Archives pour mars 2008

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Olivier Martinez a eu gain de cause dans l’affaire qui l’opposait à PresseCitron par le biais de Fuzz.

Pour ceux qui ne suivaient pas l’affaire vous pouvez regarder les différentes étapes du problème en suivant les liens (début, épisode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4, épisode 5, épisode 6).

En gros pourquoi ça me fait réagir? Parce que ça veut dire qu’à partir de maintenant ont est réellement responsable aux yeux de la justice de tout ce qu’il y a sur notre blog, même si ce n’est qu’un lien, même si ce n’est qu’un flux sur un agrégateur. Nous sommes juridiquement imputable des commentaires laissés par les visiteurs, les propos tenus sur des blogs dont le lien s’affiche, etc…

Ce n’est pas de la censure qui vient ainsi réduire la liberté d’expression, c’est la peur d’être imputable qui va créer la pire des censures : l’autocensure.

Certes, remettre les gens dans leur costume de personne responsable n’est peut-être pas une mauvaise chose, MAIS désormais il va falloir s’enrouler d’une batterie d’avertissements sur chaque message ou lien… Outre la chasse aux sorcières (on doit surveiller toujours ses voisins et ce qu’ils disent), on en arrive à un système complètement absurde : un message stéréotypé nous protège d’un crime passible d’une lourde amende ? Que change ce message aux contenus des liens et flux RSS présentés ?

Mon chéri m’a dit un truc à ce sujet et je voudrais clore cette note dessus: « On en arrive à un système à l’américaine où on peut tout dire si on se protège, et rien si on ne met pas de pincette, bienvenue dans un monde absurde. En tous cas internet tient ses promesses : le monde est plus petit, on vient encore de se rapprocher de la Chine. » Tout est dit.

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Résumons la situation voulez vous… nous sommes le 20 mars 2008, je suis assise dans le TGV EST n?2419 à destination de Strasbourg. Je suis en sueur, essoufflée, sur les nerfs et la bouche remplie de macarons qui collent au dents.

Comment se fait-ce me diriez vous ? Et bien, j’essaie de mettre mes souvenirs en ordre pour vous expliquer, mais j’avoue que c’est un peu en fouillis. Laissez moi boire une gorgée d’eau pour me calmer…

Voilà.

Donc ce matin, huit heures, je me réveille heureuse de me sentir en forme. France Inter me signale que Chantal Sébire, atteinte d’une maladie orpheline et qui demandait à mourir, a été retrouvée morte hier soir. J’apprends aussi qu’un club de cinquième division a battu un club de ligue 1 au foot. Voilà de quoi bien commencer une journée…

En plus mon sac de voyage est prêt, ainsi que ma tenue, mon sac à main, et même mes billets de train. Il ne me reste plus qu’à lancer la cafetière, regarder mes mails et déjeuner tranquillement avec mon chéri.

J’ai le coeur à sourire, d’ailleurs aujourd’hui c’est le jour « du macaron solidaire ».

Je vous avais déjà fait une note à ce propos, les pâtissiers du club font spécialement ce jour un macarons dédié dont la vente rapporte un euro à l’association d’aide des malades atteints de maladies orphelines.

La veille j’ai donc checké les participants pour voir qui serait ouvert assez tôt. Mon train étant en partance pour 10h24 tandis que la plupart des pâtissiers ouvraient à dix heure, c’était galère.

Finalement j’ai trouvé quand même Laurent Duchêne. Ouvert dès 7h30, c’était parfait.

Donc à 9 heures, Chéri et moi partons prendre le métro. Chacun dans son sens, on se fait une bise et c’est parti.

J’arrive à Nation deux minutes après, je monte dans le métro 6. 9h16 je suis à Glacière, c’est parfait. Je cours chez le pâtissier à l’aide de mon plan de Paris. Coup de chance : je tombe sur Laurent Duchêne en personne, avec qui je cause quelque temps. J’ai le droit à la dégustation de la recette de la journée. Fraise, menthe et framboise, j’avoue que je ne suis pas fan mais ça se laisse bien manger.

 

ARGH! Putain de disjoncteur à la con !!! Les gros mots c’est mal, mais vous allez comprendre après !

 

Donc j’achète un gros macaron individuel à 2€80, dont un euro revient à la fédération des maladies orphelines. Sachant que c’est au même jour que le décès de mme Sébire, je trouves la coïncidence bien tombée ; ça encourage au don, même si, personnellement, à ce prix là je n’achèterais pas un macaron en temps ordinaire.

Et puis tiens, puisque j’ai fait le déplacement, autant en profiter pour prendre une boite des macarons maison pour gouter. A un euro pièce ça reste correct et au moins mon avis sera fait.

Je paye, je dis au revoir, je félicite pour la campagne et roulez jeunesse : direction le métro pour la gare.

Là je poirote un peu parce que la première rame à passer est bondée. Dix minutes après je monte dans ma rame quand -stupeur- je réalise que je vais à gare de Lyon alors que j’aurais du aller à gare de l’Est. Une horrible sensation froide me descend le long du dos…

Il me reste 27 minutes pour faire Glacière à Gare de l’Est.

Je saute de la rame pour aller attraper le métro dans l’autre sens, je descends à Denfert-Rochereau pour prendre le RER B et traverser le plus vite possible Paris. Notons qu’à ce moment il est 10h03 et que mon train est à 10h24.

Je suis déjà dans un état de nervosité avancé. Il faut que je me calme, je ne trouve rien de mieux pour me détendre que de baffrer le gros macaron. Des amis peuvent témoigner : le macaron c’est mon lexomil à moi.

Seulement je suis plutôt déçue : il est bien plus écœurant que la version mignardise. L’arôme de menthe est trop fort, la crème trop épaisse et j’ignore à quoi est le macaron proprement dit.

Arrivée gare du Nord : 10h13. Je me précipite en direction de métro 4. J’aperçois le 5 juste à coté, je vole par dessus les marches pour atteindre le quai et je me jette dans la rame : il est 10h14. J’ignore comment je vais aussi vite mais dans le métro je trépigne comme jamais.

On arrive à la station gare de l’Est, je jaillis du wagon et me précipite vers la gare, qu’importe ce qui se trouve sur mon chemin. Je ne me rappelle pas avoir couru depuis plusieurs années, ma gorge et mes poumons hurlent leur indignation face à pareil traitement. Et pourtant je ne fume plus…

Enfin, hourra, j’arrive sur le quai quand retentit l’annonce du départ. Avec accord du contrôleur je saute dans une rame qui n’est pas la mienne et là, je m’effondres.

Je réalise que mon épaule est brulante du poids porté et que mes poumons se tranforment en tuyauterie chauffée à blanc.

Mais qu’importe, je suis dans mon train, à l’heure. Même pas loupé.

 

 

Bon… pour abréger le récit, faut savoir que l’heure qui a suivi j’ai réalisé que je n’aime pas du tout les macarons de Laurent Duchene. Les parfums ne sont pas à mon goût, la crème est écœurante et, en plus, certains macarons sont desséchés tandis que d’autres collent aux dents. Heureusement, le citron et la nougatine s’en sortent bien. Mais personnellement je préfère les chose plus légères…

Et pour améliorer le tout, le réseau Wifi du TGV ne fonctionnait pas et la prise à laquelle je suis obligée de me brancher (la batterie du portable ne fonctionne pas en autonome) disjoncte toutes les sept minutes. D’où le fait que j’ai fini cette note à la main avant de la taper le soir, à maison.

Bref, ce fut intense et plutôt nerveux… j’ai bien cru que j’allais tuer une personne ou une autre (pauvre serveur du wagon bar, j’ai du lui faire peur quand il m’a annoncé le prix de la bouteille d’eau -pour me rincer les dents-)

Mais au moins j’en ai tiré une belle histoire… celle que j’appelle « là où ma gourmandise a failli me perdre ». (En plus, la déception des macarons m’a appris que la gourmandise pressée ne paye jamais, mieux vaut être sure d’avoir le temps pour apprécier et ne pas regretter).

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En me promenant dans le Marais l’autre jour je suis tombée sur cette vitrine de boulangerie :

Inutile de dire que j’ai tout de suite fondu devant tant de mignardises. L’association couleur/forme/texture agrémentée de ses formes infantilisantes et pleines de promesses sucrées a rempli parfaitement son office : j’allais me jeter dans la boutique pour « tout » acheter quand le Choupi m’a rattrapée par la manche. Il m’a remise en face de la vitrine et m’a montré les prix.

Effectivement, c’est peut être correct pour le quartier mais un euro plus cher que dans le nôtre. Donc bon, un gâteau reste un gâteau ; je dois apprendre à me maitriser.

(si je me le répète assez je finirai par y croire…)

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Quand j’étais encore à la fac, j’étais inscrite par hasard en Grec Ancien. Ne me demandez pas ce qui m’avais pris de m’inscrire là ; ma mémoire a depuis formaté tous les souvenirs reliés à ce choix. Tout, sauf un : le voyage de découverte de la Turquie.

Car oui figurez vous que le grec ancien aime à se promener en Turquie et y laisser des tas de petits souvenirs (ruines, stèles, artisanat et édifices).

Bref, pour être venue au cours pendant tout le trimestre et m’être délestée d’une somme forfaitaire j’ai pu partir 10 jours en Turquie pour découvrir le pays et son histoire. Vu que j’étais en fac d’archéo, le voyage était surtout dédié aux « vieilles pierres » de la Turquie, mais je n’en garde aucun mauvais souvenir.

Quant on m’a proposé un billet sponsorisé pour parler de la Turquie je me suis dit « chouette j’vais ressortir mon carnet de voyage de l’époque ». Ça c’était une mauvaise idée car c’est le voyage où j’ai pris le moins de notes et de photos.

Donc on va faire avec les souvenirs.

Ce voyage c’était la première fois que je sortais de l’Europe et que je partais avec un tour operator. Du coup j’avoue que j’me sentais un peu embrigadée mais au final, vu que je ne parlais ni la langue ni l’anglais, ce fut plutôt confortable. En plus, avec les kilomètres qu’on s’est mangé, j’avoue que les deux chauffeurs qui se relayaient et qui connaissaient les bons restos c’était plutôt pratique.

Notre circuit commençait à Ankara et de là on a enfilé les sites à toute vitesse, du coup j’ai un souvenir assez flou de l’ensemble. Trop de temps dans le bus, et trop de sites je crois…

Pamukkale et Hieropolis (les deux sites sont très proches) fut l’un des endroits que j’ai préféré. On y trouve un site archéo et surtout un énorme cimetière qui précède un site balnéaire absolument fabuleux. L’eau qu’on y trouve est agréable à la baignade et ce décor naturel est grandiose. Dépaysement intéressant mais dommage que ce soit si « touristique ».

Ephèse est à visiter, que ce soit le site archéologique ou le musée. On s’en met plein les yeux et la bibliothèque permet de se faire une idée beaucoup plus concrète de la grandeur de l’époque. En plus on y trouvera la première « publicité » du monde avec la pub d’un tripot gravé dans une plaque de trottoir. Je recommande aussi l’achat d’un tire bouchon de la mascotte locale aussi, c’est de très bon goût :D

 

On avait dormi à Kusadasi, ville que j’avais trouvée très bruyante mais à proximité de laquelle on a pu voir la maison où Marie (la mère de Jésus) a fini sa vie. Le fait de toucher du pied un endroit où a vécu un personnage biblique, personnellement je n’arrivais pas à le réaliser.

Le problème c’est qu’à force de voir des ruines, on finit par complètement zapper celles qu’on continue à voir tout au long du séjour. Par exemple Antalaya ne me laisse aucun souvenir.

Par contre l’un des sites qui me reste vraiment en mémoire est celui de Catahöyük. Malgré mon cursus en archéo, je n’en avais jamais entendu parler, mais sur place c’est comme une grosse baffe historique quand on comprend vraiment où on se trouve.

En fait Catahöyük est le plus ancienne « ville » du monde. C’est un regroupement humain qui date du néolithique et où l’on peut admirer les restes des objets de culte, les reliefs d’urbanisme etc. Même si l’histoire très ancienne ne vous intéresse pas, je vous recommande quand même d’y passer, surtout avec des enfants, c’est quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours ! Et puis mince le terme de « ville » n’est vraiment pas choisi au hasard !

Pour les photos je vous recommande aussi le site d’Eflat. On y trouve des sculptures à proximité de grand bassin d’eau. Très chouette, surtout au soir couchant. Le truc c’est que des familles vous y attendent de pied ferme pour vous vendre leur tricot…

Tiens on a aussi visité l’ancienne capitale Hittite qui m’avais marquée parce que j’adore leur écriture et qu’ils avaient un goût prononcé pour la sculpture « qui en jette ». Il leur arrivait ainsi de sculpter des reliefs près des routes de l’époque pour marquer leur territoire, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils aiment que cela se voit de loin.

 

 

De la Turquie plus globalement j’avoue que je préfère largement les cotes au centre du pays. Les vallées vertes qui partent des cotes sont d’ailleurs à regarder pendant le trajet, car on peut vraiment apprécier le système de culture. Dès qu’il n’y a plus d’eau on change de monde.

Les hôtels étaient globalement très corrects, mais hors des sites touristiques et des villes qui les côtoient j’ai trouvé les gens assez fermés dès qu’on était en groupe.

L’une de mes camarades était turque, donc on a pu faire des promenades moins touristiques et se risquer par exemple à prendre l’un de leurs étranges taxis :D Une camionnette entièrement décorée de fleurs en plastique et d’ouvrages au crochet, très drôle.

Par contre dès qu’on était en hôtel de tourisme côtier c’était vraiment la classe. De grandes chambres, des plages superbes, le « classique » parasol en feuille de palmier et des cocktails qui tuent tout.

Depuis j’ai souvent réfléchi à l’idée de retourner en Turquie. J’avoue que n’ayant pas mis les pieds en Cappadocce j’aimerais franchement y aller. Après tout, les cartes postales donnent vraiment envie et … c’est le décor naturel de Turkish StarWars aussi ! :D

Mais pour les prix c’est autre chose. Sachant que je ne pourrais pas me débrouiller pour la langue locale j’ai toujours cherché des « circuits ». Mais après avoir étudié un peu la question, j’ai remarqué que les clubs de Turquie semblent moins chers. Par exemple, look voyage (qui sponsorise l’article) propose souvent des séjours à Bodrum. Je ne connais pas la ville mais à voir les photos on trouve un esprit beaucoup plus « bord de mer » que les sites que j’avais vus à mon premier voyage en Turquie.

La seule fois où je suis partie en club c’était à la montagne, donc la formule ne m’avait pas posé problème puisqu’on vient pour rester sur place. Dans un pays comme la Turquie j’ignore si j’aimerais. Je viens plus pour visiter que pour m’offrir des vacances de club.

En étudiant leur formule j’ai vu qu’on peut prendre une semaine au Club Bodrum et faire des excursions vers les sites touristiques (notamment Hieropolis et sa source) donc pourquoi pas.

Quelque chose me dit qu’il faudrait essayer avant de juger (avis aux riches mécènes) mais si je peux me permettre un avis : mélangez.

Les meilleures vacances en Turquie à mon avis sont celles où vous mélangez les circuits découvertes et les temps de repos/glandouille. J’ai adoré le circuit mais il manquait cet espace dédié aux vacances qui permet de digérer tout ce qu’on a vu.

En plus, la nourriture turque : miam !

(attention : les photos contenues dans l’article ne sont pas de moi mais de planet-turquie-guide.com)disclaimer

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Dans ma famille, on fait à manger. Bon, dans la semaine, il n’est pas rare de faire à manger en décongelant un truc avant de le mettre à chauffer. Mais voila, le week end on prend la peine de « faire à manger » au sens de « s’adonner à l’alchimie culinaire consistant à mélanger des ingrédients et agir sur leur nature par cuisson et manipulation ». Bref, on fait dans la bonne bouffe.

L’autre jour, c’est le chéri qui s’est senti pousser des ailes à l’idée que je puisse manger de la mousse au chocolat sans bafouer mes interdits alimentaires. Il s’est lancé avec bravoure dans la recette de ladite mousse et a rendu une épreuve finale plus que conséquente. Rien qu’à la voir dans le frigo on savait déjà que ça allait être bon.

Arrive le repas et la fin de celui-ci. L’horloge ne se met pas à sonner pour mettre en valeur le coté dramatique de l’instant mais c’est le moment d’aller chercher le dessert. Je m’en vais à la cuisine, sort la mousse du frigo, prends des cuillères et… mets la touche finale.

C’est ainsi que lorsque je sers le Choupi reste tout interloqué devant un élément très perturbant à ses yeux : ladite mousse ressemblait à ça :

Bah oui, dans ma famille, une mousse qui n’a pas sa trace de doigt ne peut pas être une « bonne mousse ». Et qu’à cela ne tienne, on mesure souvent l’indice de raffinement du dessert par le temps que mettra la trace de doigt à apparaitre à sa surface.

Ici le lecteur attentif aura remarqué que j’ai attendu la dernière minute pour mettre la trace de doigt. Il faut dire que ce n’est que récemment que Choupi et moi nous sommes mis en ménage, il me faut donc introduire en douceur certaines traditions de ma famille. Mais voila, le choupi ayant pourtant l’explication, il reste que celui refuse que je cède à cette pratique (peut être pas si) ancestrale lorsqu’on sert de la mousse au chocolat à des invités.

Mais où allons nous si nous devons adapter notre foi familiale en fonction de la présence du regard d’autrui ? Déjà je cède à l’impératif vestimentaire lorsqu’il y a du monde à la maison, dois je en plus céder au  » politiquement correct » de la mousse au chocolat ? Suis je la seule à m’indigner de la sorte ?

J’veux dire, ok il y a la faim dans le monde, la répression au Tibet, l’excision des femmes et la persécution des cyber-dissidents . Mais m**** quoi, la trace dans la mousse au chocolat ça c’est porteur de valeurs!

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Dernièrement j’ai participer à un concours d’anecdote sur le blog des Ménagére de moins de 50 ans, et tenez vous bien: j’ai gagné.

Bon d’accord j’ai gagné avec 11 autres personne mais quand même :)

J’ai reçu mon lot la semaine dernière: Un accroche sac.

Objet completement surpeflu et kitch, donc parfaitement indispensable, je suis ravie et remercie leur sponsor 30eurosmaxi.com

Le but du jeux était de raconter une anecdote sur les problème de sac à main. Donc quitte à fait je recycle et vous livre la mienne ci dessous:

La malédiction du sac à main.

J’ai rarement un « petit » sac à main. Moi, quand je sors mon sac, c’est la moitié de ma vie que j’emporte avec. Il me faut absolument : mes papiers, ma monnaie, mon chéquier, mon téléphone, mes clefs, mon moleskine, 3 ou 4 stylos différents, ma bouteille d’eau, une sucette, un petit biscuit, des mouchoirs, mes gants, mes lunettes de soleil, un parapluie etc… Donc finalement j’ai toujours eu un grand sac que je tasse au mieux que je peux dès que j’ai un plus petit modèle.

Et encore… avec la revue inquisitoriale que j’ai imposée à mon alimentation il a bien fallu que je retire le fameux petit gâteau dans sa boite protège gâteau, parce que c’est pas bien de grignoter entre les repas.

Cette décision a été pesée longuement mais finalement je m’y tiens depuis presque trois mois. Il faut dire, et c’est là qu’on approche enfin du sujet, que j’ai eu pas mal de mauvais tours en relation sac/aliments.

Surtout à l’époque ou je mangeais à la cafet’ du boulot. Le menu comprenait toujours entrée/plat/fromage/dessert. Or moi, dans tout ça, y a un de trop. Du coup je récupérais régulièrement un yaourt et/ou fruit pour le goûter que je sortais discrètement dans le sac.

Jusque là y a pas de quoi vous ébahir.

Maintenant laissez moi vous parler du sublime sac/besace en velours et broderie façon gothique chic que j’ai récupéré. Une vraie petite perle de style. Il est grand, souple (donc déformable), habillé, et en même temps très « détendu ». Finalement ce sac va avec tout, peut contenir tout, et est tellement doux sous la main que c’est un vrai plaisir de le caresser rêveusement quand on regarde le paysage à la fenêtre du bus.

Mais voila… le bus+le regard rêveur+le yaourt ça c’est une équation qu’on ne devrait jamais sous estimer.

Car fut un jour ou je n’ai pas pris de pause au boulot pour manger mon goûter. J’ai donc sauté dans le bus à la sortie du taf direction gare de RER. Je bouquine tranquillement debout. On arrive à la gare, je dévale les escalier, fait biper mon passe navigo et me voila en train de lire sur le quai du RER en attendant mon train. Je ne sais plus quel livre je lisais à cette époque mais il ne faut pas douter de son intérêt. Le trains s‘avance, je rentre, je m’assois et je me replonge dans ma lecture. Les passagers entrent aussi et s’assoient chacun où il peut. Arrive la dernière page de mon livre. Oufti, voila qui était un bon roman, je relève le museau toute satisfaite de cette excellent lecture. Ma voisine se lève pour descendre à la station que nous accostons.

Elle porte ces horribles manteaux long en fausse fourrure noire, comme si porter de la vraie défroque animal n’était pas déjà assez mauvais genre, il faut que certains fassent semblant avec du encore plus moche. Tiens, bizarre, on dirait qu’elle s’est fait dessus. Baaaaah, mais c’est dégoûtant ! Quand on est incontinent comme ça on sort pas de chez soi !

Tiens en même temps c’est étrange … c’est blanc. Je regarde sur le siège à coté de moi et là horreur ! Cette vielle bourgeoise s’est assise sur mon sublime petit sac d’amour ! Et pire que ça elle a fait imploser le yaourt qu’il contenait à moitié hors, et dans le sac.

Réaction de crise immédiate : on ramasse comme on peu le sac en gardant le « dommage collatéral » dans le coin de l’œil. On s’assure quelle sorte, on nettoie comme on peut le siège d’un mouchoir et on grimpe à l’étage du RER pour changer de place ni vu ni connu.

Une fois en sécurité et incognito il m’a fallu nettoyer l’intérieur du sac et croyez moi le papier et le yaourt ça fait pas très bon ménage. Sans compter que le velours n’apprécie pas du tout les liquides gluants.

Le seul point positif de cette aventure reste que pendant le quart d’heure de nettoyage de sac j’ai pas pu m’empêcher de rigoler sur le compte de la vielle chnoque qui a ainsi causé tant de dégâts et qui a du se payer une bonne dose de honte et de nettoyage elle aussi.

Mais à la lecture des résultats j’ai bien vu que j’etais loin d’être la seule à avoir eut des galères :-D

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