Archives pour avril 2009
Et c’est reparti, comme chaque année depuis 30 ans la firme Ben et Jerry’s célèbre son anniversaire en offrant gratuitement des pots de dégustation dans ses enseignes participantes. Oh bien sûr, l’absence d’un soleil radieux gâche parfois un peu l’évènement, mais hors de question de s’en passer.

Et contrairement à ce qui se dit, c’est bel et bien illimité. Tant qu’on refait la queue pour avoir un autre pot ce n’est pas un souci ! Toutefois toutes les adresses ne participent pas. Pour profiter de cet immense avantage il faut se rendre le 21 avril de 13h à 19h dans ces boutiques :
À Paris / R.P.
À Lyon
À Bordeaux
À Strasbourg
- Bretzel Burgard
7 place Kléber
67000 Strasbourg – plan d’accès
- Centre commercial Rivétoile
67000 Strasbourg
- 1 avenue de l’Europe
67300 Schiltigheim
Profitez en pour gouter les parfums que vous ne connaissez pas encore. Personnellement je ne suis guère fan de la Chunky Mokey, mais j’adooooooore la cookie dough. La dégustation anniversaire me permet de gouter tout ce que je ne connais pas pour mieux acheter les pots que je mange tranquillement chez moi :p.
Et cette année il y a un camion Ben&Jerry qui circule et distribue des glaces gratuitement, avis aux amateurs donc :

3 commentaires »
Suite de l’article de la veille
De la relation avec les journalistes
Autre détail qui donne du poids aux crises d’égo du blogueur : les contacts presse.
J’ai fait écho deux-trois fois de contacts avec les journalistes, mais en vérité c’est quelque chose de beaucoup plus régulier. Le phénomène a même pris des proportions effrayantes au mois de février quand je recevais 2 ou 3 contacts par semaine. A croire que les agences de production se revendent leurs fichiers.

Et on a vite fait de découvrir qu’il va des journalistes comme des autres gens : il y en a des biens… et il y a les autres.
Heureusement (ou non) ma première expérience télé m’a vacciné contre les envies de recommencer. Le montage et la mise en scène est devenu ma hantise, car on découvre vite qu’on doit rentrer avant tout dans le “moule” de reportage qu’a prévu le journaliste ou son rédac chef. Ainsi, d’un rôle de prescripteur on peut vite passer à celui d’un néophyte éclairé par les lumières du journaliste. J’ai failli retenter l’expérience télé par deux fois mais j’ai finalement décidé d’attendre un projet plus “porteur” que ceux qu’on me propose. Quitte à avoir honte de soi, autant que ce soit pour quelque chose qu’on apprécie vraiment :p
A côté de ça il y a les journalistes de presse écrite. Ceux là, je les préfère, car on est libre de dire ce que l’on pense et de la façon dont on le pense. La rigueur professionnelle les oblige à citer les propos sans les déformer, c’est beaucoup plus satisfaisant dans la forme. Le truc c’est qu’il est malheureux de constater qu’entre les recherches d’info et la publication papier il y a plusieurs semaines (voire plusieurs mois) et qu’on a vite fait d’oublier qu’on a eu tel ou tel contact. :p
La collaboration presse et partenariat rédactionnel :
Derrière les journalistes viennent aussi les éditorialistes et les responsables de rédactions. Des gens qui débarquent par e-mail ou téléphone en toute bonne foi pour vous proposer de collaborer à leur rédaction, et ce quelque soit le support : web ou papier.
On se sent toujours très gratifiée lors que l’e-mail apparait. Mais lorsqu’il s’agit de rétribution ça devient vite la foire au illusions.
Je passe sur les propositions qui consistent à vous faire gérer la rédaction d’un site (quasi en son entier) pour le seul plaisir de l’avoir fait… Fin 2008 c’était très a la mode de voir des commerces vous démarcher pour leur faire du contenu à l’œil (ou si peu). Je ne relayerai pas davantage les problèmes des vrais magazines papier qui vous proposent de faire de la pige à l’œil ou pour 10€ et 20€ la page (alors qu’on parle en caractères entre gens sérieux) ; on en a très très bien parlé sur 20minutes, chez les blogueuses et même chez MRY.
En France il existe un emploi qu’on appelle “rédacteur web”, encadré par toute la législation du travail et qui consiste à créer du contenu. Ce que fait plus ou moins un rédacteur de blog ou quelqu’un qui fait du publi-rédactionnel. Il existe aussi le poste de “community manager”, plus polyvalent, qui fait aussi bien de la modération de forum, que de la création de contenu et de la communication par réseaux sociaux. Sachant cela, je demande toujours à ceux qui me proposent de faire ni plus , ni moins ces boulots gratuitement “Pourquoi devrais je le faire ?”. Et on me parle toujours de visibilité, de plus sur mon CV et vas-y que je te flatte l’égo et que je te vante nos qualités respectives.
J’ai fini par ne plus répondre à ces propositions plus ou moins louches (certaines boites ne sont même pas en France) et de ne faire “cadeau” d’articles que lorsque je crois vraiment au projet (Save My brain est un très bon exemple). Pour le reste je pèse le pour et le contre comme pour le publi-rédactionnel dont je parlais hier.
2 commentaires »
Évidemment le titre est un trait d’humour, je ne suis pas devenue riche grâce à mon blog, et je ne suis pas non plus devenue une star. Mais ce matin, j’ai trouvé l’envie de faire le point sur ce que m’apporte ma pratique régulière du blog.
De l’histoire de mes blogs
J’ai commencé à bloguer en 2003, à la base pour “essayer les blogs” puis pour raconter ma vie aux amis qui sont loin. D’années en années, le blog s’est transformé en méthode d’introspection, en exercice d’écriture, et en moyen d’afficher ce que je pensais.
En 2007 le blog a pris un virage lorsque j’ai rencontré la blogosphère. Jusqu’alors je bloguais plutôt dans mon coin. Rencontrer d’autres blogueurs réguliers m’a ouvert d’autres horizons et l’on est passé à un message par jour.
Depuis ça a été le retour à Paris et l’immersion complète dans le milieu blogosphérique, avec ses “presque strass”, nombreux cadeaux et propres repères sociaux.
Je considère qu’aujourd’hui je suis sortie de ces mirages (il aura quand même fallu une bonne année d’expérimentation :p)
De la monétisation des blogs
Depuis le moi de février 2009 je suis une “blogueuse professionnelle”.
Pour clarifier mon statut légal j’ai fait le choix de me déclarer en auto-entrepreneur afin de pouvoir toucher les “clopinettes” en euros que le blog peut rapporter, en toute clarté fiscale.
Toutefois, pour cette fameuse question de monétisation des blogs, j’aime à clarifier les choses… Les gens s’imaginent qu’on parle là de gros sous. Et quand on débute on pense exactement pareil. Seulement à 20€ le publi-rédac, on a vite fait de pourrir sa ligne éditoriale plutôt que de monétiser pour de vrai son blog… A elle toute seule la monétisation prend un créneau horaire sur la rédaction du blog car il faut savoir trier, négocier, refuser, re-étudier les offres. Et comme le blogueur vient parfois d’un milieu qui n’a rien à voir avec la com’ ou le marketing, il faut savoir se planter pour apprendre de tout cela.
En 2008, les publi-rédactionnels m’ont apporté une petite somme rondelette certes, mais n’équivalant guère qu’à un 13ème mois de mon salaire. Pas de quoi plaquer son job pour “vivre de son blog”.
Et je ne parle pas des articles que j’ai accepté de faire alors qu’ils ne correspondaient pas à ma ligne éditoriale, ou qui n’étaient payés qu’une misère.
Aujourd’hui j’ai appris de cette expérience passée. Et si je revendique une certaine monétisation du blog, ce n’est que pour adjoindre l’utile à l’agréable.
Visiblement ça marche puisque j’ai généré en 2 mois presque autant que l’année dernière en 8 mois, et que je n’ai plus d’e-mails incendiaires me traitant de “chacal du capitalisme” :p
Des cadeaux et exemplaires presses
A coté de la question purement pécuniaire, la pratique du blog m’a aussi apporté un trafic courrier/cadeaux record. Mes facteurs courriers et colis commencent à me connaitre assez pour passer uniquement les jours où ils me savent chez moi ^^
Et une fois encore, quand on ne vient pas “du milieu” de la com’ ou du marketing, on a vite fait de rêver à Noël tous les jours. Au mois de décembre dernier je tournais à un ou deux paquets par semaine… Aujourd’hui je ne compte plus vraiment.
Alors au début on ne se sent plus de joie, on se rêve prescripteur de tendance, blogueur influent, j’en passe et des meilleures. La gestion de l’égo fait partie intégrale de la gestion du blog :p.
Mais passé les premiers émois on réalise qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’objets qui prennent de la place. Et quand on déménage on se rend compte que ça prend beaucoup, beaucoup, beaucoup de place. On comprend d’ailleurs mieux pourquoi tellement de journalistes revendent leurs exemplaires presse. Ah oui, parce que si dans le milieu de l’édition il est tabou d’admettre que les journalistes revendent d’occasion les livres qu’on envoie en exemplaire presse, dans le milieu de la beauté et de l’univers féminin c’est un secret de Polichinelle. Pour preuve : à réception d’un colis de nouveautés on attend 48 heure et on se connecte sur ebay. Et là, badaboum, on retrouve plusieurs exemplaires des produits reçus mis aux enchères. Limite s’il ne manquerait pas le numéro de la carte de presse sur chaque annonce.
Personnellement, revenue de mes rêves de “chroniqueuse VIP”, j’ai décidé de négocier avec ma moralité et d’offrir un traitement plus éthique à ces plus ou moins encombrants cadeaux. Puisque c’est mon audience qui me permet de recevoir tout ça, je rend à César ce qui est à César et offre les produits que je ne conserve pas aux lecteurs, par le biais des concours. On fait ce qu’on peut pour se raccrocher à son éthique :p Et si ces temps-ci vous n’avez pas vu grand chose à gagner, c’est parce que je stocke en prévision de l’anniversaire du blog en mai.
LA SUITE DEMAIN

4 commentaires »
Ce soir, à 17 heure pour être précise, je termine mon CDD.
Un CDD qui ne devait durer que trois mois et qui s’est allongé jusqu’à 9 mois. Un CDD fait de petits bonheurs et de grosses difficultés. Le premier contrat de ma vie où j’ai fini par perdre complètement confiance en moi, au point de prendre pour vérité tous les commentaires (parfois justifiés mais beaucoup plus souvent jetés à la volée) reçus. Un job qui m’a remis à la cigarette après deux ans d’arrêt, où j’ai pris 6 kilos avant d’en reperdre précipitamment 4. Un contrat qu’on m’a demandé de continuer parce que je bosse bien, d’abord 6 mois, revus à 2 mois devant mes projets contraires, puis 1 mois devant mon refus, et même 15 jours à cause du planning difficile que pose mon départ… mais cette fois ci, je ne me suis pas fait avoir comme la dernière fois .
Marre d’être sans cesse sur les nerfs, à la merci d’humeurs instables et jugée non plus sur mon travail effectif mais sur des demandes qui changent incessamment de forme. Marre de perdre confiance en moi au gré des fautes que je peux faire à la suite des remises en question permanente. Marre d’avoir une humeur personnelle qui s’aligne au planning professionnel.
Malgré tous les énormes avantages de mon poste et une équipe sommes toute agréable (du moment où le “boulot” ne vient pas se mettre au milieu des conversations), je préfère me jeter sur le marché du travail plutôt que de continuer à me ligoter moi même. J’ai appris ce que je souhaitais acquérir en gestion et tache administrative, je me suis désormais prouvé que je savais et pouvais le faire.
Il aura fallu 6 bons mois pour me reconstruire une estime dans mon travail, et Dieux merci ma gestion des blogs m’y a beaucoup aidé. Maintenant place à moi. Je n’ai guère d’appréhension face au probleme du chômage, peut être à tort, mais je suis tellement soulagée d’en finir avec cette période de remise en question permanente que c’est un plaisir d’envisager de rester chez moi le matin sans avoir à me demander ce qui va me tomber sur la tête dans la journée. Et s’en est aussi fini de trembler devant mon téléphone quand il sonne en soirée ou le weekend avec un numéro masqué.

Ce billet du jour a peut être l’air d’un règlement de compte et pourtant ce n’en est pas un : c’est juste une profonde expiration qui suit cette énumération de faits. Un souffle qui se veut comme l’on ferme une porte : on regarde derrière soi, on éteint la lumière et on sort. Il reste des papiers (et un solde de tout compte) à faire mais je suis heureuse d’en avoir fini, fière d’avoir mené mon contrat (moral et légal) à terme, et pleine d’espérance vers ce qui va se passer maintenant.
J’ai aussi clarifié mes souhaits pour mon avenir professionnel, et sans vouloir passer en blogueuse pro à plein temps (douce utopie), je pense qu’il est temps d’obliquer gentiment vers du web-consulting pur et du rédactionnel pro.
Mais en attendant : vacances !
9 commentaires »
En rentrant du marché dimanche dernier je suis tombé sur un étrange appareil :

Certains seraient passé devant l’objet en ne s’arrêtant qu’à son air de distributeur de billets, un distributeur propre et presque neuf, certes, mais un simple et vulgaire distributeur.
Mais pas moi ! Le premier truc que j’ai vu c’est cette tache violette en plein milieu.
Il faut être un usager des transports en commun parisiens pour reconnaitre la chose : un lecteur de pass navigo.
“- Quoi ?!? Mais pourquoi y a-t-il un lecteur de pass navigo sur ce distributeur bancaire ?!?” M’écriais-je.
En regardant la bête de plus près j’ai découvert que ce DAB possédait une fonction pour créditer ledit pass navigo. Or, comme nous étions en fin de mois, j’ai directement essayé la chose et, ô joie, ça fonctionne parfaitement. Un 29 j’ai ainsi rechargé mon pass sans faire la queue et avec une rapidité qui m’a éblouie. D’ailleurs je n’étais pas la seule éblouie puisque mon chéri a lâché le cabas de légumes pour faire de même.
Et c’est transportés d’allégresse devant tant de progrès et de fonctionnalité que nous sommes rentré cuire nos légumes en nous félicitant de cette avancée technologique.
Pourtant, je garde mauvaise conscience. Car tout pratique et rapide que cela soit, ça souligne encore la sur-utilité de la carte bleue.
Rappelez vous en décembre dernier j’ai du survivre sans avoir de carte bleue. Et bien j’ai découvert que c’était loin d’être si facile.
Alors certes, j’en ai profité pour faire de nombreuses économies (ou non-dépenses pour être exacte). Mais vivre sans carte bleue relève aussi de l’épreuve de force. Notamment quand on veut aller au cinéma. Car dans les UGC de Paris, si on ne réserve pas (par carte bleue) on se retrouve avec ça à l’entrée du cinéma :

Une lignée de belles et propres machines à carte bleue. Et quand on veut payer par un autre mode de payement ? Et bien il y a 1 caisse à votre disposition et on n’accepte pas les chèques à moins de 10 €. Donc en gros : tu te tapes 20 minutes de queue pour payer ta place plein tarif alors que (pour une fois) tu avais le droit à un tarif réduit…
Bref, le progrès technique ça a du bon jusqu’au moment où on réalise à quel point on a été aliéné par ledit progrès.
Pas de commentaire »
Le Trizzi c’est un salon de thé du XIéme, un peu ovni, un peu hors du temps, qui propose les dimanches une formule brunch économique.

Ce qu’on y aime bien c’est à la formule brunch à 13€50 avec jus de fruit, omelette, viennoiserie, crêpes, boisson chaude et sourire de l’hôtesse. C’est pas cher même si je ne vous mentirais pas en oubliant de dire que les rations (sauf les omelettes) sont un peu chiches. Il existe aussi un brunch “breton” qui est plébiscité par les mâles avec galette, kougniaman, cidre, etc, pour quelques euros de plus .
Mais malgré le manque de viennoiserie à volonté et un service un peu long si on vient trop nombreux, je garde un très bon souvenirs de nos brunch là bas. 
C’était à deux pas de notre ancien appart dans des lieux intimistes et agréables. On trouve des vitrines avec des objets vintage à vendre ou des livres d’occasion au milieu des tables; ce qui donne cet air de “salon de curiosités” aux lieux. En plus des artistes sont exposés chaque semaine et certains soir des chanteurs ou des conteurs viennent faire des performances au milieu d’une quinzaine de consommateurs. Un maison des artistes en quelques sortes, avec se tribus de fidèles, un peu bobo, un peu populo, mais toujours ravie d’être là.
Le Trizzi c’est un lieu à ne pas manquer pour son brunch pas cher, ses juteuses omelettes, son coté “objets de curiosité” et l’accueil de l’hôtesse.
salon de thé: Le Trizzi
43 rue sevran 75011 Paris
tel: 01.58.30.94.70
mardi mercredi jeudi 12h-20h
vendredi samedi: 12h-22h
Dimanche 12h-20h
Pas de commentaire »
Après une période morose, il y a un truc chez moi qui marque en général une motivation à me remettre debout. D’abord ça commence par une grosse fringale où trépassent (en moyenne) un pot de glace, une demi tablette de chocolat et un paquet de créssins (ce sont des valeurs sûres).
Une fois cette petite orgie alimentaire avalée j’ai souvent un gros soupire qui sonne, non pas comme un remord ou une capitulation, mais plutôt comme un appel d’air au changement et à la re-motivation.
S’en suit alors un rituel immanquable ; certain dirons que ça tiens à un rituel masochiste mais je dirais plutôt que c’est un manière de réinsuffler un grand coup de vie dans un corps amolli.
Ça commence par une épilation consciencieuse à l’épilateur électrique sur les jambes (le mec qui a inventé ça est un sadique), puis une épilation des aisselles à la cire froide (ça ça doit plutôt être inventé par une femme… la douleur est trop mésquine). Puis c’est la pince à épiler qui prend le relais pour les sourcils.
Une fois toute nette (et avec la peau qui pulse douloureusement pour protester contre ce traitement) c’est direction la douche pour un shampouinage en règle. C’est la partie la plus agréable. Je me lave de tout ce qui m’encrassait et je sors de là (certes mouillée) mais nette, fraîche et vivifiée.
Image: Princesse Capiton/Cati Baur – dans « J’arrete de Fumer » Editions Declourt
S’en suive souvent deux jours de suractivité bienfaisante avant de trouver un rythme de croisière salutaire… jusqu’à la prochaine crise (heureusement pas trop fréquentes :p)
Et vous, vous avec des comportements déviants à haute teneur de psychologie personnelle?
Pas de commentaire »
|