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Le 19 janvier, le monde a publié un très chouette article sur les produits laitiers et les risques/avantages liés à leur consommation. Un bon article qui présente les points de vue de chacun des partis en synthétisant le contexte, les débats, les arguments et les partis en présence.

Étant intolérante au lactose et très à cheval sur les discours hygiéno-consumériste des lobby laitiers, j’ai pris un grand plaisir à voir publier dans la presse nationale une synthèse de ce problème pourtant d’intérêt public. J’ai bondi aux arguments pro-laitier comme on en lit et relit jusqu’à l’intox :

Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande trois produits laitiers (yaourts, fromages blancs, fromages… et lait) par jour. « En dehors de l’allergie aux protéines de lait de vache et de l’intolérance au lactose, il n’y a aucune preuve scientifique que les produits laitiers soient liés à des pathologies. Au contraire, les pédiatres, la Haute Autorité de santé (HAS), l’Académie de médecine… mettent en avant les bienfaits du lait », souligne Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel). « Consommer des produits laitiers diminuerait les risques de cancer du colon, de diabète de type 2, d’hypertension, de syndrome métabolique », ajoute-t-elle.

Face à cette baisse de consommation, plusieurs médecins, dont Jean-Michel Lecerf, nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille, « craignent des carences en calcium, indispensable pour la croissance des enfants et des adolescents, et utile contre l’ostéoporose… »

Mais d’où vient cette idée qu’il faut nécessairement des produits laitiers pour faire le plein de calcium (en dehors des discours hygiénistes post seconde guerre mondiale) ? Il y a autant de calcium dans une figue sèche que dans un yaourt. De plus, une trop grande consommation de calcium ne sert à rien puisqu’on ne peut assimiler qu’une dose donnée de calcium chaque jour, et on soupçonne la surconsommation de hâter l’ostéoporose.

Le livre cité dans l’article « Thierry Souccar : Lait, mensonges et propagande « , je l’ai lu. C’est le premier à avoir présenté le rôle économique des discours de sainteté des produits laitiers et à en avoir restitué l’histoire et le contexte.

Mais c’est loin d’être celui qui éclaire au mieux les avantages de la non-consommation laitière : un peu trop polémique, il pêche par excès de zèle. D’ailleurs, à propos de livres qui vont dans l’excès, il existe aussi « Qui à peur du grand méchant lait« , ouvrage qui traite spécifiquement de la relation supposée Lait/Allergies.

Entendons nous bien : je suis intolérante au lactose mais ça ne n’empêche pas de consommer des yaourts, j’adore ça d’ailleurs ! Mais je consomme beaucoup plus modérément que ce qu’on ne cesse de nous conseiller. Le mieux étant souvent l’ennemi du bien, je préfère m’autoriser un yaourt de temps en temps plutôt que de me gaver de lait fermenté sous crainte de manquer de calcium ou, à défaut,  de me passer complètement de l’intérêt du lait fermenté sur des intestins un peu trop rétifs.

Le livre qui m’a vraiment satisfaite quant à la question du lait et des autres produits laitiers c’est plutôt « Soyons moins lait » de Nicolas Le Berre et Hervé Queinnec (ISBN : 978-2-914717-79-3).

On y retrouve une très belle introduction aux problèmes de santé inhérents (ou soupçonnés) à la consommation laitière. Mais aussi des exemples, des suggestions, des recettes, etc.

D’ailleurs cela se couple à certains témoignages de l’article du Monde :

« Il ne s’agit pas de proscrire le lait, explique Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, mais il est désormais certain qu’il n’existe aucune preuve scientifique pour affirmer qu’il faut consommer 3 à 4 laitages par jour. Les produits laitiers posent aujourd’hui de nombreux problèmes de santé publique. Il y a de plus en plus d’allergies aux protéines du lait de vache. De plus, près de la moitié de la population ne digère pas bien le lait. Je préconise plutôt le lait de chèvre ou de brebis. »

[…]

Le neurologue Bernard Aranda observe que « 80 % de (ses) patients atteints de migraines ou de céphalées voient leurs maux disparaître ou s’atténuer fortement en moins d’un mois après avoir arrêté le lait de vache et ses dérivés, à l’exception du beurre et du fromage. Et il semble que les réactions au lait sont encore plus nettes après une période d’arrêt prolongé. » Le cas du lait reste complexe. Comme pour tout aliment, la question cruciale étant de savoir si le bénéfice d’ensemble l’emporte sur les effets nocifs.

Bref, l’article de Laure Belot et Pascale Santi n’apporte pas de solutions et ne tranche pas. A mon gout il est même un peu trop ligth dans les solutions que suggèrent les médecins interrogés. Mais il a l’intérêt évident de mettre en avant un problème trop souvent ignoré en France.

Et si vous avez le temps, je vous conseille vraiment la lecture de « soyons moins lait » car il fait le tour de la question d’un point de vue physiologique et médical en traitant de la question du lait chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte. Pour ce que ça vaut : j’ai rarement eu l’impression d’employer 14,50€ de façon aussi intéréssante.

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[Première Partie de l’article]

Ce que j’en pense ?

Je vais pas vous recopier bêtement les questions qu’on a posé et les réponses qu’on a eu : Anne l’a admirablement fait ici. Je vais plutôt vous donner mon avis personnel sur tout ça…

Déjà je ne suis pas une grande fan de l’Institut Pasteur et sa propension à tout vacciner, leur partenariat ne m’a donc pas fait vibrer de ferveur même si je reconnais l’intérêt d’un rapprochement des secteurs santé et agro-alimentaire.

Quand on nous a présenté avec inspiration la validité de leurs études (randomisé en double aveugle) ça ne m’a pas non plus chamboulée puisque c’est un processus standard à toute étude sérieuse. Et les chiffres qu’ils ont obtenu ne m’ont pas paru particulièrement criants de vérité.

Il y a un effet, oui, mais pas dans une propension qui rend l’actimel nécessaire à une bonne santé. C’est un intelligent superflu alimentaire, ou un petit luxe sanitaire tout au plus. D’après les chiffres et les informations qu’ils nous ont donnés, je ne trouve un véritable intérêt au produit que pour les personnes ayant des problème de flore intestinale et de défense immunitaire : les personnes âgées sous traitement médicaux (surtout les antibiotiques) ou lors de crise de diarrhées, adulte ou enfant.

Alors évidemment, avec les améliorations qu’ils ont observé entre les populations avec et sans actimel, ils ont construit un discours expliquant que si ça ne change pas la vie de ceux qui l’utilisent (les personnes âgées attrapent aussi la grippe et les étudiants stressés perdent des actifs défenseurs) ça permet toutefois des petits plus (les personnes âgées avec actimel ont connu un jour de grippe de moins que les autres et les étudiants stressés avaient moins de perte de leur défense immunitaire) qui prouvent l’intérêt du produit. Et c’est pas faux… En utilisant le produit en prévention on peut réduire les problèmes qu’on aurait pu rencontrer. Mais cette notion du « qu’on aurait pu rencontrer » est évidement au cœur du débat « actimel », comment voulez vous prévoir les fragilité et le stress de l’organisme ?

Jean-Michel Antoine (expert en bénéfices santé et créateur du pôle nutrition de Danone) argue ainsi que l’intérêt d’une prise quotidienne se trouve justifié. Sans faire de mal le produit ne peut que faire du bien. Personnellement ça me rappelle les cure de vitamine ou de compléments alimentaires que s’infligent les étudiants avant leur exams etc. Mais pourquoi pas après tout ?

Je me posais aussi la question de l’impact du produit sur les enfants en bas age, ceux qui constituent leur « banque de virus » et créent leurs défenses immunitaires. A ce sujet Danone annonce que le produit n’est pas destiné au moins de 3 ans. Par contre, si des études sur l’incidence des mamans allaitantes  consommatrices d’actimel ont été menées, les chiffres n’ont pas été publiés et je ne peux que relayer les propos de JM. Antoine qui, constatant une hausse de 20% d’anticorps chez les bébés concernés,  estime personnellement que la prise d’actimel pendant l’allaitement est un usage intéressant.

Et l’essai avec tout ça ?

C’est étrange de constater à la relecture que je semble très sceptique vis à vis du produit, car la journée sur place m’a plutôt convaincue. Je pense toujours que l’intérêt maximum d’actimel ne concerne que certaines populations, mais je conçoit parfaitement que d’autres exigent d’avoir leur « dose ».

J’ai voulu constater les effets sur moi même et depuis près de 15 jours j’en prend chaque matin, malgré l’intolérance au lactose puisqu’il s’agit d’un produit « fermenté ». Je ne dis pas que l’estomac accepte facilement l’actimel comme seule prise alimentaire du matin, mais je n’en suis pas malade comme je le suis avec des produits laitiers non fermentés.

Je n’ai eu aucun problème vis à vis du gout ou du format. La bouteille en plastique étant recyclable, j’ai aussi fait taire mes principales contestations consuméristes.

Par contre j’ai eu un petit manque de produit durant deux jours la semaine dernière. Puisque d’un point de vue physiologique on nous a expliqué que le ferment exclusif se trouve dans les selles  2 jours après la première prise et 5 jours après la dernière, je me suis dit qu’il n’y aurait pas d’impact sur la cure. Et pourtant, que ce soit lié ou non à l’arrêt d’actimel, j’ai été malade au possible sans avoir absorbé de lactose. Soit j’en ai mangé sans l’avoir vu, soit j’ai été victime d’une gastro éclair, soit mes intestins n’ont pas apprécié d’être boostés puis laissés à leur propre compte…

Car il y a quand même un effet secondaire que je pense avoir constaté : une réaction moindre à la lactase que je prend oralement. Pour combler mon déficit je prend un cachet de lactase 10 minutes avant d’avoir à manger du lactose et cela suffit.  Mais depuis l’actimel, cela ne fonctionne plus aussi bien. Pourtant, quand j’ai posé la question au centre de recherche, on m’a fait valoir que chez l’intolérant les ferments du yaourt annihilaient l’effet de la lactase sur l’organisme, tandis que le L-casei encourageait la création de la bactérie responsable de la fabrication de la lactase… En cas de problème d’approvisionnement en lactase « artificielle »‘ la prise d’actimel semblait donc intéressante… Mais diverses mésaventures me laissent songeuses quant à ce sujet. J’ai donc décidé de continuer à tester l’actimel pour clarifier tout cela.

J’espère ne pas avoir été trop barbante avec la longeur de ce billet. Vos remarques et questions sont évidement les bienvenues en commentaire. (Toutefois je modère toujours les propos insultants etc)

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Samedi 13 juin j’étais donc invitée à visiter le centre de recherche de Danone avec une dizaine d’autre blogueuses pour y discuter d’Actimel.

Pourquoi étais-je invitée là ?

Bonne question, car effectivement je sortais du casting « blogueuse maman ». Disons donc que je représentais la catégorie jeune femme nullipare soucieuse de son alimentation et sa santé. Accessoirement je représentais aussi la minorité des intolérants au lactose (oui je fais dans la niche de population :p ).

Maintenant pourquoi est ce que je vous raconte ça presque 15 jours plus tard ?

Parce qu’on était là pour parler d’Actimel. Or, je fais parti de cette part de Français qui n’y accordait aucun crédit et je n’avais jamais essayé. J’ai donc choisi de tester le produit pendant un certains temps avant de donner mon avis sur la chose…

La visite :

Tout d’abord, rendons les honneurs à qui de droit : ce fut une très chouette journée. Bien organisée (malgré les bouchons) et bien accompagnée (les blogueuses mamans sont indisciplinées au possible, c’est rafraîchissant ^^).

Ce fut aussi très intéressant quant à Danone, d’une part grâce à l’équipe d’accueil (commerciaux et scientifiques) et d’autre part grâce aux lieux et au sujet abordé.

Le fait d’avoir mélangé différents « types » de blogueuses a permis de provoquer des échanges intéressants, surtout face aux scientifiques.

La visite en intégralité, avec péripéties et privates jokes est admirablement racontée chez toutes mes condisciples, donc pour ne pas faire de redondance je vous envois directement sur leurs blogs : AmélieAuntie JoChocoboxDaydrimerManuMaoNipettePoppyroseRatounetteSounieSardineValvec

Actimel :

Dès qu’on parle « Actimel », ça déclenche un débat de société : ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, ceux qui ne sont « pas contre », etc… Moi je n’en voyais pas l’intérêt et je préférais acheter des yaourts normaux, déjà plein de bonnes choses pour l’organisme. Qui plus est, j’ai mon intolérance au lactose et j’ignorais s’il s’agissait d’un produit fermenté ou non ; dans le doute on s’abstient.

Pourquoi on n’aime pas Actimel ?

Parce que c’est cher : ah oui, à 4€ les 10 on peut trouver ça cher. Pour Danone, il s’agit du prix de la recherche puisqu’ils ont sélectionné le L casei Defensis à partir d’une banque de 8000 ferments collectionnés conjointement à l’institut pasteur. Monter cette collection, tester chacun des ferment, développer les plus intéressant, monter des études d’efficacité, etc… ça fini par coûter cher et la firme de Mr Riboud entend rentrer dans ses frais 😉

Parce que c’est trop sucré : là il n’y a pas photo, les gens qui n’aiment pas le sucre ne sont pas les seuls à dire que le produit fini est trop sucré. Des gammes light avec aspartame et compagnie ont été mises sur le marché, mais le goût est toujours présent pour masquer en fait l’acidité du ferment lactique.

Pourquoi on aime actimel ?

– Parce que c’est « un geste santé » dans l’esprit des gens. Même si Danone se défend d’avoir créé un ali-cament, pour l’utilisateur lambda, boire sa petite bouteille chaque matin c’est prévenir les soucis de santé.

– Parce que c’est une dose de produits laitiers rendue ludique et facilement assimilable dans la journée. Ça plait aux enfants et ça facilite le suivi des indications diététiques à chacun.

Mais en définitive qu’est ce qu’actimel ?

C’est avant tout un produit laitier vendu en dose individuelle qui « participe à renforcer les défenses naturelles de l’organisme dans le cadre d’une consommation quotidienne ».

Dans les faits c’est une boisson lactée fermentée contenant 3 ferments lactiques dont un ferment « exclusif » à actimel : le L Casei Defensis.

Ces ferments, comme tout bon ferment et pro biotique, ont chacun une action sur l’appareil digestif ; la communication de Danone sur Actimel tient alors sur l’action importante du L Casei sur les défenses immunitaires. Tout l’intérêt de la visite tendait à nous présenter le produit et nous démontrer son efficacité (via les études qu’ils commandent à ce sujet)

[Suite]

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Ce joli jeux de mots qui sert de titre vous en dis déjà long sur mon état: j’ai mal à la gorge!

Le chéri n’a rien trouvé de mieux que m’offrir sa ryhno-pharyngite comme cadeau de St Valentin. Et maintenant je ne reve que de changer ma gorge contre un modèle moins douloureux…

Je crois que j’aspire à un bon grog chaud, avec beaucouuuuuuuuuuuuup de miel! Et du paracétamol, ou de l’ibuprophène. C’est marrant j’en avait laissé une boite de chaque au boulot et là y a plus rien… C’est toujours quand moi j’ai besoin des truc que j’amene qu’il n’y en a plus -___-’

Et à  râler comme ça j’ai mes courbatures qui me reprennent! La vie est dure je vous dit!

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Avec les différents problèmes de santé non graves mais réguliers que je me traine, j’ai appris petit à petit à essayer d’écouter mon corps. Et avec les problèmes gluten/lactose que j’ai eu l’année dernière c’était même un exercice régulier et pas apprécié du tout que je devais faire. Or, à force de régularité, on peut voir certains symptômes revenir et finir par identifier des liens de cause à effet. Le truc, c’est que les causes sont régulièrement remises en question, camouflées ou mises en exergue par l’effet d’autres éléments qui viennent perturber le premier signal.

Bon, jusqu’alors rien de nouveau sur la condition humaine.

Oui mais quand même, quand je vois la difficulté à identifier un symptôme et plus encore sa cause, je me dis que les quelques 3000 ans qui nous séparent des premières médecines ont quand même tôt fait d’arriver à une médecine allopathique compétente.

Seulement en plus de ce simple constat naïf et parfois trop conciliant il reste qu’aujourd’hui j’ignore toujours pourquoi je fait de l’eczéma en dehors du virus, du stress corporel, de la sècheresse de la peau et du stress psychologique. Et là, la littérature « santé » s’engouffre dans ce créneau porteur qui permet d’expliquer n’importe quoi avec d’autre n’importe quoi.

Je sais, la littérature de « bien être et développement personnel » est l’une de mes spécialités en librairie. Et s’il y a une chose que j’ai bien compris c’est que si on a un problème de santé, on est toujours sûr de trouver sa solution ou du moins une explication dans cette littérature. A tort ou a raison, pour moi l’essentiel c’est que ça fait vivre son homme, perdurer l’espoir et surtout que ça ne tue personne. Mais malheureusement quand certains auteurs prétendent que la chimio vous cause le cancer qu’elle devrait guérir, il y a des gens pour y croire et tout arrêter en partant prier en Inde plutôt que de se soigner. Certes je ne suis ni médecin ni devin et je ne saurais jamais vous dire que faire, mais je reste à ma place de libraire pour vous dire que de bons conseils ne valent pas un bon médecin. Et que s’il ne faut pas complètement se reposer sur l’allothérapie il ne faut pas non plus se jeter corps et âme dans les autres médecines.

Pour moi c’est en lisant ces proses que j’ai fini par me comprendre et concilier les points de vue médical, physique et ce que je ressentais vraiment. Comme quoi tout livre est bon quand on finit par y prendre ce dont on a besoin au lieu de les avaler comme des dogmes savants et incontournables.

En écoutant bien mon corps je fini par comprendre les pourquoi et les comment des « plaies » quotidiennes.
Notamment l’eczéma étrangement lié au fait de manger du lait… C’est ce qui a fait penser à une intolérance au lactose. Au final pour mon cas il n’y a aucune allergie ou intolérance grave à ce même lactose, c’est bêtement qu’en mangeant des aliments que je ne digère pas, je fais travailler mes intestins qui n’arrivent pas à accomplir leur tâche, ce qui produit un stress de l’organisme. L’eczéma apparaissant avec le stress c’est un symptôme relié à l’intolérance mais pas directement…

C’est en cheminant tout doucement sur ces raisonement que l’on finit par identifier les causes et les remèdes. Mais effectivement le corps est une mécanique complexe dont le message peut souvent être biaisé. A chacun de choisir d’ouvrir et de réparer aux outils ou d’écouter plus en avant et voir si seule la mécanique est en cause.

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Récemment je suis tombée sur les résultats de la très intéressante étude du docteur David Lewis, neurologiste de son état et payé par HP pour faire ce boulot.

L’étude portait sur les femmes européennes utilisatrices d’internet dans le cadre du loisir. Et le résultat qui en est sorti indique que surfer 10 minutes sur ses sites internet favoris diminue le niveau de stress.

Commercialement parlant ils annoncent que ces dix minutes « réduisent le stress, diminuent le rythme cardiaque et permettent au cerveau de travailler plus efficacement avec moins d’efforts ». En gros on est plus détendue et plus productive après.

Sortie des applications que va en faire HP, ça nous donne au moins l’avantage d’avoir une excuse toute trouvée si on se fait piquer au boulot à surfer sur n’importe quoi :p

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Vous en avez tous plus ou moins entendu parler un jour, il semblerait que l’aspartame, malgré ses promesse de gourmandise et d’apport nul en calories, serait dangereux pour la santé. Moi personnellement je l’ai toujours entendu dire, mais dans ma famille tout le monde s’en sert généreusement. Il n’y a que moi pour rester fidèle à ma bonne vieille cassonade et mon sucre plus ou moins raffiné. D’ailleurs ça se sent ; l’âge et le sucre commencent à m’arrondir sérieusement les hanches.

Suite à une campagne qui ne va pas tarder à envahir vos écrans et l’épidémie de minceur estivale, je me propose de faire un petit point sur la question et essayant de rester objective bien que critique (comme d’habitude quoi :p).

Déjà qu’elle est la différence entre ces termes d’aspartame et édulcorant ?

Le terme d’édulcorant est générique et désigne tout ce qui a un pouvoir sucré, naturel ou non. Mais quand il y a noté édulcorant sur la liste des composants, il s’agit alors d’édulcorant de synthèse. A savoir que le composant peut être naturel mais extrait de manière synthétique.

Il existe les édulcorants avec des calories (maltitol, sorbitol) et les édulcorants sans calories appelés édulcorants intenses comme l’aspartame et la saccharine.

Tous ces édulcorants sont toujours comparés au sucre (saccharose) pour établir leur pouvoir sucrant. Certains vont vous être vendus dans un produit façonné, d’autre en petite pilule pour sucrer et d’autre enfin sont désormais mélangés à du sucre pour en atténuer le poids calorique (si je puis dire).

Maintenant, la question qui se pose est : ces édulcorants sont il sain pour le corps ? Ont-il des effets insoupçonnés ? A-t-on prouvé leur innocuité ?

Toutes ces questions viennent des doutes étant apparus sur l’aspartame. Découvert en 65 mais commercialisé pour son pouvoir sucrant en 74 (USA) et 91 (France), le produit est à la base découvert par « erreur » lors de recherches sur les ulcères. Dès le début de la commercialisation, les gens ont commencé à crier au loup sans qu’on en sache plus. Les indices que j’en ai sont qu’en 73 une équipe de chercheurs américains (Dr John Olney ?) démontre que le produit détruit le système nerveux du rat et est cancérigène ; le produit est temporairement retiré avant d’être réintroduit. La suite sera une éternelle danse entre étude prouvant la dangerosité et mesure pour faire passer. (Se reporter à ce site pour plus d’information : http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=974)

Quoi qu’il en soit, on accuse l’aspartame d’augmenter les tumeurs du cerveau, d’être cause du développement de la maladie de Parkinson, de sclérose en plaque, j’en passe et des meilleures. Il faut dire que, vu la controverse, il arrive régulièrement de nouveaux doutes à son sujet.

Mais, sans vouloir défendre l’aspartame, je signalerais quand même que le nombre d’études en sa défaveur est plutôt peu encourageant, la liste des effets secondaires est plus longue que celle d’un médicament, l’engrenage des réactions chimiques qu’il provoque est plutôt suspect et son appartenances aux excitixines (additif qui excite les neurones au risque d’une surexcitation mortelle) laisse transparaître qu’il faut en freiner l’usage.

A ce sens je signale aussi qu’il y a des recommandations de posologie quotidienne (oui, comme pour les médicaments), car on sait par exemple que plus de 30gr de sorbitol par jour donnent des diarrhées. Pour l’aspartame, l’OMS et le FAO (comité international d’experts pour l’alimentation et l’agriculture) ont déterminé que le seuil d’innocuité était une dose quotidienne de 40mg/kg. Soit, si vous faites 70 kilos, 2800mg. Il semblerait que ce soit bien en dessous des consommations réelles, même pour les diabétiques.

Mais on prévient tout de même que les édulcorants sont déconseillés aux femmes enceintes, allaitantes et au enfants en bas âge (principe de précaution mais tout de même).

Ce que je retiens du cas de l’aspartame, c’est qu’il est traité en bouc émissaire de tous les autres édulcorant MAIS qu’à chaque étude compromettante les agence de santé répondent par des travaux dont les recherches rassurent (exemple : http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/AspartameQandA).

Seulement, son fameux travail scientifique est financé par de grandes firmes, parfois liées à l’industrie agroalimentaire. Qui plus est, dans les firmes qui ont lancé les édulcorants on a vu un turn-over important du personnel jusqu’aux années 2000. Je ne suis pas pour la théorie du complot, mais celle du capitalisme pourri me séduit assez :p

Nous avons la chance en France d’avoir la mention des composants obligatoire, ce n’est pas pour rien et c’est surtout un avantage dont il faut savoir jouer.

Edulcorants et poids.

Il me semble aussi nécessaire de parler d’une chose. Pourquoi ingurgitons nous ces additifs alimentaire ? Tout le monde est d’accord : c’est pour leur pouvoir sucrant et leur faible dose (ou absence) de calories.

Mais cette idée de moins de sucre moins de calorie est biaisée par le fait que l’agroalimentaire doit contrecarrer cette baisse de sucre par autre chose, et notamment des graisses. Au final entre un produit light et un produit normal la différence est souvent faible quant au potentiel de prise de poids. Sans compter qu’en général on va manger plus de produit light que ce qu’on mangerait d’un produit normal parceque ça ne fait pas grossire. Et dois je signaler que les édulcorants on pour effet déviant de créer une addiction au sucré?

Alors à ce compte là, à quoi sert-il de prendre des risques avec cet additif ?

A titre informatif sachez que le 28 août est la journée mondiale de sensibilisation au dangers de l‘aspartame :p

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