Ce ne sera pas une surprise pour mes proches : les produits de beauté j’en ai pas, ou presque. C’est à dire que c’est comme le maquillage chez moi : ça suggère un geste répétitif qui demande effort et concentration pour un résultat rarement satisfaisant. Donc au final c’est le minimum syndical.

Mais ça c’était déjà le cas avant mon adoption de la cause « bio et naturel ». Même si désormais c’est un peu démago de dire qu’on fait dans le bio, voila 4/5 ans que j’achète dès que je le peux du produit bio et quasiment toujours du produit « naturel » (comprendre avec utilisation minimale de produits chimiques). Je ne vais pas non plus vous casser les pieds avec mon obsession de la production locale, on n’est pas là pour ça.

Mais voila, quand on jette un coup d’œil au contenu des produits de beauté ça fait froid dans le dos, surtout sur la question des parabènes.

Quoi que c’est parabène?

Les Parabènes sont un groupe de produits chimiques largement utilisés comme conservateurs dans l’industrie cosmétique et pharmaceutique depuis plus de cinquante ans pour empêcher la croissance des champignons et des bactéries. En 2006, on peut en trouver dans plus de 80% des produits de beauté dont des shampoings, des crèmes hydratantes, mousse à raser, gels nettoyant, lubrifiants, etc. Ils sont aussi utilisés comme additifs dans certains aliments[1] et comme plastifiants pour certains polymères. (Cf Wikipédia)

De quoi on les accuse ?

Une étude britannique de 2004 a relié la présence de parabènes dans les tumeurs cancéreuses du sein et en a tiré (de façon scientifique) une possible relation entre la présence de parabènes dans le tissu mammaire, leur activité œstrogénique et l’induction de cancer du sein.

D’autre part une autre étude (dont j’ai pas les sources) semble mettre en évidence la relation problématique parabènes/fertilité masculine, toujours à cause de l’effet oestrogénique.

L’agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) s’est saisie de l’affaire et a conclu qu’on pouvait continuer à les utiliser mais qu’une mission de sureté continuait une veille scientifique et technique sur le coté.

Ça c’est pour le coté officiel. Seulement quand on voit le problème de l’aspartame, on en vient à suspecter un iceberg sous les quelques phrases rassurantes aperçues ici ou la.

Gima étant limite un peu parano sur ce qu’on lui fait avaler, elle a facilement dérivé aux produits sans parabène (toujours) dans la limite des possibilités.

 

Ainsi mes produits de beauté sont essentiellement des produits de la marque Welleda, des eaux florales ou des choses entièrement naturelles (poudre d’argile etc) . Pour le chéri c’est un poil plus compliqué car les crèmes pour hommes sont rares et rarement agréables. Et pour ce qui est des produits d’hygiène je vous en parle même pas… La vrai croix avec bannière incorporée.

 

 

Du coup c’est quotidiennement un casse tête et un louvoiement entre ce qu’il faut (se nettoyer, se pomponner un minimum, des produits qui respectent ma peau difficile), ce qu’on veut (du beau, du bio, du propre, du pas cher), et ce qu’on trouve (du cher, du plein de chimie, du disponible).

 

Je ne sais pas si d’autres ont aussi cette lubies et dans ce cas comment faites vous pour les produits d’hygiène. Mon copain accepte relativement bien mes idées à ce sujet mais globalement mes potes se moquent toujours un peu de moi avant … de me demander un peu plus d’infos.

5 réponses à “Problème de parabène”
  1. Charlotte dit :

    Je comprends bien, j’essaye moi aussi d’éviter les produits chimiques et autres dérivés du pétrole dans les produits d’hygiène. Je suis passé récemment au shampooing 100% bio et je viens d’acheter un gel douche également bio. Le test sera publié sur mon blog dans les jours prochains… 😉

  2. Natacha dit :

    ça fait depuis 2-3 ans maintenant que je passe progressivement au Bio et au sans parabène (Body Nature, Melvita, Weleda..), voir fais maison (la macération de mon huile de massage se termine d’ailleurs, vais pouvoir tester). J’en suis satisfaite. C’est un autre mode de vie. Produits souvent plus chers (quoi que l’écart devient moins flagrant qu’il a été je trouve), mais plus concentré, donc usage réduit, efficacité égale voir parfois supérieure aux produits pétrochimiques… par exemple pour les problèmes de pellicules je suis bien plus satisfaite des résultats du Bio que ceux des shampoings autres. Après, c’est à chacun de voir selon son budget, ses besoins… Le regard des autres en effet est parfois gentillement moqueur, tiens celle-là c’est une « écolo ». Une étiquette est vite collée sur le front. Mais c’est probablement comme ça pour chaque personne qui ne fait pas « comme tout le monde » et qui amorce un changement… ça dérange, ça interroge, ça pose questions, ça bouscule les idées bien établies sur lesquelles ils se reposaient confortablement…. ENVOYE SPECIAL avait fait un super reportage sur le sujet en mars 2005. Il y a un résumé texte ici :
    http://www.feve-vendee.org/pages/articles/cosmetiques-question.htm

  3. Francis dit :

    Force rose ? C’est toi ?

  4. Delphine dit :

    Je suis une adepte des produits bio en général, que ce soit autant pour l’alimentation que pour la cosmétique.
    Je suis récemment passée au stade « fabrication maison ». Autour de moi, les gens sont intriués, mais personne ne se moque!

    • Gima dit :

      Delphine »
      J’avoue que pour l’heure si j’ai des recette et que je faisait, avant, du baume de lèvre à la rose je préfère maintenant passé par une boutique :p
      E, plus avec le salon « vivez nature » qui arrive je suis d’autant plus glandeuse *coupable*

  5.  
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