Confession

N’empêche, malgré ce que ça va me coûter comme mauvais résultats aux de partiels, j’ai pas mal laissé dériver mes pensées durant mes révisions. Et à chaque fois je revenais sur ce que j’ai appris ce dernier mois. Plus exactement ce que j’ai enfin compris.

Ce post ne s’adresse à personne, même s’il est en relation avec certains individus il ne leur est pas destiné et n’attend pas plus de réponses. Je suis juste contente d’avoir compris ce qu’on voulais me dire et d’en avoir tiré des conclusions personnelles.

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Parce qu’après tout, à force de vouloir me vivre telle que j’étais, de laisser s’exprimer mes émotions et envies, de vouloir être totalement moi-même, j’en aie carrément oublié les autres.

Qui plus est à force de vouloir être directe et spontanée, je n’en triais même plus les émotions que j’exposais. Je donnais tout, comme ça, sans censure ni raisonnement.

Tout sauf ce qui étais noir. Tous les mal à l aise, les remarques disgracieuses, les coups d’humeur et surtout les désapprobations sont restées à l’intérieur dans le but d’être rincées, expurgées, effacée. Il ne fallait surtout pas qu’un point négatif ressorte, surtout pas qu’un jet de pus vienne gâcher ce paysage.

Mais au final c’est quand même sorti. Même problème qu’avant: à force de vouloir gommer les défauts de la réalité, le paysage réel voit toujours son climat se gâter.

Et une fois de plus ce que je donnais de moi à fini par se montrer bancal et le portrait final a fini par être jugé faux.

On polémiquera plus là dessus mais la leçon porte ses fruits sous la forme d’un nouveau raisonnement. Espérons juste que ce sera le bon!

La question n’était pas de “se construire sur les autres” ou de “se construire par les autres”… Le problème était de se construire en soit même pour, après, “construire avec les autres”.

(J’espère juste que la formule est correcte).

Avant même de vouloir se tourner vers les autres il aurait fallut faire le point sur moi-même.

J’avais commencé au moment où j’ai écrit le prologue de “Orchestre en Un“. Mais si je ne réussissait pas à écrire la suite c’est que les voix n’étaient pas aussi égales que je le pensait… Quand l’Ego parlait la Modeste devait se taire, quand la Spontanée s’écriait la Réservée était négligée…

Au final, tout ceci n’a été qu’une question de déséquilibre.

Quand j’ai eu les problèmes avec le premier groupe on me trouvait fausse parce que je ne voulait pas tout donner. Quand j’ai eu les problèmes avec le second groupe s’était parce que je jetais tout (plus que je ne donnais) sans regarder autour de moi.

Il me faut trouver l’équilibre où je peux respecter ma nature (aussi contradictoire qu’elle peut être) mais où je peux aussi respecter ceux qui m’entourent. Un équilibre que je n’ai pas su trouver.

Le seul avec qui l’équilibre s’est imposé c’est le Doudou. Mais jusqu’alors il s’imposait au lieu d’être posé. Il y avait une force émotionnelle qui faisait que je ne pouvais pas outrepasser un point. Qui faisait que quand j’en approchais je le sentais, mais surtout je la respectais au point de reculer de 20 pas.

Mais il avait déjà fallut des avertissements pour que je comprenne où était cette limite. Je n’avais pas compris seule et il a fallut me le mettre sous les yeux. Mais au moins ces avertissements avaient été donnés.

Et désormais le travail que je lui devait à été effectuer (au moins dans sa plus grande partie) et l’équilibre est posé de par nos deux volontés. Il suffit de mots et de dialogue pour trouver notre équilibre.

Pourrais trouver le même équilibre ailleurs? N’est ce pas jute la puissance de mes sentiments pour lui qui me font respecter cela? Est ce que je trouverais suffisamment de force en moi pour m’équilibrer et réussir à ne pas marcher sur les gens sans me faire marcher dessus?

Tout ceci représente beaucoup de question mais je garde bon espoir. Un espoir qui tient au concret puisque quand j’ai cru m’enfoncer pour de bon j’ai vu revenir vers moi des gens que je croyais pourtant éloigné. Parmi eux, il y a surtout eut les amis de longue date que je pensais avoir négligé et qui pourtant témoignaient encore un attachement fidel.

Et de leurs propres aveux j’ai admis que cet attachement était mérité.

Au fond, si je veux m’en donner la peine et si je ne fuis pas la réalité, je dois pouvoir offrir ce que je leur ai offert.

Si ceux avec qui j’ai passé huit ans de ma vie sont toujours attaché a moi c’est qu’ils ont vu qqch. qui en valait la peine. Reste à moi de réveiller ceci et de le faire monter à la surface, avec courage mais en pensant quand même à me protéger.

Aussi retenue et soumise que j’ai été, j’ai retenue le plaisir de se retrouver seule en soi même, de cultiver son jardin secret.

Aussi horrible et méprisante que j’ai été, j’ai retenu le plaisir de se montrer nue autour de soit, de ne pas retenir des sentiments qui ne demandent qu’a s’exprimer.

Reste à faire le mariage des deux…

J’avais écrit un jour: “Admettre ses Faiblesses est une force, les surpasser en est une autre“. J’ai toujours été très fière de cette phrase sans avoir le courage de l’appliquer. Désormais j’ai plus trop le choix: je dois me trouver!

Les personnes qui me fréquentent maintenant me disent généreuse et dévouée, reste à voir si je vais savoir leur montrer que j’ai aussi une autorité et que je ne suis pas seulement un “bonne poire”…

Note: Si vous avez tout lu je vous en remercie, je pense qu’après tout cette confession n’a de sens que si elle est publique: mon esprit ayant une certaine facilité à oublier ce qui lui a coûté d’avouer. Qui plus est le texte était long, assez brouillon, parsemé de fautes et peut être pas très explicite.

Mais j’éprouve une joie toute simple à avoir mis ses premières idées dans des mots qui les cadrent.

Je sais qu’il manque encore deux trois éléments qui me tiennent à cœur mais qui ne sont pas encore prêt a se laisser enfermer dans des phrases. La suite viendra, peut être…

En tout cas si je pensait enlever l’option “répondre” à la fin du message je vais finalement la laisser et laisser tout le monde s’exprimer. De tout façon ma décision est prise et je ne pense pas en trouver de meilleur (pour l’instant).