Le Sabbat

Dans un dictionnaire le sabbat (terme juif détourné aux débuts de l’inquisition) est une réunion où les participants se livrent à des orgies de magie, de sang et de sexe. On s’y rend en volant sur un balais ou en chevauchant des animaux aussi grotesques que mal vu (bouc, âne, crapaud). On y sacrifie des enfants, s’accouple avec des animaux ou des démons et évidement, on y célèbre une messe noire tout à la gloire de Satan.
Mais même sans la version des inquisiteurs, on trouve souvent des histoires de réunion dans des lieux sacrés. Hommes et femmes y oeuvrant à des pratiques magiques, et les spectateurs impromptus payent très cher leur visite.Toutefois, la réalité est bien différente. Nous employons le terme de sabbat pour désigner les fêtes et célébration saisonnière. Ce sont les temps forts de la pratique païenne. En fait ces dates sont celles des fêtes païennes dont nous retrouvons encore des témoignages célébration dans la société moderne et. laïque. Pensez à la Saint jean qui est l’un des meilleurs exemple
Sabbats et esbats.
La sorcellerie est très liée à la Nature pour ce qui est de ses courants “païens”. Ainsi, il est facile de comprendre que l’on célèbre des fêtes à des dates charnière de l’année: celles des saisons et des lunes. A l’origine, seules les saisons étaient caractérisées par un Sabbat. Aujourd’hui, chacune d’elle en compte deux, l’un représentant son début, et l’autre son apogée. Il y a huit sabbats qui ont pour rôle de célébrer la nature et de lier les hommes au cycle naturel.
A coté de ces huit fêtes solaires on célèbre aussi les 13 pleines lunes de l’année. Leurs dates sont sans cesse changeantes mais c’est parce que nous obéissons au calendrier solaire. Les ésbats permettent une communion avec le rythme lunaire qui fait autant partie du cycle naturel que celui du soleil.
La roue de l’année
La roue de l’année est l’image qu’on utilise pour rendre le fait que les saisons tournent sur elles même, se suivant sans discontinuité selon un rythme quasi constant. Et cette roue s’appuis sur quatre rayons reliant les huit sabbats dont les dualités se rejoignent.
Cela marque le fait que ces huit célébrations permettent de mieux prendre pieds dans le cycle annuel, d’y avoir des bornes auxquelles on peut se fier pour mieux parcourir l’année.
C’est le premier jour de l’année sorcière et ce jour est une nuit! En effet dans les sociétés antiques occidentales un “jour” commençait à la tombée de la nuit. D’où les nombreuses célébrations nocturne des sabbats.
Samhain est le premier jour car c’est la fin de l’été, le début des temps durs et donc le temps de tous les sacrifices. Nous connaissons encore Samhain par le jour d’Halloween ou de la Toussaint. Le premier permet les dernières réjouissances et le second demande une pensée pour tous les morts.
Car Samhain est aussi le jour des morts. Sa nuit est la nuit où le monde des vivants et celui des morts se frôlent pour faire un passage. Il ne fait pas bon se promener seul et sans lumière une nuit de Samhain. Les morts de l’année s’en vont retrouver le royaume des défunts et mieux vaut pour nous leur indiquer le chemin en plaçant des lumières sur les bords des routes et quelques offrandes pour le voyage.
Lors de cette fête, les païens entrent en contact avec les disparus qui leur transmettent leur savoir et leur force. Ils marquent aussi ce temps par la réflexion sur l’année passée, sur le temps qui s’écoule. Samhain sera l’occasion des résolutions qui découlent de l’année passée et des leçons qu’elle à offerte.
C’est la fête du Solstice d’Hiver, elle célèbre la renaissance du Soleil, le début d’une nouvelle vie. Dans la Rome antique (et païenne) on offrait des jeux pour “L’invincible Soleil”. Pour les chrétiens, ce fut la première date de Noël avant que le Pape Télesophe ne la fixe au 25 décembre au IVe siècle et par un étrange rapprochement c’est le jour de la naissance du Dieu chez les wiccans.Pour nous, cela ne représente que le Solstice d’Hiver et ainsi la nuit la plus longue de l’année, celle où le soleil mettra le plus de temps à revenir parmi nous et où débute le règne de l’hiver. Pour autant, l’hiver n’est pas une mort. C’est la période où tout est détruit, aplani, endormi. Pour que tout puisse recommencer à zéro, que toute chose puisse se régénérer dans un calme salutaire.
Yule est une fête heureuse. Au contraire de Samhain, elle est heure de réjouissance car revient parmi nous le soleil. C’est l’occasion de l’accueillir à travers une profusion de feux et de chandelles. On s’offre le luxe d’une bûche en chêne dans la cheminée et les convives se voient offrir des plats épicés et gourmands.
Tout bon vivant qui se respecte à, un jour, utilisé cette date pour se livrer à une orgie de gaufres, crêpes et pâtisseries festives. Car l’antique Imbolc à désormais fait place à la Chandeleur mais sans perdre sa vocation! Nous sortons de l’hiver et c’est prétexte à toutes les réjouissances! La chaleur et la lumière vont de nouveau régner. Ainsi c’est aussi la fête de la purification, de l’initiation et des renouveaux. Autant en profiter pour toutes les purifications et les engagements.
Et voilà le retour du printemps. C’en est fini des rigueurs de l’hiver et voici le printemps qui reviens à travers son équinoxe. Jour et nuit sont à égalité. C’est le retour des déesses de la fertilité dans un cortège de fleurs et de pousses vertes.Ostara est une fête de l’abondance. Mais une abondance “verte” contrairement à celle plus mature de la fin de l’été. La spontanéité et la générosité seront de rigueur..
C’est le sabbat le plus important de l’année avec Samhain. Voici le moment où l’année change réellement de face, la nature s’est faite moins timorée et tout regorge de vie et d’énergie. Pour les wiccans c’est l’union du jeune Dieu et de la Déesse, pour les païen antiques c’est le moment où hommes et femmes s’unissent librement à l’image des êtres de la nature.
De nos jours, le matin du premier mai offre de nombreuses occasion de voir s’incarner de nombreuses croyances populaires . Le mât de mai offrent aux jeunes gens la possibilité de prouver leur force et adresse, les jeunes filles vont à la recherche des fées et de la rosée de mai pour se rendre belle et attirante. Mais toutes ces célébrations sont reliées de prêt ou de loin à l’occasion d’unions charnelles et des fruits quelles porteront. Elle marque le début du grand retour de la vie où tout repousse et vit.
- 21 juin - Litha (Mid-summer)
Nous connaissons toujours cette fêtes à travers la Saint Jean, qu’elle soit chrétienne ou non. En effet, malgré son évangélisation ou, au contraire, sa célébration en fête populaire “laïque” elle n’a pas perdu sa signification.On saute au dessus du feu et on célèbre les produits des premières récoltes à travers des banquets d’abondance. C’est la fête de la croissance et de la joie apportée par la promesse des générosité de la terre. Qui plus est, c’est ce jour ou l’on célébrait les fiançailles. C’est la nuit la plus courte de l’année, et on consacre la victoire du soleil en dansant autour de grands feux du coucher au lever du Soleil…
Les récoltes sont fauchées et déjà s’annonce le déclin de la lumière. Pour les fruits du travail agricole et des bontés de la terres les païens remercient les déesses de la fertilité qui se préparent à leur dire au revoir. La date du 1er août est un consensus car la fête correspond exactement a la première récolte de blé. Et ce jour est dédié au pain, fruit des hommes et de la terre. On le mange pour retrouver la félicité de l’été.
Les déesses de la fertilité se sont retirées, c’est la fin des récoltes, le déclin des forces apparentes, l’approche de l’hiver à travers son héraut: l’automne.L’équilibre du jour et de la nuit est rétabli, mais les nuages omniprésents laissent deviner les ombres qui reviennent. On rend hommage au passé. Honneur est fait aux personnes âgées mais on attend la venue des enfants de Beltane, déjà présents par le ventre rond des futures mères