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D’abord figurez vous bien que les coréens vivent comme nous. Il se lèvent pour aller travailler, déjeunent, vont bosser, mangent le midi, sortent du boulot le soir, mangent et vont se coucher. Surprenant non ?

En fait la vie des coréens urbains ressemble à s’y méprendre à celle des français urbains, bien que leur temps de transport soit deux fois plus long et qu’ils se détendent le soir dans quartiers noctambules en s’adonnant au shopping mais surtout… à la tournée des bars (ne provoquez jamais un coréen à un jeu d’ivrogne).

La journée s’organise autour du boulot et les repas servent de pause. D’ailleurs si le coréen n’hésite pas à manger traditionnellement à genoux sur le sol, les citadins réservent cette occasion à quelques repas d’affaires ou familiaux. Les restaurants sont depuis longtemps équipés de chaises et de tables qui sont considérées comme plus confortables. En province vous trouverez plus facilement des restaurants proposant à la fois l’accueil avec tables/chaises et le repas au sol traditionnel.

Par contre il n’y a que très rarement des cartes en anglais pour choisir les menus. Si vous souhaitez manger au restaurant (surtout en province) préférez faire confiance au serveur qui vous indiquera certaines lignes sur la carte : il s’agit souvent de la spécialité du restaurant. Assurez vous que le repas est dans votre budget et laissez vous guider par ces conseils, on a eu de très belles surprises comme ça.

Si vous êtes plus frileux, demandez des images (il arrive qu’on vous sorte un plat des cuisines) ou regardez les assiettes de voisins pour indiquer ce que vous voulez.

Au pire, n’hésitez pas a apprendre le nom de certains plats par cœur, il y en a forcément un que vous aimez et qu’ils proposeront (si dans un même restaurant vous ne trouvez ni bimbimbap, ni bulgogi, ni ramyun, c’est que vous cumulez la malchance). Apprendre la phrase « est ce que ça pique ? » n’est pas non plus une mauvaise idée…

A défaut vous n’êtes pas obligés de trouver un restaurant pour manger. Les villes de Corée regorgent de vendeurs ambulants qui vous proposent un assortiment de petites spécialités à pas cher. Souvent vous ne saurez pas ce qu’il y a dedans avant d’y avoir goûté, mais la surprise n’est que très rarement mauvaise.

Personnellement on a tout goûté, sauf les insectes macérés et chauffés au sucre (mais il n’y a aucun risque de commander ce plat par erreur).

A notre palmarès des spécialités de rue il y a évidement les brochettes piquantes, soit de poulet, soit de saucisses qui sont recouvertes de sauce piquante au pinceau. En général le vendeur a la main légère quand un occidental lui en commande. Mais ne vous privez pas pour 1500 wons l’une, sachant qu’il suffira d’en prendre deux pour avoir déjà bien mangé.

Après il y a les galettes de patate douce qui sont à goûter sans faute. Préparées sur une grande plaque pleine d’huile, les galettes sont mises à frire et grillées en appuyant dessus. On les trouve généralement à moins de 1000 wons et j’ai eu du mal à ne pas en acheter à chaque roulotte. C’est chaud, moelleux et croustillant en même temps, mais surtout, au cœur de la galette il y a du miel de tamarin (attention, souvent très chaud) qui est divin et qui imbibera la galette dès lors qu’on aura atteint la poche de miel. (Rien qu’à y penser ce plat me manque encore !).

Vous trouverez aussi des petites cuisines mobiles qui vous proposeront différents plats à manger debout comme les omelettes aux oignons ou fruits de mer, les kimpap (sorte de maki à la coréenne contenant un assortiment de condiments) et des brochettes à plonger dans l’huile pour frire la viande ou les tripes de porc qu’elles portent.

Dernière solution enfin, il existe dans les quartiers marchands des « paillotes » au milieu des rues où vous pouvez vous asseoir et commander un plat parmi la dizaine qui est proposée. Il y a toujours les fameuses omelettes, des salades de pates de riz (japchae), et différents plats de viande ou de poisson sauté. A chaque fois on vous proposera de la bière ou du soju et si vous regardez autour de vous, les coréens consomment ainsi : 1 ou deux plats qu’ils partagent et une bouteille d’alcool. Par contre prudence : plus le quartier marchand est populaire et plus il faudra faire attention. Demandez toujours avant combien va vous coûter le repas. Même si les gens ne parlent pas anglais ils vous écriront les sommes. On a oublié une fois, et ce fut une mauvaise surprise… Avec la barrière de la langue il est très difficile de faire entendre raison à une cuisinière qui vient de vous faire payer 3 fois le prix.

Selon la région où vous vous trouverez, les spécialités seront très différentes, n’hésitez pas a vous munir d’un guide pour ce genre d’info et à faire tous les restaurant d’une rue à la recherche de « la » spécialité dont a parlé le guide. C’est très drôle, tout le monde veut vous aider à trouver et on a ainsi assisté à des élans de solidarité entre restaurateurs qui nous prenaient pour ainsi dire par la main pour nous amener au seul petit restaurant du coin qui fait encore ce plat. Car oui, il faut bien le dire, en Corée comme en France la mode fait beaucoup de mal au traditionnel et dans les grandes villes les enseignes de restaurants envahissent les rues au détriment des petits restaurants familiaux.

Ce n’est pas toujours triste (on ainsi découvert avec joie les cafés à thème venus du Japon et plébiscités par les étudiants) mais c’est une part de leur culture qui s’efface avant de, peut être, disparaître.

Une dernière chose enfin… en dehors des hôtels internationaux et des multiples chaînes occidentales spécialisées dans le café et le petit déjeuner, ne vous attendez pas à trouver des petit déjeuners occidentaux. En Corée, on attaque la journée avec un repas qui semble être le même qu’à midi ou que le soir. Pas de pitié pour les odorats qui supportent mal l’odeur du poisson frit à 7 heure du matin 😉

Personnellement nous avons adapté une stratégie médiane. En fréquentant les petites superettes qui parsèment les rue des villes (même petites) on achetait des onigiris prêts à emporter (moins de 1000 wons) ce qui nous calait jusqu’à midi. Mais surtout, on s’offrait le luxe d’une de ces brioches chaudes à la pâte de riz fourrées de haricot rouge qui se vendent ainsi dans toutes les superettes et qui coûtent la modique somme de 800 wons.

Pour conclure sur l’alimentation, je n’aurai qu’une chose à dire : « n’ayez pas peur ». La nourriture est sûrement le trait le plus sympathique de ce pays car vous trouverez toujours quelque chose qui correspond à vos goûts et à votre budget. Et même avec des enfants ou des adultes parfaitement casse pieds, vous trouverez toujours soit un fast food, soit une superette qui vous permettra de leur trouver des aliments plus « occidentaux ».

Voici un petit panorama de ce que l’on peut trouver à manger sur place.

A noyer :  en cliquant sur les photos vous profiterez d’un zoom et d’explications

Ps 1 : n’oubliez pas de goûter les gâteaux qui sont préparés dans la rue dans des moules qui se ferment et se retournent. Ces petites spécialités ont souvent la forme de noix ou de poissons et sont des sucreries très appréciées des coréens. Fourrés à la pâte de haricot rouge ou aromatisés au marron, ils sont très agréables à grignoter en marchant.

D’ailleurs, pour les amateurs de marrons grillés, vous trouverez aussi beaucoup de vendeurs à la sauvette selon la saison.

Ps 2 : pour les flippés de l’assiette il y a une derniere solution qu’on peut vous conseiller : l’achat d’un livre de recettes sur la cuisine coréenne. Cela vous permettra de mieux comprendre les différents ingrédients types et la conception des plats traditonnels. Personnellement nous recommandons « the beauty of korean food » qui est mis au point par « the institute of traditonal korean food« , une structure un peu trop chauvine mais qui a l’avantage de bien synthétiser les choses pour les occidentaux (attention c’est toujours en anglais). Par contre en l’achetant en Corée vous le payerez 20 000 ons (soit 13-15 euros)… la moitié du prix qui en est demandé sur amazon.

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Comme je suis en pension complète aux Thermes Marins, je n’ai qu’à glisser mes petits pieds sous la table et attendre qu’on me tende la carte pour me composer un repas des plus savoureux, et des plus diététiques ! Car la pension complète est proposée sous deux formes : traditionnelle ou diététique.

Ayant entamé une cure minceur on se doute bien que je suis astreinte au menu diététique, mais pas de frustration ici : on n’est pas là pour faire un régime, une cure tout au plus. Ainsi, les pensionnaires qui choisissent la pension diététique ont les mêmes avantages que dans un restaurant classique. Sur une carte adaptée on trouve un menu midi et un menu soir dans lesquels on peut échanger un ou deux composants contre des plats à la carte. Toutes les propositions sont affichées avec leur total calorique et mettent vraiment l’eau à la bouche. Aucune impression de faire un régime du coup, et c’est tant mieux parce que j’ai horreur de ça (et il est inutile de dire que je me lâche complètement sur la possibilité d’avoir des huitres à chaque repas !).

Alors évidement, la première fois qu’on m’a servi un plat, j’ai été horrifiée par la petitesse de la part de viande ; je me suis dit que j’allais vite mourir de faim et qu’il allait falloir un ravitaillement secret en ville si je voulais tenir le coup (le goûter n’étant pas prévu au menu).

Toutefois, après digestion du repas (et effectivement, ce pavé de viande était tellement bon que j’en aurais volontiers mangé un ou deux de plus), je dois admettre que ces portions qui me paraissaient riquiqui me satisfont quand même. Car ce n’est que vers 18h que j’ai commencé à sentir un petit creux (alors que d’habitude à 16 heures j’ai faim et je me fait un goûter conséquent) et qu’il m’arrive maintenant de ne rien manger l’après midi ! L’un des premiers éléments des menus diététique est donc le réajustement des portions.

D’autre part, comme je l’ai dit plus haut, chaque plat du menu affiche clairement son poids en calories. En grande feignante que je suis, j’ai beau connaitre mon apport calorique journalier recommandé, je n’ai jamais eu le courage de calculer les calories contenues dans ce que je mange (je suis trop appliquée à manger pour ça :p). Or ici c’est du tout cuit, on vous annonce même quel est votre apport journalier recommandé lors de l’entretien diététique ; il suffit donc de calculer grossièrement le total des plats que l’on consomme pour se rendre compte qu’en additionnant le menu du midi et celui du soir vous êtes largement en dessous de votre apport recommandé (en ce qui me concerne je peux consommer 1650 kcl et le total des repas midi/soir -en moyenne- est à 800kcl max !) . Donc finalement c’est peut être un régime mais je vous promet que ça n’y ressemble pas, démonstration :

Car oui, la grande astuce quand on rééquilibre les menus en fonction des apports caloriques (entre les huitres qui affichent 60 kcl et la salade gourmande qui en annonce 175, la carte avec poids en calories aide vite à faire son choix) ce n’est pas de faire attention aux chiffres, mais c’est surtout de bien présenter et de diversifier pour faire oublier toute idée de restriction !

Alors évidement ici, en pension complète au restaurant, c’est facile. Mais en regardant les menus de plus près, on peut se rendre compte qu’il y a des plats facilement adoptables pour la vie quotidienne si tant est qu’on soit motivé :

Ce sont surtout les desserts qui me semblent les plus casse-pieds à mettre en œuvre. Mon séjour prévoyant deux cours de cuisine, j’attendais avec impatience la partie sur la pâtisserie, mais celle-ci a été annulé à la dernière minute. Mais je ferai surement un petit billet sur le cours de cuisine diététique auquel j’ai assisté.

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Pour faire suite à l’article sur le "dilemme du repas du midi", je vais vous parler d’une alternative que j’ai utilisée pour la livraison au bureau.

Car comme je vous le disais, en commandant à mes restaurants jap’ préférés, j’ai constaté un changement de qualité entre les livraisons du midi ou du soir, voire entre la restauration sur place et celle livrée. J’en ai essayé plusieurs que je connaissais, et la qualité n’était jamais stable. Du coup j’ai tenté d’en trouver d’autres sur le net et j’ai découvert Allo-resto.

Pourquoi ai-je voulu vous présenter ce site plutôt qu’un autre ? Parce qu’il a des avantages non négligeables, et que j’en suis devenue fidèle utilisatrice.

  • C’est un consortium de multiples restaurants, donc il y en a pour tous les gouts, toutes les saveurs et toutes les heures. D’ailleurs il y a même un service de vrais plateau-repas entreprises ou des traiteurs/épiceries fine
  • On précise à quel moment on souhaite être livré et il ne vous est proposé que les restaurants qui peuvent satisfaire à cette exigence (en fonction des heures et des jours de fermeture). Sachant qu’en rentrant votre code postal, il n’y a que les restos qui livrent votre zone, ça évite d’être alléché par une offre qui ne vous concerne pas.
  • Les infos sont on ne peut plus lisibles : délais de livraison, minimum de commande, frais éventuels de livraison, etc,  tout est  indiqué très clairement. En plus les offres spéciales, menu du midi, boissons gratuites sont bien mis en valeur pour ne pas rater l’occasion d’un petit supplément gratuit et le choix des options de menu est très simple à utiliser.

Au début le principe de commande en ligne me plaisait par sa facilité mais m’inquiétais aussi quant à la probabilité d’un bug provoquant l’oubli de ma commande. Mais en 4 utilisations je n’ai jamais eu un souci. Ou plutôt, lorsqu’il y avait un souci (plat indisponible, ou incompréhension de mes demandes) un coup de fil m’était passé dans les 5 minutes après envoi.

Toutefois, comme je ne travaille plus en bureau, j’ai beaucoup moins l’occasion de commander un repas le midi. Avoir sa cuisine à 6 pas c’est quand même plus pratique, même si je déplore mon attitude un peu facile de manger de la junk food chaque midi pour "aller plus vite". Mais quand il m’arrive de vouloir me faire plaisir, je cède à la restauration domicile parce que c’est quand même rudement plus pratique.

Dernière expérience en date avec allo resto c’était pour une brûlante envie de Tajine un samedi midi alors qu’on ignore complètement où trouver ce genre de cuisine là où on habite (oui ça fait que 4 mois qu’on est là).

Et comme d’habitude ce fut impeccable. 2 menus complets pour 32€, livrés en 30 minutes et avec dialogue avec le prestataire lorsqu’il nous ont appelé pour signaler qu’il n’y avait plus de pigeon pour les pastillas.

 

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