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En plus d’être la saison des déménagements, le printemps semble aussi être ma saison des réfections de façade. Du coup, mon trajet quotidien et “presque” poétique à travers Paris et le charmant quartier de la butte aux cailles se transforme en hideux voyage aux pays des échafaudages…

Ca a commencé il y a 15 jours dans la rue du boulot avec un très moche camion de travaux qui a coupé la rue pendant 6 heures pour déverser son lot de poutrelles métalliques. Puis ils ont assemblé leur matériel et on se retrouve désormais à devoir se croiser de coté si on espère marcher sur le trottoir. Avec les travaux du gaz sur l’autre trottoir en face, inutile de dire que je préfère marcher sur la chaussée, même si les voitures viennent de face…

Et puis avant hier ils ont monté un nouvel échafaudage sur la butte aux cailles en face de celui d’un hôtel qui refait sa façade depuis deux mois. Et là encore on se retrouve avec la rue coupée, le trottoir inaccessible et les remarques ultra-spirituelles des gars qui travaillent dessus.

Alors ce matin quand j’ai vu un nouveau camion de travaux s’installer dans MA rue pour larguer ses hideuses barres métalliques, je n’ai pas pu me retenir… Un bon “je déteste les échafaudages” a franchi mes lèvres bien sincèrement et avec un manque de discrétion évident qui m’a valu les regards étonnés du chéri, des passants, et du chauffeur de camion.

Alors évidemment j’ai pas fait ma fière et j’ai accéléré le pas en direction du métro. Mais le mal est là, dès que j’aperçois les structures metaliques honnies, la phrase ressort toute seule. Et avec les 5 échafaudages qu’il y a désormais sur mon trajet matinal je vais vraiment passer pour une dingue…

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Tous les jours en partant au boulot je descends prendre le métro avec mon chéri. Passé le guichet de la ratp on se sépare d’un bisou pour chacun prendre son quai en regardant qui aura son métro en premier. S’ensuivent 20 minutes de métro alternant voie aérienne (splendide vue parisienne) et souterrains sombres et graffés. Puis c’est l’arrivée et les dix petites minutes de marche matinale où je tourne autour d’un des plus beaux quartiers de Paris.

Et que vois-je avec la levée du jour ?

Une belle crèche à l’ancienne publicité très colorée :

Des petites rues bucoliques qui me font revivre en province :

Et enfin la vitrine poétique d’une charcuterie dont le message m’enchante chaque jour :

Avouez qu’il y en a qui ont de la chance 😀

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Quand on se balade dans les rues, un des premiers trucs qu’on remarque, ce sont les taxis (et les voitures de police, mais ça on évite de les regarder trop fixement). Ici les taxis ont des dégaines de voitures de police allemandes tunées : ils sont vert et blancs pour l’essentiel, mais les propriétaires s’autorisent des fantaisies pour le bas du véhicule. On croise un peu de tout là dedans : un certain nombre a le volant à droite – des voitures importées de Dubaï – d’autres ont le pare brise fêlé, voire carrément absent, c’est à se demander où ils collent la vignette d’ailleurs.

Les taxis doivent représenter un bon quart de la circulation automobile de Djibouti-ville, mais on croise aussi un certain nombre de « bus » : ce sont des camionnettes qui suivent plutôt fidèlement leur itinéraire, qui accueillent des passagers sur ce trajet, et qui participent joyeusement de l’ambiance colorée des rues : ils sont généralement recouverts d’inscriptions en lettres rose bonbon et jaune, les rétroviseurs sont emmitouflés dans des caches en forme de fleur (cousus par une grand-mère oisive ? Je le croyais au début, avant de remarquer combien cet accessoire était répandu).

Avec la profusion de véhicules dans la capitale, la présence du port (centre économique du pays), du palais présidentiel, et de plusieurs ambassades, les routes sont en assez bon état… Ce qui n’empêche pas parfois de trouver des ornières de 50cm de profondeur pour 70cm de diamètre. Du coup tous les européens roulent en 4×4.

Les trottoirs de la ville sont larges, et offrent trop d’opportunités de se garer, s’asseoir ou installer un stand de vente pour que les djiboutiens gâchent cet espace en circulant dessus ; les piétons préfèrent circuler sur la route, traverser sans crier gare, et ne pensent pas à signaler leur présence la nuit par le port de vêtements clairs… Ici en tous cas on peut dire sans crainte que la route est à tout le monde.

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