Cheminer et cheminer toujours.
Qu’importe notre façon de voir l’existence ; on peux savoir d’où l’on viens, savoir où l’on souhaite aller et parfois croire savoir où l’on est ; la vie reste un cheminement au long cours parmi le temps, les lieux, les gens et les événement de la grande et de la petite histoire, sans que l’on sache où est le chemin et quelle est sa destination.
Alors évidement dit comme ça c’est assez caricatural. On peut toujours identifier des étapes (enfance/adolescence/femme/mère/vieillard/…) ou des périodes (dépression, équilibre, réussite, paix, gestation…). On peut même constituer des albums photo qui enfermeront des morceaux de vie qu’on aura sélectionné par thème, chronologie ou autre.
Mais cela reste des poteaux plus ou moins temporaires que l’on peut déplacer et ajuster selon nos évolutions à venir.
Et en dehors de tout critère civil, sanitaire ou événementiel, notre existence c’est aussi un parcours psychologique et spirituel. (J’aime bien mettre les deux l’un a coté de l’autre car ils sont intimement mêlés à mon sens). Et des étapes que l’on pensait clairement acquises apparaîtront peut-être sous un angles radicalement différent après que le temps et de nouveaux apprentissage soient passés.
Il y a des fois où c’est lassant de savoir que rien n’est jamais acquis, que l’illumination d’hier sera peut être un « pet en l’air » demain. A certains moments c’est même rageant de ne pas pouvoir s’appuyer sur des acquis.
Et pourtant… n’est ce pas jubilatoire de savoir que l’on saura se remettre en cause ? Que l’on est libre de s’asseoir sur le bord du chemin et de pouvoir reprendre la route au moment ou l’on aura choisi ; même si c’est des années plus tard, après avoir nié l’existence même de ce cheminement ?
Il y a 1 an je pense que j’avais complètement occulté la joie d’une simple remise en question. Aujourd’hui je suis ravie par cette époque d’obscurantisme car elle me parait être une étape nécessaire (d’une reconstruction et d’un épanouissement).
Doit on condamner ces étapes d’errements (« mon dieu mais qu’est ce que j’étais con ») ou doit on se réjouir (« qu’est ce que j’ai grandi »). Ou au contraire doit on garder mesure et éloignement envers des jugements qui sont potentiellement remis en question dans quelques temps ?



