On avait senti venir le coup avec l’arrivée de la présidence blingbling, mais on a voulu croire que ça s’arrêterait aux apparences. Or, depuis cet été (je sais, je minore) c’est florilège. Les plus hautes fonctions de l’Etat semblent ne plus savoir ce qu’est la politique et confondent allègrement démocratie et démagogie.

Le thème du sécuritaire leur fait désormais perdre la tête. Et vas-y que j’accuse les gens en caravane à la sauce « c’est eux les vilains ». Et si on nous dit que c’est la faute de l’état alors, on répondra « c’est la faute des maires qui veulent pas acheter de caméras de surveillance »2.

Mais franchement, on en est où là ?

Personne ne leur a dit que les ministères sont censés être au-dessus de la « sagesse populaire » ?

Un homme d’état ça doit réfléchir, peser le pour et le contre (c’est pour ça qu’on leur paye des conseillers) et trancher pour le bien commun. Mais là, avec leurs déclarations spontanées et la presse qui leur assure le suivi, on va-t-on ?

Droits à l'image : AFP/SEBASTIEN BOZON

L’exécutif ce n’est pas secret story, et ce serais bien que le législatif ne confonde pas avec la star academy !

4 réponses à “Quand la politique s’oublie”
  1. Etincelle dit :

    Une petite voix au fond de moi ne peut pas s’empêcher de dire que cette attitude « impulsive », ça permet de faire diversion pour qu’on oublie les derniers scandales…

  2. rhizome dit :

    Y’a plusieurs raisons:
    – Sarko dévisse dans les sondages. Il veut donc « reprendre son rang ». Comme ça marchait avant, il essaie de recommencer en flattant l’extrême-droite (ou un irrationnel « raciste » présent dans le subconscient de chaque citoyen).

    – le sondage de l’IFOP si célèbre sur les déchéances de nationalité, etc., paraissait aller dans le sens du gouvernement, donc ils ont voulu accélérer la charge pour amplifier cet effet

    – la préparation de la campagne présidentielle de 2012 (qui contient les autres arguements, de fait)

    – le bilan catastrophique du gouvernement et du président en matière de sécurité, comme en matière économique et sociale.

    – c’est une manière de détourner l’opinion publique des questions que ladite « opinion » préférerait voir traiter: chômage, insécurités sociales de tous types (santé, éducation, etc.), la crise, le pouvoir d’achat, etc.

    – et faire oublier les problèmes de corruption et de collusion entre la finance et les hautes sphères de l’Etat…

    Ensuite et enfin, faut signaler qu’il y a l’amalgame entre l’étranger et l’insécurité, et c’est quand même sacrément nauséabond… « Voyou ou français, il faut choisir », comme dit le monsieur sur la photo…

  3. Natacha dit :

    C’est ce que je me disais en ce moment, tu m’as devancé sur le coup de gueule, mais ça me démangeait le clavier d’aller leur dire de « tourner 7 fois la langue dans leur bouche » avant de l’ouvrir pour dire des….[bip]….. :p

  4. bertfromsang dit :

    chère natacha, il y a bien des années, j’ai connu un prof de lettre qui affirmait même qu’il valait mieux tourner sept fois la langue autour de son oreille, avant de l’ouvrir…

    sinon, en ce qui concerne les membres de ce gouvernement,empruntant à un célèbre philosophe de vespasienne, je dirais ceci: « quand on en croise un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème. »

  5.  
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