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Aujourd’hui pas de petit billet sympathique puisque demain c’est le derniers jours pour déclarer les recettes faites en tant qu’auto-entreprise du 1er février  au 30 juin 2009. Et oui, exceptionnellement cette année on pouvait déclarer le premier et le second trimestre d’une traite.

Personnellement j’étais fin prête : compta à jour, informations prises, etc.

Mais pour les autres je m’étais mise en tête de faire une fiche récapitulative. Toutefois je n’en ai pas eut le temps alors j’ai juste mis au point une explication (sous forme de tutoriel) sur la façon de déclarer ses charges et impôts. Il est disponible dans les  « fiches pratiques de tata Gima » ou directement à cette adresse:

http://www.mllegima.net/blog/declarer-ses-revenus-dauto-entrepreneur-tutoriel/

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Bon il est temps quand même de faire un point sur le fameux statut d’auto-entrepreneur. Après tout, ça fait plus d’un mois que le statut existe et c’est du grand n’importe quoi.

Je vais donc vous raconter “les aventures de Mlle Gima et le statut d’auto-entrepreneur

Il était une fois une jeune fille dynamique qui arrondissait ses fins de mois par l’usage du net, en faisant un peu de publi-redac par ci, et en montant des blogs par là. Or, quand le Royaume où elle habite se rendit compte des sommes formidables que ça rapportait à Mlle Gima, cumulées à celles de la pléiade d’autres bénéficiaires, il décida “d’offrir” un statut pour mieux les encadrer et récupérer au passage les charges sociales correspondantes.

  • Acte 1 : Mlle Gima et la CCI

Mlle Gima étant une bonne citoyenne elle ne s’en offusqua pas et attendit le 1er janvier pour faire sa déclaration. Ce qu’elle fit en tout franchise et sans cacher le moindre petit revenu. A la suite de ça, Mlle Gima attendit patiemment devant sa boite au lettre. Mais une semaine plus tard ce ne fut pas son dossier de validation qui lui revint mais bel et bien son dossier d’inscription. Car la “guilde des commerçants” (CCI) lui appris qu’elle n’avait pas une activité commerciale mais une activité libérale. Et on lui indiqua les service de l’URSSAF où son dossier était renvoyé.

  • Acte 2 : Mlle Gima et l’URSSAF

Malgré la phrase énigmatique qui lui affirmait que son dossier était transmis, Mlle Gima préféra renvoyer un autre dossier (avec une date de début d’activité au 01 février) à l’URSSAF.
Et elle attendit, attendit, attendit… Elle attendit tellement qu’elle rendit visite à l’Urssaf qui lui dit que les dossiers étaient en attente et qu’il fallait appeller un numero surtaxé pour avoir des infos.

  • Acte 3 : Mlle Gima et le numéro d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur

En appelant le numéro surtaxé elle expliqua qu’elle ne comprenait pas pourquoi une autre blogueuse de gironde avait vu son dossier passer alors qu’elle continuait, elle, d’attendre le bon vouloir des urssaf. Le monsieur dans le combiné lui précisa que sa déclaration indiquait qu’elle faisait de la programmation informatique et donc qu’elle était libérale et qu’elle devait attendre le décret d’application de février ouvrant le statut d’auto entrepreneur aux professions libérales. Et puis que les URSSAF de Gironde c’étaient rien que des paumés qui s’étaient trompés dans la validation.

  • Acte 4 : Des abîmes administratifs aux affres de l’incertitude

Entretemps Mlle Gima se mit au tricot pour s’occuper pendant qu’elle attendait. Elle discuta avec un médecin qui revenait des URSSAF pour un autre problème, celui ci lui raconta les propos d’un employé des URSSAF qui se plaignait d’être débordé “à cause de ces déclarations d’auto entrepreneur. Vous comprenez il en arrive sans cesse, mais nous, comme on a pas été formés, on refuse de les saisir. Alors on les entasse par ordre d’arrivée dans une pièce qui se remplit petit à petit.”
Apprenant cela Mlle Gima fit encore plus la tête.

  • Acte 5 : Mlle Gima et l’étrange résolution

Pourtant, le lendemain : lundi 02 février, Mlle Gima reçu dans sa boîte aux lettres son numéro de SIREN. Mlle Gima était désormais auto-entrepreneuse avec pour activité principale “programmation informatique”. L’histoire ne dit pas encore si celle ci est bien libérale et quel fut son dossier pris en compte (visiblement c’est le second dossier) mais en tout cas celle ci est bien immatriculée et peut désormais facturer !

Morale de cette histoire :

Tout vient à point à qui sait attendre

Avec l’administration il ne faut perdre ni sa patience, ni son latin, ni sa motivation et se tenir tout le temps au courant en continuant à prier pour un miracle économique administratif.

PS : A n’en pas douter, je m’attends quand même à d’autres soucis :p

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Ça y est, c’est ebuzzing qui vient d’en faire l’annonce la plus concrète : le statut d’auto entrepreneur vient de naître et il s’adapte très bien aux cas de la monétisation des blogs. Seulement pour l’heure on est un peu dans le vague.

Tout d’abord le statut d’auto-entrepreneur c’est quoi ?

C’est un statut spécial et tout neuf, créé par l’État pour les gens qui entreprennent d’arrondir leurs fins de mois avec une petite activité annexe. En clair : l’État met la main sur les petits revenus qui jusqu’alors passaient sous silence en y prélevant les charges sociales qu’il y manquait.
Pour un blogueur, cela concerne ceux qui font moins de 32 000 euros HT de prestation dans l’année.

Quel est l’intérêt du statut d’auto-entrepreneur ?

Pour l’État, on l’a deja dit, ça permet de récupérer les charges sociales jusqu’alors fantômes. Pour le blogueur c’est différent. Déjà , de base, il semble qu’après le 1er janvier 2009 il va devenir très dur de pouvoir travailler avec des pros sans avoir ce statut. Car celui ci lui donne une immatriculation SIREN.

D’autre part ce statut lui offre la possibilité (par rapport à un autre statut pro) de ne pas s’enregistrer autrement qu’avec un SIREN (donc pas de frais), et de ne pas payer d’avance des sommes forfaitaires de charges sociales (très élevées quand on ouvre une entreprise sous un autre statut).

On fait aussi miroiter l’exonération de TVA (soit pas de TVA sur les achats de matériel directement relié aux prestations, sur les prestations d’hébergement et compagnie), mais pour ça il va falloir être tiré à quatre épingles dans la comptabilité.

Finalement, au niveau de ces fameuses charges sociales à payer, et bien on gagne en flexibilité  puisqu’il n’y a pas d’avance et qu’on choisit de régler par mois ou par trimestre le pourcentage de cotisation (21,3% si vous restez dans la catégorie service, ce qui reste la majorité des cas pour les blogs). Et par ce calcul mensuel ou trimestriel, s’il n’y a aucun chiffre d’affaire effectué (en gros on encaisse rien) et bien il n’y a rien à payer.

Comment devient on micro-entrepreneur ?

A l’heure actuelle il faut se pré-inscrire avant le 1er janvier pour recevoir les infos dès qu’elles arrivent, et ensuite s’inscrire sur le site www.lautoentrepreneur.fr

Les questions qui se posent face à ce nouveau statut ?

Comme les infos sont toutes fraiches il y a de nombreuses questions en suspens : l’imposition des revenus après payement des charges, exonération exacte de la TVA, flexibilité des démarches en cas de payement mensuel, etc.

Mais la question principale qui se pose est : y a-t-il encore un intérêt à faire occasionnellement des articles sponsorisés ou des encarts pub si on est obligé d’opter pour ce statut.

Il est à craindre que cela refroidisse beaucoup les blogueurs occasionnels. D’autre part cela va peut être recentrer le « marché des blogs » avec plus d’offres de retributions en nature (on vous offre les produit et vous en parlez) et des offres financières rééquilibrées ?

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