La galette

4 janvier 2010

Pour beaucoup de païens les fêtes chrétiennes sont tabous, tout juste bonnes à éclairer les dates des sabbats aux yeux des profanes. Pourtant, ayant grandie dans le culte catholique je n’ai jamais éprouvé la répulsion que j’aperçois chez mes semblable envers cette religion. Peut être parce que je m’efforce de d’y distinguer le dogme, l’Église et ceux qui croient.

Du coup il m’arrive régulièrement de céder aux “traditions” chrétiennes et catholiques. D’ailleurs je pense me marier à l’église (en trouvant un prête un tant soit peut “libéral” pour obtenir une cérémonie axée sur le mariage et non sur le dogme).

Parmi ces traditions il y en a une que j’aime beaucoup: la galette de l’épiphanie.

Ce gâteau, mangé entre amis pour rappeler les visites des mages, est un symbole que j’aime assez. Par sa forme et sa dorure la galette rappelle à nous le soleil et le retour de la lumière. Par sa création et son partage c’est une invitation au à la réunion et à l’entente.

Je n’utilise pas toujours une fève parce que sans les enfants c’est moins drôle de jouer à qui sera le roi. Mais faire une galette et l’offrir en partage est un petit geste “solaire” que je trouve bien agréable au sortir des fêtes et à l’entrée de la saison “vraiment” froide.

Galette épiphanie

Cuisine sacrée et cuisine magique

8 mai 2004

Cuisine sacrée

Ce qui est important à mes yeux quand vous préparez les plats du sabbat ce n’est pas la difficulté de la recette ou le nombres de plats différents, c’est le fait de faire soit même les plats : pétrir son pain, émincer ses légumes, surveiller son four…

C’est le fait de le faire avec Amour et surtout d’utiliser le temps de la préparation à réfléchir ou à méditer sur le sabbat et ses implications. Le temps de cette cuisine sabbatique est en quelque sorte sacré. C’est ce qui fait que le plat est si riche lorsqu’on le partage. Pour moi c’est aussi ce qui offre en quelque sorte la possibilité de remplacer un rituel par un banquet « sacralisé ».

C’est parce que les mets et le banquet sont donnés en l’honneur d’un sabbat, qu’ils ont été préparés dans ce but et avec le Travail que demande un temps magique que je considère ces préparatifs comme une cuisine sacrée au sens propre. A l’image des banquets grecs, et des libations, le repas placé dans le contexte magique est un instant sacré même s’il ressemble souvent à une ripaille entre gens de bon moeurs !

Car il faut dire ce qu’il en ait, bien que l’agape débute toujours avec des petits discours et des rappels sur le symbolisme du banquet et du sabbats en lui-même, il se transforme toujours en repas entre amis où le discours profane tiens une place majoritaire. Certains m’en ont fait les remarques, mais après tout cette « joie de vivre », « cette énergie » et tout simplement toute cette « vie » n’est elle pas consacrée au sabbat ou à la divinité à qui on a dédié le banquet ?

Pensez vous vraiment qu’un banquet sacré chez les grecs était consacré à la prière ou la discussion spirituelle ? Personnellement je ne le pense pas, et mon culte étant avant tout un culte vivant, je célèbre la vie sous toutes ces formes. Mort et vie n’y ayant pas le statut d’un drame le repas sert donc de libation physique et spirituelle.

La cuisine magique.

A l’inverse, la cuisine magique n’est pas sacrée pour autant. Tout comme la cuisine peut devenir sacrée par son inscription dans un temps sacré, elle peut devenir magique par une simple préparation “magique”. J’ai eu de longues discutions avec une amie à ce sujet car, si lorsque vous préparez à manger vous cuisinez, lorsque vous “cuisinez avec Amour” vous ajoutez à votre farine, vos oeufs (et cætera) un ingrédient qui est n’est autre que l’Intention. Vous investissez une partie de vous, à la manière d’un sort. Non ?

Ce ne changera pas le goût mais cela enrichira le plat. Essayez deux restaurants avec un même plat. Là où le chef cuisine par plaisir le plat sera toujours meilleur ou plus riche que celui où le cuisinier se contente de faire son travail, même de bonne grâce.

De même, chaque utilisation d’un ingrédient donne un « pouvoir » à votre plat. Comme votre légume possède des vertus diététiques ou médicinales il possède aussi des vertus « spirituelles ».

Chacun admets qu’il existe des plantes « magiques » ; mais pourquoi refuser de dire que toute les plantes ont droit à ce statut ? Ouvrez cinq livres sur les plantes « magiques » et essayez de les synthétiser. D’abord vous aurez rarement trois fois les mêmes propriétés sur une plante mais vous trouverez toujours une gamme différente des plantes « magiques ». Chaque région, chaque culture ou chaque civilisation à son « panthéon » d’aliments magiques….Et à ce titre la sauce au basilic de ce midi aurait pu être un puissant aphrodisiaque si telle avait été votre Intention au court de la préparation …

Si techniquement ces deux concepts peuvent sembler n’être qu’une redondance de leur aspect respectif, il est nécessaire de les distinguer pour une meilleure compréhension. Car, si la cuisine magique consiste à faire d’un plat un charme (soit un support de sortilège), la cuisine sacrée, elle, permet de transformer un temps de préparation technique (soit un temps profane) en extension du temps sacré et d’inclure par là même cette préparation dans la célébration du sabbat.

Par exemple je considère que je débute ma célébration sabbatique dès le moment ou je pétri le premier de la longue série de pain qui seront consommés lors du banquet, soit environ quatre jours avant la date précise…

Etre une Kitchen Witch

8 mai 2004

Le sujet est ardu car c’est en quelques sorte devoir expliquer ma Foi ou plutôt disserter sur le principe de la Foi. Je ne me lancerais pas dans un débat théologique ou le listing de tout ce qui fait que je suis ça ou ça, je vous donne juste deux paragraphe qui explique tout (ou presque). Ça peut sembler réducteur mais ceux qui connaissent comprendrons…

Être une Kitchen Witch

Pour être bref, la Kitcehn Witch ne se base pas toujours sur les dogmes ou traditions, seul compte principalement l’Art  et l’Intention.

La kitchen witch n’a jamais vraiment découvert l’occulte, elle est souvent tombé dedans quand elle était petite. C’est souvent une autodidacte qui vogue d’un centre d’intérêt à un autres sans développer de spécificité autre que la simplicité de l’ensemble et une attitude égale à elle-même.

En fait, être une kitchen witch c’est bien plus une attitude qu’une tradition. C’est un peu réduire la sorcière à sa plus simple expression, sans grimoire ou cérémonie outrancière, de la magie comme de la cuisine : des connaissances, du goût, un peu d’instinct et de la débrouillardise.

C’est savoir rester à sa place, troquer avec les Forces, et rester ouvert sans gober n’importe quoi.

La place rituelle de la cuisine

8 mai 2004

Le fait est que les aliments trouvent leur place dans la célébration des sabbats, que ce soit lors de la libation, du banquet et parfois même lors des rites magiques.

Je n’aborderais ici que les deux premiers aspects qui ont l’avantage de rester des faits généraux et pas des cas particuliers à chaque sabbats. Si l’on se réfère au dictionnaire une libation est une offrande rituelle. Les rituels donnent souvent lieu à une clôture par libation puis, après clôture du cercle, au partage de mets par les participants dans une ébauche de banquet. Car le banquet (toujours selon le dictionnaire) n’est qu’un grand repas où de nombreuses personnes célèbre un évènement.

Lors de la libation rituelle il est généralement admis qu’on ne procède qu’à une offrande de liquide neuf (souvent du vin) pour rendre hommage ou remercier dans un geste gratuit.

Contrairement à l’offrande, la libation n’est jamais donnée en échange de quelque chose, celle ci étant une sorte de témoignage de foi tandis que l’offrande reste un troc. Mais une libation peut aussi se faire avec un vin de communion. La coupe étant passée aux lèvres de toute l’assistance avant d’être versée intégralement à la terre en gage de communion entre l’assistance et les puissances.

Cette forme est quelque part la jonction entre la libation et le repas rituel. C’est à dire le banquet offert à l’assemblée après un rituel. Même si, à la différence de la libation de communion, les plats n’ont pas été bénis et consacré aux déités.

Lors de ce repas la cuisine tiens la part centrale car c’est autour d’elle que se déroule l’échange alors qu’elle n’était qu’un véhicule de bénédiction lors des libations.Le banquet permet de marquer le fait de mettre en commun les aliments et par là même d’affirmer l’union des membres. On ne reviendra pas sur les multiples pratiques culturelles qui tournent autour du partage de repas, que ce soit en gage de respect, de marque de pouvoir, d’affirmation de puissance ou de témoignage d’un devoir d’hospitalité accompli. Ce qu’il faut savoir c’est que la plupart du temps, ceux qui partagent un repas s’assignent le devoir (parfois temporaire ou pas) de se considérer comme unis réciproquement et par là même se soumettent à des règles de non agression, secours mutuel et respect tacite…Le repas commun post rituel tient ces mêmes engagements. De plus il sert de scène aux discours et pratiques qui n’ont pas leur place dans le cercle rituel.

Ainsi cela donnera lieu à de multiples discussions profanes allant de la politique commune aux derniers ragots amicaux. Personnellement, si je reconnais et pratique ces trois temps de présence des aliments au cours des sabbats je me permets d’ouvrir une autres voix, celle du banquet sacré. A savoir, lorsqu’on ne peut ou ne veut peut pratiquer une cérémonie (pour des questions aussi divers que la maladie, le mal être etcetera) avoir la possibilité de donner un banquet détaché de tout contexte rituel.

La notion de tradition

8 mai 2004

Lors de la préparation du banquet, on est vite confronté à la notion de tradition pour le choix des recettes. Mais encore faut il savoir à quelles traditions on se réfère et auxquelles on souhaite obéir.

Lorsqu’on veut faire un banquet selon la tradition celte par exemple, on peut oublier tout ce qui est maïs ou dinde pour la simple raison qu’au temps de celtes (ceux qui virent arriver les romains j’entends) maïs et dinde étaient inconnu car toujours cloîtré en Amériques.

A chaque fois qu’on veut coller à une tradition il faut savoir se recentrer sur son contexte géographique et historique, surtout quand il est question de tradition historique…On peut ainsi se référer aux traditions gastronomiques de sa région ou de son pays, voir aux traditions « internationales » qui sont liées à des dates spécifiques (potiron pour halloween).

Mais ce genre d’usage est souvent hérité d’autres coutumes et on peut remonter de fil en aiguille jusqu’à un fait initial qui démontre qu’un plat traditionnel vient du fait qu’on avait, à cette époque de l’année, une seule sorte de légume propre à consommer (Samhain est l’époque des légumes- racine et des cucurbitacées)

Personnellement je ne me base que sur le contexte païen c’est-à-dire sur les cycle végétatif des plantes (donc pas de fraise au mois de décembre) voir sur les cycle de récoltes artificielles des céréales (une à deux moissons par ans). Quand aux viandes je me contente de respecter les saisons d’abattage (on oublis l’agneau pour Yule).

Ce sont des faits simples et logiques que la société de consommation nous à fait oublier. Et même si une orange est très jolie sur un autel de lughnasadh, ça ne pousse malheureusement pas au Canada et je suis au regret de vous annoncer que les oranges ne se récolte qu’a l’automne et au printemps…

Parallèlement il ne faut pas suivre à la lettre les recettes ou les conseils de plats…L’inspiration à aussi maille à partir, surtout quand le plat que tout le monde conseil vous dégoûte ou qu’il est question de viande quand vous êtes végétarien. Le seul principe à respecter est de préparer les plats de préférence par soit même et que ceux-ci soit propres aux partage. Apres libre à vous de respecter ou non les coutumes et traditions…

Les Plantes - Les conserver

8 mai 2004

Parce que pour tout charme il faut des plantes, une bonne sorcière ne l’est pas si elle ne sait conserver ses plantes! De même si on utilise les plantes en magie elles sont aussi fort utiles à la santé (en tisane, emplâtre,…) et à la cuisine (pour aromatiser). On à ainsi tout à gagner à posséder des herbes à la maison.
Et, même si les herbes type Ducros on un bon potentiel de maniabilité, ça ne vaudra jamais les feuilles cultivées et séchées par nos soin. Mieux vaut faire pousser quelques pieds chez soit s’il on veut obtenir ce qu’on veut, comme on le veut. Pour vous aider voici quelques conseil pour débuter…

Cultiver des plantes:

Parfois l’emploi du temps ou la localisation  ne permettent pas de se fournir en plantes sauvages. Ainsi, il est préférable de cultiver certaines plantes indispensables chez soit. En ville, il suffit de se fournir une jardinière rectangulaire et de trouvez un coin ensoleillé pour l’y installer. Quant à la campagne, le jardin s’y prête admirablement! Le tout et de savoir s’y prendre et surtout de choisir les bonnes plantes. Personnellement, j’ai surtout du basilic mais pensez à prendre du thym, de la verveine, de la sauge, de la coriandre et parfois du romarin. Avec ça vous aurez déjà un bon début. Ensuite il faudra vous occuper de ces plantes avec soin. Si vous habitez au nord rentrez les plants l’hiver: vous verrez que si vous les plantez au printemps ça fait de très belles plantes d’intérieur l’hiver venu. Puis, pour en prendre soin contre les maladies, voici un sort que j’ai utilisé sans résultats probants puisque je n’ai pas eu de problème que j’aurais ainsi pu traiter. L’aspersion régulière aura peut être eu cet effet, allez savoir…

Pour assurer une bonne croissance aux plantes:

Matériel: Une chandelle mauve, encens de violette ou de rose, quelques goutte d’eau de rose, un vaporisateur)

Allumez la chandelle et l’encens et versez quelques gouttes d’eau de rose dans une bouteille de vaporisation rempli d’eau.
Puis vaporisez vos plantes de cette eau parfumée en disant:

“Divine Devas, cette pluie parfumée est pour vous.
Soignez mes plantes et mes fleures
et soyez assurée de ma dévotion.
Je crois en vous et en vos pouvoirs.”

Laissez brûler la chandelle et l’encens complètement.

Cueillir des plantes:

La cueillette habituelle se fait lorsque les plantes sont en plein développement et durant l’un des deux jour de pleine lune. Toutefois, certaines plantes se ramassent traditionnellement le jour de saint Jean, mais c’est alors écrit clairement dans votre sort. Quoiqu’il en soit pour récolter coupez à quelques centimètres du sol en laissant deux feuilles sous la coupe afin que la plante puisse reprendre. Lorsque vous coupez dites:

“O plante fille de la Nature
Daigne excuser ce geste impure
Et gardes toutes les propriétés
Pour lesquelles je vais te conserver

Une fois la plante coupée, écartez les feuilles endommagées ou mortes et ne ramenez que les belles parties. Au besoin abandonnez les rejets sur place, ils enrichiront le sol. Mais dans tout les cas ne les lavez pas à l’eau sous peine d’altérer leurs propriétés

Séchez les plantes (méthode traditionnelle).

Rassemblez une dizaine de branches de la même espèce en une botte et attachez les à l’aide d’une cordelette. (Attention ne serez pas trop). Suspendez chaque botte la tête en bas et pour évitez toute poussière ou saleté indésirable gainez chaque botte dans un sac en papier. Veillez à les laisser à température constante! Enfin ne suspendez pas certaines variétés côté à cote, leurs parfums s’estomperait ou s’annulerait. Et n’ajoutez jamais de nouvelles herbes à celles dont le séchage a déjà commencé, prenez votre temps car vous risqueriez de vous trompez par la suite!

Séchez les plantes (méthode moderne)

Parfois le temps ne permet pas un séchage traditionnel car celui ci demande de 5 à 15 jours! Le micro onde joue alors un grand rôle car c’est un moyen rapide et efficace de préservez les parfums et les vertus des plantes pendant de long mois. (Même s’il c’est moins beau que la méthode traditionnelle!). Pour cela choisissez des herbes en parfaite santé et surtout très fraîche. Après en avoir coupé les tiges superflues aux ciseau lavez les rapidement et épongez les soigneusement. Puis étalez les sur un papier essuie tout. Posez ce papier sur la plaque tournante du four avec un verre rempli d’eau. Séchez 2 minutes à pleine puissance. Retournez vos brins et réchauffez à pleine puissance durant 2 à 4 minute. Puis laissez reposer vos herbes hors du four, sur une nouvelle feuille essuie tout. Voila! Attention n’oubliez jamais le verre d’eau et ne dépassez pas les temps de séchage indiqués sous peine de voir vos herbes s’enflammer et provoquer un grave court circuit dans votre four!

Conservez vos plantes

Une fois le séchage terminé (lorsque les feuilles sont parcheminée et fragiles) il faut les conserver. Interrompez toujours le séchage lorsque les feuille s’effritent entre les doigts! Vous devez alors décidez si vous en faites une poudre ou si vous les conservez en feuille. Pour une poudre arrangez les feuille en une longue botte et broyez les au dessus d’une feuille. Puis pliez la feuille en deux et faites glissez la poudre dans un bocal hermétiquement fermé. Par contre si vous voulez conservez les feuilles entière détachez les avec précaution des tiges et amassez les dans le bocal. Ensuite conservez les bocaux étiquetés dans un endroit abrité de la lumière.