Archives pour la catégorie “Vie professionelle”

Aujourd’hui pas de petit billet sympathique puisque demain c’est le derniers jours pour déclarer les recettes faites en tant qu’auto-entreprise du 1er février  au 30 juin 2009. Et oui, exceptionnellement cette année on pouvait déclarer le premier et le second trimestre d’une traite.

Personnellement j’étais fin prête : compta à jour, informations prises, etc.

Mais pour les autres je m’étais mise en tête de faire une fiche récapitulative. Toutefois je n’en ai pas eut le temps alors j’ai juste mis au point une explication (sous forme de tutoriel) sur la façon de déclarer ses charges et impôts. Il est disponible dans les  « fiches pratiques de tata Gima » ou directement à cette adresse:

http://www.mllegima.net/blog/declarer-ses-revenus-dauto-entrepreneur-tutoriel/

Comments 5 commentaires »

Allez, j’vous raconte un peu pourquoi je vais être charrette sur le blog ces prochains jours?

– Je part tout le week-end en reportage à Andorre. Je vais essayer de vous donner des nouvelles en live, comme à chaque vrai voyage, mais encore faudra t il avoir un accès au réseau français… Dans tout les cas on va vous raconter ça.

– Je suis jury au festival du film de Paris dans la catégorie « court métrage ». Et ça prend beaucoup de temps. On commençait jeudi 2 et ça occupe toutes mes après midi du 6 au 11 juillet. Remise des prix le lundi 13 au soir. Je vais essayer de couvrir ça comme il faut et je vous raconte tout ce que j’ai le droit de vous raconter sur mon twitter :p

– J’ai des échanges (enfin) sérieux avec une rédaction de magazine… j’essaie de conserver flegme et sérieux mais je crois bien que je vais être intenable si ça se confirme.

Bref, ça bouge beaucoup, manque plus que tout ceci porte ses fruits. 😉

Comments 7 commentaires »

Comme il y a une page permettant de me contacter par e-mail sur le blog, je reçois régulièrement des messages. Souvent ce sont des sollicitations commerciales mais aussi des commentaires individuels de personnes ne souhaitant pas répondre dans les commentaires.

J’essaie, dans la mesure du possible, de répondre à tout le monde (quoique j’ai décidé de snober les sollicitations d’échange de lien). Mais à force de cumuler ces messages, j’ai eu envie de créer une FAQ pour qu’on arrête de me poser les mêmes questions… Heureusement je suis trop flemmarde pour cela. Mais j’ai recyclé l’idée en montant une petite interview que je vous sers pour l’anniversaire. Celle-ci a été enrichie des questions qu’ont souhaité ajouter des amies et sert de prétexte au concours de tout à l’heure.

Si vous avez d’autres questions, vous pouvez les envoyer toute la journée, je les ajouterai en edit.

Que veut dire ton pseudo ?

Mon pseudo a une toute petite histoire, pas bien passionnante je le crains. En 2001 je voulais un pseudo original à utiliser sur le net car j’en avais assez de rencontrer des homonymes. Je voulais quelque chose de court, unique et qui change. En utilisant le verlan (on inverse l’ordre des syllabe d’un mot) j’ai fini par trouver le truc « magique » qui répondait à mes attentes.

Le Mademoiselle qui le précède vient de la période où j’ai acheté mon nom de domaine. Comme il existe une marque « gima » (ancienne moto) j’ai du modifier le pseudo pour avoir un nom de domaine non occupé.

Et voila.

Ton blog est il vraiment un blog influent ?

Si la question est « mon blog est il assez important pour pouvoir le monétiser auprès d’agences de pub ? » je dirais oui puisque c’est le cas. Mais ici rien des grosses machines de communication, c’est de la PME de quartier niveau économique :p

Si la question est « mon blog est il assez important pour influencer son lectorat ? » je dirais pas vraiment, même si les e-mails que je reçois régulièrement me laissent penser qu’il y a un impact pour les billets que je laisse ici.

Enfin, si la question est « mon blog a-t-il un trafic de visites suffisant pour s’estimer être influent » alors je répondrais non. Car s’il y a jusqu’à 500 visites par jour, je ne déplace pas les foules comme le font une Walinette ou une Pénélope. Le record de visiteurs uniques plafonne laborieusement à 821, donc inutile de se croire « influent » de ce coté là :p

D’où blogues tu ? C’est ton activité professionnelle ? Tu fais quoi d’autres dans la vie ?

Je blogue de chez moi, et pour faire dans la confidence il arrive plutôt régulièrement que je blogue en pyjama grossier, le nez dans mon café et les cheveux complétement en pétard. Ça n’a rien de l’image d’une working girl n’est ce pas ? 😉

Dans la vraie vie je ne vis pas de mon blog. Je suis libraire et assistante événementiel – au chômage, avis aux embaucheurs. Accessoirement je suis aussi archéologue, mais je n’ai pas mis les pieds sur un chantier depuis plusieurs années.

Par contre, ayant un statut d’auto-entrepreneur, j’ai aussi une activité secondaire pour les blogs avec des activités concrètes tel que le publi-rédactionnel, l’organisation d’évènementiel, la création et le design de site/blog.

Est-ce que t’as vraiment écrit un livre ?

Alors là faudra qu’on m’explique d’où vient cette rumeur…

Deux mails à ce sujet et aucune explication des sources ?

Alors non, je n’ai publié aucun bouquin. J’ai publié de petits articles scientifiques dans des revues thématiques, des textes dans des feuilles de choux locales, et même un peu de poésie, mais rien qui ait à voir avec un vrai livre.

Entendons nous bien, ça me ferait plaisir et tout mais… Si ça avait été le cas vous seriez déjà au courant :p Jusqu’alors je n’ai jamais réussi à finir à manuscrit ^^

Comment fait on pour trouver toujours quelque chose à dire ?

Oula, on n’a pas toujours quelque chose d’intéressant à dire. Même que parfois on se force à écrire quelque chose et ça fait un vrai flop. Mais en faisant preuve de curiosité et d’ouverture on finit toujours par extraire quelque chose. Meme si ce n’est qu’une petite anecdote, il suffit souvent de mieux regarder ce qui nous entoure.

Pourquoi n’y a-t-il plus de recettes de cuisine ?

C’est pas bien compliqué : j’avais plus le temps.
En bossant à temps plein et en ayant une vie sociale plutôt remplie, il a fallu faire des concessions. Résultat : plus de temps pour de la vraie cuisine.
Et puis faire la cuisine, les photos et rédiger la recette, mine de rien ça prend plus de temps.

Alors je ne dis pas qu’il n’y en aura plus, mais pas aussi souvent que lorsque j’étais célibataire au fin fond de ma province 😀

Qu’est ce que tu conseille pour que mon blog marche ?

Là franchement j’ai pas d’autres conseils miracle que celui de « se faire plaisir ». Après pour les règles de succès d’un blog, faudrait plutôt allez sur les site pour technos et wikio-philes.

Quels sont tes blogs préférés ?

A l’heure actuelle je suis 490 flux RSS. Je ne dis pas que ceux-ci sont tous exceptionnels, mais devoir sortir une brochette de « préférés » ce serait biaiser la question.

Je pense faire une liste de sites conseillés sur la prochaine mouture du blog, mais ça attendra cet été.

Pourquoi refuses tu les interviewes télé ?

Je pense l’avoir assez expliqué en fait, non ? Après un premier sujet télé, j’ai été effrayée par l’obstination des journalistes à vouloir nous faire dire ce qu’ils veulent entendre. Et après avoir vu le montage, j’ai été largement déçue. Donc je me méfie comme la peste des interviewes télé :p

Est-ce que bloguer ça a transformé ta vie ?

Je ne crois pas mentir en disant oui (même si c’est pas un re-born non plus). Bloguer ça m’a aidé à mieux m’exprimer, à communiquer plus efficacement (je suis dyslexique de base). Ça m’a fait rencontrer des mondes (professionnels) que je n’imaginais pas et à faire le tri dans les idées reçues. J’ai aussi rencontré pas mal de monde, appris à vendre un projet. Et enfin, bloguer depuis 6 ans ça m’a fait archiver des tas de souvenirs que j’aurais déjà oubliés sinon.

Comment vois tu la suite de ton blog ?

Je préfère ne pas prévoir. Je laisse évoluer les choses en essayant de maintenir la barre à bon niveau entre la monétisation qui tire sur le bas de la jupe et l’envie de faire tout et n’importe quoi.

Pourquoi as-tu plusieurs blogs ?

Parce qu’à force de parler de tout et de rien, on finit par faire un blog qui n’a plus d’identité propre, sinon celle d’amasser des tas de billets hétéroclites. Scinder les textes en fonction de leur thématique permet de garder plus de lisibilité et de se remotiver plus facilement. Quand un blog fatigue, on bosse sur un autre et ça permet d’entretenir la passion.

Ça te sert à quoi ton twitter alors que tu n’acceptes pas les lecteurs sur ton facebook ?

Alors déjà je ne refuse pas les « lecteurs » sur facebook. Mais je n’ajoute pas d’ami si je n’ai jamais rencontré la personne ou eu des échanges Web avec elle. Je trouve qu’il y a déjà assez d’inconnus dans mes contacts (et pourtant j’ai purgé en décembre dernier).

Twitter c’est autre chose. Ce que je lance sur twitter c’est comme une phrase dans un bistro : ça vire au public pour peu que quelqu’un l’entende. Donc pas de filtrage.

Comments Pas de commentaire »

Suite de l’article de la veille

De la relation avec les journalistes

Autre détail qui donne du poids aux crises d’égo du blogueur : les contacts presse.

J’ai fait écho deux-trois fois de contacts avec les journalistes, mais en vérité c’est quelque chose de beaucoup plus régulier. Le phénomène a même pris des proportions effrayantes au mois de février quand je recevais 2 ou 3 contacts par semaine. A croire que les agences de production se revendent leurs fichiers.

Image par Pénélope Bagieu

Et on a vite fait de découvrir qu’il va des journalistes comme des autres gens : il y en a des biens… et il y a les autres.

Heureusement (ou non) ma première expérience télé m’a vacciné contre les envies de recommencer. Le montage et la mise en scène est devenu ma hantise, car on découvre vite qu’on doit rentrer avant tout dans le “moule” de reportage qu’a prévu le journaliste ou son rédac chef. Ainsi,  d’un rôle de prescripteur on peut vite passer à celui d’un néophyte éclairé par les lumières du journaliste. J’ai failli retenter l’expérience télé par deux fois mais j’ai finalement décidé d’attendre un projet plus “porteur” que ceux qu’on me propose. Quitte à avoir honte de soi, autant que ce soit pour quelque chose qu’on apprécie vraiment :p

A côté de ça il y a les journalistes de presse écrite. Ceux là, je les préfère, car on est libre de dire ce que l’on pense et de la façon dont on le pense. La rigueur professionnelle les oblige à citer les propos sans les déformer, c’est beaucoup plus satisfaisant dans la forme. Le truc c’est qu’il est malheureux de constater qu’entre les recherches d’info et la publication papier il y a plusieurs semaines (voire plusieurs mois)  et qu’on a vite fait d’oublier qu’on a eu tel ou tel contact. :p

La collaboration presse et partenariat rédactionnel :

Derrière les journalistes viennent aussi les éditorialistes et les responsables de rédactions. Des gens qui débarquent par e-mail ou téléphone en toute bonne foi pour vous proposer de collaborer à leur rédaction, et ce quelque soit le support : web ou papier.

On se sent toujours très gratifiée lors que l’e-mail apparait. Mais lorsqu’il s’agit de rétribution ça devient vite la foire au illusions.

Je passe sur les propositions qui consistent à vous faire gérer la rédaction d’un site (quasi en son entier) pour le seul plaisir de l’avoir fait… Fin 2008 c’était très a la mode de voir des commerces vous démarcher pour leur faire du contenu à l’œil (ou si peu). Je ne relayerai pas davantage les problèmes des vrais magazines papier qui vous proposent de faire de la pige à l’œil ou pour 10€ et 20€ la page (alors qu’on parle en caractères entre gens sérieux) ; on en a très très bien parlé sur 20minutes, chez les blogueuses et même chez MRY.

En France il existe un emploi qu’on appelle “rédacteur web”, encadré par toute la législation du travail et qui consiste à créer du contenu. Ce que fait plus ou moins un rédacteur de blog ou quelqu’un qui fait du publi-rédactionnel. Il existe aussi le poste de “community manager”, plus polyvalent, qui fait aussi bien de la modération de forum, que de la création de contenu et de la communication par réseaux sociaux. Sachant cela, je demande toujours à ceux qui me proposent de faire ni plus , ni moins ces boulots gratuitement “Pourquoi devrais je le faire ?”. Et on me parle toujours de visibilité, de plus sur mon CV et vas-y que je te flatte l’égo et que je te vante nos qualités respectives.

J’ai fini par ne plus répondre à ces propositions plus ou moins louches (certaines boites ne sont même pas en France) et de ne faire “cadeau” d’articles que lorsque je crois vraiment au projet (Save My brain est un très bon exemple). Pour le reste je pèse le pour et le contre comme pour le publi-rédactionnel dont je parlais hier.

Comments 2 commentaires »

Évidemment le titre est un trait d’humour, je ne suis pas devenue riche grâce à mon blog, et je ne suis pas non plus devenue une star. Mais ce matin, j’ai trouvé l’envie de faire le point sur ce que m’apporte ma pratique régulière du blog.

De l’histoire de mes blogs

J’ai commencé à bloguer en 2003, à la base pour “essayer les blogs” puis pour raconter ma vie aux amis qui sont loin. D’années en années, le blog s’est transformé en méthode d’introspection, en exercice d’écriture, et en moyen d’afficher ce que je pensais.
En 2007 le blog a pris un virage lorsque j’ai rencontré la blogosphère. Jusqu’alors je bloguais plutôt dans mon coin. Rencontrer d’autres blogueurs réguliers m’a ouvert d’autres horizons et l’on est passé à un message par jour.

Depuis ça a été le retour à Paris et l’immersion complète dans le milieu blogosphérique, avec ses “presque strass”, nombreux cadeaux et propres repères sociaux.
Je considère qu’aujourd’hui je suis sortie de ces mirages (il aura quand même fallu une bonne année d’expérimentation :p)

De la monétisation des blogs

Depuis le moi de février 2009 je suis une “blogueuse professionnelle”.
Pour clarifier mon statut légal j’ai fait le choix de me déclarer en auto-entrepreneur afin de pouvoir toucher les “clopinettes” en euros que le blog peut rapporter, en toute clarté fiscale.

Toutefois, pour cette fameuse question de monétisation des blogs, j’aime à clarifier les choses… Les gens s’imaginent qu’on parle là de gros sous. Et quand on débute on pense exactement pareil. Seulement à 20€ le publi-rédac, on a vite fait de pourrir sa ligne éditoriale plutôt que de monétiser pour de vrai son blog… A elle toute seule la monétisation prend un créneau horaire sur la rédaction du blog car il faut savoir trier, négocier, refuser, re-étudier les offres. Et comme le blogueur vient parfois d’un milieu qui n’a rien à voir avec la com’ ou le marketing, il faut savoir se planter pour apprendre de tout cela.

En 2008, les publi-rédactionnels m’ont apporté une petite somme rondelette certes, mais n’équivalant guère qu’à un 13ème mois de mon salaire. Pas de quoi plaquer son job pour “vivre de son blog”.
Et je ne parle pas des articles que j’ai accepté de faire alors qu’ils ne correspondaient pas à ma ligne éditoriale, ou qui n’étaient payés qu’une misère.
Aujourd’hui j’ai appris de cette expérience passée. Et si je revendique une certaine monétisation du blog, ce n’est que pour adjoindre l’utile à l’agréable.
Visiblement ça marche puisque j’ai généré en 2 mois presque autant que l’année dernière en 8 mois, et que je n’ai plus d’e-mails incendiaires me traitant de “chacal du capitalisme” :p

Des cadeaux et exemplaires presses

A coté de la question purement pécuniaire, la pratique du blog m’a aussi apporté un trafic courrier/cadeaux record. Mes facteurs courriers et colis commencent à me connaitre assez pour passer uniquement les jours où ils me savent chez moi ^^

Et une fois encore, quand on ne vient pas “du milieu” de la com’ ou du marketing, on a vite fait de rêver à Noël tous les jours. Au mois de décembre dernier je tournais à un ou deux paquets par semaine… Aujourd’hui je ne compte plus vraiment.

Alors au début on ne se sent plus de joie, on se rêve prescripteur de tendance, blogueur influent, j’en passe et des meilleures. La gestion de l’égo fait partie intégrale de la gestion du blog :p.

Mais passé les premiers émois on réalise qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’objets qui prennent de la place. Et quand on déménage on se rend compte que ça prend beaucoup, beaucoup, beaucoup  de place. On comprend d’ailleurs mieux pourquoi tellement de journalistes revendent leurs exemplaires presse. Ah oui, parce que si dans le milieu de l’édition il est tabou d’admettre que les journalistes revendent d’occasion les livres qu’on envoie en exemplaire presse, dans le milieu de la beauté et de l’univers féminin c’est un secret de Polichinelle. Pour preuve : à réception d’un colis de nouveautés on attend 48 heure et on se connecte sur ebay. Et là, badaboum, on retrouve plusieurs exemplaires des produits reçus mis aux enchères. Limite s’il ne manquerait pas le numéro de la carte de presse sur chaque annonce.

Personnellement, revenue de mes rêves de “chroniqueuse VIP”, j’ai décidé de négocier avec ma moralité et d’offrir un traitement plus éthique à ces plus ou moins encombrants cadeaux. Puisque c’est mon audience qui me permet de recevoir tout ça, je rend à César ce qui est à César et offre les produits que je ne conserve pas aux lecteurs, par le biais des concours. On fait ce qu’on peut pour se raccrocher à son éthique :p Et si ces temps-ci vous n’avez pas vu grand chose à gagner, c’est parce que je stocke en prévision de l’anniversaire du blog en mai.

LA SUITE DEMAIN

Comments 4 commentaires »

Ce soir, à 17 heure pour être précise, je termine mon CDD.

Un CDD qui ne devait durer que trois mois et qui s’est allongé jusqu’à 9 mois. Un CDD fait de petits bonheurs et de grosses difficultés. Le premier contrat de ma vie où j’ai fini par perdre complètement confiance en moi, au point de prendre pour vérité tous les commentaires (parfois justifiés mais beaucoup plus souvent jetés à la volée) reçus. Un job qui m’a remis à la cigarette après deux ans d’arrêt, où j’ai pris 6 kilos avant d’en reperdre précipitamment 4. Un contrat qu’on m’a demandé de continuer parce que je bosse bien, d’abord 6 mois, revus à 2 mois devant mes projets contraires,  puis 1 mois devant mon refus, et même 15 jours à cause du planning difficile que pose mon départ… mais cette fois ci, je ne me suis pas fait avoir comme la dernière fois ;-) .

Marre d’être sans cesse sur les nerfs, à la merci d’humeurs instables et jugée non plus sur mon travail effectif mais sur des demandes qui changent incessamment de forme. Marre de perdre confiance en moi au gré des fautes que je peux faire à la suite des remises en question permanente. Marre d’avoir une humeur personnelle qui s’aligne au planning professionnel.

Malgré tous les énormes avantages de mon poste et une équipe sommes toute agréable (du moment où le “boulot” ne vient pas se mettre au milieu des conversations), je préfère me jeter sur le marché du travail plutôt que de continuer à me ligoter moi même. J’ai appris ce que je souhaitais acquérir en gestion et tache administrative, je me suis désormais prouvé que je savais et pouvais le faire.

Il aura fallu 6 bons mois pour me reconstruire une estime dans mon travail, et Dieux merci ma  gestion des blogs m’y a beaucoup aidé. Maintenant place à moi. Je n’ai guère d’appréhension face au probleme du chômage, peut être à tort, mais je suis tellement soulagée d’en finir avec cette période de remise en question permanente que c’est un plaisir d’envisager de rester chez moi le matin sans avoir à me demander ce qui va me tomber sur la tête dans la journée. Et s’en est aussi fini de trembler devant mon téléphone quand il sonne en soirée ou le weekend avec un numéro masqué.

Ce billet du jour a peut être l’air d’un règlement de compte et pourtant ce n’en est pas un : c’est juste une profonde expiration qui suit cette énumération de faits. Un souffle qui se veut comme l’on ferme une porte : on regarde derrière soi, on éteint la lumière et on sort. Il reste des papiers (et un solde de tout compte) à faire mais je suis heureuse d’en avoir fini, fière d’avoir mené mon contrat (moral et légal) à terme, et pleine d’espérance vers ce qui va se passer maintenant.

J’ai aussi clarifié mes souhaits pour mon avenir professionnel, et sans vouloir passer en blogueuse pro à plein temps (douce utopie), je pense qu’il est temps d’obliquer gentiment vers du web-consulting pur et du rédactionnel pro.

Mais en attendant : vacances !

Comments 9 commentaires »

Bon il est temps quand même de faire un point sur le fameux statut d’auto-entrepreneur. Après tout, ça fait plus d’un mois que le statut existe et c’est du grand n’importe quoi.

Je vais donc vous raconter “les aventures de Mlle Gima et le statut d’auto-entrepreneur

Il était une fois une jeune fille dynamique qui arrondissait ses fins de mois par l’usage du net, en faisant un peu de publi-redac par ci, et en montant des blogs par là. Or, quand le Royaume où elle habite se rendit compte des sommes formidables que ça rapportait à Mlle Gima, cumulées à celles de la pléiade d’autres bénéficiaires, il décida “d’offrir” un statut pour mieux les encadrer et récupérer au passage les charges sociales correspondantes.

  • Acte 1 : Mlle Gima et la CCI

Mlle Gima étant une bonne citoyenne elle ne s’en offusqua pas et attendit le 1er janvier pour faire sa déclaration. Ce qu’elle fit en tout franchise et sans cacher le moindre petit revenu. A la suite de ça, Mlle Gima attendit patiemment devant sa boite au lettre. Mais une semaine plus tard ce ne fut pas son dossier de validation qui lui revint mais bel et bien son dossier d’inscription. Car la “guilde des commerçants” (CCI) lui appris qu’elle n’avait pas une activité commerciale mais une activité libérale. Et on lui indiqua les service de l’URSSAF où son dossier était renvoyé.

  • Acte 2 : Mlle Gima et l’URSSAF

Malgré la phrase énigmatique qui lui affirmait que son dossier était transmis, Mlle Gima préféra renvoyer un autre dossier (avec une date de début d’activité au 01 février) à l’URSSAF.
Et elle attendit, attendit, attendit… Elle attendit tellement qu’elle rendit visite à l’Urssaf qui lui dit que les dossiers étaient en attente et qu’il fallait appeller un numero surtaxé pour avoir des infos.

  • Acte 3 : Mlle Gima et le numéro d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur

En appelant le numéro surtaxé elle expliqua qu’elle ne comprenait pas pourquoi une autre blogueuse de gironde avait vu son dossier passer alors qu’elle continuait, elle, d’attendre le bon vouloir des urssaf. Le monsieur dans le combiné lui précisa que sa déclaration indiquait qu’elle faisait de la programmation informatique et donc qu’elle était libérale et qu’elle devait attendre le décret d’application de février ouvrant le statut d’auto entrepreneur aux professions libérales. Et puis que les URSSAF de Gironde c’étaient rien que des paumés qui s’étaient trompés dans la validation.

  • Acte 4 : Des abîmes administratifs aux affres de l’incertitude

Entretemps Mlle Gima se mit au tricot pour s’occuper pendant qu’elle attendait. Elle discuta avec un médecin qui revenait des URSSAF pour un autre problème, celui ci lui raconta les propos d’un employé des URSSAF qui se plaignait d’être débordé “à cause de ces déclarations d’auto entrepreneur. Vous comprenez il en arrive sans cesse, mais nous, comme on a pas été formés, on refuse de les saisir. Alors on les entasse par ordre d’arrivée dans une pièce qui se remplit petit à petit.”
Apprenant cela Mlle Gima fit encore plus la tête.

  • Acte 5 : Mlle Gima et l’étrange résolution

Pourtant, le lendemain : lundi 02 février, Mlle Gima reçu dans sa boîte aux lettres son numéro de SIREN. Mlle Gima était désormais auto-entrepreneuse avec pour activité principale “programmation informatique”. L’histoire ne dit pas encore si celle ci est bien libérale et quel fut son dossier pris en compte (visiblement c’est le second dossier) mais en tout cas celle ci est bien immatriculée et peut désormais facturer !

Morale de cette histoire :

Tout vient à point à qui sait attendre

Avec l’administration il ne faut perdre ni sa patience, ni son latin, ni sa motivation et se tenir tout le temps au courant en continuant à prier pour un miracle économique administratif.

PS : A n’en pas douter, je m’attends quand même à d’autres soucis :p

Comments Pas de commentaire »