A l’instigation de Mry, je me suis mise à réfléchir (ouais, ouais, on va pas faire de l’humour démago tout de même) sur le bien heureux moment du gouter, ou plutôt exactement de mes gouters. Parce que lorsqu’on est gourmande, on ne saurait se soumettre au diktat du simple gouter de l’après midi.

Texte original est publié et disponible ici

Déjà, lecteur attentif que vous êtes, vous aurez remarqué que j’omets l’idée absconse qui veut qu’on arrête de gouter l’après midi dès lors que l’on quitte les bancs de l’école. Moi, on m’a appris à prendre un gouter à 10 heures et un gouter à 16 heures. Ça fait partie des règles d’or d’hygiène de vie comme le petit déj’ du matin et les « manger ni trop gras, ni trop sucré, ni trop salé » qu’on assène aux gosses pour complexer les parents.

Il est vrai que le gouter du 10 heures a disparu avec les premiers boulots à plein temps, mais pour être mieux remplacé par la pause café avec les collègues. Et dans mon job actuel la pause café s’accompagne de mini-viennoiseries tout à fait scandaleuses d’un point de vue calorique (ça c’est mes poignées d’amour toute neuves qui le disent !).

Mais le vrai gouter, celui de l’après midi, ça c’est une autre affaire.

En semaine, c’est celui qui te dit qu’il n’y a plus que deux heures à tenir avant de rentrer chez toi. Celui qui t’offre une petite dose de sucre réconfortante, qui te remet à ta place d’humain gourmand et infantile ayant besoin d’un petit yaourt, de quelques bonbons et d’un peu de solitude avec de la bouffe pour décompresser. D’ailleurs il est tellement décompressé le gouter qu’il ne se plie pas au diktat du régime alimentaire sain et équilibré. Au gouter, le chocolat et les bonbons c’est permis, d’ailleurs il serait tout à fait honteux d’inclure le muffin qu’on vient de descendre avec son café dans un calcul journalier des apports caloriques. A 16 heures le corps à faim… et le moral aussi.

Ensuite, et là c’est encore autre chose, il y a le gouter du week end. Si le moral n’en a pas un besoin irrémédiable il n’empêche que les habitudes et le “home sweet home” encouragent aussi à s’offrir un gouter de 16 ou 17 heures aux allures infantile et gourmande. Car le dimanche, le gouter s’offre le luxe d’un gâteau fait maison. Et c’est l’odeur de cuisson du gâteau qui attendrit les tristes heures vous séparant du retour au boulot. Le gouter du dimanche après midi, on y met des formes et de l’amour pour oublier qu’il clôt un temps libre et décontracté avant la fatalité du lundi matin.
A la lecture de tous ces petits “trucs” que nous offre le gouter, qui oserais dire que le gouter n’est pas d’utilité public?

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