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La question du guide de voyage est un l’un des serpents de mer qui crée toujours des vagues lorsqu’on lance le débat entre voyageurs. C’est d’ailleurs une question que j’adore lancer alors que j’ai pourtant mes propres préférences ^^

quel guide de voyage choisir pour l'inde 2

 

Depuis que je voyage, je suis totalement acquise aux guides du National Geographic.
Je ne dis pas que ce sont les meilleurs pour voyager, mais ils sont surement les meilleurs pour s’imprégner d’un pays avant d’y aller.

Ils permettent d’avoir une foultitude d’informations contextuelles, de belles photos et des focus très inspirants pour faire connaissance avec la destination. Un peu comme les guides Milan (qui sont très agréable à lire mais absolument pas pensés pour être emmenés,) à la différence qu’ils peuvent parfaitement convenir de guide de voyage pour les « petites » destinations.
J’ai ainsi fait un superbe voyage en Irlande ou à New-York grâce à leur aide.guide national geographic pour l'inde 1

guide national geographic pour l'inde 2

guide national geographic pour l'inde 3

Par contre, pour les grands pays (Canada, Inde) ils sont malheureusement trop gros et en en même temps trop légers en terme d’informations.

 

J’ai donc flirté avec les géants du marché pour voir ce qui me conviendrait le mieux.

Nous avons voyagé en Corée avec le petit futé et je dois dire que j’étais restée sur ma faim (la preuve : j’avais plus utilisé le guide de l’office de tourisme de Corée dès lors qu’il ne s’agissait pas de trouver un restaurant ou un hôtel).

 

Et j’ai donc fini par rallier les groupies du Lonely Planet.
D’abord grâce à ses guides city (exemple : Rome en quelques jours, Berlin en quelques jours, etc…) que je trouve parfaitement bien pensés et plein de bonnes adresses ou d’itinéraires de découverte pédestre. C’est simple : je les adore !

J’ai donc basculé logiquement vers les Lonely pour mes plus grands voyages et j’avoue que je ne le regrette pas. Ils ont été particulièrement pratiques pour préparer le voyage en Inde car ils sont tellement riches qu’il existe deux tomes justes pour ce pays (Inde du Nord et Inde du Sud).

J’avais commencé par acheter le volume du Sud en édition papier lorsqu’il n’était question que d’un voyage de 10-15 jours.
Et puis il a été question d’aller voyage dans le Nord.
Mais à la vue du poids de ces bouquins, j’ai changé de méthode en commandant des extraits du tome « inde du nord » sur mon Kindle.

 

Et là, ça a été la révélation…

guides de voyage sur kindle tous droits reservés Mlle Gima

Mais qu’est-ce que c’est pratique de voyager avec un bouquin de plus de 700 pages lorsqu’il est numérisé !
Et pourtant, j’ai troqué mon Kindle Fire HD (en couleur et tactile) par un Kindle paperboard plus classique (non tactile et avec encre numérique).

Je me retrouve avec 2 guides complets dans un engin qui a 8 semaines d’autonomie (ou plus exactement 1 semaine et demi de tourisme) et ne pèse que 170 gr !

Un vrai bonheur à consulter quel que soit l’endroit ou la luminosité. Soit j’ai le livre ouvert à la bonne page, soit je fais une recherche dans le bouquin avec des mots clefs au clavier. Il y a même des liens vers des cartes Google lorsqu’on est connecté wifi, ou des cartes offline lorsque ce n’est pas le cas.

Le seul défaut, ce sont les cartes qui sont très peu lisibles, même lorsqu’on zoom dessus.
Il faudrait que l’éditeur pense à créer une carte avec zoom à 3 niveaux minimum pour qu’on puisse les consulter sans s’exploser les yeux.

probleme de lisibilité des cartes sur Kindle dans les guides lonely planet

 

Enfin bon, j’ai donc ma propre technique de préparation de voyage avec guide(s) :

 

1- j’achète un guide papier agréable à consulter pour découvrir le pays (et que je laisserai à la maison)
– ça marche aussi en empruntant celui-ci à la bibliothèque –

2- j’achète le lonely planet en version Kindle après avoir téléchargé un extrait pour vérifier qu’il s’agit bien du guide qui m’intéresse, pour le lire avant de partir mais aussi l’emmener avec moi
(pour info j’ai aussi téléchargé le guide focus Rajasthan du petit futé, et il n’y avait pas photo entre les guides proposés :/ )

3- enfin, si je trouve des itinéraires ou des plans qui m’intéressent dans mes livres papiers (achetés ou empruntés à la bibliothèque) je photocopie ceux-ci et  les glisse dans la valise avec mon Kindle

 

quel guide de voyage choisir pour l'inde

 

Et vous, quels sont vos trucs ou vos références ?

 

 

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Il y a des films dont on a du mal à retenir le nom.
D’abord, parce qu’ils sont les « films de ».
Ensuite, parce qu’ils ont un nom long et plein d’adjectifs.
Enfin, parce que le film vous a tellement plu que vous ne pensez qu’aux détails et plus vraiment à la forme. 😉

L’extravagant Voyage du Jeune et prodigieux TS Spivet c’est un peu tout ça à la fois :
-le dernier film de Jean-Pierre Jeunet,
-un nom à rallonge,
-et, un magnifique combiné de détails et d’impression qui vous laisse une impression de satisfaction et de plaisir cinématographique.

TS_SPIVET

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi rafraichissant et si « entier ».
Un film qui ne cherche pas à être une « œuvre d’auteur » ou un monument du cinéma…

Un film qui est là pour vous faire voyager, sourire, pleurer, rêver et vous laisser un vrai sentiment de plaisir achevé.

D’ailleurs, en sortant de la séance, nous étions plusieurs à ne pas trouver autre chose à dire que « c’etait biiiiiiiien » ^^

Personnellement j’ai été enchantée par l’univers impertinent et un peu décalé du film.

Je dirais que c’est un excellent mélange d’Amelie Poulain et des désastreuses aventures  de orphelins Baudelaire.
On y retrouve la poésie, la réalité fantasmé, des personnages très humain mais un poil exagéré.
Mais ici, tout s’articule autour de la personnalité d’un enfant et son rapport très personnel à un drame familiale.

TSS Day 20 "The young and Prodigious Spivet" Photo: Jan Thijs

Synopsis :

T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa sœur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu’il porte un bien lourd secret…


Si vous vous avez envie de rêver, vous échapper mais pas de vous abrutir, je vous conseil fortement le film.
A voir en cinéma en 2D ou en 3D (parfaitement bien intégré en enrichissante pour le film) ou à dévorer en DVD des qu’il sortira au printemps !

Et d’ailleurs, je recommande TRÈS chaleureusement le livre broché L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet qui est tant un beau livre qu’une belle histoire

Et merci à Gaumont pour cette chouette découverte !

 

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J’aime beaucoup la presse,  surtout lorsqu’elle a du caractère et une plume originale.

Or, je me dis parfois que je ne vous en parle peut être pas assez.
Du coup, j’ai profité d’un weekend à la campagne pour remettre la main sur un magazine sorti l’année dernière et dont j’ai envie de vous parler : Pure Green Magazine.

pure green

Le claim de ce mag est assez simple : « premier mag bio féminin ».

Il s’agit d’un magazine qui reprend les codes de la presse féminine, mais y appliquer une couche d’engagement et d’écologie. D’ailleurs le menu affiche « éco art de vivre & green information ».

pure green 2

A première vue ce positionnement est peut être un poil trop agressif car il est dur de marier les « mag féminin » et le mag écologique » sans y perdre le plaisir futile de l’un et le sérieux argumenté de l’autre..
Du coup, si vous venez de la presse féminine le choc peut être un peu dur.

On retrouve bien les parties dédiées à la beauté, la déco et la mode à la sauce écologique + des pages agenda et actu placée dès l’entrée du mag.
Mais les dossiers thématique sont très orientés écologie ou vie engagée. J’avoue avoir été moi-même refroidie par cet aspect presque « trop-bio ».

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Pourtant, quand on y fourre son nez, on s’aperçoit que le style n’est pas celui d’un magazine bio habituel.

Au contraire, la rédaction s’est appropriée la dimension futile d’un mag féminin, en utilisant une plume très poétique et subjective ; ce  qui laisse une grande place au plaisir de la lecture et relègue l’information « sérieuse » en second plan.
En écrivant ça, je ne veux pas dire que le mag n’est pas sérieux (il est au contraire très bien documenté), mais que ces dossiers sont là pour le plaisir de la lecture et de la découverte plutôt que de l’argumentation.

Et finalement, c’est ce qui m’a le plus séduit à la lecture de Pure Green Magazine : sa plume rêveuse et plaisante, à la recherche de sujet qui séduise pour leur dimension humaine ou évasive.

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Pour être honnête, je ne m’abonnerais pas au mag’ mais j’apprecie beaucoup de le feuilleter au gré des retrouvailles.
Car l’objet est en lui-même très beau (papier recyclé à gros grain, page épaisse, photo et maquette artistique) et se laisse abandonner avec plaisir à portée de main pour être feuilletée et relu (même longtemps après son édition).

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Plus d’informations:

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Même si je lis régulierement des ouvrages traitant de société, d’économie ou de féminisme, je parcours rarement ceux-ci avec entrain ou passion.
Ce fut le cas en 2008 pour La Femme digitale mais c’était alors un « tout nouveau sujet » 😉

Pourtant, quand les premières critiques du livre « Lean In » sont sorties, j’ai commencé à éprouver de l’intérêt pour cet ouvrage.
Son auteur étant CEO chez Facebook, cela ne faisait que renforcer ma curiosité naturelle*

J’ai donc acheté le livre dès sa parution en français**, sous le titre « En avant toutes« .
Et ce fut le coup de cœur.

A tel point que je l’ai lu en 3 jours et que je me suis empressée de le recommander partout autour de moi !

Bien qu’en commençant par une anecdote personnelle, puis des chiffres sur la condition de la femme, Sheryl invite peu à peu à une découverte de son histoire et des ponts qu’elle a construit entre elle-même, son parcours professionnel et sa perception du monde du travail. Mais surtout, elle introduit au fil des page une analyse du sexisme auquel les femmes font face dans le monde du travail mais aussi dans leur propre perception de leur carrière professionnelle.

En règle générale ce type d’ouvrage (sur la place de la femme dans le monde du travail) voit tout noir ou tout blanc :
-soit ce sont les hommes qui empêchent les femmes d’accéder à des vraies carrières professionnelles
-soit ce sont les femmes qui refusent de se lever pour prendre leur place dans le monde du travail.
Dans l’ouvrage de Sheryl, on aperçoit enfin une voie médiane qui cherche à faire la part des choses entre les obstacles extérieurs et les obstacles intérieurs.
Mieux que cela : Sheryl semble s’attacher à vouloir faire un état des lieux mais aussi à expliquer aux uns et aux autres ce qui se passe humainement dans la carrière d’une femme !

C’est un ouvrage qui aide à comprendre comment fonctionnent les femmes (jeunes/célibataires, puis mères ou carriéristes). Et c’est surtout un ouvrage qui cherche à aider les femmes à s’auto-manager (à aller de l’avant) et à manager ses collègues féminines (en particulier lorsqu’on est soit même une femme).

Sans vouloir faire dans le mélodrame, j’estime que ce livre m’a aidé à ouvrir les yeux sur certains malaises, tout en me rassurant et me donnant un coup de pouce pour aller (de nouveau) de l’avant.

J’ai été tellement touchée par certains passages que j’ai fini par faire lire le livre à mon mari.
Et non seulement cela lui a plu, mais il a admis lui même mieux comprendre certains faits professionnels et contextuels ***

en avant toutes

Je vous en conseille donc la lecture, qu’on soit homme ou femme, manager ou managée !

 

Quatrième de couverture :

J’ai attendu mon premier enfant à l’été 2004. Je dirigeais alors la branche des ventes et opérations en ligne chez Google. J’avais rejoint l’entreprise trois ans et demi plus tôt, alors que ce n’était encore qu’une obscure start-up, ne comptant que quelques centaines d’employés, dans un immeuble de bureaux vétusté. Au moment où je suis tombée enceinte, des milliers de personnes travaillaient pour Google, dont les locaux occupaient un complexe de bâtiments entourés d’espaces verts.
Ma grossesse n’a pas été facile. Les nausées matinales, courantes au premier trimestre, ne m’ont pas laissé un seul jour de répit en neuf mois. Pour ne rien arranger, j’ai pris pas loin de trente kilos, au point que je ne distinguais plus mes pieds déformés, enflés de deux pointures, que lorsque je les hissais sur une table basse. Un ingénieur de Google empreint d’un tact rare a déclaré que le «projet baleine» avait été baptisé en mon honneur.
Un jour, après une rude matinée face à la cuvette des toilettes, j’ai dû me dépêcher de rejoindre une importante réunion avec un client. Google se développait à un tel rythme que le stationnement posait à l’entreprise un problème récurrent : je n’ai trouvé de place qu’à l’autre bout du parking, ce qui m’a contrainte à piquer un sprint, ou plutôt à me traîner un peu plus vite qu’à mon allure ridiculement lente de femme enceinte. Bien sûr, mes haut-le-coeur ont encore empiré : je suis arrivée à la réunion en priant pour que ne s’échappe de mes lèvres rien d’autre qu’un argument de vente. Le soir venu, j’ai confié mes déboires à mon mari, Dave. Il m’a fait remarquer que Yahoo, qui l’employait à l’époque, prévoyait des places de stationnement aux femmes enceintes à l’entrée de chaque bâtiment.
Le lendemain, j’ai foncé d’un pas décidé – plutôt clopin-clopant, en réalité – au bureau de Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google, une vaste pièce au sol jonché de jouets, de gadgets et de vêtements. J’ai déclaré à Sergey, en position du lotus dans un coin, qu’il était impératif de réserver des places aux femmes enceintes, et que le plus tôt serait le mieux. Il a levé les yeux sur moi et m’a tout de suite donné raison, non sans noter au passage que, jusque-là, il n’y avait pas pensé.
Aujourd’hui encore, j’ai honte de ne pas y avoir songé de moi-même avant d’avoir eu mal aux pieds. N’y allait-il pas de ma responsabilité de femme parmi les plus haut placées chez Google ? Pourtant, pas plus que Sergey, je ne m’en étais souciée. Les autres femmes enceintes au service de l’entreprise ont dû souffrir en silence, sans oser réclamer un traitement à part. A moins qu’elles n’aient manqué de l’assurance ou de l’autorité nécessaires pour exiger une solution au problème. Il a fallu attendre la grossesse d’une employée au sommet de la hiérarchie – quand bien même elle ressemblait à une baleine – pour que les choses bougent.
Aujourd’hui, aux États-Unis, en Europe et dans la majeure partie du monde, les femmes s’en sortent mieux que jamais encore. Nous bénéficions de ce qu’ont accompli celles qui nous ont précédées, qui se sont battues pour les droits que nous considérons aujourd’hui comme un dû. En 1947, la Standard Oil a proposé un poste d’économiste à Anita Summers, la mère de Larry Summers, qui m’a longtemps tenu lieu de mentor. Le jour où elle l’a accepté, son nouveau patron lui a dit : «Je suis ravi de vous avoir engagée. J’aurai à mon service une aussi bonne tête, sauf qu’elle me coûtera moins cher.» Anita s’est sentie flattée : quel compliment de s’entendre dire qu’intellectuellement, elle valait autant qu’un homme.

 

*Je rappelle que je suis consultante Social Media, donc un truc sur Facebook, yahoo ou google, ça m’interesse toujours ;p

** en fait je l’ai acheté en anglais mais je me suis vite lassée des expressions trop américaines. La version traduite est donc à recommandée si vous n’êtes pas assez bilingue pour profiter de toutes les pointes d’humour anglophone.

*** il aussi dit que s’il en croit ce livre, il conçoit sa carrière comme une femme ^^

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Dark Shadows fait partie des films que j’aurais souhaité voir au cinéma mais que je n’ai jamais trouvé le temps d’aller voir. Heureusement, bonne pioche pour moi, le film était disponible dans le programme ciné de l’avion qui m’a ramené de vacances.
Et autant le dire tout de suite, je n’ai pas boudé mon plaisir.

Enfants étranges, ado torturée, vampire contrarié, oncle concupiscent, psychologue alcoolique et sorcière jalouse… Le contexte du film est assez jubilatoire 😉

Et s’il faut dire autre chose, c’est que le film est bien un peu ringard et complètement tiré par les cheveux. Mais c’est justement tout ce qui fait son charme ! C’est léger, drôle, anachronique et largement saupoudré de ringardises télévisuelles.
Johnny Depp est toujours aussi bon dans les rôles qui ne se prennent pas au sérieux, et le reste du casting profite de cette verve délirante et des costumes retro au possible.

Et comme le film sort désormais en Blu-Ray et DVD, la Warner se propose de vous offrir le DVD ou combo Blu Ray du film

Pour participer rien de plus simple :

Utilisez le module ci dessous pour jouer au Quizz « êtes vous assez glauque » et laissez-moi votre résultat en commentaire.
Je tirerai au sort un gagnant lundi matin (participations ouvertes pour la France métropolitaine, hors boite postale) jusqu’à dimanche 21 octobre à 23h59

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Hier soir je suis allée voir le spectacle « Batman Live » à Bercy, pas vraiment de ma propre initiative, mais plutôt pour faire plaisir à l’un de mes meilleurs amis qui est un fan absolu des supers héros. Personnellement je n’ai rien contre un bon film de supers héros (surtout lorsqu’on y voit Robert Downey Junior) mais je n’ai pas cette excitation transie d’extase qui l’envahit, lui, dès qu’il y a une nouvelle sortie au cinéma.

Donc, je me suis rendue avec une foule d’autre badauds au palais omnisports de Bercy pour voir Batman, en vrai et en costume…

… et j’ai été agréablement surprise !

D’abord par le spectacle, qui est une belle réussite (hormis le costume bodybuildé de Batman).
Les tableaux sont très animés, le décor splendide, et l’on croule sous les numéros de cirque et d’acrobates qui rythment et électrisent toute la représentation.
J’ai vu des gens de 4 à 70 ans dans la salle, et tout le monde semble y avoir trouvé son compte, moi y compris.
Je craignais une espèce de show de parc d’attraction mais ce fut un mélange de contes, de cirques et de Disney sur glace.
Un très bon divertissement servit par une troupe d’acteurs-artistes très sympathiques (hormis le Batman qui est kitch à souhait, mais qu’on ne voit heureusement pas trop longtemps au profit des seconds rôles).

Mais ce qui m’a aussi surprise ce soir là, c’est la population de la salle et son comportement.
D’ailleurs, c’est là qu’intervient le sujet de cette note 😉

Car lorsque j’ai pris sur moi d’aller voir Batman, je savais quel fan j’allais emmener avec moi. Mais du coup, j’angoissais un peu en imaginant une salle rempli de garçons fans de comics tous habillés avec leurs tee-shirts Batman et prêts à détailler n’importe quel détail du spectacle.
Mais j’ai accepté d’y aller en « connaissance de craintes ». Après tout, les filles ont une passion démente pour les chaussures, les garçons ont bien le droit d’avoir leurs propres déviances…

Mais sur une salle grande comme celle de Bercy je n’ai vu que 2 ou 3 tee-shirt de Batman (hormis ceux des vendeurs de goodies :p).

Plus étonnant encore, ce fut la discrétion de ces mordus de Batman.  (Et il  y en avait, parce que j’ai vu bon nombre d’hommes venir entre copains pour voir ce spectacle !)
Il y en avait derrière et devant moi et ils n’ont ni hué ni salué l’entrée de chacun des personnages principaux.
Mieux : ils n’ont pas passé l’interlude à disserter sur chacune des libertés artistique du spectacle (oui Cat Woman fait des trucs avec Batman O_o ).

Et finalement, ce furent des spectatrices qui saluèrent le plus bruyamment possible l’entrée de Batman. Et ce furent les garçons de moins de 15 ans qui ont hurlé pour soutenir Robin pendant son combat.

Bref, je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que les garçons fans de Batman ce n’est plus ce que c’était !

Et pour la peine je vous mets la vidéo du spectacle :

Attention, le show n’est en représentation à Paris que jusqu’au 25 décembre !

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Les plus anciens se rappelleront peut-être un billet datant de 2008 et que j’avais tout simplement appelé « Mon train et moi ». Car les trains en France, je les connais un peu comme ma poche.

Avec mes multiples déménagements, mes copains éclatés aux quatre coins du pays et mon chéri qui a vécu à 600 kilomètres pendant un an, j’avais l’habitude de dire: « le TGV c’est une extension de mon salon ».
Il faut dire je le prenais au minimum tous les 15 jours et toujours à la même place ! J’avais MA place et mes petites habitudes…
Et je n’ose même pas imaginer ce que ressentent les gens ayant un abonnement grand voyageur ! A prendre le TGV 2 à 8 fois par semaine, ce train devient une pièce de leur vie. D’ailleurs, à l’époque où j’étais étudiante, je prenais le train tous les jours aux mêmes horaires et les habitués des wagons ont vite fait de vous renforcer dans cette routine habituelle qui fait de CE train, VOTRE train !


A l’heure où le TGV fête ses 30 ans, l’attachée de presse à qui je racontais cette partie de ma vie m’a parlé des célébrations de cet anniversaire et m’a proposé d’interviewer Michèle Laroque, marraine des 30 ans du TGV à l’occasion du passage de la tournée TGV à Marseille.
Être marraine d’un anniversaire de train, quelle drôle d’idée….
On a donc pris rendez-vous à Marseille, lors d’une étape du TGV anniversaire, pour une interview qui s’est faite en toute simplicité et qui a permis de poser de drôles de questions.

Mlle Gima : Ma question va vous paraitre sans doute bizarre mais … quand on est comédienne … comment se retrouve-t-on marraine d’un train ?

Michèle Laroque:
En fait je n’ai pas postulé. C’est une agence qui me croisait souvent dans le TGV au cours des tournées des enfoirés qui y a pensé et m’a proposé de devenir la marraine de cet anniversaire. J’ai tout de suite trouvé ça génial car je connais bien le TGV puisque je le prends très souvent pour les déplacements professionnels ou personnels. Le TGV c’est tout un symbole et ça a changé la vie de beaucoup de monde!

Mlle Gima : Et en dehors de l’anniversaire du Train à Grande Vitesse, vous n’auriez pas préféré être la marraine d’un train vapeur, ou d’un corail ? D’un transilien peut être ?
En fait, pourquoi le TGV et pas un autre train? Qu’est-ce qui fait qu’il se distingue de tous les autres ?

Michèle Laroque :
Le TGV c’est quelque chose qui change le voyage ; en dehors de la vitesse de ce train c’est surtout qu’on peut tout y faire et tout y vivre. C’est confortable et rapide, on est à quelques heures de toutes les villes de France.
Mais plus que tout le TGV ça change la façon de voyager, c’est beaucoup plus libre qu’avec un voyage en avion où l’on doit se rendre à l’aéroport, attendre, passer des portiques de sécurité. Là on arrive et on s’installe.
Le TGV ça peut devenir comme son propre salon, on peut y travailler ou discuter entre amis. On s’y installe en famille et on peut tout y faire. Regarder un film, travailler, se reposer ou regarder les gens autour de soi. C’est pour ça que c’est super confortable, le TGV c’est un lieu de vie en plus d’un mode de transport.
Ce que j’aime c’est aussi la sensation de voyager à notre échelle. On n’est pas fatigué quand on voyage en TGV, et pourtant on sent et on voit vraiment que l’on voyage.

Mlle Gima : Et du coup si on devait changer ou améliorer quelque chose dans ce train, ce serait quoi ?

Michèle Laroque :
[silence concentré] Honnêtement je ne sais pas. Les fumeurs réclameraient surement un wagon fumeur mais je n’y pense pas. Evidemment on pourrait avoir le service repas à notre place mais je ne suis pas sûre.
Je n’ai que de très bons souvenirs du TGV donc je ne vois pas ce qu’on pourrait améliorer en plus à part la desserte d’encore plus de villes en France. Peut-être mettre du Wifi sur toutes les lignes TGV ? (ndlr : ce qui est actuellement en test sur la ligne Paris-Strasbourg)

Mlle Gima : Une dernière chose encore. Il y a deux ans j’ai été en Corée et là-bas ils ont le KTX, le petit frère du TGV qui a été adapté pour ce pays. Mais me croiriez-vous si je vous disais qu’avant de démarrer il y a un clip télé qui est diffusé avec des consignes de sécurité et un dessin animé expliquant au enfant ce qu’est ce train et comment se comporter dedans ?
D’ailleurs, il y a même des peluches à l’effigie du KTX ?
En tant que marraine vous ne voulez pas faire pression pour avoir une mascotte et des peluches TGV  ?

Michèle Laroque: [Rire] Je ne crois pas que ce soit la peine, ici le TGV existe depuis longtemps et il fait partie de la vie des gens. C’est un objet exceptionnel, mais il s’est institué auprès des Français. Si on le retirait on se rendrait vite compte de tous les services qu’il nous rend.
Le TGV n’a que 30 ans mais c’est assez long pour qu’il ait été entièrement adopté par les gens et qu’il appartienne à leur vie comme un objet « normal ». Pas besoin de lui faire une mascotte, le TGV appartient déjà à tout le monde.



(et on se retrouve lundi pour un concours autour du TGV)

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