Archives pour décembre 2008

Septembre dernier

En sortant d’un resto avec des anciennes copines de promo je marche en direction de chez moi. Tout d’un coup c’est la simple douleur d’une ampoule naissante qui va me faire embrasser du regard la scène ou j’évolue. En petite robe noire , installée sur d’adorables richelieu à talons, un sac sous le bras j’évolue sur un trottoir éclairé en lumière tamisée avec le Louvre et ses colonnes en toile de fond. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. L’instant se fige comme sous l’influence des reflex des japonaises gloussantes que je croise.

C’est là que je prend la mesure de ce que je suis, que j’épouse ce que que je ressens en ayant définitivement terminé ma vie de jeune fille et que le toc-toc de mes talons m’annonce joyeusement que je suis une jeune femme épanouie.

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Avec les différents problèmes de santé non graves mais réguliers que je me traine, j’ai appris petit à petit à essayer d’écouter mon corps. Et avec les problèmes gluten/lactose que j’ai eu l’année dernière c’était même un exercice régulier et pas apprécié du tout que je devais faire. Or, à force de régularité, on peut voir certains symptômes revenir et finir par identifier des liens de cause à effet. Le truc, c’est que les causes sont régulièrement remises en question, camouflées ou mises en exergue par l’effet d’autres éléments qui viennent perturber le premier signal.

Bon, jusqu’alors rien de nouveau sur la condition humaine.

Oui mais quand même, quand je vois la difficulté à identifier un symptôme et plus encore sa cause, je me dis que les quelques 3000 ans qui nous séparent des premières médecines ont quand même tôt fait d’arriver à une médecine allopathique compétente.

Seulement en plus de ce simple constat naïf et parfois trop conciliant il reste qu’aujourd’hui j’ignore toujours pourquoi je fait de l’eczéma en dehors du virus, du stress corporel, de la sècheresse de la peau et du stress psychologique. Et là, la littérature « santé » s’engouffre dans ce créneau porteur qui permet d’expliquer n’importe quoi avec d’autre n’importe quoi.

Je sais, la littérature de « bien être et développement personnel » est l’une de mes spécialités en librairie. Et s’il y a une chose que j’ai bien compris c’est que si on a un problème de santé, on est toujours sûr de trouver sa solution ou du moins une explication dans cette littérature. A tort ou a raison, pour moi l’essentiel c’est que ça fait vivre son homme, perdurer l’espoir et surtout que ça ne tue personne. Mais malheureusement quand certains auteurs prétendent que la chimio vous cause le cancer qu’elle devrait guérir, il y a des gens pour y croire et tout arrêter en partant prier en Inde plutôt que de se soigner. Certes je ne suis ni médecin ni devin et je ne saurais jamais vous dire que faire, mais je reste à ma place de libraire pour vous dire que de bons conseils ne valent pas un bon médecin. Et que s’il ne faut pas complètement se reposer sur l’allothérapie il ne faut pas non plus se jeter corps et âme dans les autres médecines.

Pour moi c’est en lisant ces proses que j’ai fini par me comprendre et concilier les points de vue médical, physique et ce que je ressentais vraiment. Comme quoi tout livre est bon quand on finit par y prendre ce dont on a besoin au lieu de les avaler comme des dogmes savants et incontournables.

En écoutant bien mon corps je fini par comprendre les pourquoi et les comment des « plaies » quotidiennes.
Notamment l’eczéma étrangement lié au fait de manger du lait… C’est ce qui a fait penser à une intolérance au lactose. Au final pour mon cas il n’y a aucune allergie ou intolérance grave à ce même lactose, c’est bêtement qu’en mangeant des aliments que je ne digère pas, je fais travailler mes intestins qui n’arrivent pas à accomplir leur tâche, ce qui produit un stress de l’organisme. L’eczéma apparaissant avec le stress c’est un symptôme relié à l’intolérance mais pas directement…

C’est en cheminant tout doucement sur ces raisonement que l’on finit par identifier les causes et les remèdes. Mais effectivement le corps est une mécanique complexe dont le message peut souvent être biaisé. A chacun de choisir d’ouvrir et de réparer aux outils ou d’écouter plus en avant et voir si seule la mécanique est en cause.

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Avec mon retour à Paris en 2008, j’ai eu largement le temps de me réessayer aux diverses offres de transport qu’on y trouve

 

Auparavant, en tant qu’étudiante sans le sous, je me contentais des transports en commun RER/metro/bus accessibles par la carte Imagin’R.

Mais depuis que j’ai pris de la bouteille et du budget, je me suis essayée avec joie à d’autres modes de transports.

Je suis ainsi toujours ravie de poser mes fesses sur une banquette arrière d’un  taxi et d’être déposée en bas de chez moi après une ballade plus ou moins longue dans les rues parisiennes. Car par contre je suis de celles qui n’ont plus aucunes illusions : un transport en taxi c’est minimum 15€. Avec une course plus courte le chauffeur s’arrange pour faire traîner et tomber dans ce qu’il estime ses frais. Donc quand ça fait moins, je suis très surprise ; mais c’est assez rarement le cas pour que je ne hèle les taxis parisiens que lorsque j’ai un billet de 20€ disponible.

J’ai aussi essayé les vélos taxi dont j’étais si friande à Grenoble, mais c’est la galère pour en avoir un au bon moment et au bon endroit.

Donc hors d’un cadre très précis où je fais appel aux taxis, je circule avant tout en métro (je n’aime pas les bus) et …en vélib’.

Car oui madame, monsieur : je suis parisienne, j’ai entre 20 et 40 ans, je suis de classe moyenne, donc je roule en vélib !

Le phénomène a commencé fin 2007 avec l’appropriation des vélos publics par les bobos. Et début 2008 (à mon déménagement) c’est toute la population médiane parisienne qui se devait de rouler le menton haut et le cul en équilibre sur ces glorieux 2-roues gris.

Habituée aux vélos publics de Lyon et à la meute de cyclistes grenoblois, je peux vous dire que lorsque j’ai vu les premières godiches parisiennes monter sur les vélib’, j’ai beaucoup rigolé et imaginé les pires accidents de la route. C’est-à-dire que la dernière utilisation du vélo pour le parisien moyen, ça remontait au jour où son papa lui avait enlevé les petites roues&hellip

Depuis la folie suicidaire du vélib-iste s’est freinée. Il a fallu plusieurs mois afin que ces nouveaux usagers se refassent au code de la route et que la circulation parisienne intègre cette nouvelle donne entre deux camions de livraison, 3 scooters et 5 voitures.

Mais je suis mauvaise langue parce que le vélib’ moi j’aime bien, surtout quand il est tard et que je peux utiliser à ma guise les trottoirs des piétons (en toute illégalité). Car effectivement pour moi le velib’ c’est un sport d’été, nocturne, et solitaire. Car le chéri qui m’accompagne déteste sérieusement ces vélos qu’il trouve trop lourds, trop moches, mal calibrés, pas maniables. Pourtant, j’adore les utiliser la nuit. J’ai l’impression de retomber en enfance en jouant à « faire du vélo » et en profitant de la ville autrement.

Evidemment, il semble que ce ne soit pas du tout la même vision que celle de la majorité des usagers. Visiblement aux heures de bureau il est dur de trouver encore un vélib libre, en état, et à la station que l’on veut. Le vélib est victime de son succès, et de sa mode aussi. Car vélib’ c’est un peu la hype du parisien moderne et ouvert d’esprit. Le vélo public parisien a ainsi son propre site communautaire : Vélib’ et moi. On trouve sur le site, des astuces pour les usagers, des news, des infos pratiques, des témoignages et maintenant il y a même des témoignages de « stars » avec Tryo  qui anime temporairement le blog vélib avec son témoignage d’usager. Ça se passe ici : http://blog.velib.paris.fr/blog/?cat=129

 

 

De quoi chantonner l’hymne de nos campagnes sur les voies cycliste de la capitale ? Je n’en suis pas pour autant convaincue quand on pédale à 8 heures du mat au milieu des voitures.

En tout cas, avec les astuces du site, couplées avec l’application i-phone vélib’, j’avoue que mon dernier trajet en vélib s’est bien mieux passé, puisque j’ai trouvé la borne libre la plus proche rapidement, que j’ai pris soin de prendre un vélo avec une bonne selle et des pneus en état.

Ceci est un Article sponsorisé

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(Article publié à l’origine sur le blog du salon « Blogs et Livres » et réintégré sur mon propre blog histoire de garder une trace…)

Ce livre, au demeurant très simple de lecture est pourtant un travail universitaire sans avoir vocation à expliquer ce qu’est un blog ou comment cela marche.

Sous la direction d’Annabelle Klein c’est toute une équipes de chercheurs belges qui s’est penchée sur la « galaxie Internet » afin de comprendre les enjeux de ce nouveaux média.

Centré avant tout sur les blogs journalistiques, politiques, scientifique, d’entreprise, et de pédagogie, ce travail apporte des lumières sur sur le pourquoi de la création, la forme que prend la mobilisation et les dynamique sociologiques ou commerciales que cela génère.

Plutôt destiné aux universitaires, sa lecture garde un intérêt pour ceux qui souhaitent avoir une autre vision que celles des utilisateurs/acteurs sur le phénomène blogs.

Toutefois, malgré une recherches approfondie sur l’aspect « communication » du média, l’ouvrage pêche par sa forme universitaire en oubliant par trop souvent l’aspect humain qui reste le « centre » du blogs.

Je le recommande avec plaisir comme un travail sérieux sur le blog en tant qu’objet sociologique et technique. Les lecteurs qui souhaitent appréhender les blogs comme outils de communication y trouverons aussi de multiples informations et pistes d’étude bien abordée. Toutefois, les limites se posent dès l’instant où le lecteur vient « feuilleter » un ouvrage parlant des blogs, car la lecture des travaux est essentiellement extérieure au phénomène et scientifique.

Auteur : Sous la direction de Annabelle Klein: Nathalie Burnay , Anne-Claire Orban de Xivry, Julie Matagne, Emmanuel Murhula A. Nashi, Sophie Damas, Sandro Faes, Séverine Sacré, Nicolas Schnock,Sarah Sepulchre, Marc Lits, Julie Hermans, Sophie Wain, Annick Castiaux, Julie Matagne, Michel Berhin, Sarah Gallez, Céline Schöller

Quatrième de couverture:
La Galaxie Internet voit émerger une multitude de nouvelles étoiles: les blogs. Ces carnets de bord en ligne sont autant de tentatives d’exister sur la toile et s’influencer toutes les zones de pouvoir (sphère médiatique, politique, scientifique, économique, etc.) Cet ouvrage explore la blogosphère actuelle à travers une pluralité de discipline telles que la communication, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, le droit, les sciences de gestion et de l’éducation.

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(Article publié à l’origine sur le blog du salon « Blogs et Livres » et réintégré sur mon propre blog histoire de garder une trace…)

Ce livre répond enfin aux différentes questions juridiques quant aux droits des médias et de la communication. Tout au long des 215 pages de l’ouvrage les auteurs mènent une analyse pertinente sur les liberté et devoirs des nouveau médias.

Alors certes, une partie de l’ouvrage est surtout destinée aux professionnels de la communication et des médias en abordant des domaines de la presse écrites, de l’audiovisuel et des supportes multimédias. Mais la partie dédiée à l’internet éclairera tout autant des blogueurs particuliers ayant soif de comprendre les enjeux juridiques inhérent à un support écrit sur internet.

Le chapitre 4 « La protection de la vie privée et le multimédia » aborde particulièrement bien la question de l’identité sur internet, la protection des tiers et la création des sites.

Je considère que c’est un ouvrage particulièrement judicieux pour les collectivités et les « presque-pros » qui investissent Internet avec passion.

Auteur : Céline Halpern et Laurent Delprat .

Quatrième de couverture:

La masse toujours grandissante des moyens de communication – presse, livre, radio, télévision, cinéma, multimédia, Internet.
– fait aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien. En principe, l’information et la communication sont libres. Cependant, si l’information doit être accessible au plus grand nombre, elle se doit également d’être sincère. Pour éviter les dérives engendrées par la multiplicité des informations et des canaux qui la véhiculent, le droit des médias et de la communication assure un rôle de contrôle et de protection.
Il met en œuvre et fait respecter les grands principes de la liberté d’expression, ainsi que le droit à l’information. Cette intervention de l’État est toutefois délicate, car elle pénètre un univers tentaculaire et prodigieusement réactif. La multiplicité des techniques, des vecteurs de communication, et celle des textes juridiques, de plus en plus complexes et éparpillés (droit civil, commercial, administratif.
), imposent une réglementation en constante évolution. En outre, cette communication véhiculée par des médias qui n’ont plus de frontières fait naître des litiges inattendus, qu’une législation de plus en plus précise doit cadrer. Cette analyse complète et actualisée du cadre juridique actuel se penche tour à tour sur la presse écrite, l’audiovisuel, Internet et le multimédia. En s’interrogeant sur les fondements, réalités, insuffisances et imperfections du droit en vigueur, elle suggère une réforme instaurant un véritable droit des médias, simplifié et harmonisé.
Ouvrage destiné aux professionnels du monde des médias et de la communication, aux étudiants et à tous ceux qui s’intéressent aux questions juridiques (et parfois même philosophiques) que pose la communication.

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(Article publié à l’origine sur le blog du salon « Blogs et Livres » et réintégré sur mon propre blog histoire de garder une trace…)

couverture du livre les blogs nouvau média pour tous

Ce livre collectif dirigé par Benoît Desavoye (fondateur de la plateforme « Haut et Fort »), bien que datant de 2005, reste l’ouvrage synthèse le plus à même de faire le tour de la question.

Tout au long des 213 pages les questions techniques, économiques, historiques et sociologiques qui entourent les blogs sont abordées avec clarté. Cela donne un ouvrage accessible au public qui ouvre des perspectives intéressantes sur l’utilité et l’utilisation des blogs.

Des cas d’écoles sont ainsi présentés pour aborder les différentes présentations, utilisations et répercussions de ce que peut être un blog sur le domaine personnel, commercial, politique, culturel etc…

Des adresses enfin sont données aux lecteurs pour aller se confronter « sur le terrain » aux informations qui sont traitées dans l’ouvrage.

Auteur : Benoît Desavoye avec Christophe Ducamp, Xavier de Mazenod et Xavier Moisant. 12€

Quatrième de couverture:

Les blogs : la révolution médiatique pour tous.

Un nouveau média est né sur Internet : les Blogs. Ce nouveau média explose en ce moment dans tous les domaines, de la culture au business, des sujets les plus personnels aux plus pointus professionnellement. Nous assistons à une réappropriation du web par les internautes qui deviennent autant producteurs que consommateurs d’informations.
Le blog est un outil permettant de publier, sans connaissance technique, tout type de contenu sur internet. Derrière cette apparente simplicité est né un véritable phénomène puisque des millions de blogs on déjà été créés à travers le monde traitant de tous les sujets, créant de véritables médias proposant une information complémentaire voire alternative aux médias traditionnels. Cet ouvrage de référence explique à la fois le phénomène, ses spécificités et le fonctionnement de l’outil.

  • Benoît Desavoye est un entrepreneur, fondateur en 2003 d' » Haut Et Fort « , une des premières solutions de blogging française. Son site d’information LesBlogs.com a été élu meilleur site de l’année 2003 catégorie informatique par Yahoo France. Auparavant, il a créé une web agency en 1999 et une société de e-commerce. Diplomé de Sciences-Po Paris.
  • Christophe Ducamp, conseil en communication et technologies. Fondateur d’elanceur (elanceur.org ) et de CraoWiki (wiki.crao.net)
  • Xavier de Mazenod, fondateur – associé de la société de conseil adverbe.com
  • Xavier Moisant, directeur de Place de la Démocratie (placedelademocratie.net), responsable de la campagne Internet de Jacques Chirac en 2002.
  • Préfacé par Loïc Le Meur, entrepreneur à succès et pionnier du blogging avec la solution Ublog rachetée par Six Apart, leader mondial du secteur, dont il est aujourd’hui directeur général Europe (emea).

Il existe un site pour le livre disponible sur http://www.lesblogs.com/

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(Article publié à l’origine sur le blog du salon « Blogs et Livres » et réintégré sur mon propre blog histoire de garder une trace…)

livre tout d'un blog de nicole versaille

Le livre de Nicole Versailles est vraiment l’idéal pour cerner les blogueurs et les réflexions qu’ils peuvent avoir quant à leur blog, ses relations et son accoutumance.

Tous les points de vue et les étapes d’une vie de blogueur sont passés en revue avec une justesse incroyable. Ceci en respectant aussi la différence entre le « personnage rendu par le blog » et la personne qui écrit derrière cet écran.

Clair, simple et franc c’est un ouvrage agréable qui mérite d’être lu avec plaisir. Pour les gens qui n’ont pas de blog, ce sera une juste entrée en matière, et pour les blogueurs ce sera un délice de parcourir ces pages pleines de déjà-vu et d’expériences qui leur rappelleront surement les leurs.

Quatrième de couverture :

« Un jour c’est arrivé d’un coup, j’ai créé un Blog ! Contaminée par l’air du temps je me suis surprise à rêver que moi aussi, je pourrais écrire sur l’écran du monde. J’avais envie de parler et j’espérais qu’on m’écoute, j’avais envie d’écrire et je me prenais à rêver qu’on me lise… »

Ce livre est l’histoire d’une blogueuse ordinaire. Durant trois ans, j’ai appris l’envers et l’endroit de ce monde particulier. J’aime cela, c’est une façon d’écrire qui me plaît par son immédiateté, sa diversité et sa convivialité.
Des illusions infinies traînent sur le Net, des liens se tissent, des personnes se reconnaissent et agissent ensemble, à partir des blogs…
Tout d’un blog raconte cette expérience qui me renvoie aux questions des relations entre les espaces intimes et les espaces publics.
Et si notre surexposition sur le Net traduisait aussi une façon de résister à l’effacement des individus ? Le blog est une piste, une aventure, une position.

Nicole Versailles est romaniste de formation et animatrice d’ateliers d’écriture (dans le Réseau Kalame de la Communauté française de Belgique) Divers prix littéraires (poésie et nouvelles : la Fureur de lire, l’Eau Noire, Aubel)
Et depuis plus de trois ans… le blog Petites paroles inutiles sous le pseudo de Coumarine, blog lu et commenté assidûment.
Editions Couleur Livres, mars 2008

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