle fixées sur le Zodiaque). De même, en haute magie ces demeures ont aussi divers attributs mais comme ce site ne s’emploie qu’a présenter des magies mineures il faudra vous referez à la biblio.
Enfin… Voici les propriétés de base en magie mineure. Faites attention car elles ne correspondent pas à celles d’autres traditions de haute magie. Apparemment cela découle de querelles entre tradition …

Bélier -accroître l’autorité
-puissance guerrière
Taureau -Acquisition
Gémeaux -communication
-déplacement, voyage
-relation avec autrui
-écriture?
Cancer -célébration des divinités lunaire
-protection (a tous stades)
Lion -célébration des divinités solaire
-virilité
-succès social
Vierge - obtention de poste et emplois
-santé mentale et physique
Balance -succès judiciaire
-créativité
-équilibre spirituel et karmique
Scorpion -sexe
-physique (amélioration ou évolution)
Sagittaire -Vérité
-voyage
-succès (sportif ou enseignement)
Capricorne -ambition
-succès social
Verseau -succès créatifs
-relation d’amitié
Poissons -divination (rêve ou pratique)
-facultés psy et artistique

Bibliographie

  • VIVRE AVEC LA LUNE, de LIGNY Sylvie chez Ouest-France collection pratique, 2002
  • LES FABULEUX POUVOIRS DE LA LUNE, de FLAVIE Giselle chez Trajectoire, 1997
  • LES RITES DE LA LUNE, de CARADEAU Jean-Luc aux  éditions Librairie de l’inconnu, 1991

L’initiation Ou l’ambivalence de l’évolution….

8 mai 2004

Là où le fou vit heureux et longtemps, le sage à une vie courte et malmenée…

A tout moment, lorsque qu’on s’engage à fréquenter les Eso, la question de l’initiation menace de vous tomber sur le coin de la figure. Dès que vous penser avoir réglé le problème vous constater toujours que son ombre plane au dessus de vous. Sans compter que s’il est facile de discuter du sujet lorsqu’on est entouré de gouroutiseurs de bas étage et de monter un beau discours pour dire tout bonnement « non c’est pas pour moi », c’est tout autre chose quand vous croisez des personne qui vivent une vraie initiation ou qu’un malotru vous renvois au problème en chamboulant vos vues actuelles.

Bref, qu’est ce qui pose problème dans ce principe de l’initiation ? Et puis c’est quoi une initiation ?

A la base c’est l’admission à la connaissance de certains mystères, plus prosaïquement c’est aussi les préliminaires à l’apprentissage de connaissances cachées. Mais dans les faits, la cérémonie ou l’étape de l’initiation, qu’est ce que c’est ?

Un rite de passage, une épreuve, un contrat ?

Rite de passage ? Sans aucun doute, puisqu’il y a un état d’avant et un état d’après. Celui qui a connu l’initiation n’est jamais vraiment celui qu’il a été avant. Il a qqch. en plus que les non initié non pas.

Une épreuve ? Peut être, puisque l’initiation n’est jamais que la théâtralisation de bien des évolutions. On se prépare à l’initiation, on apprend à préparer un changement et à accepter d’être guidé. Il y a alors des remises en question qui constituent pour certains de véritables épreuves.

Un contrat ? C’est là  toute la question. Etre initié représente t il une obligation de fidélité aux mystères auxquels on est initié ?  Est ce l’enchaînement à certaines règles de secret, d’astreinte et de pratiques ? L’initiation ne représente elle pas l’aspect d’un contrat de fidélité envers celui ou ceux qui initie ? Cette question est peut être celle qui met le plus souvent le feux aux poudres entre partisans de l’initiation et anti-gouroutiseurs bien qu’elle ne tiennent qu’a l’éthique des initiateurs. Certains vous initieront et vous obligeront à prendre ça pour une dettes envers eux, d’autres vous ferons cadeaux de cet état de fait et ne vous obligerons qu’a respecter certaines règles, enfin,  certains vous initieront en vous laissant le choix de faire ce que vous voulez de cette étape…

C’est peut être mettre l’initiation sur un pied d’étale que de la traité ainsi, mais selon les affinités et la sensibilité des personnes, cette étapes peut être un gros morceau ou au contraire un petit rien. Personnellement, c’est le prétexte à une énième remise en question.

Car la vraie question que soulève l’initiation c’est la question de l’évolution et du danger qu’elle suppose. Si pour moi mon but est l’équilibre (bonheur pour certain, équilibre pour moi), étant presque en équilibre avec moi-même ces temps ci, est ce que ça vaut le coup de mettre en danger cet équilibre par une initiation ? Est-ce que la satisfaction de la curiosité et la promesse d’un futur éveil (ou d’un équilibre supérieur)  vaut le coup de se risquer au danger d’une évolution et toutes les remises en question qu’elle suppose ?

Car le tout est de savoir ce que l’on veut et les moyens qu’on se donne pour y arriver.

A la question du « est ce que tu referais ce que tu as fait pour en arrivé là » on me répond souvent qu’il y a certains choix qu’on ne referais pas, qu’on a beaucoup trop souffert pour les résultats qu’on a obtenus, que le prix à payé était trop élevé. Pourtant, c’est souvent ce prix de souffrance ou de peine qui sert désormais à protégé d’éventuelles erreurs aujourd’hui. C’est facile de regarder en arrière et de juger, mais c’est un tout autre jeux que d’arriver a se poser et d’envisager le poids d’enseignement qu’on apporté certaines épreuves.

Pour moi l’initiation fait déjà bobo. Son propos, bien que resservi pour la énième fois, a encore remué des remises en question qui était tombée dans l’oublis à force de décantations stériles. Le cap de l’initiation n’est pas ce qui remue le plus mais c’est plutôt le check up qui l’accompagne qui stimule l’angoisse des remises en question.

Se juge t on prêt a se faire initier ?  Juges t on les connaissances déjà acquises comme justes et suffisantes ? Acceptes t on de se faire initier et d’endosser ainsi le rôle de celui-qui-est-initié avec l’humilité et  l’obéissance que cela suppose ?  Qu’attend t on de ce qui va suivre et accorde t’on suffisamment ou trop d’importance à cette étape. En quoi est il légitime de considérer qu’on est apte à passer cette étape et de changer notre état de fait ? Enfin en quoi peut on vouloir changer cet état ?

C’est beaucoup de questions qui sonnent creuses lues les une à la suite des autres. Mais elles supposent beaucoup de relecture de soit en espérant que ce qu’on y voit sera agréable à voir ou surtout pas trop démoralisant…

“C’est pas celui qui dit” - Le dangers des Autres

8 mai 2004

C’est peut être stupide comme remarque mais en ésotérisme tout le monde n’est pas adepte d’une morale d’honnêteté et d’altruisme.

Ce n’est pas parce que IL expose de larges connaissances sur un forum que c’est un maître emplis de sagesse (tout le monde à des livres chez soit et est à même de les recopier).Ce n’est pas parce qu’ELLE passe des heures à vous conseiller et à discuter avec vous de choses et d’autres que c’est une sorcière attentionnée et humaine (regardez vos précédents dialogue et compter le nombre de “je”,”personnellement”,”moi” et autre pronoms personnels de la première personne). De même ce n’est pas parce que JE soutiens mordicus que je lance des boules de feu que j’en suis capable ou ce n’est pas parce que je fais tourner une paille en approchant mes mains que je suis un puissant télékinésie (même s’il y a une vidéo… parce que  ça c’est de l’électricité statique!).

L’occultisme, l’ésotérisme, la sorcellerie ou tout autres domaines sont les dignes reflets des milieux humain, vous y rencontrer de tout,du bon comme du mauvais. Et le net est une véritable foire à l’emporte pièce à ce sujet. D’ailleurs qu’est ce qui vous prouve qui je suis une sorcière?

Lorsqu’on est confronté à quelqu’un du milieu mieux vaut se poser deux secondes et se demander s’il ne nous prend pas pour un âne avec ses histoires de rituels, si ses pouvoirs ne sont pas plutôt le résultat de phénomènes tout se qu’il y a de plus naturel, s’il est vraiment objectif, s’il ne saute pas trop vite aux conclusions, etc…

Le milieu regorge de charlatans, de mythomanes, d’égocentriques imaginatifs et de naïfs adeptes de la rêverie magique. Dans la plupart des cas il n’y a rien de méchant, on croit aux boniments de l’autre jusqu’au jour où on se rend compte qu’on nous a pris pour une poire, on gueule un coup et on s’en va. Et puis dans la plupart des cas celui qui raconte ses exploits ne réalise même pas à quels points il “délire” (dans le sens où il n’est pas objectif ou qu’il enjolive les faits).
Mais parfois le boniment est bel et bien volontaire, rodé et exercé de façon à ce qu’on n’ai pas le temps de réfléchir avant de s’extasier. On accepte ce qu’on nous dis et on vire petit à petit à l’enrôlement de pensée pour échouer chez un charlatan qui vous détroussera au plus vite de votre monnaie ou ira jusqu’à s’imposer à vous comme votre gourou personnel.

Donc méfiance… Ce n’est pas l’habit qui fait le moine, surtout sur le net éso…

La place rituelle de la cuisine

8 mai 2004

Le fait est que les aliments trouvent leur place dans la célébration des sabbats, que ce soit lors de la libation, du banquet et parfois même lors des rites magiques.

Je n’aborderais ici que les deux premiers aspects qui ont l’avantage de rester des faits généraux et pas des cas particuliers à chaque sabbats. Si l’on se réfère au dictionnaire une libation est une offrande rituelle. Les rituels donnent souvent lieu à une clôture par libation puis, après clôture du cercle, au partage de mets par les participants dans une ébauche de banquet. Car le banquet (toujours selon le dictionnaire) n’est qu’un grand repas où de nombreuses personnes célèbre un évènement.

Lors de la libation rituelle il est généralement admis qu’on ne procède qu’à une offrande de liquide neuf (souvent du vin) pour rendre hommage ou remercier dans un geste gratuit.

Contrairement à l’offrande, la libation n’est jamais donnée en échange de quelque chose, celle ci étant une sorte de témoignage de foi tandis que l’offrande reste un troc. Mais une libation peut aussi se faire avec un vin de communion. La coupe étant passée aux lèvres de toute l’assistance avant d’être versée intégralement à la terre en gage de communion entre l’assistance et les puissances.

Cette forme est quelque part la jonction entre la libation et le repas rituel. C’est à dire le banquet offert à l’assemblée après un rituel. Même si, à la différence de la libation de communion, les plats n’ont pas été bénis et consacré aux déités.

Lors de ce repas la cuisine tiens la part centrale car c’est autour d’elle que se déroule l’échange alors qu’elle n’était qu’un véhicule de bénédiction lors des libations.Le banquet permet de marquer le fait de mettre en commun les aliments et par là même d’affirmer l’union des membres. On ne reviendra pas sur les multiples pratiques culturelles qui tournent autour du partage de repas, que ce soit en gage de respect, de marque de pouvoir, d’affirmation de puissance ou de témoignage d’un devoir d’hospitalité accompli. Ce qu’il faut savoir c’est que la plupart du temps, ceux qui partagent un repas s’assignent le devoir (parfois temporaire ou pas) de se considérer comme unis réciproquement et par là même se soumettent à des règles de non agression, secours mutuel et respect tacite…Le repas commun post rituel tient ces mêmes engagements. De plus il sert de scène aux discours et pratiques qui n’ont pas leur place dans le cercle rituel.

Ainsi cela donnera lieu à de multiples discussions profanes allant de la politique commune aux derniers ragots amicaux. Personnellement, si je reconnais et pratique ces trois temps de présence des aliments au cours des sabbats je me permets d’ouvrir une autres voix, celle du banquet sacré. A savoir, lorsqu’on ne peut ou ne veut peut pratiquer une cérémonie (pour des questions aussi divers que la maladie, le mal être etcetera) avoir la possibilité de donner un banquet détaché de tout contexte rituel.

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