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Mon voyage à Djibouti, nous l’avions chroniqué au jour le jour avec Donio en 2008.
Pourtant, il y avait encore un paquet de photos que je n’avait pas eut l’occasion de vous partager dans ces articles.

J’ai donc choisi de mettre Djibouti (et ses arrières pays) en avant le temps de la troisième journée de mon défi #1day1travel

3ème jour d’ #1day1travel et je vous emmène en Afrique et plus précisément à Djibouti « terre de contraste  » s’il en est ! Voici le Lac Assal, une retenue d’eau de mer qui s’est retrouvée coupée de la mer rouge et qui depuis se dessèche petit à petit en laissant son sel former une croûte d’aspect lunaire ! Sur les bords du lac Assal on se trouve à -143m sous le niveau de la mer !

Un grand classique de Djibouti : le chameau au milieu de la route…

L’avantage d’un pays où le chameau est l’équivalent du pigeon parisien, c’est que tu peux faire des photos impayables depuis la banquette arrière de la voiture !

Si vous aimez les animaux d’Afrique, laissez moi vous présenter les gazelles de Djibouti !

Le marketing touristique a encore de beau jours devant lui à #djibouti !

Paysage lunaire dans la région de la faille terrestre !

Dernière photo (et non des moindres) du #1day1travel dédié à #djibouti : la nuit passée en mer rouge sur un #boutre (bateau traditionnel) pour une partie de pêche mémorable avec des pêcheurs locaux. Mais aussi… Un de mes plus beaux souvenirs de voyage immortalisé par toute une série de photos à couper le souffle !

Photo 479

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1- d’équilibre tu ne manqueras point.

2- de te cogner tu ne craindras pas.

3- de fermeté du poignet tu sauras te munir.

4- de réactivité toujours tu feras preuve.

5- de louper un cadrage tu ne pleureras plus.

6- de discrétion tu feras preuve en contré étrangère.

7- de refaire un cliché plusieurs fois jamais tu ne négligeras.

8- de surveiller les ornières d’un œil jamais tu n’oublieras.

9- de réussir enfin une photo, te réjouir, tu sauras.

10- Et de l’absence de courbature le lendemain, l’univers tu remercieras.

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On avait dit ne pas avoir vu de poissons. Voici qui est réparé, avec succès et même plus encore !

« Les sables blancs » est une plage à 15 minutes en bateau de Tadjoura (la ville blanche). On y a été déposés en bateau à 10 heures et installés dans une paillote. C’est là qu’on restera à l’ombre et qu’on nous servira à manger. Le luxe quoi. Surtout que la plage mérite vraiment son nom de « sables blancs ».

A peine installés il est temps de se baigner. Masque, tuba et palmes, et nous voila parti à la découverte des trésors de la mer rouge. Petite mise au point avec Antoine qui n’est pas habitué et on donne quelques coups de palme pour voir.

Ah ça pour voir on a vu ! Dès les premier mètres des poissons, des coraux, des couleurs, des formes. Un vrai florilège qu’on n’imaginerait pas accessible à des amateurs. Pour un peu on se croirait dans les décors de « Little Nemo ». Impossible de décrire ce que ça fait. Les poissons qui dansent autour de vous, les coraux qui resplendissent…

Je crois que rien ne vaut quelques photos alors voici :







Je vous fais grâce des détails paradisiaques de cette journée splendide/exotique/parfaite/délicieuse (ne rien rayer : pas de mention inutile).

En rentrant dans l’eau je pensais à celles et ceux qui nous remerciaient de leur faire visiter par procuration le pays… Mais là ce n’est pas possible de vous faire profiter de la magie de l’expérience.

Nananère !

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On est enfin sorti de Djibouti ville ! On est parti pour trois jours de route, à la découverte du pays. Première escale : le lac Assal.

Il faut savoir que la faille qui sépare lentement l’Afrique de l’Asie passe par la mer rouge, et impacte donc fortement le paysage djiboutien. On a donc de grandes crevasses et des volcans éteints dans le pays, mais aussi un bras de mer qui a été séparé de la mer rouge : le lac Assal. Asséché petit à petit, il est devenu une ressource naturelle de sel pour tout le pays puisque l’eau s’évapore et le sel reste.

la fameuse faille

Déjà à son approche on a le temps de le voir se dévoiler petit à petit : le paysage crevassé et chaotique offre de nombreux points de vue sur le lac. Points de vue d’ailleurs occupés par des marchands de cristaux et de pierres ponces taillées à l’inventaire varié : dromadaire, cendrier, voiture, téléphone portable, tout y passe.

De loin, quand on regarde le lac, on croit voir une plage de sable blanc, et l’eau est d’un bleu turquoise digne d’un lagon polynésien.

Une fois arrivé sur place, l’impression est très différente : on se croirait sur la banquise : le sel s’étend à plat sur une très large surface, blanc, aveuglant, crissant sous le pied… Quelques détails nous ramènent cependant à la réalité : sur la banquise on n’est pas entouré de montagnes, on n’est pas à 140 mètres sous le niveau de la mer (photo à l’appui :p), il n’y a pas de marchands de souvenirs, et surtout … il ne fait pas 42°c… La réverbération ça fait mal !

Près de l’eau le sel prend des drôles de forme en choux-fleur, comme le calcaire dans les gouffres. On peut aussi trouver des petites billes de sel (qui prennent leur forme sous l’action de bactéries, beurk) que les locaux ramassent et revendent, ainsi que des objets divers qu’ils laissent tremper dans le lac pour qu’ils se recouvrent de sel ; mention spéciale aux cornes de gazelle en sel.

Le manque d’eau douce est assez cruel dans le pays, au point qu’on a réussi à obtenir le troc d’une demi douzaine de bouteille d’eau contre un sachet de billes de sel et quelques cristaux, la classe…

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Après l’article sur le refuge Décan, cela m’a fait penser que depuis qu’on est là, on a pu apercevoir des tas de bestioles plus ou moins colorées. On en a déjà parlé, mais cette fois ci j’ai des photos, alors bam, recyclage mine-de-rien-ni-vu-ni-connu-rien-dans-les-mains-rien-dans-les-poches-hop-magie.

Les plus répandues sont les chèvres, il y en a partout.

Il y a aussi les moutons locaux qui les accompagnent, la race qu’on voit surtout en Afrique et qui sont plutôt moches vu de près.

Suivent de très près les corbeaux (une vraie plaie à Djibouti).

On a vu aussi pas mal de chiens errants mais ils commencent des campagnes d’abattage car il sont trop nombreux et deviennent dangereux.

On a aussi croisé des dromadaires et des ânes domestiques. On peut encore voir, du moins il paraît, quelques ânes sauvages vers le lac Abbé mais on ne va pas avoir le temps de s’y rendre.

Par contre, ce qui ravit Antoine c’est qu’on voit des piafs à profusion, malgré la présence très importante des corbeaux qui remplissent un peu toutes les niches écologiques. On a notamment pu voir des guêpiers et des tisserands.

Sans les prendre en photos on a aussi vus des ibis, des hérons, des moineaux africains, des tas de pigeons différents, la liste est longue donc on ne va pas vous tenir la patte avec ça. Sans compter qu’on manque pas d’oiseaux de mer mais qu’on est nul pour les reconnaître.

Ce qui nous reste à voir maintenant c’est le monde sous marin. On a sorti pas mal de choses lors de la nuit de pêche, mais quitte à être au bord de la mer rouge on a prévu deux séances de plongée (une avec bouteille et une en masque-tuba). Je ne vous cacherai pas que moi, j’attends ces moments avec impatience, même si j’ai souvent peur des –gros- poissons.

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Bon, quand j’étais petit, on travaillait notre adresse en tentant de faire un maximum de ricochets à la surface de l’eau avec des cailloux, le truc classique que vous connaissez tous.

A Djibouti ça marche pas super comme concept on dirait, je crois qu’ici ils travaillent plutôt la force, enfin jugez vous même de ce qu’ils balancent à la flotte :

Autre solution, c’est une variante locale de pile ou face, mais j’avais pas remarqué qu’ils aient les pouces spécialement surdéveloppés…

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Bon, ce titre, en plus d’être une private joke douteuse, est complètement incorrect du point de vue de la syntaxe… Mais avouez qu’il attise votre curiosité.

Je vais vous expliquer : lors de mes cours en archéologie, j’ai pas mal entendu parler des boutres, des bateaux typiques de Djibouti et du Yémen qu’on soupçonne d’exister depuis très très longtemps et d’être à l’origine de la Bab El Oued connexion (cherchez pas, c’est une obscure théorie archéo). Je ne vais pas m’étendre dessus, mais voilà, ça faisait partie des trucs que je voulais voir à Djibouti pendant que j’y étais (curiosité scientifique oblige), d’autant que le typique moi j’aime ça.

On a donc profité d’une sortie organisée par l’armée. Pour commencer vers 16 heures on est monté à bord du boutre. But de l’opération : pêcher toute la nuit et revenir au petit matin.

Au début on y allait surtout pour l’ambiance, la ballade en mer etc. La pêche et nous, c’n’est pas qu’on n’aime pas hein, mais voila, ça ne nous viendrait pas à l’idée d’aller pêcher. Finalement, arrivé à l’heure de distribution des lignes, bah on a essayé. Et en une nuit de pêche on a grave assurer sa maman la sirène ! Moins d e dix poisson à deux hein, mais alors pas du spécimen de misère. 1 mérou, 1 poisson pierre, 1 dorade, 3 barracuda, etc. Ce n’est pas du petit pécheur amateur ça.

Mais bon, le revenu de notre pêche c’est une chose (l’écailler et le vider en fut une autre). Mais ce qui nous reste là maintenant (à partir un fichu mal de terre depuis près de 10 heures maintenant) c’est tout ce qu’il y a eu autour : la douce caresse du vent salé sur nos visages, une aube vécue enlacés sur la proue du bateau, dans le silence du petit matin, un romantisme à faire oublier Titanic…

Bon, ok, j’en rajoute. Mais reste que c’était super sympa.

Déjà la veille, avant que la nuit ne tombe, je m’en suis mis plein l’objectif. Vous n’imaginez pas ses couleurs, ses lumières !!! Les couleurs du bateau, les bleus de la mer, du ciel, le visage buriné des marins, les tons de leurs habits, le ciel qui se teinte… raaaah que du bonheur dans l’appareil.

Ensuite il faut dire ce que c’est : un bateau, surtout vieux et coloré, c’est super romantique quand vous êtes dans les bras du chéri à regarder ensemble vers l’horizon. Et le lendemain, quand vous puer le poisson, que vous avez la peau pleine d’écume et d’écaille et qu’il vous répond « oui » à la question « tu m’aime ? Même si je pue le poisson et que j’ai du sang et de l’humeur partout » alors vous savez que la vie est belle.

La pêche en elle-même on a bien aimé parce qu’on a attrapé des trucs, qu’il avait une bonne ambiance etc. Mais vers 4h30 du mat’ y en avais un peu marre. On trouvait même plus drôle de faire « ba-ra-cu-da » quand on en pêche un. Du coup on s’est fiché sur la prou du bateau pour regarder les étoiles et se lever tout doucement l’aube. Le cuistot commençait à pétrir la pâte des galettes pour le petit déjà à coté de nous.

C’était très étrange parce que pendant tout la nuit on avait l’impression de vivre des instant qu’on garderais toujours en mémoire. Je sais pas comment dire ça, vous êtes en vacances, vous regardez autour de vous et tout vous cris que vous êtes au milieu d’un instant exotique, sincère, calme et qui vous restera comme un souvenir impérissable. Alors imaginez juste après le lever de l’aube, les pied de chaque coté de la prou, enlacé par le chéri, à observer les infime variation de couleur du ciel, la disparition progressive des étoiles etc…

Y en a qui vont faire des lunes de miel en Egypte ou des voyage à Venise. Et bah nous on se dit qu’avait 8000 Franc Djiboutien on vient de se trouver un pur souvenir romantique qui ferait pâlir d’envie Barbara Cartland.

Oké, après les galette frite à l’huile et recouverte de nuttella (bonjour la légèreté du petit dej’), j’avoues que pendant le retour au port avec la bouche pleine d’huile, le cheveux et la peau collant, la fatigue de la nuit blanche, la vessie qui hurle (parce que les toilettes sur un bateau de ce genre ça vaut le coup d’œil mais pas la visite) la seule envie qui reste : c’est ka douche et le lit. Evidement vous oublier à ce moment qu’il faudra vider et écailler les poissons et que vous retrouverez des écailles sur votre peau pendant 36 à 48 heures. Je parle même pas du mal de terre que je me suis taper pendant les 10 heures suivante (même maintenant j’ai un léger roulis devant le pc).

Mais bon, c’est avec ces histoires, ces petits désagréments et ces photos sublimes que vous vous créer des purs souvenirs à ramener de vacances.

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