Posts Tagged “Blogs mode”

Ma chronique du mois s’inspire directement de mes vacances à Londres. Je crois que tout y est dit :

Pour les gardiens du bon goût et du chic à la française, il ne fait aucun doute que les anglais ne savent pas s’habiller. Il n’y a guère que la France et la mode parisienne pour incarner la vraie qualité de la mode européenne. Non ?


Après tout, si on regarde du côté de Londres, on ne trouve guère de personnes vraiment habillées. D’ailleurs je ne crois pas avoir déjà visité une autre ville européenne en y croisant (dans le désordre) une personne en pyjama, un dandy avec veste de velours, un bataillon complet de filles en uggs, des hommes en tweed et de nombreux passants habillés
on ne sait pourquoi avec tout ce qu’ils ont trouvé en premier dans leur placard. Tiens, voilà qui expliquerait sûrement le style des londoniens : un joyeux patchwork de tout et n’importe quoi, comme si c’était l’organisation de leur placard qui dictait leur tenue.

A l’inverse, en France, on porte toujours une attention maladive à notre tenue. Car chez nous, « vous êtes ce que vous portez ». Impossible d’arborer comme ici une paire de huggs sur un jogging et un manteau de laine. On sait s’habiller, nous !

… Et pourtant…

[LIRE LA SUITE]

Comments Un commentaire »

Une chronique on ne peut plus de saison par les température glaciales actuelles :

Un jour, Dieu a inventé la fourrure. Parce c’est vachement pratique quand il fait froid et qu’en plus ça peut être joli. Et puis un autre jour, dieu a inventé le réchauffement climatique. Parce que la chaleur, c’est quand même plus sympa…

Et puis l’homme est venu, suivi de près par sa bonne femme. L’un et l’autre n’ont pas eu de fourrure, ils ont eu des poils. Et autant le dire, les poils c’est quand même vachement moins joli qu’une vraie fourrure. Alors on a gardé les cheveux mais on a rendu les autres poils. (En plus, avec le réchauffement climatique c’est plus pratique). Et puis l’homme a inventé la mode. Drôle d’idée vous me direz, mais il fallait bien s’occuper depuis les 42 000 ans que l’homme moderne est parmi nous.

La mode, c’est drôle, ça change tout le temps. Ça permet de s’occuper justement, et de magnifier nos corps et nos personnes. Parce que oui : la mode ce n’est pas fait pour vous habiller, c’est fait pour vous rendre beau. Le truc, c’est qu’on a compris depuis longtemps à quoi servaient les habits, mais pas ce qui définissait le beau. Donc des fois, la mode, ce n’est pas si simple…
Et puis un jour, on a essayé de nous faire croire que l’on avait réconcilié les deux.

Lire la suite

Comments Pas de commentaire »

A force d’écrire des piges sur la mode, ça a pollué ma chronique féminine pour Save My Brain. Ce mois ci donc, je parle du it-accessoire mode de la saison 2010-2011 : la Cape.

Et croyez moi, je parle d’expérience 😉

En ce début d’automne, il est impossible qu’on ne vous ait pas parlé de la it-piece indispensable de la saison : la cape ! Et oui, Blair Waldoff est sûrement la première coupable : elle nous a tous fait croire que porter une cape lorsqu’il fait froid c’est uber-chic et confortable.

Seulement moi, j’ai porté une cape to

ute mon adolescence. J’ai eu les honneurs d’une éducation en internat militaire et la garde-robe avait une petite cinquantaine d’années de retard. Du coup, la cape, je connais bien.

Et avant que vous ne cédiez à l’achat de la pièce mode de la saison, j’ai une chose à vous dire :

OUBLIEZ !

La seule vraie cape qui assure un minimum de confort, c’est la longue. Alors autant vous dire tout de suite que c’est celle qui offre la coupe et les lignes les plus moches (tendance « pupilles de la nation » ou « Casper le petit fantôme »).

Pourquoi ? Lire la suite

Comments Pas de commentaire »

Ce mois ci j’ai fait facile pour le sujet de ma chronique sur Save my Brain, j’ai fait la cynique et l’anti-fashion week 😉

Je n’ai pas essayé pour vous … la fashion week

Chaque année c’est pareil, les médias nous accablent avec un évènement qui ne dure qu’une semaine mais qui se répercute par ci par là pour, au final, se prolonger indéfiniment. La fashion-week c’est la seule semaine qui dure en fait deux mois et dont on entend parler avant et après.

A vrai dire, ils feraient mieux de trouver un autre nom que « week », parce qu’entre les collections d’été et d’hiver, l’année se divise entre  pré-fashion-weeks, fashion-weeks et post-fashion-weeks.
Alors évidemment, à force d’être assommées à son propos, on finit par s’y intéresser. Même avec notre accoutrement jean/converse/vieux pull, on se met à rêver de tenues haute couture, de peoples, de catwalk et de paparazzis.

Et si vous habitez dans une ville qui héberge l’une de ces semaines de la mode, alors malheur à vous ! Plus question de flâner dans un quartier huppé sous peine d’être assimilée à ces fans de mode qui viennent faire le pied de grue devant les défilés. Et je ne parle pas des accros au «  street  look » qui ne manquent pas de photographier toutes les filles un peu lookées qu’ils croisent. D’autre part, avec notre dégaine de fille normale, on risque surtout de croiser la « fashion police ».

Tiens d’ailleurs, si vous aviez l’habitude de traîner dans des bars un poil branchouilles, il faudra voir à changer de cantine pendant 15 jours. Car une population ô combien frustratrice va envahir vos terres : les mannequins sont de sortie !

Attention, on parle pas de la bonasse qui fait baver votre jules sur le palier d’à coté, mais un vrai troupeau de professionnelles juchées sur 12 cm de talon et assez fines pour faire à elles toutes la largeur de votre cuisse. […]

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE EN ENTIER

Comments Pas de commentaire »

… la mienne est pire !

Pour preuve : voici les deux dernières chemises que s’est offert mon papa.  Je crois qu’il est inutile d’en rajouter à la démonstration :

Alors oui, il a toujours eu un faible pour les chemises Hawaïennes (ce qui n’est pas encore puni par la loi), mais là je crois qu’on a atteint des abimes de non respect de soi (et des autres). Le pire c’est qu’il a rigolé quand je lui ai dit que je devais photographier ses chemises pour illustrer  un article sur les beaufs…

Comments 24 commentaires »

Mon chéri et moi avons une passion commune : l’usure de clavier. Plus exactement notre truc c’est d’écrire. Et parfois ça donne des exercices de style où l’on se donne un sujet commun, à traiter de chacun de notre coté. Et dernièrement c’est l’art de porter le sac à main qui nous à motiver à déblatérer sur la mode.

Comme ma version du sujet doit attendre la réouverture de Moncotéfille (la semaine prochaine) je vous livre aujourd’hui la vision au combien cynique et délicieuse de la Mode par Donio. Les dames apprécieront, les messieurs aussi ^^

Il est amusant de constater comme, certaines années, la mode peut être complètement à l’opposé des réalités du monde. Alors quand je dis la mode, je parle surtout de la mode féminine, car la mode masculine subit quand même des variations beaucoup moins sensibles et rapides (ou alors je regarde trop peu les mecs dans le métro, mais c’est un autre débat). Et cette mode, disais-je donc avant de m’interrompre, est quand même plutôt partie dans la voie du malpratique ces derniers temps.

Par exemple, je ne sais pas si vous l’aviez remarqué, mais cette année la mode était au manteau/gilet/objet indéfinissable (rayez toutes les mentions) sans manches et si possible en peau de lapin. On note déjà l’absurdité de se balader avec un manteau sans manches en hiver, et c’est d’un ridicule d’autant plus consommé ces manteaux sont rehaussés assez souvent d’une capuche. Il est bien évident qu’on a plus froid à la tête qu’aux bras quand la tête est vide, mais ce refus de se couvrir en hiver a dû réjouir encore plus de médecins que de stylistes, même si j’imagine que ces derniers ont dû rire comme des baleines à voir tant de gens se frotter les bras dans leur effort constant pour être à la pointe de la mode. Rajoutons à ça que les poils de lapin étaient portés à l’extérieur, alors que c’est bien évidemment dans l’autre sens qu’ils auraient tenu chaud, et on obtient la confirmation qu’il s’agit d’un coup monté des stylistes cités plus haut pour ridiculiser les parisiennes aux yeux du monde entier.

Cependant les parisiennes n’ont pas besoin des stylistes pour se ridiculiser, du moins pas celles qui entrent dans la catégorie dite des greluches. J’avais déjà remarqué souvent comme les filles aiment se compliquer la vie avec les sacs : partant du principe que remplir ses poches est inélégant, elles mettent toutes leurs (nombreuses) affaires dans des sacs. Jusque-là, je peux le comprendre. Quand elles refusent les sacs à dos, pourtant beaucoup plus pratiques que leurs sacs, je commence déjà à me dire que le monde marche sur la tête. Surtout que l’effet recherché est quand même souvent foiré : honnêtement, quel garçon ici remarque un sac de fille autrement que quand il est super moche ? Que quand il est immense, doré, argenté ou recouvert de ces immondes motifs à fleurs qui donnent l’impression que leur sac a été tapissé du même papier peint que chez papi/mamie…

Et bien à cette illusion largement répandue qu’elles entretiennent qu’il leur faut un (1) joli sac pour se faire remarquer par les garçons (2), elles ont décidé de rajouter un peu de ridicule. D’abord elles ont pris l’habitude d’emmener leur maison sur leur dos, à l’instar d’un escargot, ou peut être plutôt d’une tortue (3), pour cela elles prennent des sacs d’une contenance de 30L qu’elles tentent tant bien que mal de faire passer pour des sacs « à main ». Ceci dit, comme dans ces immenses sacs il leur est impossible de retrouver leur porte monnaie, leurs clés ou leur carte de transport, elles doivent en plus avoir un petit sac à main, ce qui fait qu’elles se déplacent avec deux sacs à main, et parfois un troisième pour transporter l’ordinateur portable… Pour peu qu’elles décident de rajouter un caniche nain, il leur faudra un quatrième sac pour le ranger…

Ensuite, pour achever le ridicule, ces mêmes filles ont décidé, dernier outrage au bon sens, que la seule façon élégante de porter un sac était de le faire reposer sur la saignée de leur coude et de replier leur bras de façon à montrer à tous leurs ongles fraichement vernis. Alors que de mettre son sac sur l’épaule permet de porter de lourdes charges, alors qu’elles ont des mains pourvues d’un pouce préhenseur (4) qui leur permet de manier facilement les objets y passant, elles choisissent une articulation complètement inadaptée à cet usage pour porter des sacs trop remplis, raidissant pathétiquement leurs bras pour tenir bon, souffrant d’autant plus qu’elles ont sacrifié leurs manches aux exigences de la mode et subissent d’autant plus la morsure de la lanière du sac, tanguant tant bien que mal sur leurs talons pour équilibrer les charges qui les déstabilisent…

Décidément, je ne comprendrai jamais la mode…

(1) haha ! un…

(2) alors que ça sert juste à une compétition entre filles à peu près aussi intelligente qu’un tournoi de foot.

(3) Elles bavent moins que des escargots, mais elles sont moins ridées que des tortues, franchement je ne sais plus lequel convient le mieux. Par contre elles sont toujours aussi lentes à cause de leurs talons aiguilles…

(4) Oui, ce reportage m’a marqué !

La prose de Donio se lit sur son blog

Comments Pas de commentaire »