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Le chômage, c’est ça, savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Car passé les six premiers mois, ceux où on a la rage,  où on y croit, où on enchaine les lettres de motiv’ avec brio, on apprend à « perdre » une offre d’emploi quand l’entretien démontre que les recruteurs ne sont là que pour passer le temps et que, de toute façons, le poste ne sera pas ouvert.

Quand on commence à « faire carrière » dans le chômage, on apprend à ne pas se fixer sur la recherche d’emploi et à s’investir dans d’autres projets. On apprend avant tout à s’économiser nerveusement, à s’entretenir moralement et à dépenser son énergie et sa créativité dans des projets différents, souvent associatifs mais quasiment toujours bénévoles.

J’avoue, si je n’avais pas mes petites affaires en rapport aux blogs, je serais au bord de la dépression. Mais à devoir faire preuve d’inventivité, de motivation et d’inspiration, on sauve ce qu’on a encore d’estime de soi et de qualité professionnelle.

Mais pour combien de temps encore ?

Cette année 1 million de chômeurs arriveront en fin de droit. Ça fait flipper !

Et pourtant je vis avec quelqu’un qui pourrait m’entretenir au cas où, je commence aussi à faire mon trou dans le secteur.

Mais pourquoi est-ce si dur de devoir annoncer publiquement que je suis au chômage ? Pourquoi est-ce si dur de reconnaitre que je galère pour trouver un job complémentaire (ou a temps plein) depuis six mois ?

On a beau ne pas se laisser couler, il n’est pas facile d’être ressentis comme des gens qui se laissent aller.

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Et oui, la recherche d’emplois ce n’est pas limitée aux joies des CV et des relances téléphoniques. Il y a aussi, parfois, la joie d’un contact qui abouti et d’un entretien d’embauche. Enfin, je parle de « joie » mais ça ne l’est pas toujours.

Il y a l’entretien où tout ce goupille parfaitement : timing, questions/réponses, épluchage du CV, etc, pour qu’au final on ne sache pas pourquoi ça donnera pas de suite. Mais qu’est ce que j’ai mal fait, mal dit, ou pas assez démontrer ?

Ensuite il y a l’entretien « Fail », où vous arrivez frais et motivé avant de réaliser qu’ils se sont trompés dans la rédaction de l’annonce et que le poste qu’ils proposent n’est pas du tout ce qui vous intéresse. Le pire, c’est que c’est souvent pour ce genre de poste que l’on vous rappellera. Un candidat sur-diplômé pour ce poste ça fait bien pour eux, et juste un peu « rabais » pour vous, non ?

Il y a aussi l’entretien « nouvelle star ». On vous convoque une fois pour détailler vos expériences, voir faire des tests. Puis une seconde fois avec le chef de service. Là fois d’après vous êtes sélectionné pour un entretien avec le DRH. Et lorsque vous pensez que c’est bon, on vous mets en concurrence avec d’autres « innocents chercheurs d’emplois » pour voir qui est le plus affamé aura le plus de mordant sur ce poste.

Évidement il y a aussi l’entretien complètement loupé, où même sans le vouloir on à tout fait de travers et on s’excuserait presque auprès du recruteur pour lui avoir fait perdre son temps (évidement ce problème n’a absolument rien a voir avec la soirée très arrosée de la veille).

Et puis il y a les rendez vous comme celui de la semaine passée.

Un entretien pour un poste en dessous de mes capacités réelles mais qui me plait bien car : 1-stable 2-proche 3-relativement bien payé 4-relativement très polyvalent. Tout ce que je recherche comme job-planque en attendant de passer les concours.

Pour débriefer je dirais que je m’en suis très bien tiré (malgré une ou deux réponses que je regrette) et ma candidature les intéresse visiblement.

Seulement…

…Seulement au début du rendez vous ils ont confondu mon CV avec celui d’une autre, et ils ont cru avoir affaire à cette personne directement envoyée par le DRH avec sa recommandation. DRH qui est, évidement, la personne qui attribuera le poste en définitive.

Donc bref, y a comme un malaise. J’ai réussi à ne pas garder ça en tête lors de l’entretien. Mais à la sortie il y a cette déprime, somme toute stérile, qui m’a abattue pour les 3 jours suivants.

Je m’attendais à être prise très rapidement parce que j’ai vraiment été au combat pour décrocher l’annonce, l’entretien et le poste. Mais voila qu’on m’annonce que le poste est à pouvoir dans 2 mois et demi, que je n’aurais une réponse que le mois prochain (pour un autre entretien)  et, sans le vouloir, je découvre qu’il y a des concurrentes « recommandées ».

Bref, pas toujours la joie l’entretien d’embauche.

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Voila ça fait trois mois et demi que je suis officiellement au chômage. Jusqu’à présent je gère plus ou moins bien. La danse des candidature spontanées, des réponses aux offres reçue et des entretiens qui donnent rien s’enchainent à rythme constant. Pourtant les deux premier mois ont aussi  été largement utilisés pour les activités liées au blog, et ce n’étais pas de refus , mais avec la pause estivale il est d’autant plus désagréable de faire le constat…
Les offres sont rares , les entretiens sont pour des postes mal payés ou à l’emploi du temps  pourris (oui en librairie le travail du dimanche n’a pas attendu la loi).

Quant à la micro entreprise c’est plus ou moins prometteur, j’arrive à avoir des contact pro intéressants mais dès qu’il est question de salaire ou de contrat prolongé  ça devient  vite décevant.
Piges payées au tiers du tarifs, renégociation du moindre élément facturé…

Le truc c’est que la motivation des premier temps commence a s’effacer.
Le climat des vacances n’y étant pas étranger on s’en doute. Jusqu’à présent je me levais et couchais avec les horaires du chéri, histoire de garder le pieds dans les horaires de boulot, et je m’astreignait a travailler les candidatures ou site internet sur ces mêmes horaires de travailleur.
Mais là je sens la lassitude s’installer.
Le réveil est de plus en plus difficile, le coucher ne me motive guère, et chaque matin le rituel de la consultation des petites annonces devient carrément démotivant puisque, jusqu’à septembre c’est quasiment impossible de trouver un poste.

Donc que faire?

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Depuis le retour du « blues de la chômeuse », il y a une idée fixe qui me torture régulièrement l’esprit, à savoir : qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Bon, c’est un peu grandiloquent comme expression, car je vois très bien ce qu’est ma vie actuellement et ce qu’elle pourrait devenir. Ce qui me pose plus de soucis, c’est mon avenir professionnel.

Je me suis donné jusqu’à fin octobre pour faire un choix, mais je suis confrontée à une contradiction de fond : Quand on est salarié on rêve d’être son propre patron … et quand on est libéral on rêve d’être salarié.

Simple mais efficace comme problème : j’ai peur de faire un choix entre les deux possibilités.

Actuellement je suis officiellement « libraire au chômage », et croyez moi il faut s’accrocher pour trouver quelque chose.

Depuis avril j’ai fait 126 candidatures spontanées, 22 candidatures en réponses à des offres, j’ai décroché 4 entretiens, et 2 embauches possibles (mais c’était payé misère pour des horaires de fou). Et ça c’est juste pour le rayon librairie pure. Car pour ce qui est des postes de « vendeuse en produits culturels » on explose les chiffres annoncés plus haut ; mais comme c’est l’ANPE qui filtre les candidatures, ça donne n’importe quoi dans les réponses avec en tête de série « votre profil ne correspond pas aux demandes l’employeur« . (Faudra qu’on m’explique un jour quel est le meilleur profil que celui d’une vendeuse en produits culturels avec 6 ans d’expérience pour un poste de vendeur de produits culturel –> Mais dites le qu’une fille de 27 ans vous n’en voulez pas en embauche !)

J’avoue que j’ai des exigences salariales et que ça coince parfois de ne pas accepter d’être payé à moins de 15 % au dessus du SMIC. Mais j’estime qu’ayant l’expérience que j’ai, c’est la moindre des choses. 1200 € net par mois me paraissent pour le moins honorables et pour la peine  ça ne me dérangerait pas de retrouver les rayons d’une boutique, quand bien même on ne me laisse que peu d’initiatives. Le luxe de savoir qu’on sera payé en fin de mois quoi qu’il arrive c’est tout de même un sacré confort de vie…

Mais à coté de ça j’ai aussi ma propre entreprise de communication Web.

Et oui avec le statut d’auto-entrepreneur, je peux facturer mes rédactionnels, les créations de site, les campagnes de com’ et les évènements que j’organise. Pour l’heure ce n’est pas en conflit avec mon statut de chômeuse puisque je ne me suis rien versé. D’ailleurs le bénéfice réel de l’entreprise (C.A moins dépenses) est assez faible. Le truc c’est qu’il faut du temps pour se lancer d’où l’échéance automnale que je me suis donnée.

Être son propre patron, n’avoir qu’à se faire confiance et pouvoir tout gérer soi-même c’est vraiment un plaisir au quotidien. Mais avoir des revenus entièrement tributaires des contrats qui arrivent de façon aléatoire, c’est un poids énorme sur le moral quotidien. Si je choisi cette voie, je ne m’inquiète guère de mon rythme de travail et de ma gestion professionnelle : je le faisais très bien pour d’autres et ma procédure  actuelle me parait prometteuse. C’est plutôt la gestion à moyen terme des risques financiers qui m’inquiète, ainsi que l’entretien de la « passion sur le long terme »… Donc j’hésite et je mets le problème de coté en attendant faire un bilan plus concret en octobre.

Finalement dans ma situation ce ne sont pas les débouchés qui me posent le vrai problème mais « le choix ».  De toutes façons, j’envisage de faire un  bilan de compétences avant octobre pour m’aider dans ma décision, ça portera peut être sur idée de formation, mais en attendant … *rester zen*

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Ce soir, à 17 heure pour être précise, je termine mon CDD.

Un CDD qui ne devait durer que trois mois et qui s’est allongé jusqu’à 9 mois. Un CDD fait de petits bonheurs et de grosses difficultés. Le premier contrat de ma vie où j’ai fini par perdre complètement confiance en moi, au point de prendre pour vérité tous les commentaires (parfois justifiés mais beaucoup plus souvent jetés à la volée) reçus. Un job qui m’a remis à la cigarette après deux ans d’arrêt, où j’ai pris 6 kilos avant d’en reperdre précipitamment 4. Un contrat qu’on m’a demandé de continuer parce que je bosse bien, d’abord 6 mois, revus à 2 mois devant mes projets contraires,  puis 1 mois devant mon refus, et même 15 jours à cause du planning difficile que pose mon départ… mais cette fois ci, je ne me suis pas fait avoir comme la dernière fois ;-) .

Marre d’être sans cesse sur les nerfs, à la merci d’humeurs instables et jugée non plus sur mon travail effectif mais sur des demandes qui changent incessamment de forme. Marre de perdre confiance en moi au gré des fautes que je peux faire à la suite des remises en question permanente. Marre d’avoir une humeur personnelle qui s’aligne au planning professionnel.

Malgré tous les énormes avantages de mon poste et une équipe sommes toute agréable (du moment où le “boulot” ne vient pas se mettre au milieu des conversations), je préfère me jeter sur le marché du travail plutôt que de continuer à me ligoter moi même. J’ai appris ce que je souhaitais acquérir en gestion et tache administrative, je me suis désormais prouvé que je savais et pouvais le faire.

Il aura fallu 6 bons mois pour me reconstruire une estime dans mon travail, et Dieux merci ma  gestion des blogs m’y a beaucoup aidé. Maintenant place à moi. Je n’ai guère d’appréhension face au probleme du chômage, peut être à tort, mais je suis tellement soulagée d’en finir avec cette période de remise en question permanente que c’est un plaisir d’envisager de rester chez moi le matin sans avoir à me demander ce qui va me tomber sur la tête dans la journée. Et s’en est aussi fini de trembler devant mon téléphone quand il sonne en soirée ou le weekend avec un numéro masqué.

Ce billet du jour a peut être l’air d’un règlement de compte et pourtant ce n’en est pas un : c’est juste une profonde expiration qui suit cette énumération de faits. Un souffle qui se veut comme l’on ferme une porte : on regarde derrière soi, on éteint la lumière et on sort. Il reste des papiers (et un solde de tout compte) à faire mais je suis heureuse d’en avoir fini, fière d’avoir mené mon contrat (moral et légal) à terme, et pleine d’espérance vers ce qui va se passer maintenant.

J’ai aussi clarifié mes souhaits pour mon avenir professionnel, et sans vouloir passer en blogueuse pro à plein temps (douce utopie), je pense qu’il est temps d’obliquer gentiment vers du web-consulting pur et du rédactionnel pro.

Mais en attendant : vacances !

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Y a des jours comme ça où vous vous levez en sentant que vous allez « payer » la journée tranquille que vous avez eu la veille. Arrivé au boulot vous ne vous départissez pas de cette impression. Quand l’orage éclate vous êtes presque surpris de voir que ce n’est pas à votre encontre. Puis une petite information alarmante surgit dans votre tête mais vu l’état de tempête déclarée vous préférez vous taire plutôt que de vérifier cette alerte personnelle. Et puis ça fait « CRAC » l’information que vous venez d’intégrer se dévoile au grand jour et c’est la tornade dans les locaux. Plus la peine de se leurrer vous avez bien identifié une boulette qui, parce que non déclarée, se transforme en crise.

Ladite crise se gère en moins d’une demi heure mais, par les conditions météo très difficiles de la semaine passée et l’orage du matin, il y a un craquage au patronat et la phrase sentencieuse est assenée avec colère : « je crois qu’on va pas renouveler ce contrat« . Soudain sous vos pieds ça fait « crac », y a plus rien. Et puis d’un coup vous vous détendez. D’une part parce que la météo change vite par chez nous, et de l’autre parce que si plus contrat = plus de météo lunatique = plus de stress quotidien = plus de crainte de l’erreur = plus de crise identitaire.

Voila en gros ce qui s’est passé pour qu’on m’annonce qu’on ne prolongeait pas mon contrat là où je travaillais. Pas la peine de revenir sur les faits, j’ai fait une boulette qui s’est amplifiée par rapport au contexte actuel.

Le truc c’est qu’il se peut parfaitement qu’on revienne sur cette décision. Mais personnellement je ne reviendrais pas dessus. M’imaginer ne plus avoir à négocier avec moi pour être à l’aise dans ce boulot et ses tractations, ne plus avoir à craindre le coup de fil du soir, ne plus avoir le stress du « qu’est ce qui va encore se passer aujourd’hui » du matin. Ça m’a fait un bien fou.

Evidemment je perd une sécurité de l’emploi, un bon salaire, de bonnes conditions de travail (chouettes locaux et bonne équipe) mais je vais retrouver le calme. Et ça… ça n’a pas de prix. J’avais beau me dire « oui mais c’est ça un boulot d’adulte », j’ai beau reconnaitre que j’ai engrangé une super expérience, il n’empêche que chaque soir j’avais l’impression de rogner sur ma personnalité pour mieux m’adapter au poste.

Un peu de retour vers moi même (même si moi même est plus pauvre) est somme toute une bonne solution.

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