C’est mon premier voyage en Afrique, je vais donc certainement passer par un certain nombre de lieux communs dans les notes à venir, mais bon…

Ici le dépaysement est total.

Première évidence : Djibouti est un pays pauvre. En se baladant, on voit partout des désœuvrés. La plupart trompe l’ennui en mâchonnant du kat. Près des usines et des chantiers on croise des ouvriers en tenue qui espèrent se faire embaucher. Il semblerait que l’embauche se fasse à la journée, le CDD minimal et sans prime de risque quoi.

On croise aussi beaucoup de vendeurs de rue, installés sur un tapis ou directement assis sur leur glacière, vendant qui de la nourriture et des boissons plus ou moins fraîches, qui des articles d’« artisanat local », qui du kat…

Et enfin on croise des chouffes. Ce sont un peu des hommes à tout faire, leur travail variant selon l’employeur. La plupart sont gardiens d’immeuble ou de résidence : ils attendent devant la maison, repèrent les va-et-vient, punissent les éventuels voleurs qui se font attraper, ouvrent les portails, montent les courses et nettoient les voitures. D’autres attendent en ville pour « aider » les gens à se garer. Leur donner un pourboire assure la protection de la voiture en notre absence, ne pas en laisser est la source quasi certaine d’incidents malheureux pour le véhicule.

Autre signe notable de pauvreté : les rues sont très sales. Outre les sacs poubelles et les ordures qui volent un peu partout, on trouve des zones décharges à plusieurs endroits, entre les bâtiments en construction. Ces zones servent de douche / WC aux chouffes du coin pendant leurs heures de services. Apparemment il est commun ici de déféquer dehors. Et encore je parle ici des quartiers riches, je n’ai pas encore vu les bidonvilles de près.

Ces décharges sont aussi des sortes de cantines pour les chèvres locales, qui manifestent encore une fois cette capacité incroyable à manger de tout.

A ce propos on est surpris par les animaux qu’on peut voir se balader librement en ville : les chats c’est normal, les chiens aussi, quoique là ils soient la plupart du temps sauvages, les rats on s’y attendait, la profusion d’oiseaux colorés aussi, mais les dromadaires… Tout comme les chèvres, ils doivent certainement avoir des propriétaires, mais on ne les voit pas. Je croyais pourtant que le proverbe disait : « Prie Dieu, mais attache ton chameau », décidément on nous ment jusque dans l’importation des dictons étrangers…

Une réponse à “Dans les rues de Djibout’”
  1. LaTomate dit :

    Wellcome to le thiers monde… je connais, l’Egypte est un peu pareil, en fonction de la où on va 🙂

  2.  
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