Archives pour la catégorie “Paris”
Dans les traditions un peu pédantes que nous entretenons à la maison, il y a le Tea-Time dans l’un des palaces parisiens.
Trois à quatre fois par an, c’est un petit moment hors du temps, pour le plaisir de s’adonner à la gourmandise, au repos et aux salons feutrés.
Dernier essai en date, le Shangri-La, dernier palace encore à l’Ouest de Paris depuis la fermeture temporaire du George V.
Sur place, nous avons eu la surprise de découvrir le bar et les salons en travaux. Les espaces sont donc très réduits mais, pour la peine, encore plus cosy.
J’ai cédé au chocolat chaud pendant que le Tea time se préparait.

Au menu : des bouchées salées, des mini-pâtisseries (typiques du chef pâtissier local) et deux scones accompagnés de leur crème et confiture.
Proposée avec une boisson chaude et le service réglementaire, l’offre vaut bien ses 35€ pour une personne (50€ pour deux.)

Le choix des confiture Millat est une excellente idée et l’assortiment des pâtisseries digne du lieu et du talent de François Perret.
Pourtant, on regrettera juste que les bouchés salées soit si ‘ordinaires’ en comparaison.



Le salon, très calme pour un samedi après-midi, a offert un cadre zen et décontracté à cette pause en plein après-midi parisien.
Ce qui nous fait dire qu’entre le prix, le cadre et la finesse des pâtisseries et accompagnements, le Tea-time est un plaisir accessible qu’on peut s’offrir sans craintes.
Plus d’informations : http://www.shangri-la.com
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L’avantage lorsqu’on a des amis fins gourmets, c’est qu’on finit toujours par découvrir des adresses plus ou moins cachées et plus ou moins preppy.
En l’occurrence, je n’ai découvert le Chateaubriand que récemment ; il s’agit d’une adresse que l’on trouve principalement dans des guides que je ne lis pas, mais qui encensent régulièrement l’endroit.
Car derrière sa façade de bistrot typiquement parisien, se cache surtout un concept gourmand et « snob » qui veut qu’il n’y ai qu’un même menu pour tout le monde, excepté ceux qui (comme moi) dénoncent une allergie, une contrainte alimentaire ou un dégoût profond pour un type d’aliment. 
De fait, le prix est le même tous les soir (60 € le menu ou 120 € le menu avec vins) et cette carte change tous les jours, en fonction du marché et de l’envie du chef.
Cela valait bien de faire la file 70 minutes pour avoir une table. Pourquoi attendre ? Car le 1er service se fait uniquement sur réservation et il faut donc patienter le temps que les tables se libèrent après 21h30 pour avoir la chance de s’installer sans avoir réservé.
C’est après 40 minutes à faire la queue dehors et 30 minutes après avoir commencé une bouteille au bar que nous avons (enfin!) vu une table pour 4 se libérer. Car il y a une chose à dire sur le Chateaubriand…
On y est tellement bien à discuter et à voir les plats s’enchaîner les uns après les autres, que l’on a aucune envie de lâcher sa table.

La patience (ou la réservation) sera donc votre meilleure arme.
Car ensuite, c’est la surprise.
Vous découvrez la carte et c’est parti pour 1h – 1h30 de plats divers et variés.
Au menu ce soir là, il y avait :
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[Depuis peu j’ai accepté d’être testeuse d’adresses pour lastminute.com . Du coup, je vais être un peu plus sérieuse que ces derniers temps et vous parler des restos que j’essaye au lieu de me contenter de bâfrer et de partager les photos des plats que je déguste. ;-) ]
Vendredi soir j’avais donc rendez vous avec une amie au Café de la Paix, place de l’Opéra, à Paris. Pour moi, le Café de la Paix c’est surtout un nom mythique qui fleure bon le Second Empire et l’âge victorien. A l’idée d’y aller, je repensais à tous ces romans d’époque évoquant des personnages romanesques ou réels qui dînaient au Café de la Paix avant d’aller au spectacle ou à l’opéra.
 Pardon pour la photo floue :-/
A vrai dire il ne s’agissait pas du même standing, pour notre repas, puisqu’on profitait d’une offre préférentielle pour obtenir le menu dégustation (80€) moins cher en le prépayant (55€).
Mais en arrivant sur place, notre table était réservée et la placeuse savait d’office qui on était en annonçant le nom de la réservation. Ah le service, il n’y a vraiment pas à s’en plaindre : constant, appliqué, présent sans jamais être envahissant. Un vrai plaisir de constater que toutes les grandes brasseries n’ont pas perdu leur éducation.
On a eu le droit à une table qui donnait pile poile sur la place de l’Opéra. Et j’ai eu beau regarder, je n’ai pas trouvé la moindre trace d’usure du décor autour de nous. Ici, le faste historique est toujours présent, entretenu, bien que moins ostentatoire. Autour de nous ça parle japonais, anglais et un peu de russe. Pourtant nous ne somme pas dans une brasserie à touristes, ces gens sont juste venus (comme nous) attirés par le nom de l’établissement et le décorum de la salle bien visible de l’extérieur.
Et c’est sans doute ce qui fait le plus grand charme de cette soirée : le charme d’un lieu historique, la réputation d’une grande maison et un service attentionné qui sait se faire apprécier. D’ailleurs, à aucun moment je ne me suis sentie déjugée par le fait que je venais en profitant d’une « offre spéciale ». La maison a du savoir-vivre.
Quant au repas.
Le menu comprend 4 plats, l’assiette de fromage, le dessert et le café. Pour 55 €, le repas reste un peu cher (puisque les boissons ne sont pas comprises) mais on achète aussi le cadre, le service et la présentation de la cuisine. Car là encore l’équipe sait présenter et mettre l’eau à la bouche.
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Velouté d’asperge glace, brousse de brébis à l’amande
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Foi gras Cafe de la Paix en sel et poivre et compote de pomme aux fleurs
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Chevreau en crépinette, fèves, morilles et jus de moutarde
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Noix de saint jacques cuite rotie, épinards en raviole et bouillon de Dashi
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Déclinaison vanille chocolat café
Seulement voila, il y a un « mais ».
Malgré une grande attention portée aux plats et aux recettes, les préparations ne sont pas toujours généreuses ou équilibrées en saveur.
Par exemple : malgré une très bonne cuisson le chevreau était fade et peu luxuriant en saveurs. Pour le foie gras aussi, je suis au regret d’annoncer qu’il aurait mérité plus de gros sel pour accompagner son goût assez terne.
Quant au dessert… malgré une glace maison délicieuse et un savant assemblage de textures, le goût de café était bien trop envahissant pour qu’on puisse en apprécier les arômes de chocolat qui nous étaient promis ; malgré un vrai travail de pâtisserie, ce détail ternit beaucoup le résultat.
Cependant tous les plats ne méritent pas la critique, car en ce qui concerne le plat de coquilles St Jacques c’était parfait : goûteux, riche et surprenant grâce au potage d’algues proposé en complément ; un très beau mariage d’un plat classique et d’ingrédients nouveaux.
Pour les boissons, la carte des vin ne nous a pas déçues. Et malgré ses 50 €, la bouteille de Pouilly Fuissé qui nous a été servie n’a pas démérité.
Pour Conclure :
A 55 € hors boisson, le repas n’est pas particulièrement donné. Pourtant je suis ravie de ma soirée. Le cadre m’a fait rêver, le service m’a mis dans une ambiance des plus confortables, et cette cuisine à qui je reproche son manque de saveurs reste assez fine par sa présentation et sa diversité.
Pour ceux qui cherchent une soirée différente, les charmes des dorures parisiennes et qui n’ont pas l’exigence d’une très grande cuisine : lancez vous ! Vous ne regretterez pas.
Toutefois si vous êtes avant tout gastronome, je pense qu’il y a d’autres adresses à visiter, à moins que le mythe de l’établissement ne vous intéresse aussi.
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Le Chéri et moi sommes assez fan de cuisine asiatique. Attention, pas celle du traiteur chinois qui est au coin de la rue, plutôt celle vendue dans les cantines chinoises où les clients comme le personnel ne parlent pas français. Ayant habité pendant un an à coté de Belleville, on a pu se faire plaisir de ce côté là. Mais quand l’envie d’un japonais se fait sentir et qu’il n’est pas question de poisson cru, on émigre alors vers le Palais Royal pour déguster quelques ramens bien sympathiques dans la rue Ste Anne.
Le soir venu, quand les costumes trois pièces ont déserté le quartier, c’est un vrai plaisir d’arpenter ce coin de Paris. Les gens font la queue dehors pour aller manger bien et pas cher dans la multitude d’enseignes japo-coréenne qui ont envahi cette rue. Et ici il n’est pas question de chinois tenant un bistrot travesti en resto japonais ou coréen. Le personnel est souvent composé d’étudiants japonais ou coréens et les plats sont préparés « comme là bas ». D’ailleurs ces restos ont longtemps été le fief des accros du manga et de la culture nippone, preuve de l’exotisme réel de ces petit troquets traditionnels.

Désormais, la population est plus hétéroclite mais l’on conserve ce brin d’ailleurs qui apporte un plaisir supplémentaire à l’attrait gastronomique de la rue. Car ne rêvons pas, si on y va c’est avant tout pour la nourriture. Pour moins de 9 € vous avez un ramen tout a fait correct a déguster à table ou au comptoir. Et croyez moi: des nouilles, de la viande, du bouillon, des légumes c’est largement suffisant pour caler un estomac affamé. C’est un peu frustre quand on choisit la version de base mais laissez vous tenter par les recettes simples avant d’essayer les plus élaborées, au pire offrez-vous quelques gyozas pour commencer.

Et si vous doutez du coté traditionnel de ces restos bon marché, ouvrez les yeux : certaines adresses ont leurs vitrines qui donne directement sur la cuisine.

Simple, efficace et vous êtes sûr de ce que vous allez manger
Bon appétit!
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Le Trizzi c’est un salon de thé du XIéme, un peu ovni, un peu hors du temps, qui propose les dimanches une formule brunch économique.

Ce qu’on y aime bien c’est à la formule brunch à 13€50 avec jus de fruit, omelette, viennoiserie, crêpes, boisson chaude et sourire de l’hôtesse. C’est pas cher même si je ne vous mentirais pas en oubliant de dire que les rations (sauf les omelettes) sont un peu chiches. Il existe aussi un brunch “breton” qui est plébiscité par les mâles avec galette, kougniaman, cidre, etc, pour quelques euros de plus .
Mais malgré le manque de viennoiserie à volonté et un service un peu long si on vient trop nombreux, je garde un très bon souvenirs de nos brunch là bas. 
C’était à deux pas de notre ancien appart dans des lieux intimistes et agréables. On trouve des vitrines avec des objets vintage à vendre ou des livres d’occasion au milieu des tables; ce qui donne cet air de “salon de curiosités” aux lieux. En plus des artistes sont exposés chaque semaine et certains soir des chanteurs ou des conteurs viennent faire des performances au milieu d’une quinzaine de consommateurs. Un maison des artistes en quelques sortes, avec se tribus de fidèles, un peu bobo, un peu populo, mais toujours ravie d’être là.
Le Trizzi c’est un lieu à ne pas manquer pour son brunch pas cher, ses juteuses omelettes, son coté “objets de curiosité” et l’accueil de l’hôtesse.
salon de thé: Le Trizzi
43 rue sevran 75011 Paris
tel: 01.58.30.94.70
mardi mercredi jeudi 12h-20h
vendredi samedi: 12h-22h
Dimanche 12h-20h
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Avant son lancement officiel, j’ai eu la chance de visiter cinéaqua, le nouveau complexe touristique du trocadéro. Le principe est simple : on mixe un musée du cinéma et un aquarium géant. Avec en bonus une salle de concert exceptionnelle et des salles de restaurant.
 
Je suis une grande fan d’aquariums0 et inutile de dire « oh les pauvres poissons enfermés dans un bocal » parce que la mer c’est comme si c’était un grand bocal. Moi je reste des heures collée à leurs bocaux géants pour les regarder évoluer avec la grâce caractéristique de tout ce qui se passe dans l’eau. Requin, anémone, invertébré, tout m’intéresse, même les vulgaires poissons de nos rivières. Et Aquaciné c’est vraiment [suite à une censure du correcteur, veuillez lire ici "génial"] pour s’en mettre plein les mirettes.

Le souci c’est qu’en mixant un aquarium et un musée du cinéma, bien qu’on aie voulu faire rêver, tout ça, on bouffe un peu de la magie de chacun. Regarder un aquarium géant avec derrière la bande son d’un film d’action, c’est pas pareil. Si au moins c’était la BO du grand bleu…
Toutefois je ne peux pas critiquer pour autant ce complexe, j’y ai passé une super demi journée et regrette presque de ne pas y avoir passé TOUTE la journée. En effet, je pense qu’en partant sur une journée on peut conjuguer l’attraction cinéma et l’attraction aquarium en mesurant mieux les cotés positifs de chacun. Qui plus est, cela offre la possibilité de déjeuner au restaurant japonais qui jouit d’une très très bonne réputation et d’un cadre très agréable :

Toutes les infos sur Aquaciné sont disponibles ici : http://www.cineaqua.com/
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Avec mon retour à Paris en 2008, j’ai eu largement le temps de me réessayer aux diverses offres de transport qu’on y trouve
Auparavant, en tant qu’étudiante sans le sous, je me contentais des transports en commun RER/metro/bus accessibles par la carte Imagin’R.
Mais depuis que j’ai pris de la bouteille et du budget, je me suis essayée avec joie à d’autres modes de transports.
Je suis ainsi toujours ravie de poser mes fesses sur une banquette arrière d’un taxi et d’être déposée en bas de chez moi après une ballade plus ou moins longue dans les rues parisiennes. Car par contre je suis de celles qui n’ont plus aucunes illusions : un transport en taxi c’est minimum 15€. Avec une course plus courte le chauffeur s’arrange pour faire traîner et tomber dans ce qu’il estime ses frais. Donc quand ça fait moins, je suis très surprise ; mais c’est assez rarement le cas pour que je ne hèle les taxis parisiens que lorsque j’ai un billet de 20€ disponible.
J’ai aussi essayé les vélos taxi dont j’étais si friande à Grenoble, mais c’est la galère pour en avoir un au bon moment et au bon endroit.
  
Donc hors d’un cadre très précis où je fais appel aux taxis, je circule avant tout en métro (je n’aime pas les bus) et …en vélib’.
Car oui madame, monsieur : je suis parisienne, j’ai entre 20 et 40 ans, je suis de classe moyenne, donc je roule en vélib !
Le phénomène a commencé fin 2007 avec l’appropriation des vélos publics par les bobos. Et début 2008 (à mon déménagement) c’est toute la population médiane parisienne qui se devait de rouler le menton haut et le cul en équilibre sur ces glorieux 2-roues gris.
Habituée aux vélos publics de Lyon et à la meute de cyclistes grenoblois, je peux vous dire que lorsque j’ai vu les premières godiches parisiennes monter sur les vélib’, j’ai beaucoup rigolé et imaginé les pires accidents de la route. C’est-à-dire que la dernière utilisation du vélo pour le parisien moyen, ça remontait au jour où son papa lui avait enlevé les petites roues&hellip
Depuis la folie suicidaire du vélib-iste s’est freinée. Il a fallu plusieurs mois afin que ces nouveaux usagers se refassent au code de la route et que la circulation parisienne intègre cette nouvelle donne entre deux camions de livraison, 3 scooters et 5 voitures.
Mais je suis mauvaise langue parce que le vélib’ moi j’aime bien, surtout quand il est tard et que je peux utiliser à ma guise les trottoirs des piétons (en toute illégalité). Car effectivement pour moi le velib’ c’est un sport d’été, nocturne, et solitaire. Car le chéri qui m’accompagne déteste sérieusement ces vélos qu’il trouve trop lourds, trop moches, mal calibrés, pas maniables. Pourtant, j’adore les utiliser la nuit. J’ai l’impression de retomber en enfance en jouant à « faire du vélo » et en profitant de la ville autrement.

Evidemment, il semble que ce ne soit pas du tout la même vision que celle de la majorité des usagers. Visiblement aux heures de bureau il est dur de trouver encore un vélib libre, en état, et à la station que l’on veut. Le vélib est victime de son succès, et de sa mode aussi. Car vélib’ c’est un peu la hype du parisien moderne et ouvert d’esprit. Le vélo public parisien a ainsi son propre site communautaire : Vélib’ et moi. On trouve sur le site, des astuces pour les usagers, des news, des infos pratiques, des témoignages et maintenant il y a même des témoignages de « stars » avec Tryo qui anime temporairement le blog vélib avec son témoignage d’usager. Ça se passe ici : http://blog.velib.paris.fr/blog/?cat=129
De quoi chantonner l’hymne de nos campagnes sur les voies cycliste de la capitale ? Je n’en suis pas pour autant convaincue quand on pédale à 8 heures du mat au milieu des voitures.
En tout cas, avec les astuces du site, couplées avec l’application i-phone vélib’, j’avoue que mon dernier trajet en vélib s’est bien mieux passé, puisque j’ai trouvé la borne libre la plus proche rapidement, que j’ai pris soin de prendre un vélo avec une bonne selle et des pneus en état.
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