Archives pour avril 2005

“Connasse”, ce mot, jeté par une godiche que j”ai volontairement bousculé en montant l”escalator me reste dans les oreilles. Comme un écho de la fierté stupide que je ressent à foncer dans cette fille après avoir jugé que c”est tout ce qu”elle méritait et qu”au moins, elle serrerait ces grosse miches la prochaines fois pour laisser passer les gens.

Oui bon d”accord le fait que son sac ait ricoché au bas de l”escalator et qu”elle même perdait l”équilibre alors que je me retournais pas en poursuivant mon chemin ne me place pas au fait de la gloire.

Mais c”est bizarre comme maintenant je m”autorise à être désagréable avec les gens, à ne plus être polie, à ne plus excuser les gens pour leur faiblesse.

Je les méprise autant que j”apprécie ceux que j’apprends à connaître. Je fait ma parisienne contemporaine et n”en n”éprouve plus de remord, plutôt un plaisir sournois même.

Pour un peu j”en croirais que j’apprends à déprécier ces inconnus autant que j’apprends à aimer ceux qui me sont connus.

Bizarre, mais tellement jubilatoire.

Et puis de tout façon c”est la faute à paris… et aux parisiens.

La bête s’acclimate au contact de son environnement, il est temps que j’émigre vers la campagne.

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Elle est tombée la citadelle. La-Grande-Dame-froide lui a foutue une torgnolle plus forte que les autres et voila les étroites murailles de cynisme tombé à terre. Elle a été dure La-Gande-Dame sur ce coup là, elle tentait déjà de saper

Les fondations depuis plusieurs années mais là elle a tapé très fort et très vite alors qu’Elle elle était occupée sur un autre front.

A travers la fumée des ruines écroulées et au milieu des décombres empoussiérés Elle, elle n’avait pas fière allure. La-Grande-Dame lui a fauché son armure et a cassé son oriflamme. A genoux près d’une flaque de vomi elle s’est dit que c’était un coup de trop, que cette fois ci elle devrait peut être pas se redresser, que de toute façon ça valait plus trop le coup.

Et pis y eut ce bouton d’or. Drôle de petite plante carnivore déguisée en fleure de champs. Planté au milieu des décombres comme une mouche sur la soupe il a suffit à détourné Ses yeux du triomphe de La-Grande- Dame.

Et Elle, elle a décidé de se reconstruire une petite cabane avec les vielles pierres de la forteresse. Elle l’a construit tout autour du bouton d’or mais elle l’a construite a taille humaine. Ni trop grosse ni trop petite. Ce n’est plus trop une citadelle mais encore un peu une maison d’utopie, un brin trop coloré pour être honnête, mais assez franche et douloureuse pour être réelle.

Espérons que la plante carnivore aux reflets colorés se révèle plus solide que le timide brin de beuh qui fut fumé il n’y a pas si longtemps…

Je l’aime cette drôle de princesse qui se prend pour une grenouille. Et même si son bouton d’or me fait encore peur, j’espère qu’il sera assez solide pour l’abrité des sables mouvants et savoir plier sans rompre.

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Un jour je serais forte comme Maman, inattaquable derrière ses traits fermées, opaque à la lumière extérieur, imprenable comme les murs d”une forteresse. Pas de troubadour ou de forains à nos portes, juste l”ordre et la pérennité, la sûreté, l’angle droit et la symétrie.

Un jour je serais intelligente comme Elle, je saurais faire fi de mon déplaisir, envoyé bouler les soucis avec le cynisme comme batte de base ball. A chaque fois que la vie me rentrera dedans je me relèverais et lui cracherai à la gueule jusqu”a ce qu”elle ait le dessus ou que je l”emporte.

Un jour je saurais me sauver, détaler et m”enfermer comme eux à la moindre inquiétude. J”aurais construit un coin précieux orné de rêve, d”utopie et de fontaine de Léthé. A la moindre aller je m”y enfermerais. Je saurais y hurler comme une autiste qu”ils ne peut rien m”arrivé et faire fuir le démon par ces cris hystériques.

Un jour je ne serais plus moi, j”aurais une armure constituée des meilleurs traits des autres. Une armure hétéroclite dont les pièces se défont les unes les autres.

Mais j”m”en fou, j”aurais plus à m”assumer!

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‘Trop expressif mon titre n”est ce pas?

Bah oui mais là le moral n”y ait pas. Il me reste deux mois jours pour jours pour rendre cette satanée maîtrise. Inutil de vous dire que je suis largement à la bourre. Le rendez vous avec ma prof” n”aurrait pas pu etre plus optimiste.

Donc appel à volontaire: qui m”aime le dise et accepte de me traduire un ou deux textes en anglais. Allez…. svp…. Ne serrait ce pour la quantité de vaisselle qu”on fait apres les soirée à la maison. Pitié?

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