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On avait dit ne pas avoir vu de poissons. Voici qui est réparé, avec succès et même plus encore !

« Les sables blancs » est une plage à 15 minutes en bateau de Tadjoura (la ville blanche). On y a été déposés en bateau à 10 heures et installés dans une paillote. C’est là qu’on restera à l’ombre et qu’on nous servira à manger. Le luxe quoi. Surtout que la plage mérite vraiment son nom de « sables blancs ».

A peine installés il est temps de se baigner. Masque, tuba et palmes, et nous voila parti à la découverte des trésors de la mer rouge. Petite mise au point avec Antoine qui n’est pas habitué et on donne quelques coups de palme pour voir.

Ah ça pour voir on a vu ! Dès les premier mètres des poissons, des coraux, des couleurs, des formes. Un vrai florilège qu’on n’imaginerait pas accessible à des amateurs. Pour un peu on se croirait dans les décors de « Little Nemo ». Impossible de décrire ce que ça fait. Les poissons qui dansent autour de vous, les coraux qui resplendissent…

Je crois que rien ne vaut quelques photos alors voici :







Je vous fais grâce des détails paradisiaques de cette journée splendide/exotique/parfaite/délicieuse (ne rien rayer : pas de mention inutile).

En rentrant dans l’eau je pensais à celles et ceux qui nous remerciaient de leur faire visiter par procuration le pays… Mais là ce n’est pas possible de vous faire profiter de la magie de l’expérience.

Nananère !

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Bon, ce titre, en plus d’être une private joke douteuse, est complètement incorrect du point de vue de la syntaxe… Mais avouez qu’il attise votre curiosité.

Je vais vous expliquer : lors de mes cours en archéologie, j’ai pas mal entendu parler des boutres, des bateaux typiques de Djibouti et du Yémen qu’on soupçonne d’exister depuis très très longtemps et d’être à l’origine de la Bab El Oued connexion (cherchez pas, c’est une obscure théorie archéo). Je ne vais pas m’étendre dessus, mais voilà, ça faisait partie des trucs que je voulais voir à Djibouti pendant que j’y étais (curiosité scientifique oblige), d’autant que le typique moi j’aime ça.

On a donc profité d’une sortie organisée par l’armée. Pour commencer vers 16 heures on est monté à bord du boutre. But de l’opération : pêcher toute la nuit et revenir au petit matin.

Au début on y allait surtout pour l’ambiance, la ballade en mer etc. La pêche et nous, c’n’est pas qu’on n’aime pas hein, mais voila, ça ne nous viendrait pas à l’idée d’aller pêcher. Finalement, arrivé à l’heure de distribution des lignes, bah on a essayé. Et en une nuit de pêche on a grave assurer sa maman la sirène ! Moins d e dix poisson à deux hein, mais alors pas du spécimen de misère. 1 mérou, 1 poisson pierre, 1 dorade, 3 barracuda, etc. Ce n’est pas du petit pécheur amateur ça.

Mais bon, le revenu de notre pêche c’est une chose (l’écailler et le vider en fut une autre). Mais ce qui nous reste là maintenant (à partir un fichu mal de terre depuis près de 10 heures maintenant) c’est tout ce qu’il y a eu autour : la douce caresse du vent salé sur nos visages, une aube vécue enlacés sur la proue du bateau, dans le silence du petit matin, un romantisme à faire oublier Titanic…

Bon, ok, j’en rajoute. Mais reste que c’était super sympa.

Déjà la veille, avant que la nuit ne tombe, je m’en suis mis plein l’objectif. Vous n’imaginez pas ses couleurs, ses lumières !!! Les couleurs du bateau, les bleus de la mer, du ciel, le visage buriné des marins, les tons de leurs habits, le ciel qui se teinte… raaaah que du bonheur dans l’appareil.

Ensuite il faut dire ce que c’est : un bateau, surtout vieux et coloré, c’est super romantique quand vous êtes dans les bras du chéri à regarder ensemble vers l’horizon. Et le lendemain, quand vous puer le poisson, que vous avez la peau pleine d’écume et d’écaille et qu’il vous répond « oui » à la question « tu m’aime ? Même si je pue le poisson et que j’ai du sang et de l’humeur partout » alors vous savez que la vie est belle.

La pêche en elle-même on a bien aimé parce qu’on a attrapé des trucs, qu’il avait une bonne ambiance etc. Mais vers 4h30 du mat’ y en avais un peu marre. On trouvait même plus drôle de faire « ba-ra-cu-da » quand on en pêche un. Du coup on s’est fiché sur la prou du bateau pour regarder les étoiles et se lever tout doucement l’aube. Le cuistot commençait à pétrir la pâte des galettes pour le petit déjà à coté de nous.

C’était très étrange parce que pendant tout la nuit on avait l’impression de vivre des instant qu’on garderais toujours en mémoire. Je sais pas comment dire ça, vous êtes en vacances, vous regardez autour de vous et tout vous cris que vous êtes au milieu d’un instant exotique, sincère, calme et qui vous restera comme un souvenir impérissable. Alors imaginez juste après le lever de l’aube, les pied de chaque coté de la prou, enlacé par le chéri, à observer les infime variation de couleur du ciel, la disparition progressive des étoiles etc…

Y en a qui vont faire des lunes de miel en Egypte ou des voyage à Venise. Et bah nous on se dit qu’avait 8000 Franc Djiboutien on vient de se trouver un pur souvenir romantique qui ferait pâlir d’envie Barbara Cartland.

Oké, après les galette frite à l’huile et recouverte de nuttella (bonjour la légèreté du petit dej’), j’avoues que pendant le retour au port avec la bouche pleine d’huile, le cheveux et la peau collant, la fatigue de la nuit blanche, la vessie qui hurle (parce que les toilettes sur un bateau de ce genre ça vaut le coup d’œil mais pas la visite) la seule envie qui reste : c’est ka douche et le lit. Evidement vous oublier à ce moment qu’il faudra vider et écailler les poissons et que vous retrouverez des écailles sur votre peau pendant 36 à 48 heures. Je parle même pas du mal de terre que je me suis taper pendant les 10 heures suivante (même maintenant j’ai un léger roulis devant le pc).

Mais bon, c’est avec ces histoires, ces petits désagréments et ces photos sublimes que vous vous créer des purs souvenirs à ramener de vacances.

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