Ca y est, ça ne me fait plus rien.

J’ai pris le RER pour aller chez mes parents à Etampes,  et à la gare, grosse apprehension au regard des panneaux qui annoncent les trains MONA et ROMI; anciennes locomations qui m’emmenaient à mon ancien appart… à mon ancienne vie.

Mais meme cette expression « ancienne vie » semble puer le formol dans lequel je semble avoir noyé tout ce passé pour en conserver une image inaltérable sur laquelle je puisse chouiner ou me référer à loisir.

Et aujourd’hui en regardant le panneau des trains au depart, je me suis cispée d’avance, en prevision d’une lecture des noms de mes anciens train et de la douleur qui s’y rattacherais.

Mais là, rien…

Rien sinon le fait de s’avouer que ce souvenir ne fait plus de mal, ni d’amertume.
Rien sinon le fait d’etre deçue de se rendre compte qu’on a plus ce triste souvenir à plaindre , qu’on est depossédé de ce joli panthos encadré au gout de tragedie grecque.

Allez… tout vas bien.

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