Archives pour la catégorie “Livre et Bd”

La question du guide de voyage est un l’un des serpents de mer qui crée toujours des vagues lorsqu’on lance le débat entre voyageurs. C’est d’ailleurs une question que j’adore lancer alors que j’ai pourtant mes propres préférences ^^

quel guide de voyage choisir pour l'inde 2

 

Depuis que je voyage, je suis totalement acquise aux guides du National Geographic.
Je ne dis pas que ce sont les meilleurs pour voyager, mais ils sont surement les meilleurs pour s’imprégner d’un pays avant d’y aller.

Ils permettent d’avoir une foultitude d’informations contextuelles, de belles photos et des focus très inspirants pour faire connaissance avec la destination. Un peu comme les guides Milan (qui sont très agréable à lire mais absolument pas pensés pour être emmenés,) à la différence qu’ils peuvent parfaitement convenir de guide de voyage pour les « petites » destinations.
J’ai ainsi fait un superbe voyage en Irlande ou à New-York grâce à leur aide.guide national geographic pour l'inde 1

guide national geographic pour l'inde 2

guide national geographic pour l'inde 3

Par contre, pour les grands pays (Canada, Inde) ils sont malheureusement trop gros et en en même temps trop légers en terme d’informations.

 

J’ai donc flirté avec les géants du marché pour voir ce qui me conviendrait le mieux.

Nous avons voyagé en Corée avec le petit futé et je dois dire que j’étais restée sur ma faim (la preuve : j’avais plus utilisé le guide de l’office de tourisme de Corée dès lors qu’il ne s’agissait pas de trouver un restaurant ou un hôtel).

 

Et j’ai donc fini par rallier les groupies du Lonely Planet.
D’abord grâce à ses guides city (exemple : Rome en quelques jours, Berlin en quelques jours, etc…) que je trouve parfaitement bien pensés et plein de bonnes adresses ou d’itinéraires de découverte pédestre. C’est simple : je les adore !

J’ai donc basculé logiquement vers les Lonely pour mes plus grands voyages et j’avoue que je ne le regrette pas. Ils ont été particulièrement pratiques pour préparer le voyage en Inde car ils sont tellement riches qu’il existe deux tomes justes pour ce pays (Inde du Nord et Inde du Sud).

J’avais commencé par acheter le volume du Sud en édition papier lorsqu’il n’était question que d’un voyage de 10-15 jours.
Et puis il a été question d’aller voyage dans le Nord.
Mais à la vue du poids de ces bouquins, j’ai changé de méthode en commandant des extraits du tome « inde du nord » sur mon Kindle.

 

Et là, ça a été la révélation…

guides de voyage sur kindle tous droits reservés Mlle Gima

Mais qu’est-ce que c’est pratique de voyager avec un bouquin de plus de 700 pages lorsqu’il est numérisé !
Et pourtant, j’ai troqué mon Kindle Fire HD (en couleur et tactile) par un Kindle paperboard plus classique (non tactile et avec encre numérique).

Je me retrouve avec 2 guides complets dans un engin qui a 8 semaines d’autonomie (ou plus exactement 1 semaine et demi de tourisme) et ne pèse que 170 gr !

Un vrai bonheur à consulter quel que soit l’endroit ou la luminosité. Soit j’ai le livre ouvert à la bonne page, soit je fais une recherche dans le bouquin avec des mots clefs au clavier. Il y a même des liens vers des cartes Google lorsqu’on est connecté wifi, ou des cartes offline lorsque ce n’est pas le cas.

Le seul défaut, ce sont les cartes qui sont très peu lisibles, même lorsqu’on zoom dessus.
Il faudrait que l’éditeur pense à créer une carte avec zoom à 3 niveaux minimum pour qu’on puisse les consulter sans s’exploser les yeux.

probleme de lisibilité des cartes sur Kindle dans les guides lonely planet

 

Enfin bon, j’ai donc ma propre technique de préparation de voyage avec guide(s) :

 

1- j’achète un guide papier agréable à consulter pour découvrir le pays (et que je laisserai à la maison)
– ça marche aussi en empruntant celui-ci à la bibliothèque –

2- j’achète le lonely planet en version Kindle après avoir téléchargé un extrait pour vérifier qu’il s’agit bien du guide qui m’intéresse, pour le lire avant de partir mais aussi l’emmener avec moi
(pour info j’ai aussi téléchargé le guide focus Rajasthan du petit futé, et il n’y avait pas photo entre les guides proposés :/ )

3- enfin, si je trouve des itinéraires ou des plans qui m’intéressent dans mes livres papiers (achetés ou empruntés à la bibliothèque) je photocopie ceux-ci et  les glisse dans la valise avec mon Kindle

 

quel guide de voyage choisir pour l'inde

 

Et vous, quels sont vos trucs ou vos références ?

 

 

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Même si je lis régulierement des ouvrages traitant de société, d’économie ou de féminisme, je parcours rarement ceux-ci avec entrain ou passion.
Ce fut le cas en 2008 pour La Femme digitale mais c’était alors un « tout nouveau sujet » 😉

Pourtant, quand les premières critiques du livre « Lean In » sont sorties, j’ai commencé à éprouver de l’intérêt pour cet ouvrage.
Son auteur étant CEO chez Facebook, cela ne faisait que renforcer ma curiosité naturelle*

J’ai donc acheté le livre dès sa parution en français**, sous le titre « En avant toutes« .
Et ce fut le coup de cœur.

A tel point que je l’ai lu en 3 jours et que je me suis empressée de le recommander partout autour de moi !

Bien qu’en commençant par une anecdote personnelle, puis des chiffres sur la condition de la femme, Sheryl invite peu à peu à une découverte de son histoire et des ponts qu’elle a construit entre elle-même, son parcours professionnel et sa perception du monde du travail. Mais surtout, elle introduit au fil des page une analyse du sexisme auquel les femmes font face dans le monde du travail mais aussi dans leur propre perception de leur carrière professionnelle.

En règle générale ce type d’ouvrage (sur la place de la femme dans le monde du travail) voit tout noir ou tout blanc :
-soit ce sont les hommes qui empêchent les femmes d’accéder à des vraies carrières professionnelles
-soit ce sont les femmes qui refusent de se lever pour prendre leur place dans le monde du travail.
Dans l’ouvrage de Sheryl, on aperçoit enfin une voie médiane qui cherche à faire la part des choses entre les obstacles extérieurs et les obstacles intérieurs.
Mieux que cela : Sheryl semble s’attacher à vouloir faire un état des lieux mais aussi à expliquer aux uns et aux autres ce qui se passe humainement dans la carrière d’une femme !

C’est un ouvrage qui aide à comprendre comment fonctionnent les femmes (jeunes/célibataires, puis mères ou carriéristes). Et c’est surtout un ouvrage qui cherche à aider les femmes à s’auto-manager (à aller de l’avant) et à manager ses collègues féminines (en particulier lorsqu’on est soit même une femme).

Sans vouloir faire dans le mélodrame, j’estime que ce livre m’a aidé à ouvrir les yeux sur certains malaises, tout en me rassurant et me donnant un coup de pouce pour aller (de nouveau) de l’avant.

J’ai été tellement touchée par certains passages que j’ai fini par faire lire le livre à mon mari.
Et non seulement cela lui a plu, mais il a admis lui même mieux comprendre certains faits professionnels et contextuels ***

en avant toutes

Je vous en conseille donc la lecture, qu’on soit homme ou femme, manager ou managée !

 

Quatrième de couverture :

J’ai attendu mon premier enfant à l’été 2004. Je dirigeais alors la branche des ventes et opérations en ligne chez Google. J’avais rejoint l’entreprise trois ans et demi plus tôt, alors que ce n’était encore qu’une obscure start-up, ne comptant que quelques centaines d’employés, dans un immeuble de bureaux vétusté. Au moment où je suis tombée enceinte, des milliers de personnes travaillaient pour Google, dont les locaux occupaient un complexe de bâtiments entourés d’espaces verts.
Ma grossesse n’a pas été facile. Les nausées matinales, courantes au premier trimestre, ne m’ont pas laissé un seul jour de répit en neuf mois. Pour ne rien arranger, j’ai pris pas loin de trente kilos, au point que je ne distinguais plus mes pieds déformés, enflés de deux pointures, que lorsque je les hissais sur une table basse. Un ingénieur de Google empreint d’un tact rare a déclaré que le «projet baleine» avait été baptisé en mon honneur.
Un jour, après une rude matinée face à la cuvette des toilettes, j’ai dû me dépêcher de rejoindre une importante réunion avec un client. Google se développait à un tel rythme que le stationnement posait à l’entreprise un problème récurrent : je n’ai trouvé de place qu’à l’autre bout du parking, ce qui m’a contrainte à piquer un sprint, ou plutôt à me traîner un peu plus vite qu’à mon allure ridiculement lente de femme enceinte. Bien sûr, mes haut-le-coeur ont encore empiré : je suis arrivée à la réunion en priant pour que ne s’échappe de mes lèvres rien d’autre qu’un argument de vente. Le soir venu, j’ai confié mes déboires à mon mari, Dave. Il m’a fait remarquer que Yahoo, qui l’employait à l’époque, prévoyait des places de stationnement aux femmes enceintes à l’entrée de chaque bâtiment.
Le lendemain, j’ai foncé d’un pas décidé – plutôt clopin-clopant, en réalité – au bureau de Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google, une vaste pièce au sol jonché de jouets, de gadgets et de vêtements. J’ai déclaré à Sergey, en position du lotus dans un coin, qu’il était impératif de réserver des places aux femmes enceintes, et que le plus tôt serait le mieux. Il a levé les yeux sur moi et m’a tout de suite donné raison, non sans noter au passage que, jusque-là, il n’y avait pas pensé.
Aujourd’hui encore, j’ai honte de ne pas y avoir songé de moi-même avant d’avoir eu mal aux pieds. N’y allait-il pas de ma responsabilité de femme parmi les plus haut placées chez Google ? Pourtant, pas plus que Sergey, je ne m’en étais souciée. Les autres femmes enceintes au service de l’entreprise ont dû souffrir en silence, sans oser réclamer un traitement à part. A moins qu’elles n’aient manqué de l’assurance ou de l’autorité nécessaires pour exiger une solution au problème. Il a fallu attendre la grossesse d’une employée au sommet de la hiérarchie – quand bien même elle ressemblait à une baleine – pour que les choses bougent.
Aujourd’hui, aux États-Unis, en Europe et dans la majeure partie du monde, les femmes s’en sortent mieux que jamais encore. Nous bénéficions de ce qu’ont accompli celles qui nous ont précédées, qui se sont battues pour les droits que nous considérons aujourd’hui comme un dû. En 1947, la Standard Oil a proposé un poste d’économiste à Anita Summers, la mère de Larry Summers, qui m’a longtemps tenu lieu de mentor. Le jour où elle l’a accepté, son nouveau patron lui a dit : «Je suis ravi de vous avoir engagée. J’aurai à mon service une aussi bonne tête, sauf qu’elle me coûtera moins cher.» Anita s’est sentie flattée : quel compliment de s’entendre dire qu’intellectuellement, elle valait autant qu’un homme.

 

*Je rappelle que je suis consultante Social Media, donc un truc sur Facebook, yahoo ou google, ça m’interesse toujours ;p

** en fait je l’ai acheté en anglais mais je me suis vite lassée des expressions trop américaines. La version traduite est donc à recommandée si vous n’êtes pas assez bilingue pour profiter de toutes les pointes d’humour anglophone.

*** il aussi dit que s’il en croit ce livre, il conçoit sa carrière comme une femme ^^

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Chez moi, j’ai la chance d’avoir plusieurs jours de marché. A vrai dire je peux même faire le marché 5 jours sur 7 mais le mercredi est le jour dédié aux « Vieux Papiers » ; un marché où ne s’échangent que des livres anciens, de la bédé, des cartes postales et quelques autre objets défraichis.

En général j’y croise surtout du retraité et du bouquiniste en goguette. C’est drôle car ce marché me donne l’impression d’être dans une bulle immobile (et poussiéreuse ?) au milieu de l’agitation constante de la vie parisienne. Du coup j’y passe souvent, sans réelle motivation d’achat mais plutôt pour le plaisir d’y fouiner et de m’occuper.

Parmi les vieux bouquins, mes thèmes préférés sont les manuels de cuisine et les « guides » en tout genre. Le Vademecum de la ménagère étant sans aucun doute l’un de mes titres préférés. L’autre semaine, en fouillant ainsi  dans les guides et usages, je suis tombée sur un titre complètement anachronique et… rudement intéressant : « le guide du nouveau savoir vivre« .

Appâtée je fus, et après avoir feuilleté quelques page j’ai payé 2€ pour ramener ce vieux bouquin à la maison. Et depuis, c’est l’extase ! Derrière ce titre un peu pompeux se cache un manuel de politesse écrit au tout début des années 70 avec pour vocation de ré-insuffler des « manières » aux modernes qui souhaitent conserver des valeurs de tact et de savoir vivre.

J’adooore le coté complètement désuet (et pourtant non dénué de bon sens) de ces leçons de vie.

L’art de la rédaction d’une lettre, d’une correspondance professionnelle, d’une carte de visite, etc… Tout ça est passé de mode et pourtant c’est si rétro et plein de poésie ! D’ailleurs l’auteur a parfois un ton un sens de l’humour lui aussi passé de mode mais pourtant non dénué de saveur.

Petits extrait pour le plaisir des yeux :

Le tact c’est la surdité, la cécité, l’amnésie volontaire. Corolaire : c’est avoir du tact, avec quelqu’un qui n’a pas de tact, que de n’en montrer aucun.

Le mauvais gout n’est gênant (mais alors il l’est terriblement) que dans les plaisanteries, les allusions, la discussion. Il se définit alors, par antithèse en quelque sorte, comme l’art de joindre l’inutile au désagréable.

Constat de l’usage du téléphone : Lorsque deux femmes se téléphonent, la conversation comporte deux parties de longueur inégale : la première, la plus courte, qui commence par « bonjour » ; la seconde, de beaucoup plus longue, qui commence par « bon, alors au revoir ! »

Bref, ce livre est un amas de constats de mœurs, de règles de bonne conduite, de conseils en usage et de petit mots d’humour surprenants.

Il y a aussi tout un chapitre sur l’art de se faire des relations intéressantes. Une partie  assez surprenante, mais dont les détails sont rudement intéressant. Notamment dans les conseils sur la rédaction d’une lettre de condoléances, l’auteur énonce une évidence qui n’a pas manqué de me faire hurler de rire :

«  Mais ce n’est là que la technique, indiquée pour servir de cadre. A l’intérieur de ce cadre, laissez libre cours à votre spontanéité, à votre naturel, même avec quelques maladresses. Soignez surtout le deuxième élément, auquel, nécessairement, vous donnez un tour personnel : l’évocation de quelque trait éloquent, l’énumération exhaustive des qualités du défunt, le tout saupoudré de ce qu’il faut d’outrance en de pareilles circonstance ; et avec cela, on se fait, sur la mémoire du mort, des amis pour la vie.« 

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A la fin de l’année dernière j’étais à la recherche d’un livre un peu original pour faire un cadeau. Babélio m’a proposé de me faire lire « 101 choses que vous devez savoir … ou pas« , un ouvrage ludique de Richard Horne et Tracey Turne. Or à le parcourir on prend vite la mesure de son héritage anglo-saxon.

Je sais que c’est caricaturer les choses de les résumer ainsi, mais les anglo-saxons sont beaucoup libéraux que nous dans la conception d’un livre. Les maquettes sont plus libres et dynamiques, allant parfois jusqu’à perdre les propos dans un fouillis d’informations. Et c’est malheureusement le cas pour ce titre : il devient trop complet, trop fouillis et l’on perdrais presque l’envie de le lire.

Pourtant, c’est une mine d’informations plus ou moins rigolote mais toujours scientifiquement exactes. A compulser en dilettante c’est rafraîchissant, mais à lire d’un bout à l’autre c’est impossible car tout est trop compact.

A chaque thème il y a une page d’informations et une autre d’applications ludiques. L’usage est simple, on lis, on réfléchis, et à chaque fois qu’on pense avoir acquis le propos on colle une étoile. Ce pourrait être un cahier de vacances pour adulte mais cela ne l’est pas, c’est plutôt un pot de culture-confiture à déguster au fil du temps selon la dose qu’on a envie de déguster … pour la ré étaler plus tard dans une soirée.

Par contre je trouve que c’est une bonne idée de « petit cadeau ludique ».

    « 101 choses que vous devez savoir … ou pas »

  • Richard Horne et Tracey Turner – Editions Firts
  • Prix: 12,90 €
  • Isbn: 9782754014403

Quatrième de couverture :

L’heure est enfin venue. L’heure de reconsidérer ces  » vérités  » que nous tenons pour évidentes, mais qui au fond ne le sont pas. De lever le voile sur ces mystères qui nous entourent : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Un cafard peut-il vraiment survivre sans sa tête ? Ca sert à quoi, les ongles ? Comment les avions font-ils pour voler sans se crasher (le plus souvent) ? Toutes les réponses à ces questions existentielles sont ici, et bien plus encore… Echauffez-vous les neurones et ouvrez tout grand votre appétit de savoir. Attention : risque de surchauffe cérébrale !

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Voilà, j’ai enfin fini de trier les 15 Go de photos ramenées de Corée. Il faut avouer qu’avec le nouveau reflex j’ai encore du mal pour les réglages, du coup j’ai souvent doublé voire triplé des photos, histoire d’être sûre du résultat. Dommage, les objectifs ne sont pas vraiment à la hauteur, et j’ai peu de photos vraiment parfaites.

On parlera prochainement de notre voyage avec deux trois billets « souvenir », une synthèse et une petit réflexion sur le choc du retour.

Toutefois, il y a là une excellente occasion d’introduire des propos sur les deux dernières émissions de voyage qu’on m’a présentées, et surtout le livre d’un de ces voyage dont je veux absolument vous parler !

L’authenticité du voyage et les souvenirs qui s’y rapportent.

Avant de partir en vacances j’ai été invitée plusieurs fois à des soirées organisées par la chaine « Voyage », pour présenter ses émissions au long cours. La première fois c’était pour parler d’Antoine de Maximy, un voyageur qui s’invite chez les gens pour la nuit, histoire de découvrir l’autre coté des voyages. Une caméra et un micro harnachés sur sa personne, il parcourt le monde pour se frotter aux cultures et aux personnalités des quatre coins du globe, créant des situations parfois très cocasses sans dénaturer la relation aux autres par la présence de la caméra.

La seconde fois c’était pour parler de l’émission Authentik aventure. Un programme que je trouve très fort « émotionnellement ». L’idée consiste à suivre des volontaires aux voyages dans leur aventure en échange d’une bourse. Les aventuriers sont chargés de se filmer pendant leur périple et de partager leur quotidien, leurs aléas et leurs découvertes avec les téléspectateurs. Et croyez le ou non, le résultat est super. C’est agréable de toucher du doigt le frisson d’une aventure qu’on n’aura jamais le courage de réaliser. (En passant: la sélection des prochains volontaire au départ est en cours ici)

Et si l’idée de partager ces voyages en image est un bon début, que dire de Damien Artero qui a poussé le vice dans l’écriture d’un livre racontant son tour du monde en tandem ?

Le livre « Planète D, le grand détour »

Car là c’est un vrai coup de cœur et des remerciements sincères pour l’auteur. Arriver à raconter en 378 pages deux ans de tour du monde, c’est une chose, mais y transmettre la « couleur » des personnalités rencontrées, l’immensité des paysages, la souffrance des mauvais jour, le bonheur des bons…  Pfffff, ce  récit m’a donné une grande bouffée d’air et réouvert mon regard à ce qui est « de l’autre coté de la colline ».

Une petite semaine de lecture pour suivre Damien et Delph, des Grenoblois (donc forcement des gens bien ) qui parcourent le monde en tandem. Deux ans de voyage à la force des jambes, deux ans de rencontres entre étapes du soir, pause de quelques semaine ou mission de plusieurs mois en ONG. Des pages truffées de petits et grandes gens, de paysages, de ressenti, de récits et de pensées. On finit le livre avec l’impression d’avoir reçu une part de leur voyage et l’envie de prendre un café avec ces gens pour qu’il continuent à nous « dealer » cette richesse.*

Si vous croisez le livre, n’hésitez pas, ça se lit sous bien des angles et chacun peut y trouver un intérêt.

Planète.D – Le Grand Détour, de Damien Artero aux editions Géorama , 20 € ISBN: 978-2-915002-31-7

Petit concours, pour recevoir leur regard du monde

Comme chez Voyage il ne sont pas avares en partage, ils ont accepté de vous faire gagner quelques « miettes » de ces aventures. J’ai donc un livre « planète D » et un DVD d’Antoine de Maximy à vous offrir.

Pour participer rien de plus simple :

  • Laissez un commentaire (avec un e-mail valide) .
  • Précisez si vous jouez pour le livre, le DVD, ou les deux .
  • Dites moi quel est le (ou les) pays que vous souhaiteriez découvrir.

Les participations sont acceptées jusqu’au vendredi 6 à 23h59

Bonne chance à tous !

EDIT :

C’est Lisa qui remporte le livre et Yohan qui remporte le DVD. Merci de m’envoyer vos coordonnées par email.

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Au mois d’août on m’a fait parvenir un des livres de la prochaine rentrée littéraire pour en écrire une critique dans le cadre de l’opération « Chroniques de la rentrée littéraire ». Le but de l’opération est de chroniquer l’ensemble des romans de la rentrée littéraire, rien que ça ! Mais depuis hier, l’ensemble des critiques est publié sur le site de l’opération, ça m’a laissé sans voix depuis.

Personnellement je vous livre ici ma propre critique, mais n’hésitez pas à vous y rincer les mirettes, il a de quoi vous donner des envies de lecture.

Le silence des abeilles de Daniel de Roulet. Aux éditions Buchet – Chastel.

Le silence des abeilles c’est une histoire qui suit l’Histoire. Le principe même d’un roman mais ici les personnages se contentent de traverser leur époque sans chercher à l’incarner ou y prendre part.
On s’attache aux pas d’un homme pétri d’une multitude d’influences qui cherche à faire son bout de chemin à la suite de ses abeilles. La culture soixante-huitarde de ses parent, l’influence néo nazi du centre Europe, la révolte anti-capitaliste et même le rêve américain se côtoient dans le vie du personnage dont la contemporanéité nous renvoit souvent à notre propre histoire .
Mais c’est avant tout l’histoire d’une vie, ses certitudes, ses remises en questions et au fond,  son identité, qui se raconte dans le livre. A travers l’anecdote d’un apiculteur Suisse en révolte contre tout ce qui l’entoure, on s’offre une ballade sur ces 30 dernières années dont les abeilles sont le fil directeur. Un fil narrateur tendu et omniprésent mais aussi parfois lointain pour prendre plaisir aux autres facettes de ce roman léger et contemporain. Une jolie invitation à découvrir « le monde helvétique » aussi, même si certains visages qui s’y dévoilent ne sont pas des plus accueillants.

Synopsis de l’éditeur :

Pourquoi les abeilles dépérissent-elles ? Parce qu’on les empoisonne ? Parce qu’on les prend pour des vaches à miel ou à venin ? Les scientifiques cherchent des réponses. Fasciné par les abeilles, apiculteur, Sid essaie de comprendre cette évolution inquiétante.
Né au début des années 1980, il est le fils unique et abandonné d’ex-soixante-huitards – engeance qu’il abhorre. Il déteste aussi son prénom, Siddhârta, qui lui a valu de se faire appeler Sida à l’école. Livré à lui-même depuis sa naissance, il ne sait pas trop à quel monde il appartient. C’est pourquoi il les essaie tous : celui que propose le Forum de Davos, celui des sages apiculteurs, celui des nostalgiques néo-nazis, jusqu’à celui de la nouvelle mondialité nomade que lui propose une étrange téléphoniste japonaise.
Dans un pays où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d’apprentissage d’une certaine jeunesse.

  • Editions Buchet – Chastel.
  • Date de sortie 20 août 2009
  • ISBN 978-2-283-02412-6
  • Prix: 17€

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Lors de la dernière opération « masse critique » chez Babelio, j’ai reçu le livre « l’écologie pour les nuls ». Sous titré « agir c’est d’abord comprendre », il s’agit d’un tome de la collection « pour les nuls » qui se veut (comme tous les livres de la collection) didactique, complet et propre à être mis entre toutes les mains. Dès la lecture de la table des matières, on sent que le spectre des sujets traités est très large : il s’agit, pour autant que j’ai pu en juger, d’une rétrospective complète de toutes les questions ayant trait à l’écologie, et j’ai pu constater au cours de mes lectures de l’ouvrages qu’elles sont traitées de façon à les vulgariser sans les amoindrir.

A vrai dire je n’en reviens pas qu’on puisse trouver une telle exhaustivité dans un ouvrage grand public, car on y aborde  la science de l’écologie (biologie et environnement principalement), son histoire, son économie, le contexte humain et ses problématiques. On clôt même sur une série de démonstrations ludiques et profitables à tous telles que « 10 fausses idées sur l’écologie », « 10 préoccupations majeures », « 10 catastrophes écologiques », ou encore « 10 gestes pour l’environnement ». Plus qu’un ouvrage d’initiation ou une encyclopédie thématique, c’est un ouvrage complet et sobre qui vous prend par la main en vous donnant toutes les cartes nécessaires à la compréhension des dessous de l’écologie ; de ce qu’on ignore lorsqu’on entend parler de Grenelle à l’impact de notre consommation sur la faune de chaque continent.

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire en première impression, il ne s’agit pas de culpabiliser le lecteur mais de lui donner à voir l’ensemble de la question dans une présentation claire avec un ton enjoué mais non dénué de sérieux.

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