Pratiquer nue: le Skyclad

8 mai 2004

Les pratiquant de la wicca gardenienne et d’autres vous dirons que rien ne vaut de pratiquer simplement vêtu des nuages, qu’a ce moment on se sent simple, en équilibre avec ce qui se passe autour et que le cercle est unifié puisqu’il n’existe plus de différence entre les pratiquants.

Mais faut il pour autant pratiquer nu pour être au sommet de ses possibilités ?

Pratiquer nu a de bon ou de mauvais aspect. Personnellement j’aime pratiquer nue car cela permet de passer outre la gène  et de manifester (d’une certaine façon) le contrôle qu’on a sur soit et sur son corps. C’est ainsi marquer sa confiance en soit et en ce que l’on fait. Enfin c’est assez étrange comme sensation et nul ne peut en parler sans l’avoir vécu.

Toutefois, je ne pratique pas nue lorsque je travail en cercle. Car, comme dit précédemment, la pratique en skyclad présume une confiance et une aisance que seul peuvent avoir des groupes qui travaille ensemble en parfaite harmonie, ce qui n’est pas mon cas pour l’instant.

En parlant avec d’autres pratiquants il m’est souvent venu aux oreilles que pratiquer nue chez soit n’est pas quelque chose qui puisse compter, que l’essentiel quand on est nue est de l’être dans un cercle. Je suis d’accord avec eux, mais accepter de ne pas voir pratiquer quelqu’un car elle ne peut se résigner à dévoiler son corps et les problèmes qui l’entourent reste pour moi un problème qui va de court avec l’initiation.

On a tous nos problèmes et l’initiation à pour but de nous les faire surpasser pour autre chose, la nudité en coven travaille comme ça. Reste  à savoir si on veut être oui ou non initié et si l’on à assez confiance envers ceux qui nous propose d’être initié…

L’initiation Ou l’ambivalence de l’évolution….

8 mai 2004

Là où le fou vit heureux et longtemps, le sage à une vie courte et malmenée…

A tout moment, lorsque qu’on s’engage à fréquenter les Eso, la question de l’initiation menace de vous tomber sur le coin de la figure. Dès que vous penser avoir réglé le problème vous constater toujours que son ombre plane au dessus de vous. Sans compter que s’il est facile de discuter du sujet lorsqu’on est entouré de gouroutiseurs de bas étage et de monter un beau discours pour dire tout bonnement « non c’est pas pour moi », c’est tout autre chose quand vous croisez des personne qui vivent une vraie initiation ou qu’un malotru vous renvois au problème en chamboulant vos vues actuelles.

Bref, qu’est ce qui pose problème dans ce principe de l’initiation ? Et puis c’est quoi une initiation ?

A la base c’est l’admission à la connaissance de certains mystères, plus prosaïquement c’est aussi les préliminaires à l’apprentissage de connaissances cachées. Mais dans les faits, la cérémonie ou l’étape de l’initiation, qu’est ce que c’est ?

Un rite de passage, une épreuve, un contrat ?

Rite de passage ? Sans aucun doute, puisqu’il y a un état d’avant et un état d’après. Celui qui a connu l’initiation n’est jamais vraiment celui qu’il a été avant. Il a qqch. en plus que les non initié non pas.

Une épreuve ? Peut être, puisque l’initiation n’est jamais que la théâtralisation de bien des évolutions. On se prépare à l’initiation, on apprend à préparer un changement et à accepter d’être guidé. Il y a alors des remises en question qui constituent pour certains de véritables épreuves.

Un contrat ? C’est là  toute la question. Etre initié représente t il une obligation de fidélité aux mystères auxquels on est initié ?  Est ce l’enchaînement à certaines règles de secret, d’astreinte et de pratiques ? L’initiation ne représente elle pas l’aspect d’un contrat de fidélité envers celui ou ceux qui initie ? Cette question est peut être celle qui met le plus souvent le feux aux poudres entre partisans de l’initiation et anti-gouroutiseurs bien qu’elle ne tiennent qu’a l’éthique des initiateurs. Certains vous initieront et vous obligeront à prendre ça pour une dettes envers eux, d’autres vous ferons cadeaux de cet état de fait et ne vous obligerons qu’a respecter certaines règles, enfin,  certains vous initieront en vous laissant le choix de faire ce que vous voulez de cette étape…

C’est peut être mettre l’initiation sur un pied d’étale que de la traité ainsi, mais selon les affinités et la sensibilité des personnes, cette étapes peut être un gros morceau ou au contraire un petit rien. Personnellement, c’est le prétexte à une énième remise en question.

Car la vraie question que soulève l’initiation c’est la question de l’évolution et du danger qu’elle suppose. Si pour moi mon but est l’équilibre (bonheur pour certain, équilibre pour moi), étant presque en équilibre avec moi-même ces temps ci, est ce que ça vaut le coup de mettre en danger cet équilibre par une initiation ? Est-ce que la satisfaction de la curiosité et la promesse d’un futur éveil (ou d’un équilibre supérieur)  vaut le coup de se risquer au danger d’une évolution et toutes les remises en question qu’elle suppose ?

Car le tout est de savoir ce que l’on veut et les moyens qu’on se donne pour y arriver.

A la question du « est ce que tu referais ce que tu as fait pour en arrivé là » on me répond souvent qu’il y a certains choix qu’on ne referais pas, qu’on a beaucoup trop souffert pour les résultats qu’on a obtenus, que le prix à payé était trop élevé. Pourtant, c’est souvent ce prix de souffrance ou de peine qui sert désormais à protégé d’éventuelles erreurs aujourd’hui. C’est facile de regarder en arrière et de juger, mais c’est un tout autre jeux que d’arriver a se poser et d’envisager le poids d’enseignement qu’on apporté certaines épreuves.

Pour moi l’initiation fait déjà bobo. Son propos, bien que resservi pour la énième fois, a encore remué des remises en question qui était tombée dans l’oublis à force de décantations stériles. Le cap de l’initiation n’est pas ce qui remue le plus mais c’est plutôt le check up qui l’accompagne qui stimule l’angoisse des remises en question.

Se juge t on prêt a se faire initier ?  Juges t on les connaissances déjà acquises comme justes et suffisantes ? Acceptes t on de se faire initier et d’endosser ainsi le rôle de celui-qui-est-initié avec l’humilité et  l’obéissance que cela suppose ?  Qu’attend t on de ce qui va suivre et accorde t’on suffisamment ou trop d’importance à cette étape. En quoi est il légitime de considérer qu’on est apte à passer cette étape et de changer notre état de fait ? Enfin en quoi peut on vouloir changer cet état ?

C’est beaucoup de questions qui sonnent creuses lues les une à la suite des autres. Mais elles supposent beaucoup de relecture de soit en espérant que ce qu’on y voit sera agréable à voir ou surtout pas trop démoralisant…