A chaque fois que je sors la boite à cirage, j’ai l’impression de basculer dans un autre temps mais surtout une autre perception.

J’avais déjà fait un petit billet d’humeur sur la beauté de ces gestes qui sont un art de vivre derrière un geste anodin.
Mais à chaque fois qu’il faut « cirer, brosser, astiquer« , j’ai ce sentiment de faire une pause dans le roulis infernal du quotidien.

C’est comme un tableau caché dans un jeu. D’un coup, le temps est suspendu et le regard ne s’arrête plus sur l’ensemble mais sur les détails qui se cachent derrière chaque chose.

En prenant le temps de « consulter » le cuir d’une paire de chaussures, j’accorde soudain du temps à celles qui me portent, à ce qui me protège, à ce qui dispense le confort nécessaire à l’oubli de ce qu’elles apportent.

Je « vole » du temps à la vie de tous les jours pour regarder l’autre côté de la pièce et rendre grâce à ce que l’on oublie et qui pourtant fait ce temps que l’on consomme.

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