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Je visite toujours les supermarchés des pays où je me trouve;  et même si je viens souvent à Londres, je ne manque pas l’occasion d’aller voir ces drôles de choses que mangent nos voisins.

Pour les plaisirs des yeux, je vous ai ramené quelques photos des curiosités en rayons, ainsi que quelques repas « so british » que l’on a gouté pour vous (et surtout pour nous)

Et ne pensez pas que je me moque par cette liste, car je goute souvent ce que je trouve étrange 😉

Et n’oublions pas la merveille du marché alimentaire d’Harrods :

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D’abord figurez vous bien que les coréens vivent comme nous. Il se lèvent pour aller travailler, déjeunent, vont bosser, mangent le midi, sortent du boulot le soir, mangent et vont se coucher. Surprenant non ?

En fait la vie des coréens urbains ressemble à s’y méprendre à celle des français urbains, bien que leur temps de transport soit deux fois plus long et qu’ils se détendent le soir dans quartiers noctambules en s’adonnant au shopping mais surtout… à la tournée des bars (ne provoquez jamais un coréen à un jeu d’ivrogne).

La journée s’organise autour du boulot et les repas servent de pause. D’ailleurs si le coréen n’hésite pas à manger traditionnellement à genoux sur le sol, les citadins réservent cette occasion à quelques repas d’affaires ou familiaux. Les restaurants sont depuis longtemps équipés de chaises et de tables qui sont considérées comme plus confortables. En province vous trouverez plus facilement des restaurants proposant à la fois l’accueil avec tables/chaises et le repas au sol traditionnel.

Par contre il n’y a que très rarement des cartes en anglais pour choisir les menus. Si vous souhaitez manger au restaurant (surtout en province) préférez faire confiance au serveur qui vous indiquera certaines lignes sur la carte : il s’agit souvent de la spécialité du restaurant. Assurez vous que le repas est dans votre budget et laissez vous guider par ces conseils, on a eu de très belles surprises comme ça.

Si vous êtes plus frileux, demandez des images (il arrive qu’on vous sorte un plat des cuisines) ou regardez les assiettes de voisins pour indiquer ce que vous voulez.

Au pire, n’hésitez pas a apprendre le nom de certains plats par cœur, il y en a forcément un que vous aimez et qu’ils proposeront (si dans un même restaurant vous ne trouvez ni bimbimbap, ni bulgogi, ni ramyun, c’est que vous cumulez la malchance). Apprendre la phrase « est ce que ça pique ? » n’est pas non plus une mauvaise idée…

A défaut vous n’êtes pas obligés de trouver un restaurant pour manger. Les villes de Corée regorgent de vendeurs ambulants qui vous proposent un assortiment de petites spécialités à pas cher. Souvent vous ne saurez pas ce qu’il y a dedans avant d’y avoir goûté, mais la surprise n’est que très rarement mauvaise.

Personnellement on a tout goûté, sauf les insectes macérés et chauffés au sucre (mais il n’y a aucun risque de commander ce plat par erreur).

A notre palmarès des spécialités de rue il y a évidement les brochettes piquantes, soit de poulet, soit de saucisses qui sont recouvertes de sauce piquante au pinceau. En général le vendeur a la main légère quand un occidental lui en commande. Mais ne vous privez pas pour 1500 wons l’une, sachant qu’il suffira d’en prendre deux pour avoir déjà bien mangé.

Après il y a les galettes de patate douce qui sont à goûter sans faute. Préparées sur une grande plaque pleine d’huile, les galettes sont mises à frire et grillées en appuyant dessus. On les trouve généralement à moins de 1000 wons et j’ai eu du mal à ne pas en acheter à chaque roulotte. C’est chaud, moelleux et croustillant en même temps, mais surtout, au cœur de la galette il y a du miel de tamarin (attention, souvent très chaud) qui est divin et qui imbibera la galette dès lors qu’on aura atteint la poche de miel. (Rien qu’à y penser ce plat me manque encore !).

Vous trouverez aussi des petites cuisines mobiles qui vous proposeront différents plats à manger debout comme les omelettes aux oignons ou fruits de mer, les kimpap (sorte de maki à la coréenne contenant un assortiment de condiments) et des brochettes à plonger dans l’huile pour frire la viande ou les tripes de porc qu’elles portent.

Dernière solution enfin, il existe dans les quartiers marchands des « paillotes » au milieu des rues où vous pouvez vous asseoir et commander un plat parmi la dizaine qui est proposée. Il y a toujours les fameuses omelettes, des salades de pates de riz (japchae), et différents plats de viande ou de poisson sauté. A chaque fois on vous proposera de la bière ou du soju et si vous regardez autour de vous, les coréens consomment ainsi : 1 ou deux plats qu’ils partagent et une bouteille d’alcool. Par contre prudence : plus le quartier marchand est populaire et plus il faudra faire attention. Demandez toujours avant combien va vous coûter le repas. Même si les gens ne parlent pas anglais ils vous écriront les sommes. On a oublié une fois, et ce fut une mauvaise surprise… Avec la barrière de la langue il est très difficile de faire entendre raison à une cuisinière qui vient de vous faire payer 3 fois le prix.

Selon la région où vous vous trouverez, les spécialités seront très différentes, n’hésitez pas a vous munir d’un guide pour ce genre d’info et à faire tous les restaurant d’une rue à la recherche de « la » spécialité dont a parlé le guide. C’est très drôle, tout le monde veut vous aider à trouver et on a ainsi assisté à des élans de solidarité entre restaurateurs qui nous prenaient pour ainsi dire par la main pour nous amener au seul petit restaurant du coin qui fait encore ce plat. Car oui, il faut bien le dire, en Corée comme en France la mode fait beaucoup de mal au traditionnel et dans les grandes villes les enseignes de restaurants envahissent les rues au détriment des petits restaurants familiaux.

Ce n’est pas toujours triste (on ainsi découvert avec joie les cafés à thème venus du Japon et plébiscités par les étudiants) mais c’est une part de leur culture qui s’efface avant de, peut être, disparaître.

Une dernière chose enfin… en dehors des hôtels internationaux et des multiples chaînes occidentales spécialisées dans le café et le petit déjeuner, ne vous attendez pas à trouver des petit déjeuners occidentaux. En Corée, on attaque la journée avec un repas qui semble être le même qu’à midi ou que le soir. Pas de pitié pour les odorats qui supportent mal l’odeur du poisson frit à 7 heure du matin 😉

Personnellement nous avons adapté une stratégie médiane. En fréquentant les petites superettes qui parsèment les rue des villes (même petites) on achetait des onigiris prêts à emporter (moins de 1000 wons) ce qui nous calait jusqu’à midi. Mais surtout, on s’offrait le luxe d’une de ces brioches chaudes à la pâte de riz fourrées de haricot rouge qui se vendent ainsi dans toutes les superettes et qui coûtent la modique somme de 800 wons.

Pour conclure sur l’alimentation, je n’aurai qu’une chose à dire : « n’ayez pas peur ». La nourriture est sûrement le trait le plus sympathique de ce pays car vous trouverez toujours quelque chose qui correspond à vos goûts et à votre budget. Et même avec des enfants ou des adultes parfaitement casse pieds, vous trouverez toujours soit un fast food, soit une superette qui vous permettra de leur trouver des aliments plus « occidentaux ».

Voici un petit panorama de ce que l’on peut trouver à manger sur place.

A noyer :  en cliquant sur les photos vous profiterez d’un zoom et d’explications

Ps 1 : n’oubliez pas de goûter les gâteaux qui sont préparés dans la rue dans des moules qui se ferment et se retournent. Ces petites spécialités ont souvent la forme de noix ou de poissons et sont des sucreries très appréciées des coréens. Fourrés à la pâte de haricot rouge ou aromatisés au marron, ils sont très agréables à grignoter en marchant.

D’ailleurs, pour les amateurs de marrons grillés, vous trouverez aussi beaucoup de vendeurs à la sauvette selon la saison.

Ps 2 : pour les flippés de l’assiette il y a une derniere solution qu’on peut vous conseiller : l’achat d’un livre de recettes sur la cuisine coréenne. Cela vous permettra de mieux comprendre les différents ingrédients types et la conception des plats traditonnels. Personnellement nous recommandons « the beauty of korean food » qui est mis au point par « the institute of traditonal korean food« , une structure un peu trop chauvine mais qui a l’avantage de bien synthétiser les choses pour les occidentaux (attention c’est toujours en anglais). Par contre en l’achetant en Corée vous le payerez 20 000 ons (soit 13-15 euros)… la moitié du prix qui en est demandé sur amazon.

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Bonjour la France.

Premier message pour signaler qu’on est bien arrivés à Séoul. Comme d’habitude on est arrivés bien en avance à l’aéroport à Paris, et comme j’avais pré-enregistré notre embarquement la veille, on a eu amplement le temps de trainer en zone d’embarquement.

C’était la première fois qu’on prenait Air France à l’international, et je dois dire qu’on a été surpris en bien, mais aussi en mal. Car arrivés à nos sièges, quand on a vu que ceux ci étaient aussi larges que mon derrière, j’ai eu beau conserver mon calme, j’avoue qu’à l’idée des 10 heures de voyage à faire là dedans, j’ai tremblé de terreur. Encore heureux qu’on ai pris des sièges devant l’issue de secours, histoire de pouvoir allonger les jambes.

Au final le voyage s’est bien passé ; un bon repas, 3 films et quelques épisodes de séries plus tard, on a vu l’aube se lever pour nous accueillir en Corée. Tant pis si on mourrait de faim parce que les stocks de nouilles chinoises disponibles pour la nuit avait été baffrés par les premiers à les avoir demandés… Le léger petit dej servi avant d’atterrir a permis de se caler l’estomac le temps d’arriver en ville.

J’adore suivre le voyage par les écrans de situation

Après le débarquement, le passage à l’immigration, et la récupération des bagages, la première étape était de trouver LE bus qui nous amènerait dans Séoul. J’avais bien préparé mon coup avec les guides de voyage et il a été facile de prendre les bons billets et de trouver notre bus. Au final à 7h45 (soit trois quart d’heure après l’atterrissage) on était dans un bus limousine.

Et c’est parti pour 50 minute de bus (avec des sièges deux fois plus larges que ceux de l’avion) à travers la « campagne » Coréenne, parfaite illustration à cette heure-ci du « pays du matin calme ». Bien qu’on ai toujours pas dormi, nous sommes en pleine forme, et l’arrivée sur Séoul se fait comme sur des roulettes.

Bon, évidemment il a fallut s’engouffrer dans le métro, mais l’achat des billets et trouver la bonne direction n’a pas posé autant de soucis que nous le prédisait le guide. Les rames étaient quasi désertes, et l’on est tombés sur un coréen ravi de tailler le bout de gras avec son anglais aussi approximatif que le mien ^^

La vraie difficulté a plutôt consisté à trouver notre hôtel. Là pour le coup on a pas mal tourné, arpenté la rue principale en long et en large, découvert que les plans coréens n’étaient pas forcément orientés au Nord et finalement c’est une autochtone qui a demandé pour nous à des marchands ambulants pour que l’on finisse par trouver le Sae-rim hotel, planqué dans une petite rue anonyme (ici les rues ont très rarement une plaque avec leur nom).

Le temps de poser les valises, on a regagné la rue d’Insadong (insadong gil) pour trouver un resto ouvert à cette heure (il n’était que 10 heures un dimanche matin…).

Mission réussie au final puisqu’on s’est retrouvé dans restaurant traditionnel avec deux autres couples de clients où l’on s’est fait servir un menu au bon vouloir du personnel (comprendre : aucune carte en anglais, le serveur nous a montré un prix sur la carte et nous a dit que c’est ça qu’on voulait).

Finalement pour 15 000 wons par personne ( 9 euros environ) on s’est goinfré comme des morts de faim avec un menu à 19 plats (j’ai bien mis 5 heure à digérer). Délicieux, copieux, on a juste eu du mal à comprendre comment manger quel plat avec quelle sauce.

D’ailleurs, avec le recul, j’avoue que ne jamais savoir combien de plats comporte un menu est toujours très angoissant/amusant, car à chaque fois qu’on pense tout avoir sur la table, on voit toujours revenir les serveurs avec de nouveaux plats. On a beau se dire « non c’est pas pour nous, il y a déjà tout », et bien à chaque fois c’est bien pour nous :p (record actuel à 26 plats).

Ça c’est notre table, avec notre repas rien qu’à nous 😉

Bref, avec ça dans le ventre on est évidement revenus à l’hôtel pour piquer une sieste de 3 heures.

Pour finir la journée, on s’est un peu baladé dans le quartier. Insadong est très animé, très commercial et plutôt agréable quand on veut se mettre dans le bain.

On a visité le temple Jogyesa, un temple bouddhiste situé en pleine ville. Mais avec la fatigue et le sermon qui s’y tenait, on n’y est pas resté très longtemps  (à la grande frustration de Donio qui aurait voulu faire une visite plus complète).

A force de se promener, la nuit a fini par tomber et révéler le coté noctambule de la ville. Et là on est entré dans l’aspect mégalo-consumériste asiatique avec des café, des resto, des boutiques absolument partout, des publicités qui saturent la nuit de lumière, du bruit, des marchands ambulants. Un foutoir très bien organisé qui donne envie d’y prendre part.

On a d’ailleurs fini par manger dans la rue en achetant aux marchands ambulants. Des brochettes poulet/poireau enduites de sauce piquante, des brochettes de saucisses relevées, et des beignets de patate douce avec une espèce de confiture liquide de tamarin (ou qqch dans le genre) à l’intérieur.

Pour 6000 wons à deux (environ 3,60€), on a mangé à notre faim (et je me suis découvert une passion pour les beignets de patate douce à je -ne-sais-pas-quoi-dedans).

La suite prochainement…

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