Archives pour la catégorie “Télé et Cinéma”

Il y a des films dont on a du mal à retenir le nom.
D’abord, parce qu’ils sont les « films de ».
Ensuite, parce qu’ils ont un nom long et plein d’adjectifs.
Enfin, parce que le film vous a tellement plu que vous ne pensez qu’aux détails et plus vraiment à la forme. 😉

L’extravagant Voyage du Jeune et prodigieux TS Spivet c’est un peu tout ça à la fois :
-le dernier film de Jean-Pierre Jeunet,
-un nom à rallonge,
-et, un magnifique combiné de détails et d’impression qui vous laisse une impression de satisfaction et de plaisir cinématographique.

TS_SPIVET

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi rafraichissant et si « entier ».
Un film qui ne cherche pas à être une « œuvre d’auteur » ou un monument du cinéma…

Un film qui est là pour vous faire voyager, sourire, pleurer, rêver et vous laisser un vrai sentiment de plaisir achevé.

D’ailleurs, en sortant de la séance, nous étions plusieurs à ne pas trouver autre chose à dire que « c’etait biiiiiiiien » ^^

Personnellement j’ai été enchantée par l’univers impertinent et un peu décalé du film.

Je dirais que c’est un excellent mélange d’Amelie Poulain et des désastreuses aventures  de orphelins Baudelaire.
On y retrouve la poésie, la réalité fantasmé, des personnages très humain mais un poil exagéré.
Mais ici, tout s’articule autour de la personnalité d’un enfant et son rapport très personnel à un drame familiale.

TSS Day 20 "The young and Prodigious Spivet" Photo: Jan Thijs

Synopsis :

T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa sœur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu’il porte un bien lourd secret…


Si vous vous avez envie de rêver, vous échapper mais pas de vous abrutir, je vous conseil fortement le film.
A voir en cinéma en 2D ou en 3D (parfaitement bien intégré en enrichissante pour le film) ou à dévorer en DVD des qu’il sortira au printemps !

Et d’ailleurs, je recommande TRÈS chaleureusement le livre broché L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet qui est tant un beau livre qu’une belle histoire

Et merci à Gaumont pour cette chouette découverte !

 

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Dark Shadows fait partie des films que j’aurais souhaité voir au cinéma mais que je n’ai jamais trouvé le temps d’aller voir. Heureusement, bonne pioche pour moi, le film était disponible dans le programme ciné de l’avion qui m’a ramené de vacances.
Et autant le dire tout de suite, je n’ai pas boudé mon plaisir.

Enfants étranges, ado torturée, vampire contrarié, oncle concupiscent, psychologue alcoolique et sorcière jalouse… Le contexte du film est assez jubilatoire 😉

Et s’il faut dire autre chose, c’est que le film est bien un peu ringard et complètement tiré par les cheveux. Mais c’est justement tout ce qui fait son charme ! C’est léger, drôle, anachronique et largement saupoudré de ringardises télévisuelles.
Johnny Depp est toujours aussi bon dans les rôles qui ne se prennent pas au sérieux, et le reste du casting profite de cette verve délirante et des costumes retro au possible.

Et comme le film sort désormais en Blu-Ray et DVD, la Warner se propose de vous offrir le DVD ou combo Blu Ray du film

Pour participer rien de plus simple :

Utilisez le module ci dessous pour jouer au Quizz « êtes vous assez glauque » et laissez-moi votre résultat en commentaire.
Je tirerai au sort un gagnant lundi matin (participations ouvertes pour la France métropolitaine, hors boite postale) jusqu’à dimanche 21 octobre à 23h59

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Hier sur Sauve My Brain j’ai publié une chronique cinéma. Sur un film rudement sympa, un qu’on croyrait « pour fille » mais qui va plus loin que ça 😉

Pour Lire cet article -Cliquez Ici-

Dans la catégorie film « français » la bande annonce résume souvent le meilleur du film. Et si l’histoire tourne autour de deux filles charmantes qui rigolent et qui pleurent, on doit s’attendre à de la « comédie » romantique bien propre sur elle.
Heureusement, on sait aussi sortir de ces clichés commerciaux et produire des « films de filles » qui n’en sont pas.

L’autre soir j’ai été invité à voir « Tout ce qui brille » en compagnie des réalisateurs et actrices du film.
Malgré une bande annonce prometteuse, je craignais un film légèrement moralisateur  et manichéen,  tourné sur fond de vicissitude économique et d’histoire d’amitié. Mais il n’en est rien.
« Tout ce qui brille » est un film qui tourne autour de l’amitié et des différences sociales, mais le regard du spectateur ne s’y attachera guère. C’est avant tout la valse de personnages et des caractères qui se relayent avec rythme et équilibre.
On a beau suivre 2 personnes, on en approche beaucoup plus, et ce sont finalement les vies de ces multiples personnages qui se plient au regard d’une salle contente d’être là.

Parce qu’on a beau dire, le public d’une avant première ce n’est pas un public « acquis ». C’est souvent des gens qui viennent là parce qu’on les a invité, qu’ils sont curieux ou qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Or, quand toute la salle applaudie et ressort satisfaite c’est qu’on a affaire à un film bien construit avec une bonne dose de charme.

Finalement, si on repense au film, il ne s’y passe pas grand chose.
Il n’y quasiment pas de péripéties et les personnages sont très vite introduits. Pourtant on se laisse porter pendant 1h40 sans même sans rendre compte.
Les réalisateurs (Géraldine Nakache, Hervé Mimran) ont mis 2 ans et demi à écrire le scénario, et c’est sans doute ce qui donne autant de maturité à l’histoire. L’amitié qui lit les réalisateurs et l’actrice Leïla Bekhti transparait aussi à travers des rôles qu’on dirait écrit  sur-mesure.
L’idée du film est très simple mais le résultat est « entier ». Pas de facilité scénariste ou d’artifice à l’humour facile, le film est porté par de bons acteurs, une bonne histoire et un projet abouti qui n’avait plus qu’à être filmé.

Sur pellicule c’est donc la vie réelle à laquelle on va donner quelques coups de pouce pour que la routine déraille et que chacune des deux héroïnes vive son expérience avec « tout ce qui brille ».

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Hier matin j’étais invitée à une projection de documentaire en avant première, ça se passait chez France télévision et cela traitait des dérives de la télé réalité. Étant plutôt friande de sujets de société, je me suis portée volontaire. Je m’attendais à un truc assez gentil sur la peopolisation de la société et de l’influence du petit écran sur nos comportements.

Et bien je l’ai eu dans l’os : s’il s’agit bien d’un documentaire sur l’influence de la télé il fut surtout question de l’autorité et de la caution morale de la télévision. Je suis sortie de là soufflée et ravie de voir ce niveau de documentaire programmé en prime time sur une chaine publique. Les enquêtes poussées et sérieuses me semblaient jusqu’à présent encore réservées à des chaines câblées ou à ARTE.

Le documentaire se fait en deux parties. La première relate une expérience de psychologie appliquée sous la forme d’un jeu de télévision. Plus exactement c’est l’expérience de Milgram transformée pour être adapté au contexte télévisuel. Une très bonne expérience sociologique ancrée sur un horrible scénario de jeu télé.

Le pitch :

Et si la mort en direct devenait un divertissement ? les dérives de la télé-réalité sont graves.Violences, tortures, humiliations dominent les programme dans le monde entier. La télévision détient elle un pouvoir spécial ? Dans les années 60, une expérience psychosociale prouvait que 62% des individus administraient des choc électriques extrême en obéissant aux ordres d’un scientifique. L’équipe de Christophe Nick a transposé cette expérience à l’univers des jeux télé. 80 français, un jeu aux règles abjectes. Vont ils se soumettre aux ordres de Tania Young qui exige qu’ils infligent des chocs électriques à un inconnu. Qui va se soumettre ? Combien oseront désobéir ? Une expérience extrême et une réflexion profonde sur le rôle de la télé d’aujourd’hui.

La présentation vidéo :

Je n’ai malheureusement pas pu rester pour la seconde partie du reportage et du débat. Mais pour la peine j’ai hâte de voir le documentaire en entier. Car le programme est exemplaire. On présente le projet, on montre quelques résultats puis on procède à l’analyse des faits avant de donner des avis expliquant les résultats hallucinants qu’ont obtenu les scientifiques. C’est rigoureux et pourtant pas soporifique. Il y a certes quelques longueurs mais qui sont nécessaires à rendre ce qu’ont vécu les faux-candidats.

La synthèse est d’autant plus « violente » que l’expérience démontre que la télé dépasse désormais l’emprise qu’avaient autrefois la religion ou l’autorité fasciste lorsqu’elle choisit d’utiliser son autorité. Un objet qui n’existait pas il y a 50 ans a assis une domination morale et sociale dont n’aurait jamais rêvé un dictateur.

Puisque les français regardent en moyenne le petit écran 3h30 par jour (et ce depuis l’âge de 5 ans), leur société s’est pétrie des valeurs télévisuelles qui ont pris un virage extrême avec l’apparition de la télé réalité. Car, là où régnait avant la démonstration et l’information, ont pris place des émissions qui démontrent qu’il faut vaincre, voire humilier l’adversaire si on souhaite gagner. Des valeurs morales qui ne passeraient pas hors du contexte « émission » mais qui sont rendues légitimes par un simple plateau de jeu télévisé !

Il faut se rendre compte que dans cette fausse-émission, 50% des cobaye ont obéit sans jamais contester, bien qu’ils s’agisse d’électrocuter quelqu’un ! Et la parole de fin, exprimée par Jean Léon Beauvois (chercheur en psychologie sociale), fait elle même office d’électrochoc :

« 80% des gens normaux se sont comportés en tortionnaire, ce qui reflète un pouvoir acquis par les télé qui est terrifiant. Avant il y avait la masse des fidèles, des travailleurs ou des soldats. Maintenant il y a la masse des téléspectateurs parce qu’ils ont été pétris par les mêmes talkshows et que cette influence est un totalitarisme. »

(Ce n’est pas la citation exacte mais presque, je l’ai notée dans le noir ;-))

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L’image de gauche vient du film « L’autre fille Boleyn » où Nathalie Portman incarne Anne Boleyn, maitresse d’Henri VIII.

L’image de droite est une photo officielle du personnage de Betty dans la série « Ugly Betty »

Nan mais sans rire… y a que moi qui remarque ce genre de détail?

Entre les deux, le même collier. Pour l’une c’est un accessoire le temps de quelques scènes, pour l’autre c’est un accessoire qui dure depuis 4 saisons et incarne un objet offert par feu la mère de Betty.

Ils ne se sont pas foulé les accessoiristes, non?

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Voilà, j’ai enfin fini de trier les 15 Go de photos ramenées de Corée. Il faut avouer qu’avec le nouveau reflex j’ai encore du mal pour les réglages, du coup j’ai souvent doublé voire triplé des photos, histoire d’être sûre du résultat. Dommage, les objectifs ne sont pas vraiment à la hauteur, et j’ai peu de photos vraiment parfaites.

On parlera prochainement de notre voyage avec deux trois billets « souvenir », une synthèse et une petit réflexion sur le choc du retour.

Toutefois, il y a là une excellente occasion d’introduire des propos sur les deux dernières émissions de voyage qu’on m’a présentées, et surtout le livre d’un de ces voyage dont je veux absolument vous parler !

L’authenticité du voyage et les souvenirs qui s’y rapportent.

Avant de partir en vacances j’ai été invitée plusieurs fois à des soirées organisées par la chaine « Voyage », pour présenter ses émissions au long cours. La première fois c’était pour parler d’Antoine de Maximy, un voyageur qui s’invite chez les gens pour la nuit, histoire de découvrir l’autre coté des voyages. Une caméra et un micro harnachés sur sa personne, il parcourt le monde pour se frotter aux cultures et aux personnalités des quatre coins du globe, créant des situations parfois très cocasses sans dénaturer la relation aux autres par la présence de la caméra.

La seconde fois c’était pour parler de l’émission Authentik aventure. Un programme que je trouve très fort « émotionnellement ». L’idée consiste à suivre des volontaires aux voyages dans leur aventure en échange d’une bourse. Les aventuriers sont chargés de se filmer pendant leur périple et de partager leur quotidien, leurs aléas et leurs découvertes avec les téléspectateurs. Et croyez le ou non, le résultat est super. C’est agréable de toucher du doigt le frisson d’une aventure qu’on n’aura jamais le courage de réaliser. (En passant: la sélection des prochains volontaire au départ est en cours ici)

Et si l’idée de partager ces voyages en image est un bon début, que dire de Damien Artero qui a poussé le vice dans l’écriture d’un livre racontant son tour du monde en tandem ?

Le livre « Planète D, le grand détour »

Car là c’est un vrai coup de cœur et des remerciements sincères pour l’auteur. Arriver à raconter en 378 pages deux ans de tour du monde, c’est une chose, mais y transmettre la « couleur » des personnalités rencontrées, l’immensité des paysages, la souffrance des mauvais jour, le bonheur des bons…  Pfffff, ce  récit m’a donné une grande bouffée d’air et réouvert mon regard à ce qui est « de l’autre coté de la colline ».

Une petite semaine de lecture pour suivre Damien et Delph, des Grenoblois (donc forcement des gens bien ) qui parcourent le monde en tandem. Deux ans de voyage à la force des jambes, deux ans de rencontres entre étapes du soir, pause de quelques semaine ou mission de plusieurs mois en ONG. Des pages truffées de petits et grandes gens, de paysages, de ressenti, de récits et de pensées. On finit le livre avec l’impression d’avoir reçu une part de leur voyage et l’envie de prendre un café avec ces gens pour qu’il continuent à nous « dealer » cette richesse.*

Si vous croisez le livre, n’hésitez pas, ça se lit sous bien des angles et chacun peut y trouver un intérêt.

Planète.D – Le Grand Détour, de Damien Artero aux editions Géorama , 20 € ISBN: 978-2-915002-31-7

Petit concours, pour recevoir leur regard du monde

Comme chez Voyage il ne sont pas avares en partage, ils ont accepté de vous faire gagner quelques « miettes » de ces aventures. J’ai donc un livre « planète D » et un DVD d’Antoine de Maximy à vous offrir.

Pour participer rien de plus simple :

  • Laissez un commentaire (avec un e-mail valide) .
  • Précisez si vous jouez pour le livre, le DVD, ou les deux .
  • Dites moi quel est le (ou les) pays que vous souhaiteriez découvrir.

Les participations sont acceptées jusqu’au vendredi 6 à 23h59

Bonne chance à tous !

EDIT :

C’est Lisa qui remporte le livre et Yohan qui remporte le DVD. Merci de m’envoyer vos coordonnées par email.

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Ami lecteur, cesse de t’agiter dans le monde suractif qu’est notre société moderne. Prend plutôt le temps de re-spi-rer et de m’écouter donner mon avis en tout amour et toute paix sur le dernier film d’Ang Lee : Hotel Woodstock (Taking Woodstock dans la langue de John Lennon).

Bien que j’ai vu ce film en juillet, et que j’ai complétement oublié d’écrire ma critique à cette époque, j’ai un très bon souvenir de ces deux heures de projection.

Déjà pour la bande son  entièrement extraite des 70’s, B.O qui n’a pris aucun risque dans sa sélection. Étant une fan de Janis Joplin, vous comprendrez que j’étais aux anges d’être bercée par la musique de cette époque.

D’un point de vue scenario j’ai trouvé l’histoire fraiche et légère, emplie de clins d’œils aux mythes des hippies et à l’histoire de Woodstock. On y retrouve tous les poncifs qu’on attend dans ce genre de film, mais avec une entrée plus dynamique et une mise en avant qui reste légère et non dogmatique.

Certains reprochent la présence de stéréotypes, mais personnellement je les ai trouvé bien amenés. J’ai aimé voir ce que j’attendais de voir aborder, j’ai aimé voir réinterpréter les prémices de Woodstock, j’ai aimé la diversité des personnages, et j’ai surtout apprécié le chapitrage de cette histoire qui coule d’elle même à travers le Mythe qu’elle veut raconter.

Bref, si vous aimez les années 60/70, si vous aimez les hippies, si vous aimez les histoire qui racontent une Histoire, alors allez-y. Si vous êtes curieux de comprendre les valeurs des années 60 aux Etats-Unis allez-y aussi. Enfin, si vous avez deux heures à passer et l’envie de revoir du patte d’eph’ courrez-y.

PS : et franchement je préférais largement l’affiche originale…

Cliquez ici pour les bandes annonces.

Synopsis :

1969. Elliot, décorateur d’intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l’État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d’Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l’assurance alors qu’Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu’il est gay…Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu’une bourgade voisine refuse finalement d’accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l’aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.

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